Vu de Bretagne : les Gilets Jaunes du 24 Novembre 2018

Vu de Bretagne : les Gilets Jaunes du 24 Novembre 2018

La nuit est tombée sur ce 24 novembre 2018 qui, soyons-en certains marque un tournant dans l’histoire de ce pays.

Ce jour a été une ébullition de violences, de joies, d’espoirs, de rassemblements, de partages, de fuites éperdues, de larmes.
Dans ce brouhaha personne ne semble avoir été entendu. Toutes les paroles sont inaudibles. L’exécutif se fend d’un tweet -ô la gouvernance à la Trump !- se déresponsabilise et se défausse sur un parti encore un peu plus nauséabond que lui-même. Les journalistes alimentent leurs journaux. Les analystes analysent ce qu’ils ne comprennent pas. Les manifestants, à qui certains reprochent de ne pas avoir  » de discours ! « , crient leur désespoir qui porte tant de noms : chômage, peur, épuisement au travail, trop jeunes, trop vieux, précarité, SDF. Et surtout celui qui résume tout : Mépris.
Des CRS ont posés leurs casques. D’autres ont frappé violemment. Des policiers ont souri aux manifestants, d’autres ont réprimé. Des casseurs ont cassé, des manifestants ont protégé les magasins dont les vitrines avaient été brisées.

Dans ce brouhaha que retenir ?

Le mépris encore, le mépris toujours. Ce n’est pas une simple manifestation, ce n’est plus la simple expression de la colère. C’est la révolution qui se dessine, qui s’approche et avec elle son lot d’inimaginables violences.
Le Président pouvait parler, calmer les citoyens. Il a gardé le silence. Le Président pouvait recevoir une délégation, faire montre de bonne volonté. Il a gardé le silence. Le Président pouvait, devait, protéger les citoyens, même les citoyens en colère, c’est son rôle. Il a gardé son silencieux mépris.
Ce soir des vidéos tournent, un homme de soixante-dix ans frappé par les CRS. Une voiture sur un barrage à Montpellier qui, plusieurs fois, a foncé dans la foule des manifestants. Des gens manifestant pour la première fois de leur vie, sans violence : gazés. Et les forces de l’ordre, à bout de fatigue, qui risquent de commettre l’irréparable.

De tout cela notre président est responsable.

Absolument, irréfutablement responsable. Par ses décrets d’une violence inouïe aux plus faibles. De ses injures envers la population de ce pays et de sa surdité aux causes environnementales. Également de son autorité absurde, injuste et ultra violente envers les travailleurs, sont nées ces révoltes.
S’il y a un seul responsable de toute cette semaine et de cette journée paroxysmique, nous connaissons son nom, sa fonction, son lieu de résidence.
Il est à la tête de notre pays que nous ne reconnaissons plus.

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