La Bretagne est déplumée et va finir à poil !

La Bretagne est déplumée et va finir à poil !

Lettre ouverte à la région Bretagne.

Monsieur le Président de région, quand allez-vous vous décider à ne plus avaler autant de couleuvres ? Quand allez-vous oser dire stop à ce pouvoir central qui nous prend les dernières miettes de décision dont nous disposons encore en Bretagne ?
D’un côté un autre Président vient à Kemper nous dire tout le bien qu’il pense d’une certaine décentralisation. Et de l’autre, ses services font très précisément l’inverse sur le terrain. C’est le cas pour tous les territoires de cet Hexagone trop grand, dont ceux qui composent la vraie Bretagne.
Face à ce hold-up permanent et maintenant accéléré, de Bruxelles et de Paris sur nos dernières parcelles de décision, le temps est venu de dire STOP.

Re ‘zo re !

La Bretagne, ou Paris et Bruxelles ?

A chaque agression, votre réaction est molle. D’aucuns évoquent même le terme de complaisance.
Face au projet de Bruxelles à propos de la ré-orientation du trafic maritime entre nos voisins et cousins Irlandais et le continent, vous avez écrit à qui de droit. Pensez-vous, un seul instant, que les responsables néerlandais, belges et parisiens craignent ce type de missive ? Leurs choix sont actés : pour Paris c’est Le Havre et pour le Bénélux ce sont Antwerpen, Zeebrugge et Rotterdam. Tous n’ont que faire des ports de Bretagne. Si notre patron, notre Président n’est pas plus virulent que cela, la Bretagne a perdu d’avance sur ce dossier.
Nous évoluons dans un monde où, malheureusement, au-delà des civilités d’usage, il faut être lion pour être respecté.

La nouvelle réforme de l’apprentissage devrait prendre effet le 1er Janvier 2020.

Que dit-elle ?
Elle dit surtout, qu’une fois de plus, la Bretagne va être dépossédée de ses prérogatives. Jusqu’alors, c’est le conseil régional  administrant quatre des cinq départements bretons qui est en charge de décider des formations en apprentissage. A partir du 1er Janvier 2020, c’est Paris que re-centralise les compétences de « ses provinces » en matière d’apprentissage.
Pour la Bretagne, c’est une ponction de 80 millions d’euros de budget annuel.
Les territoires ne décideront plus de ce qu’il y a de mieux pour eux en matière de formation professionnelle. Ce seront les branches professionnelles, toutes centralisées à Paris qui décideront. Qui décideront pour nous.
« La pilule a du mal à passer dans l’exécutif breton » titre un des médias subventionnés d’état. Mais elle passera … comme d’habitude.

La région décide ou enregistre ?

On pourrait citer bien d’autres exemples où la Bretagne se fait ainsi plumer sans réagir. Je n’appelle pas « réaction » le fait de passer, peut-être, quelques appels téléphoniques discrets. Ni le fait d’écrire un courrier « courroucé » à vos tutelles parisiennes ou bruxelloises. Courrier immédiatement repris par les médias officiels subventionnés pour bien montrer aux élect …, pardon, aux Citoyens, que le sujet est traité.
Non, le sujet n’est pas traité.
Tout n’est sûrement pas si simple et votre position doit être souvent inconfortable. Mais ceci étant dit, j’ai trop souvent cette sensation désagréable que la « Région » (comme l’on dit) ne défend pas vraiment tous les intérêts de la Bretagne. Du moins de quatre cinquièmes de son territoire, vous concernant.
La « région » n’est-elle plus qu’une annexe d’enregistrement, en charge de valider les consignes parisiennes et préfectorales ?

La Bretagne est déplumée avec votre assentiment.

Récemment, Jean Michel LE BOULANGER disait :
« Je vois trois types d’élus au Conseil Régional : ceux pour qui c’est un tremplin, les autres un reclassement, les derniers une passion pour leur territoire. Et ceux-là malheureusement sont minoritaires ! »

S’il vous plaît, dites-nous dans quel catégorie vous vous placez ?

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Rémy PENNEG
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