En Bretagne, assurons notre souveraineté alimentaire

En Bretagne, assurons notre souveraineté alimentaire

Assurer la Souveraineté alimentaire

Les débats politiques de ces derniers mois restent totalement décevants et légitiment le taux d’abstention aux élections. Pourtant des orientations essentielles sont à prendre pour notre futur. Derrière la devise Vivre, travailler et décider en Bretagne se tissent des principes premiers.
Il s’agit d’assurer aux Bretonnes et aux Bretons le meilleur accès possible aux besoins primaires : celui de l’alimentation est naturellement fondamental.
La Bretagne agricole est une des régions les plus dynamiques et performantes d’Europe. Néanmoins, les agriculteurs sont frappés par une lourde crise économique à laquelle s’ajoute une remise en cause des pratiques et des modèles. Les consommateurs, plus sensibles au niveau de leur alimentation qu’il associe à leur santé, plus conscients des impacts environnementaux exigent de la qualité et de la transparence.

Le chantier est donc ouvert …

Il s’agit de recréer un lien de confiance entre ceux qui produisent et ceux qui consomment. Et le développement de cette « économie relationnelle » ne peut évidemment se concevoir qu’à l’échelle d’un territoire, plus agile qu’un état centralisé. Assurer la souveraineté alimentaire en Bretagne, doit être une responsabilité première. Cela signifie « ne pas se mettre en dépendance, avoir le choix des produits, en maîtriser la qualité et la distribution». L’agriculteur n’est pas un entrepreneur comme les autres : il travaille le vivant, il nourrit ses voisins. Il prend soin de la terre pour prendre soin de l’autre, citoyen, consommateur. L’agro-écologie paysanne est une des voies de raison et d’équilibre pour prendre soin de la Terre et des hommes : elle allie les savoir faire ancestraux aux dernières connaissances scientifiques, elle recherche l’économie des énergies fossiles, des engrais azotés, limitent l’usage des pesticides et des antibiotiques, favorise la biodiversité.

Une agriculture à la bonne taille pour renouer avec la confiance et la société.

Cela étant, il ne s’agit pas pour nous d’opposer des modèles et des idéologies. Nous devons ensemble ouvrir les nouvelles voies intelligentes et pertinentes qui permettront d’atteindre les objectifs les plus satisfaisants au niveau économique, social et environnemental sur notre territoire. Cela est toujours difficile et nous croyons à la « biodiversité » des solutions.
La Bretagne réunit toutes les qualités pour faire émerger une agriculture novatrice dans un esprit collectif constructif.

#CroirePlusEnNous
#JeSuisBreizhponsable
#JeSuisAutonome

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A propos de l'auteur

Yves BRUN
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.Yves BRUN est expert-comptable dans un des plus importants cabinets de Bretagne. Il est aussi enseignant et formateur dans les domaines de la gestion, de la comptabilité et du droit fiscal. Son activité professionnelle et l’intérêt personnel pour la Bretagne lui donne une bonne connaissance du tissu économique du territoire, dans le monde de l’entreprise, dans le milieu du nautisme et de la culture bretonne. Il est l’auteur de l’ouvrage « Le nautiscope – mieux gérer un centre nautique » (Edition FFV 1995) et coauteur de l’ouvrage « Le nouveau défi armoricain » (Statbreiz 2015) où il a traité particulièrement la reconstitution des comptes publics en Bretagne

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2 commentaires

  1. Kenekan
    juillet 11, 08:22 Répondre
    Article complètement inepte. Notre souveraineté locale, oui, Mais nous ne serons jamais souverains dans plein d'autres domaines. Surtout, il faut sortir de cette croyance que nous avons vocation à nourrir le monde en le pillant aussi en contrepartie ( participation à la déforestation, à la destruction des économies vivrière, etc,...et accessoirement à l'émission de CO2 et au réchauffement climatique, donc à l'exode et à l’immigration). Et puis, voici où le "modèle breton" productiviste qui nous a été imposé par Pariis ( Charles De Gaulle et Edgad Pisani) pour nourrir à pas cher les employés et les ouvriers des grandes villes, pour se permettre de les payer à coup de lance-pierre, nous mène ici même, par exemple: la-croix.com/France/Mort-dun-ostreiculteur-Bretagne-algues-vertes-cause-2019-07-10-1201034535
  2. MER Rémi
    juillet 12, 15:59 Répondre
    Bonjour C'est précisément les thèmes que j'ai développés dans mon livre Dans la tête d'un jeune agriculteur /Manger breton demain, paru en 2018 aux (Editions Skol Vreizh). A l'origine, j'ai enquêté auprès d'une vingtaine de jeunes agriculteurs installés récemment. J'ai écouté leurs propos et rajouté des réflexions de fond sur les défis de l'agriculture bretonne. Celle-ci bouge plus qu'on ne le croit ; la transition est en cours (pas assez rapide pour certains, trop rapide pour d'autres, notamment les premiers intéressés ). Mais les jeunes montrent le chemin, et c'est encourageant .

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