Xavier GRALL, l’écrivain et poète breton

Xavier GRALL, l’écrivain et poète breton

Xavier GRALL, l’écorché vif de la poésie bretonne

Né le 22 Juin 1930 à Landivizio et mort trop tôt le 11 Décembre 1981 à Kemperle.
Éducation léonarde chrétienne au Collège du Kreisker de Saint Pol de Léon avant d’émigrer à Paris. Où il sera très actif dans l’équipe de rédaction de la Vie Catholique.
Puis son service militaire au Maroc sera le grand déclic de sa vie militante d’ensuite. Ainsi à son retour il collaborera au quotidien Le Monde et consacrera plusieurs ouvrages à d’autres grands écrivains comme Arthur Rimbaud, Mauriac et Bernanos.
Xavier GRALL quittera définitivement Paris pour revivre en Bretagne dès 1973 et s’installera à Nizon vers Pont Aven en Cornouaille.
Son oeuvre est volontiers polémiste. Il publiera par exemple le Cheval couché en réponse au Cheval d’Orgueil de Per-Jakez HELIAS qu’il qualifia alors de « folklorisme fossilisé » et dont il disait : « Le Cheval d’orgueil est un beau tombeau pour un peuple que l’on croit mort. J’ai essayé, pour ma part d’écrire une petite stèle à un peuple que je crois vivant ».

Xavier GRALL, une des figures de la littérature bretonne avec Youenn GWERNIG et GLENMOR.

Ce grand nom de la poésie bretonne c’est d’abord un visage émacié à nul autre pareil, une tignasse et souvent une cigarette.
Et plus d’une vingtaine d’ouvrages, divers mais puissants.

« Ne vivent haut que ceux qui rêvent » – Nadejda

 » Oui, la terre est une femme qui sera consolée parce qu’elle n’aura cessé d’appeler et d’attendre, sur tous les rythmes des sons et des couleurs et par la magie de tous les verbes, ce qui se trouve au-delà de la terre de toute éternité. L’art n’est que la respiration haletante de l’amour » – Nadejda

« Les vieux de chez moi ont des îles dans les yeux.
Leurs mains crevassées par les chasses marines
Et les veines éclatées de peurs pupilles bleues
Portent les songes des frêles brigantines.
Les vieux de chez moi ont vaincu les récifs d’Irlande,
Retraités, usant les bancs au levant des chaumières,
Leurs dents mâchonnant des refrains de Marie »
Moovance

« On ne naît pas Breton, on le devient, à l’écoute du vent, du chant des branches, du chant des hommes et de la mer. »

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Rémy PENNEG
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"Essayer ou ne rien faire". Quand on aime la Bretagne corps et âme, à un moment, il faut essayer d'agir et de créer pour participer, même très modestement, à son rayonnement et à son avenir. Avec l'aide avisée d'une poignée de volontaires, nous créons NHU Bretagne.

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5 commentaires

  1. Jordan Jo
    octobre 04, 19:53 Répondre
    Bonjour, je suis un grand fan des cultures celtiques en général et de la bretagne en particulier (je vis dans le sud). Je viens presque tous les ans en vacances en Bretagne. Ce qui marque c'est l'attachement que vous avez pour votre culture et je trouve cela formidable. Par contre, il y a quelque chose que je ne comprends pas, c'est le rapport que vous avez avec votre langue bretonne. Les panneaux sont de plus en plus traduits depuis quelques années, on voit des gwenn ha du partout, mais j'ai l'impression qu'aucuns "bretons" ne parlent la langue. Est-ce que vous avez une explication ? Est-elle encore parlée ? Merci bien pour votre partage.
    • Rémy PENNEG
      octobre 04, 21:10 Répondre
      Bonsoir Jordan. Et merci beaucoup pour votre attachement à notre pays, la Bretagne. Il reste environ 250 000 personnes capable de parler couramment et quotidiennement le breton. La plus mauvaise situation des langues dites minoritaires en Europe c'est en France. Ce nombre est trop faible, la langue bretonne est menacée de disparition, et toute langue, quelle qu'elle soit, fait partie du patrimoine de l'Humanité. Elles doivent être, toutes, protégées. La reconquête est en cours en Bretagne. Le Pays de Galles mais aussi la Corse, la Pays Basque et l'Écosse voient le nombre de locuteurs de leurs langues nationales en croissance. Il doit en être de même pour le brezhoneg. Lisez aussi cet article : https://www.nhu.bzh/langue-francaise-va-disparaitre/ Trugarez deoc'h. A galon
      • Jordan
        octobre 05, 12:42 Répondre
        Merci Rémy pour votre réponse et l'article ! J'espère que le breton survivra, c'est une très jolie langue et elle renferme l'essence d'une partie de la Bretagne! Je ne connais qu'une personne qui ait appris le breton dans mes connaissances et je suis toujours frappé par cette schizophrénie actuelle : à la fois je sens les bretons attachées à leurs racines et le revendiquant haut et fort et pourtant ils n'apprennent pas la langue. D'où vient ce décalage selon vous ? Trugarez !
        • Rémy PENNEG
          octobre 05, 19:02 Répondre
          D'abord, si, ils apprennent leur langue. Encore insuffisamment certes, et les médias que vous lisez ou parcourez ne font peut-être pas partie des médias qui aiment faire savoir cela. Nous sommes dans un état extrêmement centralisé pour lequel apprendre et parler une autre langue plus anciennement implantée que la langue dominante n'est pas compatible avec leur notion d'état. C'est donc beaucoup plus difficile d'avoir seulement conscience de l'existence de ces langues dans l'Hexagone que chez des voisins européens où plusieurs langues sont officielles sans que cela nuise du tout à une certaine unité territoriale globale (Espagne, Italie, Pays Bas, Suède, Grande Bretagne ...). Les grands ensembles artificiels, qu'ils soient étatiques (URSS, Yougoslavie) ou d'habitation, tôt ou tard s'écroulent et disparaissent. Le monde entier est à la décentralisation et l'Hexagone continue à lutter à contre courant, jusqu'à l'épuisement. Merci de vos commentaires
  2. Jordan
    octobre 06, 11:06 Répondre
    Merci Rémy pour la mise en contexte et vos réponses ! Bonne journée à tous les bretons

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