Hiks sort son 5e album chez Coop Breizh

Hiks sort son 5e album chez Coop Breizh

Il est sorti il y a une quinzaine de jours. On parle du dernier album, le cinquième, de Hiks.

Le groupe électro-rock écume les festou-noz et autres salles de concert depuis 2006. Emmené par Gaël LEFÉVERE, sonneur de bombarde originaire de Klegereg et Pondi, le groupe Hiks est également formé par Yann LE GALL de Mur. Également de Benoît GUILLEMOT aux batteries et programmation (Ar Faoued, An Oriant)et de Stépahne de VITO aux basses (Karaez). Enfin de Pierre DROUAL aux violons et claviers (Roazhon, Paolieg/Peillac).
Sur cet album, on retrouve aussi deux Invités : Jorj BELZ au chant et Lionel LE PAGE au biniou.
Un gros son, mais une musique aérienne et joyeuse qui met de suite de bonne humeur.

L’affirmation par l’humour.

S’entendant régulièrement reprocher de ne faire que du trad, Hiks réaffirme ici sa volonté d’innover. Les musiciens interrogent le côté trad et la pertinence même de cette notion, qui pose le problème de figer les choses. Or, le groupe veut garder le lien avec l’esprit de la danse : « on ne va pas au fest-noz comme on va au musée« . Il faut se méfier des étiquettes : folklore, musique populaire ou historique?

Hiks joue sus ses chamailleries. Le livret contient des photomontages humoristiques signés Benjamin DEPAEPE prenant la forme de cartes postales détournées, comme celle ci-dessous. Car le but n’est précisément pas d’entretenir une carte postale, une image d’Épinal, cristallisée alors que l’évolution de la musique n’a jamais cessé. Mais ) la mode d’ici, selon cet état d’esprit breton, dans les rassemblements festifs : mixité sociale, mélange des générations, plaisir, dépense physique …

hiks

Hiks, cinquième album chez Coop Breizh

Archives …

De même, des sons anciens, tout en français, récupérés dans les archives de l’INA, ont été malicieusement entremêlés à la musique. On entend la poétesse bretonne Anjela DUVAL (1905-1981) parler de son rapport à la terre. Puis un journaliste parisien décrire le monde et ses traditions dans un JT de 1954. A cette époque les gens dansaient sans se poser de questions, s’amusaient, comme l’on entend dire Gildas SERVENT sur l’album. C’était avant que les pas soient formalisés, codifiés. Comme par exemple dans des fiches établies par les cercles celtiques d’après-guerre.

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