Pétition pour que la région Bretagne ait, enfin, du courage !

La région Bretagne ne dépense que 2 de nos euros pour la « défense » de la langue bretonne, par habitant et par an. Nous en voulons 20 !

La région Bretagne est cette assemblée qui compte quatre-vingt trois Conseillers, dont quinze Vice-Président(e) et un Président.
A qui nous nous adressons solennellement.

NHU Bretagne organise une pétition pour essayer de convaincre ce Président et l’ensemble du Conseil de la région administrative à avoir du courage sur un sujet particulier et capital.
Parce que les lettres ouvertes restent lettres mortes. Car le temps passe et cette assemblée, très occupée, nous n’en doutons pas, ne prend pas du tout la mesure de la gravité de la situation de notre langue, le brezhoneg (langue bretonne). A part quelques-un(e)s qui se débattent, souvent trop seul(e)s. Et nous les en remercions très chaleureusement.

En 1950, plus d’un million de personnes parlait encore notre langue celtique.

Ainsi aujourd’hui  207 000 personnes parlent breton en Bretagne selon la dernière grande enquête diligentée par la région Bretagne administrative.
Parce que si rien n’est fait, vous aurez participé à tuer, Mesdames, Messieurs, une langue. C’est à dire Un bout de patrimoine de l’Humanité.
Mais les consignes d’en Haut, dans cette « république une et indivisible » vous somment de laisser mourir le breton en Bretagne comme le corse en Corse, pour n’en citer que deux. Mais comme ce pays est considéré comme une démocratie et un pays de droit, les méthodes d’éradication des autres langues originelles sont plus souples. Pour ne pas dire plus fourbes.

En fait on accompagne en soins palliatifs.

On ne sauvera pas les éléphants en Afrique et le breton en Bretagne avec des mesurettes et des cataplasmes.
Là le moment des vrais grands moyens est arrivé.
La région Bretagne a fait réaliser une étude très intéressante sur plus de huit mille personnes à propos du breton, et nous l’en remercions très sincèrement. Les chiffres sont sans appel. Et Jean Michel LE BOULANGER l’a à nouveau martelé lors du colloque Où va la Bretagne récemment à Montroulez/Morlaix. Les Bretonnes et les Bretons veulent plus de breton à l’école, à la radio et à la télévision, dans la rue et les administrations, partout en fait.

Loïg CHESNAIS-GIRARD, président de quatre des cinq départements bretons – extrait (à 3’15 » sur la vidéo)
 » … de voir comment nous pouvons progresser … 50% des Bretonnes et des Bretons entendent des mots, entendent des expressions, entendent parler breton, parler gallo, dans leur vie quotidienne. Au moins une fois par semaine. C’est quelque chose d’intéressant »

« Une fois par semaine« , vous ne pensez pas que c’est un peu trop, là tout de suite ?

Votre phrase est dérisoire, grave et dangereuse.
Non, nous voulons (du mot volonté) plus, nettement plus. Et nous ne voulons plus attendre.
La Corse de 330 000 habitants trouve 7 euros de budget par habitant/an pour le développement du corse dans l’île.
Nos Cousins Gallois ne sont que 3,1 millions d’habitants et leur Exécutif mobilise 20 euros par Gallois et par an.
Et vous Président de Région Bretagne, vous ne trouvez que 2 malheureux euros alors que nous sommes 4,6 millions habitants (dont 3,3 dans les quatre départements que vous administrez).
Il n’y a qu’une seule façon, aucune autre, pour sauver le brezhoneg de la disparition pure et simple, et vous êtes mieux placé que quiconque pour le savoir : mettre plus de gwenneg sur la table. Beaucoup plus de gwenneg. Ces gwenneg sont les nôtres, ceux des Bretonnes et des Bretons de ce territoire. Gilles SIMEONI  trouve 7 euros par Citoyen corse. Et vous, vous n’en auriez que deux ?  Combien d’euros sont allés rapidement et sans sourciller à Politikos, pour trois journées et quelques centaines de privilégiés ? Combien pour l’hydrolienne fantôme ?

région Bretagne

Région Bretagne, nous voulons 20 euros par an et habitant pour développer le breton en Bretagne. Pas moins !

Nous voulons autant que nos Cousins Gallois.

Les Gallois sont 3,1 millions et vous administrez 3,3 millions Breton(ne)s sur les 4,6 millions que nous sommes en Bretagne.
Le Gouvernement gallois a une vraie politique linguistique de développement du gallois depuis de nombreuses années. La gallois est maintenant de plus en plus parlé au quotidien. Cette politique volontariste mobilise vingt (20) euros pas Gallois(e) et par an.
Le gallois est la langue sœur du brezhoneg.
Nous voulons que vous affectiez vingt (20) euros aux « développements » du brezhoneg en Bretagne.
D’ici cinq ans !

Nous parlons de développement !

Donc arrêtons votre défaitisme et les titres de vos médias relais. « La sauvegarde du breton« . « La défense de la langue bretonne« . Car nous ne voulons plus subir ce rôle d’acculé sur la défensive. Bien sûr, nous sommes parfaitement conscients de la mauvaise situation du brezhoneg. Mais nous voulons organiser l’offensive pour notre langue originelle : son développement. Non plus sa régression comme certains passéistes le souhaitent sous les ors de la république et dans leurs filiales provinciales.
Il faut de la volonté pour cela et d’importants moyens financiers.
La volonté nous l’avons et les moyens financiers, vous les avez. Ce sont les nôtres !
Nous vous demandons de prendre des décisions rapides pour ré-orienter l’équivalent de vingt euros pour chacun des seuls 3,3 millions Bretonnes et Bretons dont vous administrez une partie des impôts.
Soit en effet, dix fois plus qu’aujourd’hui.

C’est beaucoup ?

Oui, au regard de la petite pièce de deux euros que vous allouez cette année au brezhoneg/breton.
Non si l’on regarde nos proches Cousins Gallois. Et non, au regard des sommes bien plus importantes que vous décidez d’offrir en d’autres domaines.
Il ne s’agit évidemment pas de demander 18 autres euros de plus à chaque Citoyen de la Région Bretagne. Des impôts et des taxes, nous en payons déjà de trop. Non, il s’agit de ré-orienter 18 euros et de les ajouter d’ici 2024 aux 2 petits euros déjà existants.
Ce n’est pas une question de moyens, juste une question de volonté.
C’est déraisonnable de demander cela ?
Non. Bien sûr que non.  Les Gallois et bien d’autres le font déjà. Oui bien sûr, leur système d’organisation politique le leur autorise et pas la nôtre.
Alors pour sauver le brezhoneg, changeons notre système d’organisation.

Une pétition.

Nous ne sommes pas certains que la pétition soit le bon moyen pour vous faire entendre raison. Mais nous allons commencer ainsi.
Cette pétition sera traduite en brezhoneg/breton et en anglais. Elle pourra suivre en d’autres langues européennes. Le breton, Mesdames et Messieurs du Conseil Régional, fait intégralement partie du patrimoine linguistique de l’Humanité. Ne rien faire, ou si peu comme vous, pour sauver le brezhoneg a un nom : non-assistance à langue en danger.
Voici le lien sur Change.org pour signer cette pétition et la partager le plus largement possible autour de vous.

#CroirePlusEnNous #BreizhCoherence #BretonOnVeut20Euros #Brezhoneg20Euros

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