Franck ZAL et le ver marin breton qui pourrait lutter contre le Covid-19

Du sang marin breton pour sauver des vies dans le monde

Vous connaissez tous, vous qui fréquentez les plages de Bretagne, ces petits tortillons de sable. En-dessous, se trouve un ver de sable, l’Arénicola marina, très apprécié depuis longtemps des pêcheurs qui s’en servent comme appât.
Implantée en Bretagne vers Morlaix, la société Hémarina recherche et développe des procédés  en biotechnologies  d’origine marine applicables aux secteurs thérapeutiques et industriels.
Son patron, Franck ZAL est aussi Président du Club d’Entreprises Bretagne Biosciences
En 2000, ce chercheur découvre que l’Arénicola marina, ce ver marin des sables de nos plages bretonnes, peut fournir une molécule extra-cellulaire, sorte de sang universel. Las des lourdeurs administratives et autres contraintes du CNRS français, Franck ZAL réussit difficilement à récupérer ses brevets « confisqués » un temps par cet organisme scientifique. Il en démissionne et vient en Bretagne en 2007 créer de toutes pièces sa société, Hémarina. Toutes ses économies y passent. Beaucoup de ténacité, un travail acharné et une importante prise de risque. Mais l’innovation est souvent à ce prix.
Mais il ne regrette pas d’avoir changer de monde. De « l’ancien monde sclérosé de la recherche à celui de l’entreprenariat ouvert, dynamique et motivant« .

ver arénicole

Plage bretonne productrice de ver marin Arénicole marina sauvage

Le sang de nos vers arénicoles bretons contient au moins cinquante fois plus d’oxygène que le sang humain.

Les applications du sang marin breton sont nombreuses. Trop de pays n’ont pas encore accès à un sang humain en qualité et quantité suffisantes pour soigner leurs patients. La Bretagne peut devenir grâce à son ver de sable un fournisseur crédible. Pour les transplantations d’organes, cet arénicole breton devient extrêmement important. En effet, ce sang universel par ses incroyables capacités d’oxygénation, augmente le taux de réussite des transplantations d’organes. Les équipes du patron breton pensent aussi à une utilisation de ce sang naturel universel pour soigner l’oedème cérébral ou créer un pansement pour les malades atteints de diabète.
Hémarina possède un bureau à Boston, mais Franck ZAL veut rester en Bretagne. « Parce qu’on se bat pour notre territoire. J’aurais pu m’installer aux États Unis pour développer mon activité .. C’est beaucoup plus facile là-bas … mais je souhaite rester ici. Même si notre ambition est internationale. Je crois beaucoup au développement local, et je ne suis pas le seul« .

ver marin breton

L’Arénicola marina, le ver marin de Bretagne

Mais le ver marin breton et la découverte de Franck ZAL dérangaient.

En particulier le monopole de l’EFS Établissement Français du Sang, géré par l’État central. Celui-ci enregistre quand même un chiffre d’affaires annuel de près du milliard d’euros. Surtout grâce à vos dons de sang … gratuits.
Et la société bretonne venait déranger cette belle harmonie … !
C’est donc vers d’autres pays que se tourna l’entreprise bretonne pour trouver de vrais Partenaires, et en particulier l’Amérique du nord.
NHU Bretagne s’est déjà fait l’écho d’une autre entreprise bretonne qui, elle aussi, doit subir les contraintes administratives d’un autre temps de l’administration française.
Précision : Le ver marin Arénicola marina exploité par Hémarina n’est pas sauvage. Il provient d’élevages.

Aujourd’hui, Hémarina participe à la lutte contre le Coronavirus Covid-19.

Les incroyables qualités de ce sang marin permettent à Franck ZAL et à ses équipes de chercheurs de penser qu’il puisse être bénéfique pour les malades atteints du coronavirus Covid-19. En effet, un sang hyper-oxygéné peut permettre à un malade de lutter plus efficacement contre le virus.
Hémérina vient enfin d’obtenir l’autorisation de mener des tests pour des recherches en ce sens.
Espérons pour les malades Covid-19 du monde entier que ce ver de sable de Bretagne saura être efficace.

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Un pays qui touche à la mer n’est jamais un petit pays.

L’océan recèle des trésors encore inconnus et la Bretagne possède quelques 2700 kilomètres de côtes marines et une zone océanique importante. A ce jour, on estime qu’à peine 2% des océans ont été découverts. On connaît environ 250 000 espèces marines. Il en existerait vers deux millions. La Bretagne est au coeur d’un univers marin aux richesses innombrables.
La pêche bretonne a été et est encore sacrifiée sur l’autel d’une certaine Europe. Mais la Bretagne est le premier champ d’algues d’Europe avec un potentiel économique très important. Ce ver marin breton est une fabuleuse découverte pour la Bretagne et le monde entier.
Il y a d’autres richesses à découvrir, à exploiter, pour bâtir la Bretagne de demain et lui organiser un avenir meilleur.

ver marin

Un pays qui touche à la mer n’est jamais un petit pays

 

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Rémy PENNEG
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"Essayer ou ne rien faire". Quand on aime la Bretagne corps et âme, à un moment, il faut essayer d'agir et de créer pour participer, même très modestement, à son rayonnement et à son avenir. Avec l'aide avisée d'une poignée de volontaires, nous créons NHU Bretagne.

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