International : l’Espagne est-elle encore une démocratie ?

La Catalogne doit-elle sortir de l’Espagne?

En démocratie, le corps d’un être humain – qu’il soit manifestant ou policier – ne peut pas être violé. Tout comme ne peut pas l’être le bien privé d’autrui et le bien public. Face à des comportements violents, la démocratie dispose d’une réponse : la confrontation à la règle de droit. Les auteurs de violences sont déférés devant des tribunaux où des juges examinent les faits qu’ils ont commis. Puis prononcent, le cas échéant, des sanctions. Lorsque la justice n’est pas indépendante et que ce sont les forces de l’État (espagnol) « tabassent » des citoyens pacifistes qui se rendent à des bureaux de vote, il n’est pas possible d’espérer une justice.

Ni donc un respect de la démocratie.

L’État n’est un mal au sens propre du terme, c’est-à-dire la manifestation de l’injustice, que lorsqu’il n’est que le mot invoqué par les plus forts pour imposer aux plus faibles (ceux qui n’ont pas d’Etat pour les défendre) leur loi. Il n’apparaît comme un mal nécessaire qu’à ceux-là mêmes qui, se méprenant sur la nature humaine, se transforment du même coup en « fauteurs du despotisme ». Ainsi confondant le fait de la servitude généralisée et le droit. Mais ce n’est pas parce qu’on constate de facto des relations de servitude et d’exploitation que celles-ci sont inéluctables et, surtout, justes. Comprenons que l’homme n’est homme que tant qu’il conserve son pouvoir natif de se gouverner lui-même.
C’est pour cette raison que la cause que défendent les Angelets de la Terra, en solidarité avec les Catalans du sud, dépasse tous les clivages et préjugés.

Les Catalans méritent comme tout peuple le respect de leurs droits légitimes.

Et les Angelets appellent tous les démocrates à demander la libération des prisonniers politiques, le retour des exilés et l’arrêt des poursuites judiciaires envers les milliers d’enseignants, policiers et autres membres de l’administration catalane.
Vouloir se gouverner soi-même n’est pas une faute mais un droit.
C’est celui qui veut l’empêcher qui est hors la loi.

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Ramon FAURA LLAVARI
Ramon FAURA LLAVARI 2 articles

Fill d'una occitana del Bearn i d'un català de la Selva. Militant catalanista, ecologista i humanista

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2 commentaires

  1. iffig
    septembre 25, 11:30 Répondre
    Deux débats parallèles soulevés par Ramon - Oui le peuple Catalan a le droit comme tous les peuples a l'autodétermination et que cela soit respecté comme en Ecosse. On ne peut accepter que des militants de cette cause soient incarcérés et condamnés - Est-ce qu'aujourd'hui les habitants de la Catalogne sont prêts à passer le cap : je crois que l'on n'en est pas encore là : tant que les indépendantistes ne seront pas largement majoritaires cela posera obligatoirement un problème . Je pense que le problème des idéologies freine cette volonté du peuple catalan : chez nous en Bretagne, bien sur a un niveau bien différent , le problème se pose de la même façon pour faire avancer notre cause et nous en avons un exemple flagrant sous les yeux dans notre action pour la réunification.
  2. Quim (Catalogne Sud)
    septembre 26, 06:14 Répondre
    L'Espagne n'a jamais été une démocratie, entre autres parce que le monde entier et l'Europe en particulier ont permis à un dictateur fasciste et meurtrier de rester au pouvoir pendant plus de 40 ans et de laisser son ou ses successeurs jusqu'au jour de aujourd'hui. Pour entrer dans l'UE, ils ont lavé le visage de l'Espagne, mais ils n'ont pas changé leurs sous-vêtements qui sentent encore la merde rance et fasciste. Tout est pourri, tout! Et je n'exagère pas ...

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