✅ Le Collier de l’Hermine 2021 honore quatre personnalités bretonnes.

✅ Le Collier de l’Hermine 2021 honore quatre personnalités bretonnes.

Le Collier de l’Hermine 2021.

Yann CHOUCQ, Chancelier de l’Hermine, Riwanon KERVELLA, Vice-Chancelière, Jacky FLIPPOT, Président de l’Institut Culturel de Bretagne/Skol Uhel ar Vro,
Ont le plaisir de vous présenter les récipiendaires de la promotion du Collier de l’Hermine 2021
Danièle NOVELLO FLOC’HLAY, Denez PRIGENT, Yvette PEAUDECERF et BERNARD AUDIC.

La Cérémonie de remise du Collier de l’Hermine se déroulera dans un cadre restreint sur invitation le Samedi 25 Septembre 2021 à partir de 14:30, Salle du Terrain Blanc, Penharz Kemper.

Danièle NOVELLO FLOC’HLAY

Née à Saint Thois/Santoz, Danièle NOVELLO, obtient une licence de Philosophie à Rennes/Roazhon. Puis après un passage à New York, s’installe à Paris en 1965 et travaille comme journaliste.
Prenant conscience de son identité bretonne, elle s’engage sur les plans politiques et culturels et va assurer les relations publiques du Centre Elysées Bretagne ouvert à Paris par le CÉLIB et particulièrement actif dans les années 1970.
Danièle revient en Bretagne par choix en 1974 et se spécialiste dans les relations avec la presse. Dont les médias et festivals.
En 1984, avec le soutien d’Alexis GOURVENNEC, elle lance le label Made in Breizh. Dont les présidents d’honneur sont Bernard HINAULT, Éric TABARLY et Jean Loup CHRÉTIEN. Des entreprises importantes comme Brittany Ferries, Britair et Fleetguard adhèrent au concept.

En 1989, Danièle Novello devient l’Attachée de presse d’Edmond Hervé, Maire de Rennes/Roazhon.

A partir de 2001, de plus en plus sensible à la défense de la culture bretonne, Danièle se consacre à Celtia. Il s’agit d’un concept de décoration contemporaine bretonne appliqué aux hôtels de Bretagne. Six hôtels adopteront ce concept, qui a pour but de prolonger les initiatives des Seizh Breur.
Installée à Saint Malo/Sant Maloù depuis 2011, Daniele NOVELLO met régulièrement son savoir faire en communication au service d’associations défendant la culture bretonne et la réunification.

Yvette PEAUDECERF

Née à Saint Nazaire/Sant Nazer en 1950, c’est en presqu’île guérandaise qu’elle passe son enfance.
Arrivée en région nantaise, à l’âge de treize ans, elle intègre le cercle celtique des Iles d’Indre créé en 1963 à l’initiative de Jacques PRAUD , ancien Président de Kendalc’h. Elle en devient présidente dans les années 1980. Elle l’est toujours. Membre du CNCC (Centre Nantais de Culture Celtique), elle a participé à la mise en place d’animations pour développer la culture bretonne en pays nantais dans les années 1970-1980.
A la demande de la mairie de Nantes/Naoned, elle a établi les contacts avec la ville de Cardiff/Caerdydd (Pays de Galles) avec plusieurs échanges entre le cercle des Iles d’Indre et le groupe de Cardiff. Simultanément, Yvette est entrée à l’Amicale du Pays Nantais où elle prit rapidement des responsabilités. Elle en a assuré la présidence.
Elle participe à l’Amicale Bro Naoned. Pour les groupes adultes et enfants, elle y a initié les stages danses. Elle fait le lien entre l’Amicale Bro Naoned et Kentelioù an Noz pour la réalisation d’activités culturelles communes. Elle est très impliquée dans la vie des groupes enfants, futurs relais de notre culture. En pays nantais, elle organise des journées détentes sur le terroir et la vie locale. Vice présidente de l’association Festival Anne de Bretagne, elle participe à la mise en lumière du comté nantais.

Depuis trois ans, elle est membre actif de la chorale Kan Ar Vro.

Vice-Présidente de Kendalc’h depuis plusieurs années, elle sillonne la Bretagne pour animer des stages spécifiques, collectages et promotion des danses locales. Elle officie dans le jury des concours en tant que juré ou présidente. Elle a oeuvré activement à la fusion des deux confédérations Kendalc’h et War’l Leur. Au sein de la nouvelle confédération Kenleur. D’ailleurs elle y est vice-présidente au patrimoine matériel et immatériel. Pour exporter la culture bretonne, Yvette a organisé le regroupement des cercles du comité Nantais pour participer aux Européades : Italie, Espagne, Suisse, Suède, Belgique …
Récemment, elle a participé à la mise en place de cours de langue bretonne à Indre. Une classe bilingue y est en projet.
Dans cet engagement culturel, c’est aussi la BRETAGNE A CINQ qu’elle défend, présente aux manifestations, aux réunions, affirmant par ces différentes actions que la LOIRE-ATLANTIQUE EST BRETONNE.
Yvette a toujours été bénévole, menant de front son engagement pour la Bretagne et sa culture et sa profession d’assistance sociale en milieu scolaire à Basse-Indre (44).
Une capacité à animer et à rassembler pour la Bretagne remarquable.

Bernez AUDIC

Né en 1933 à Paris, aîné d’une famille bretonne, père du Vannetais et d’une mère léonarde. La conscience bretonne y est certaine, son père est sonneur de bombarde, et deux de ses frères ont sonné au Bagad Bleimor. Dès avant la guerre, il découvrira en accompagnant son père, le foyer breton Ker Vreizh et y découvrira la langue bretonne. Etudes au lycée Lakanal, au lycée Saint Louis puis à l’ENS Telecom et diplôme d’ingénieur.
En vacances en Bretagne, rencontre avec Gwenolé LE MEN, la Famille LAURENT, en particulier Donatien. Il va apprendre la langue bretonne, avec les cours par correspondance de SKOL OBER, puis en stages l’été de KEAV, et à Ker Vreizh avec Yann KERLANN. Puis il prendra sa suite.
Il s’engage dans cette association et au MOB. En 1964, il est des fondateurs de l’association SKED Pariz, qui diffusera la culture bretonne, Matériel pédagogique, ouvrages en breton , premiers 45 Tours de Glenmor, gwenn ha du … gadgets bretons, Bernez était toujours au stand. En 1965, création du BZH, pour l’arrière des véhicules par l’association. Réticences dans l’Emsav : « au mieux il s’en écoulera 200 ! ».
L’engouement a été tel qu’en 1966, le Ministre Olivier GUICHARD l’a interdit. Mais il a continué à fleurir de plus belle à l’arrière des véhicules. Aujourd’hui, le Gwenn ha Du, figure avec soit BREIZH, soit BZH sur tous les véhicules en Région Bretagne administrative. En 44 , le logo PDL est souvent remplacé par le Gwenn ha Du et la mention BZH.

Le BZH a affirmé l’identité bretonne, bien au delà des espoirs initiaux de ses promoteurs dont il fut.

En 1966, il est des fondateurs du cercle celtique de Sceaux « DA VIRVIKEN ». Audace à l’époque, il y a des conférences publiques sur des sujets d’actualité parfois politique …
De 1968 à 1970, il travaille en Écosse, où il rencontre des militants du SNP Scottish National Party, les aidera dans la distribution de leur propagande électorale, ces derniers, en retour, lui versant des contributions pour Skoazell Vreizh, dont il fut l’un des 1ers membres, au titre de la solidarité interceltique.
A son retour, il reprend les cours de breton à Ker Vreizh. Depuis 1976 il en donne à l’Amicale de Versailles. Il est aussi depuis 1976, administrateur de la Mission Bretonne d’Ile de France – Ti Ar Vretoned. Il a été membre de l’Association des Cadres bretons de la Région Parisienne.
Un militant investi et discret, qui toute sa vie a servi la cause de la Bretagne et des Bretons.

Denez PRIGENT

Né en 1966 à Brest. Originaire de Santeg, fils d’un instituteur, bretonnant, qui ne juge pas utile de transmettre la langue à son fils, il ne la découvrira que chez sa grand’mère à Santeg, alors qu’il vit en ville à Brest. Il va découvrir avec cette dernière les gwerzioù et se passionne pour cette expression, pour la langue bretonne, en les apprenant, puis à en composant.
Il va, lors d’un fest-noz où chantent les soeurs GOADEC, découvrir le Kan ha Diskan et « tourne » ensuite dans les festoù-noz comme compère d’Alain Leclère son mentor.
Etudes secondaires au lycée de Kerichen à Brest, puis cursus universitaire à Rennes/Roazhon, conduisant en parallèle des études d’arts plastiques et l’apprentissage du breton à la section de celtique de Rennes 2.

Il va s’investir après dans l’enseignement du breton au collège et au lycée DIWAN de Carhaix.

Il débute sur scène à seize ans. Puis abandonnant l’enseignement pour le spectacle, il va développer avec succès une carrière internationale.
Actualisant son chant créatif, il a durant toute sa carrière, concilié la tradition culturelle bretonne et les musiques modernes.
Suivant les traces de ses prédécesseurs, Alan Stivell, Yann Fañch Kemener ou les Tri Yann, il a porté en Bretagne, en France et dans le Monde, sur les plus grands spectacles événementiels, l’existence et la vivacité de la culture bretonne.
Il a noué des liens significatifs avec de nombreux peuples minorisés de la Planète, en partageant son art avec eux.
Il fait ainsi partie de ceux qui ont joué un vrai rôle d’ambassadeur de notre peuple et de notre culture, en particulier auprès de peuples minorisés.

Collier de l'Hermine

Collier de l’Hermine

 

Le Collier de l’Hermine.

Créé en 1381, par le duc Jean IV en souvenir de la bataille d’Auray/An Alre, l’ordre de l’Hermine est la première décoration honorifique bretonne.
Elle est un des rares ordres de chevalerie qui était ouvert aux femmes. Disparue après la fin de l’indépendance bretonne, au XVe siècle, elle est réapparue dans les années 1970. Aujourd’hui, le Collier de l’Hermine récompense chaque année quatre personnalités ayant œuvré pour la culture bretonne.

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Institut Culturel de Bretagne
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L’Institut Culturel de Bretagne/Skol Uhel ar Vro est chargé de développer et de diffuser la culture bretonne sous toutes ses formes depuis 1981. En 1988, l'Institut a été choisi pour perpétuer la tradition de la remise des Colliers de l'Hermine qui distingue des personnalités ayant œuvré pour la Bretagne, son identité et sa culture.

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