Yann LE CUN, « Nobel » breton de l’informatique

Yann LE CUN.

« Aux États-Unis, ils ont toujours eu du mal à écrire mon nom, LE CUN. J’ai fini par l’écrire en un seul mot (…) un Prix Nobel de physique américain s’est même offusqué que je prononce mon nom en « in », car il pensait que c’était impossible en breton ! » (in Le Monde, 4 Juin 2015).

Et si toute la complexité de la phonétique bretonne, la magie de ces noms de famille et de lieux prononcés différemment selon que l’on parle en français ou en breton et déroutent tous les non initiés, était finalement la source qui aurait inspiré à… Yann «Ar Kun» sa spécialisation en intelligence artificielle ?

Un Breton, star mondiale de l’IA Intelligence artificielle.

Il en était déjà une star mondiale mais le voilà reconnu comme tel avec le Prix Turing (de l’Association for Computering Machine Turing Award). Grosso modo le « Nobel » de l’informatique qu’il vient de recevoir le 27 Mars. En partage avec ses deux autres condisciples Geoffrey HINTON et Yoshua BENGIO de l’institut canadien CIFAR où ils ont œuvré ensemble sur l’apprentissage profond appliqué à l’informatique, le « deep learning ». Ce sont ces techniques qui s’affinent de jour en jour et permettent aux ordinateurs et aux robots de « voir » et de « comprendre le langage humain ». Presque comme des humains… Mais comme le dit lui-même le chercheur, « Terminator reste encore une fiction »

Le Prix Turing tire lui-même son nom du célèbre et génial père de l’informatique, l’anglais Alan TURING. Celui qui mis au point le premier ordinateur afin de percer le secret du code de cryptage nazi durant la seconde guerre mondiale. Donnant ainsi un avantage décisif à la Victoire des Alliés. A ce sujet, voir l’excellent film de 2014 Imitation Game.

Le prix Turing sera remis le 15 Juin à San Francisco (Californie) aux trois chercheurs. Gageons que les recherches et les avancées majeures du Breton Yann LECUN en matière d’intelligence artificielle donneront un jour la clef aux personnes ne connaissant pas ou peu la Bretagne de maîtriser les subtilités de la phonétique armoricaine !

Sources : Wikipedia, Le Monde, Interceltic digital day (9 août 2016 – video sur le site abp.bzh)

Previous Les Narcisses des Glénan sont en fleurs plus tôt que prévu !
Next Série Nature de Bretagne : Falaises de Plouha par Le Voyage des Koumoul

Á propos de l'Auteur

Ronan LOUBOUTIN
Ronan LOUBOUTIN 1 posts

Breton, je suis Cornouaillais d’origine, né à Kemper en 1971. J’ai grandi dans une famille de paysans glazig du Porzhe à Lokorn - LocRonan. J’ai étudié l’Histoire à Gwened (UCO) et à Brest (UBO) puis toujours à Brest suivi des études de commerce à l’ESC Bretagne. Je travaille à Paris depuis 1997 dans le domaine du marketing, aujourd’hui pour un grand assureur mondial (Allianz). Je me suis marié à Donibane-Lohitzun en Euskal Herria en 1998 et nous avons deux enfants. Passionné de recherche historique médiévale, notamment celle de la péninsule armoricaine, un goût transmis par les chercheurs du CRBC, de grands maîtres (Jean Kerhervé, Donatien Laurent, Bernard Tanguy, Jean-Christophe Cassard, Jean Tanguy…). Européen, of course, j’ai acquis la conviction historique que dazont ‘vid Breizh e vo Breizh digabestr met Breizh gant Europa… met hep Brezhoneg, hep bro Naoned, hag hep parlamant… Breizh ebet ! Potius Mori Quam Fœdari.

Lisez les autres articles de cet Auteur ...

Vous pourriez aussi aimer

Côtes de Bretagne du Mont Saint Michel à Nantes

La majesté et la beauté de nos rivages bretons Les côtes de Bretagne. Magnifique ouvrage de photographies aériennes de Michel COZ et textes de Daniel YONNET – Editions Palantines, Kemper

« Les Frères Kerveguen », une politique fiction très réussie.

Depuis quelques jours,  « Les frères Kerveguen », la politique-fiction d’Yvon OLLIVIER, est disponible dans les bonnes librairies. Après « La désunion française » et « La France comme si », l’auteur s’impose un peu plus

Larid : pourquoi avoir écrit ce petit livre et à l’intention de qui ?

Le voyage de Larid, le goéland breton. Larid. Je suis enseignante depuis fort longtemps. Et comme beaucoup, il ne m’a pas échappé que les ados lisent de moins en moins. 

Commentaires

Pas encore de commentaires ?

Vous pouvez être le premier/la première à commenter ce post.

Laissez votre réponse