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Les Bleus face à nos cousins Gallois au Tournoi des Six Nations : vous soutenez qui ?
Le Tournoi des Six Nations : un tournoi international… aux frontières politiques bien choisies
Chaque hiver, le Tournoi des Six Nations s’impose comme l’un des grands rendez-vous du rugby mondial.
Pendant plusieurs semaines, six équipes s’affrontent, portées par des nations entières, leurs drapeaux, leurs hymnes et leurs supporters. Pourtant, derrière l’image d’un tournoi purement sportif, une réalité plus politique apparaît rapidement.
Car si certaines nations sans État y trouvent toute leur place, d’autres en sont durablement exclues.
Dès lors, une question s’impose.
Si le Pays de Galles de 3,3 millions d’habitants et l’Écosse de 5,4 millions d’habitants participent pleinement au Tournoi des Six Nations, pourquoi la Bretagne, nation celtique de près de cinq millions d’habitants, en est-elle absente ?
Un tournoi profondément enraciné dans l’histoire celtique
À l’origine, le Tournoi ne s’appelait même pas « des Six Nations ».
Créé en 1883 sous le nom de Home Nations Championship, il réunissait exclusivement des équipes issues des îles britanniques. Le rugby y était déjà bien plus qu’un sport. Il constituait un marqueur identitaire, un prolongement de l’histoire et de la culture de peuples anciens.
Progressivement, le tournoi a évolué. La France l’a rejoint en 1910, puis l’Italie en 2000. Toutefois, malgré ces ajouts, l’âme du Tournoi des Six Nations reste profondément marquée par l’héritage celtique. Le rugby y demeure un sport de nations, davantage qu’un sport d’États.
Ainsi, contrairement à d’autres compétitions internationales, l’appartenance étatique n’a jamais été un critère déterminant. Ce constat change tout.
Le Pays de Galles : une nation sans État, pleinement reconnue
Le Pays de Galles, avec ses 3,3 millions d’habitants, incarne parfaitement cette logique. Nation sans État souverain, il dispose pourtant de tous les attributs d’une reconnaissance sportive internationale complète.
Son équipe nationale de rugby évolue sous son propre drapeau, chante son hymne, et bénéficie d’un soutien populaire massif.
Le rugby gallois ne se limite pas aux résultats sportifs. Il structure l’identité nationale, irrigue les territoires et relie les générations. Chaque match du Tournoi devient un moment d’affirmation collective. Personne ne remet en cause la légitimité du Pays de Galles dans cette compétition. Personne ne l’assimile à l’Angleterre.
Et c’est précisément là que le raisonnement devient intéressant.
L’Écosse : une continuité historique assumée
Avec environ 5,4 millions d’habitants, l’Écosse présente un profil très proche de celui de la Bretagne. Nation celtique ancienne, elle possède une Histoire, une culture et une identité propres. Là encore, le rugby joue un rôle central dans cette reconnaissance.
Depuis toujours, l’Écosse participe au Tournoi sous son propre nom. Son existence sportive ne dépend pas de son statut politique. Elle repose sur une continuité historique reconnue par les instances du rugby mondial.
Dès lors, un principe s’impose clairement :
le Tournoi des Six Nations reconnaît des nations, pas des États.
Des voisins latins respectés… mais pas fraternels
La présence de la France et de l’Italie ne pose évidemment aucun problème sportif. La France demeure un acteur majeur du tournoi, tandis que l’Italie y apporte une dynamique différente. Cependant, le lien qui unit la Bretagne au rugby ne s’inscrit pas dans cette logique latine.
Historiquement, culturellement et symboliquement, la Bretagne se rattache au monde celtique. Ses affinités naturelles la rapprochent bien davantage du Pays de Galles, de l’Écosse ou de l’Irlande que de ses voisins latins.
Ainsi, lorsque les supporters bretons vibrent pendant le Tournoi, beaucoup soutiennent instinctivement leurs cousins celtiques.
Ce soutien n’est ni hostile ni exclusif. Il est simplement cohérent.
La Bretagne : une nation celtique majeure, absente du Tournoi
Avec près de cinq millions d’habitants, la Bretagne présente pourtant un poids démographique comparable à celui de l’Écosse. Elle possède une culture celtique vivante, une langue, un drapeau reconnu, un hymne, ainsi qu’un fort sentiment d’appartenance collective.
Le rugby y est pratiqué, structuré et en développement constant.
Dès lors, l’absence de la Bretagne du Tournoi des Six Nations ne repose sur aucun critère sportif sérieux. Elle ne s’explique ni par la population, ni par l’Histoire, ni par l’engouement populaire.
En réalité, cette exclusion est institutionnelle. Elle résulte d’un choix politique, hérité d’une organisation étatique centralisée, qui refuse toute reconnaissance sportive autonome à la Bretagne.
Soutenir nos cousins celtiques : un choix naturel
Face à ce constat, le positionnement breton apparaît limpide.
Soutenir le Pays de Galles ou l’Écosse dans le Tournoi des Six Nations relève d’une solidarité naturelle entre nations celtiques. Ces peuples partagent une histoire commune, des trajectoires comparables et des combats similaires pour la reconnaissance.
Le rugby devient alors un miroir. Il révèle ce que certaines institutions acceptent pour les uns, mais refusent pour d’autres.
En ce sens, le Tournoi des Six Nations dépasse largement le cadre sportif. Il met en lumière les incohérences politiques européennes.
Et demain ? La Bretagne a toute sa place
Imaginer une sélection bretonne participant à des compétitions internationales n’a rien d’utopique. Le précédent gallois et écossais existe. Le cadre sportif le permet. Seule manque la volonté politique.
Ainsi, le rugby pourrait devenir, comme ailleurs, un levier de reconnaissance nationale pour la Bretagne. Non pas contre les autres, mais aux côtés de ses cousins celtiques, dans une logique de respect et d’égalité.
Un tournoi révélateur
Au fond, le Tournoi des Six Nations raconte bien plus qu’une histoire de ballons ovales. Il révèle une vérité simple et dérangeante.
Certaines nations sans État y sont pleinement reconnues. D’autres, comme la Bretagne, restent invisibles.
La question n’est donc pas de savoir si la Bretagne a le niveau.
La vraie question est la suivante : combien de temps encore cette anomalie sera-t-elle acceptée comme normale ?



2 commentaires
Forcément, nos frères Celtes avec les quels nous avons tant de point commun, dont une partie de la langue, contrairement au français, avec qui nous ne partageons rien, si ce n’est les contraintes qu’ils nous imposent pour tenter de détruire notre langue et notre culture.
TOP ARTICLE J’Y PENSAIS SAMEDI DERNIER JUSTEMENT… ORGANISER DES MATCHS AMICAUX DANS UN PREMIER TEMPS COMME CE FUT LE CAS A LA FIN DES ANNEES 90 ET DEBUT 2000 POUR LE FOOTBALL AVEC UNE SELECTION BRETONNE QUI JOUAIT AU ROAZHON PARK… C’ETAIT MAGNIFIQUE COMME AMBIANCE…