Qu’en est-il de notre sauvetage en mer en Bretagne ?

La Bretagne, un des plus important territoires maritimes d’Europe.

Avec quelques 2700 kilomètres de côtes maritimes, la Bretagne  est très directement concernée par le sauvetage en mer. En effet, la Bretagne possède autant de côtes maritimes que des pays comme l’Afrique du Sud ou l’Ukraine. Et plus que d’autres pays comme l’Allemagne, la Portugal, l’Égypte et le Pérou. La population bretonne d’Armor a une très ancienne tradition maritime en Europe et la mer est un de nos terrains d’activités et de jeux favoris.

infographies, sauvatege en mer

La Bretagne possède 2700 kilomètres de côtes maritimes

C’est aussi la Bretagne qui est le territoire le plus proche du plus important couloir maritime du monde. Dernier point : la Bretagne est très attractive du point de vue touristique, et de fait les activités nautiques très développées.

Origine …

Deux associations oeuvrent au sauvetage à partir des années 1860. D’une part le SCSN ou Société Centrale de Sauvetage des Naufragés. D’autre part la Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons ou HSB. C’est à la demande des pouvoirs publics que les deux organisations s’uniront en 1967 sous le nom de SNSM.
Le long du littoral de l’Hexagone, il existe 187 stations permanentes de sauvetage, plus 31 stations saisonnières estivales. Plus d’un tiers de ces stations de sauvetage en mer se situent en Bretagne, entre le sud de la Loire et la Baie du Mont Saint Michel.

Les moyens humains …

Entre les canots tous temps, les vedettes de toutes tailles et les simples canots semi-rigides, ce sont près de 450 unités qui sont prêtes à intervenir sur l’ensemble du littoral de l’Hexagone et de ses territoires d’outremer. Sur les quelques 7000 Bénévoles, plus de 4400 marins sont des  sauveteurs embarqués. Dont là encore, plus du tiers sur les cinq départements bretons. Il faut noter également que 80% des interventions sont réalisées pour assister des plaisanciers.

sauvetage en mer

Faire la manche pour sauver nos vies en mer : quand un état trop central a oublié qu’il a la responsabilité du 2e plus vaste territoire maritime du monde.

Et un budget dérisoire.

Le budget dérisoire de la SNSM est de 20,2 millions d’euros. Dont 79% provenaient en 2016 de donateurs privés.

L’Hexagone possède le deuxième plus vaste territoire maritime du monde après les États Unis. Mais ses sauveteurs en mer doivent faire la manche (sans aucun jeu de mot) en permanence pour sauver nos vies en mer. Ainsi plus de 8000 personnes sont secourues en mer chaque année. Encore une « exception française » d’un état centralisé tourné sur son nombril terrestre.

La SNSM compte soixante-dix salariés. Les Britanniques ont 1300 salariés, comme tous leurs Patrons et Mécaniciens de navires. Autre exemple : la Norvège. dans cet état scandinave tous les navires de haute mer ont des Équipages professionnels. Dans des états qui par leur population et leur superficie, sont assez similaires à la Bretagne, les services de garde côtes et de sauvetage en mer sont autrement pensés. Ainsi les Garda Costa na hÉireann en Irlande. Également le Slysavarnafélagið Landsbjörg en Islande ou le Farvandsvæsenet au Danemark.

Le centralisme et l’incurie d’un pouvoir terrestre.

Ainsi donc l’état central n’accorde que 4,24 millions d’euros à la SNSM par an. C’est très précisément ce que coûte le coup de peinture réalisé sur la Tour Eiffel de Paris en moyenne tous les sept ans.
La SNSM va devoir renouveler une grande partie de sa flotte vieillissante dans les dix prochaines années. Il est aberrant de demander l’aumône, parce que c’est bien de cela qu’il s’agit, pour ce type d’investissement public.
Quand un pouvoir trop central, trop terrestre, fonctionnant dans l’entre-soi, est atteint de quasi cécité dès lors qu’il faut voir au-delà d’un périphérique.
En ce domaine aussi, de plus en plus de voix s’élèvent pour proposer que la Bretagne, pays maritime par excellence, prenne en mains de façon plus autonome, son sauvetage en mer, du sud de Nantes jusqu’en Baie du Mont Saint Michel.

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Un pays qui touche à la mer n’est jamais un petit pays

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