canicule tous responsables

Canicule : responsabilité collective

de Rémy PENNEG

Canicule responsabilité collective.

Canicule responsabilité collective.
Nous accusons volontiers les gouvernements, les milliardaires ou les multinationales. Mais si le véritable miroir était beaucoup plus proche de nous ?
Canicule après canicule, le scénario se répète.

Les réseaux sociaux s’enflamment. Les plateaux de télévision débattent. Les responsables politiques s’accusent mutuellement. Les gouvernements sont montrés du doigt. Donald Trump est dénoncé. La Chine est accusée d’émettre toujours plus de CO₂. Les milliardaires, nos ministres et leurs jets privés deviennent les symboles d’un monde qui court à sa perte. D’autres s’indignent de ces milliers d’avions qui décollent chaque jour pour quelques jours de vacances à l’autre bout de l’Europe.
Et de certains de nos politiques qui vont aux antipodes pour une conférence prétexte.

Ont-ils une responsabilité ? Évidemment que oui, et cette responsabilité est immense.
Mais cette explication présente aussi un avantage : elle nous permet de croire que le problème, c’est toujours les autres.

Pourtant, le CO₂ qui s’accumule dans l’atmosphère depuis des décennies n’a pas été produit uniquement par quelques dirigeants, quelques industriels ou quelques privilégiés. Il est aussi le résultat de milliards de gestes quotidiens répétés, année après année, par des milliards d’êtres humains.
Les leurs, les nôtres, les miens.

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, nos sociétés ont connu un niveau de confort sans précédent dans l’histoire de l’humanité.
Le pétrole abondant et bon marché a bouleversé nos vies. L’automobile est devenue une évidence. L’avion un moyen de transport presque banal. Le plastique a envahi chaque recoin de notre quotidien. Nous mangeons des produits venus des quatre coins du monde. En commandons en quelques clics ce que nous recevons le lendemain. Nous voyageons davantage, consommons davantage et nous jetons davantage.

Et nous adorons tout cela.

Cet article ne cherche ni à dédouaner les plus gros pollueurs ni à minimiser leur responsabilité. Elle est réelle et doit être assumée.
Il pose simplement une question beaucoup plus inconfortable.
Et si nous faisions, nous aussi, sacrément partie du problème ?

Nous adorons chercher un coupable… ailleurs

Les coupables existent

À chaque épisode de chaleur extrême, les mêmes responsables reviennent dans le débat public.
Les gouvernements sont accusés d’inaction, les compagnies pétrolières de privilégier leurs profits, certains États de refuser toute remise en question et les milliardaires de vivre dans une démesure climatique devenue indéfendable. Ces critiques ne sont pas infondées. Au contraire, elles reposent souvent sur des réalités parfaitement documentées.

Il serait donc absurde de nier ces responsabilités.
Certaines entreprises ont continué à exploiter massivement les énergies fossiles alors que leurs conséquences étaient déjà connues. Des responsables politiques ont préféré reporter des décisions impopulaires. Quant aux plus riches de la planète, leur empreinte carbone dépasse parfois de plusieurs centaines, voire de milliers de fois, celle d’un citoyen moyen.
Oui, ces responsabilités existent. Oui, elles doivent être dénoncées.

Le miroir que nous évitons

Mais cette lecture présente aussi un immense avantage : elle nous permet de croire que le problème vient toujours des autres. En concentrant toute notre attention sur quelques grands responsables, nous nous accordons inconsciemment un rôle beaucoup plus confortable : celui de simples spectateurs.
Comme si le dérèglement climatique s’était construit sans nous. Comme si notre propre mode de vie n’avait joué aucun rôle dans cette histoire.

Pourtant, il suffit d’observer une journée ordinaire.
Nous chauffons et climatisons nos logements, nous utilisons une voiture, un ordinateur ou un smartphone, nous achetons des produits parfois fabriqués à l’autre bout du monde, nous remplissons nos chariots de marchandises emballées, nous commandons sur Internet et nous remplaçons des objets qui fonctionnent encore.
Pris isolément, chacun de ces gestes paraît anodin. Répétés chaque jour par plusieurs milliards d’êtres humains, ils deviennent une force considérable.

Bien sûr, toutes les responsabilités ne se valent pas.
Celui qui traverse l’Atlantique en jet privé chaque semaine ne peut être comparé à une famille qui part quelques jours en vacances en voiture. Mais reconnaître que certains polluent infiniment plus que d’autres ne signifie pas que le reste de l’humanité ne participe pas au problème.

C’est peut-être cette idée, plus que toutes les autres, qui dérange le plus : nous dénonçons un système dont nous profitons tous, chaque jour, à des degrés différents.

Depuis 1945, nous avons tous profité du même miracle

Une révolution sans précédent

L’humanité a toujours cherché à améliorer ses conditions de vie.
Mais la période qui s’ouvre après la Seconde Guerre mondiale marque une rupture comme il en existe peu dans l’Histoire. La reconstruction des pays industrialisés, l’exploitation massive de gisements de pétrole abondants et relativement bon marché, puis les progrès technologiques vont transformer le quotidien de centaines de millions de personnes, avant de s’étendre progressivement à une grande partie de la planète.

En quelques décennies seulement, la voiture individuelle devient un bien courant, les logements se modernisent, les appareils électroménagers entrent dans les foyers, les matières plastiques révolutionnent l’industrie, l’agriculture augmente fortement ses rendements et les transports réduisent les distances. Voyager, consommer, produire ou se déplacer devient plus simple, plus rapide et souvent moins coûteux. Jamais l’être humain n’avait connu une telle accélération de son niveau de confort.

Un confort auquel personne ne veut renoncer

Cette transformation a profondément amélioré nos vies.
Nous vivons plus longtemps, nous nous déplaçons plus facilement, nous avons accès à une abondance de biens et de services que nos grands-parents n’auraient jamais imaginée.
Qui souhaiterait réellement revenir à une époque sans chauffage performant, sans réfrigérateur, sans voiture, sans Internet ou sans médecine moderne ? Probablement très peu de monde.

C’est pourtant là que réside toute notre contradiction.
Nous dénonçons volontiers les conséquences environnementales de ce modèle, mais nous continuons à apprécier les innombrables avantages qu’il nous procure. Nous aimons pouvoir commander un produit en quelques clics, manger des fruits hors saison, voyager rapidement, remplacer un appareil vieillissant ou profiter d’une maison fraîche en été et chaude en hiver. Ces habitudes ne sont pas devenues des luxes : elles sont devenues notre normalité.

Personne n’a construit seul cette société de consommation.
Elle est le résultat de dizaines d’années de progrès techniques, de choix économiques, de décisions politiques… mais aussi de nos propres attentes.
Depuis près de quatre-vingts ans, nous avons collectivement réclamé davantage de confort, davantage de mobilité, davantage de rapidité et davantage de consommation. Et l’économie s’est organisée pour répondre à cette demande.

Pendant des décennies, nous avons surtout regardé les bénéfices de ce modèle. Aujourd’hui, nous découvrons qu’il nous présente aussi une facture que personne n’avait vraiment envie de voir.

Quand j’achète une tranche de jambon, je participe, moi aussi, à flinguer le vivant

Le CO₂ ne sort pas de nulle part

Prenons un exemple volontairement banal. J’entre dans un supermarché et j’achète une simple tranche de jambon.
Rien de plus ordinaire. Pourtant, derrière ce produit se cachent un élevage, une alimentation animale, des engrais, des machines agricoles, de l’énergie, un abattoir, une usine de transformation, des camions, des chambres froides, un emballage plastique, des rayonnages réfrigérés et, enfin, le trajet qui m’a conduit jusqu’au magasin.

À lui seul, cet achat ne bouleversera évidemment pas le climat.
Ce serait ridicule de le prétendre. Mais répétons ce geste des centaines de millions de fois, chaque jour, partout dans le monde. Ajoutons-y les bouteilles en plastique, les vêtements en polyester, les meubles, les smartphones, les livraisons à domicile, les voyages, les climatiseurs, les appareils électroniques remplacés avant la fin de leur vie…
Nous obtenons alors un système qui consomme d’immenses quantités d’énergie et de matières premières.

Le problème n’est donc pas notre tranche de jambon. Le problème, c’est l’addition.

Une immense machine dont nous faisons tous partie

Nous aimons souvent imaginer que la pollution est produite ailleurs : dans une usine chinoise, sur une plateforme pétrolière ou dans une centrale électrique. C’est en partie vrai. Mais ces installations ne fabriquent pas des produits pour elles-mêmes. Elles répondent à une demande. La nôtre.

Chaque achat est un message envoyé à l’économie. Produisez encore. Transportez encore. Emballez encore. Livrez encore. Aucun consommateur, pris individuellement, ne déclenche cette mécanique. En revanche, des milliards de consommateurs qui réclament toujours plus de biens, toujours plus vite et toujours moins cher, finissent par façonner le monde dans lequel nous vivons.

Soyons clairs : cela ne signifie pas que toutes les responsabilités sont identiques.
Celui qui possède plusieurs résidences, voyage en jet privé et navigue sur un yacht géant pèse infiniment plus lourd sur le climat qu’une famille qui fait attention à son budget.
Cette réalité ne doit jamais être oubliée.

Mais l’inverse est tout aussi vrai.
Parce que j’achète cette tranche de jambon sous plastique, parce que je commande parfois sur Internet, parce que j’utilise un smartphone, une voiture, un ordinateur et mille objets fabriqués grâce à une énergie abondante, je participe, moi aussi, à flinguer un peu le vivant.

Moins que certains. Bien moins que certains. Mais certainement pas zéro.
La vérité la plus inconfortable est peut-être celle-ci : nous sommes à la fois les victimes des dérèglements que nous constatons… et les consommateurs du modèle qui les alimente.

Le vrai problème n’est pas la planète. C’est le vivant.

« Sauvons la planète »… vraiment ?

Depuis des années, le même slogan stupide revient dans les discours politiques, les campagnes de sensibilisation et les manifestations : « Il faut sauver la planète. »

L’expression est devenue si familière que plus personne, ou presque, ne la questionne.
Pourtant, elle est profondément trompeuse. La Terre n’a pas attendu l’être humain pour exister. Elle a connu des périodes glaciaires, des épisodes de réchauffement, des extinctions massives, des bouleversements géologiques d’une ampleur inimaginable. Et elle continuera probablement sa course autour du Soleil pendant encore plusieurs milliards d’années.

La planète ne nous demande donc pas de la sauver.
Elle survivra très probablement à notre passage.

Ce qui est réellement en jeu

En revanche, ce qui pourrait disparaître ou être profondément bouleversé, c’est le monde vivant que nous connaissons aujourd’hui.
Les insectes, dont dépend une grande partie de la pollinisation.
Les oiseaux, dont certaines populations s’effondrent.
Les poissons, fragilisés par la surpêche, la pollution et le réchauffement des océans.
Les forêts, soumises aux sécheresses, aux incendies ou aux maladies.
Sans oublier le responsable : l’être humain lui-même, dont les sociétés devront faire face à des défis sanitaires, agricoles, économiques et migratoires d’une ampleur encore difficile à mesurer.

Nous parlons souvent de biodiversité comme d’un concept abstrait.
Pourtant, derrière ce mot se cachent des millions d’espèces qui rendent notre propre existence possible.
Sans insectes pollinisateurs, une partie de notre agriculture vacille.
Sans océans en bonne santé, c’est une immense chaîne alimentaire qui s’affaiblit.
Et sans forêts, le climat, les sols et les ressources en eau se dégradent à leur tour.
Nous ne sommes pas extérieurs à cet équilibre : nous en faisons partie.

Peut-être faudrait-il donc changer de slogan. Il ne s’agit pas de sauver la planète.
Il s’agit de préserver les conditions qui permettent au vivant de continuer à prospérer… y compris notre propre espèce.

Car si nous continuons à flinguer le vivant, il ne faudra pas longtemps avant que le vivant nous présente, lui aussi, la facture.

Nous savons tout… et pourtant nous continuerons

L’information ne manque plus

Il y a cinquante ans, certains pouvaient encore prétendre qu’ils ne savaient pas.
Aujourd’hui, cet argument ne tient plus. Les rapports scientifiques s’accumulent, les documentaires se succèdent, les médias consacrent des milliers d’articles au climat, à la biodiversité et aux ressources naturelles. Les épisodes de sécheresse, les incendies géants, les inondations ou les canicules ne sont plus des événements exceptionnels : ils occupent désormais une place régulière dans l’actualité.

Nous savons.
Nous savons même beaucoup plus que les générations précédentes.
Et nous connaissons les conséquences de nos émissions de gaz à effet de serre, nous comprenons mieux les fragilités du vivant et nous avons pleinement conscience que les ressources de la planète ne sont pas infinies. Le problème n’est donc plus l’information.
Le problème est ailleurs, le problème c’est vous, c’est moi.

Changer les autres est plus facile que se changer soi-même

Soyons honnêtes. Il est relativement facile de signer une pétition, de partager une publication sur les réseaux sociaux ou de dénoncer les excès des plus gros pollueurs. En revanche, accepter de remettre en cause son propre mode de vie est une démarche beaucoup plus difficile. Personne n’aime renoncer à son confort, à ses habitudes ou à ce qui lui simplifie le quotidien. Moi le premier!

Demain matin, combien d’entre nous laisseront réellement leur voiture au garage ?
Combien renonceront définitivement à prendre l’avion ?
Combien garderont leur téléphone dix ans, arrêteront d’acheter des vêtements dont ils n’ont pas besoin ou renonceront à commander en ligne pour être livrés le lendemain ?
Quelques-uns, sans doute. Mais soyons lucides : ils resteront une minorité.

Et moi ? Je ne peux pas prétendre être différent.

J’écris cet article sur un ordinateur fabriqué à partir de matériaux extraits quelque part dans le monde.
Je me chauffe l’hiver. Je me déplace. J’achète, moi aussi, des produits dont je pourrais probablement me passer. Comme vous, je bénéficie chaque jour de ce modèle de société que je questionne aujourd’hui.

C’est peut-être cela, la contradiction la plus difficile à accepter.
Nous savons. Je sais.
Nous pouvons. Je peux.
Mais, dans notre immense majorité, nous ne voulons pas vraiment renoncer à ce qui rend nos vies plus confortables.

Et tant que cette réalité ne sera pas regardée en face, il sera toujours plus simple d’accuser les autres que de commencer par changer nous-mêmes. Changer vraiment, radicalement, pas seulement deux ou trois bricoles.

Demain matin, tout recommencera

Le réveil sonnera comme tous les autres

Soyons réalistes. Demain matin, le réveil sonnera. Nous partirons travailler, nous déposerons les enfants à l’école, nous prendrons notre voiture, le train ou le bus. Nous allumerons nos ordinateurs, utiliserons nos smartphones, achèterons de quoi déjeuner, commanderons peut-être un colis ou réserverons nos prochaines vacances. Bref, nous reprendrons notre vie là où nous l’avions laissée la veille.
Moi le premier !

Ce n’est pas une critique. C’est un constat.
Nous vivons dans une société qui s’est construite pendant plusieurs générations autour d’une énergie abondante, d’une consommation toujours plus accessible et d’un confort devenu la norme. Sortir de ce modèle demanderait des changements d’une ampleur que très peu d’entre nous sont réellement prêts à accepter.

Le véritable miroir

Alors oui, continuons à dénoncer les plus gros pollueurs. Continuons à demander davantage de courage politique. Continuons à exiger des entreprises qu’elles assument leurs responsabilités. Tout cela est nécessaire.

Mais ne nous racontons pas d’histoires.

Le dérèglement climatique, l’effondrement d’une partie de la biodiversité ou l’épuisement de certaines ressources ne sont pas uniquement le résultat des décisions prises par quelques dirigeants ou quelques milliardaires. Ils sont aussi le produit de milliards de choix quotidiens, répétés pendant des décennies par des sociétés entières dont nous faisons partie.

Le plus dérangeant n’est peut-être pas de reconnaître que certains polluent beaucoup plus que nous.
Non, le plus dérangeant est d’admettre que nous avons aimé ce modèle. Que nous l’aimons encore. Qu’il nous a apporté un confort extraordinaire. Et que, malgré tout ce que nous savons aujourd’hui, nous ne sommes pas prêts à y renoncer complètement.

C’est probablement là que se trouve le véritable miroir.
Il ne renvoie pas le visage d’un président, d’un industriel, d’un milliardaire ou d’un autre pays.
Il renvoie aussi le nôtre, le vôtre, le mien.

Canicule, responsabilité collective.

Cet article ne prétend pas apporter de solution miracle.
Il invite simplement à une forme de cohérence. Si nous voulons dénoncer les plus gros responsables, faisons-le.
Mais ayons aussi l’honnêteté de reconnaître notre propre place dans cette histoire.

Nous ne sommes pas les seuls responsables.
Nous ne sommes pas les principaux responsables.
Mais nous ne sommes pas non plus totalement innocents.
Demain matin, chacun reprendra ses habitudes.

Moi aussi. Vous aussi.
Et c’est peut-être cela qui devrait nous inquiéter le plus.
Vous le sentez, l’avenir du vivant ?

Pennskeudenn krouet gant / Illustration principale générée par ChatGPT5.3 pour et par NHU Bretagne

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5 commentaires

DOMINIQUE DAVID 11 juillet 2026 - 19h04

Cet article est remarquable et salutaire.
En France, les émissions moyennes sont de 9 tonnes de CO2 par an et par habitant.
Le respect des engagements de la France et des autres pays en 2016 visant la neutralité carbone (émissions = absorption) en 2050 pour l’hypothèse +1,5°C, conduit à atteindre un niveau de 2 tonnes de CO2 par an et par habitant.
Et tout cela en moins de 25 ans.
Et en considérant que l’hypothèse + 1,5°C est obsolète.
L’atteinte de ces objectifs suppose évidemment des actions de la part de l’Etat, des industries… mais vu le gap, il est évident que, comme vous le soulignez dans votre article, la modification des comportements individuels n’est pas une option.
L’impact des (pas si) petits gestes multiplié par le nombre d’habitants peut être significatif.
Le réchauffement climatique et ses conséquences sont des certitudes. Comme le souligne régulièrement Jancovici, nous avons deux options :
• anticiper et accepter volontairement, à titre individuel, les changements de comportements que vous suggérez
• continuer sans rien faire, ou au rythme actuel, ce qui revient à peu près au même, et les conséquences du réchauffement climatique conduiront à des situations ou le changement des comportements sera imposé de manière brutale.
Et bien sûr, tout ceci pas uniquement au niveau de la France, mais dans tous les pays.
Je ne suis donc pas très optimiste sur la suite.

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Penn kaled 12 juillet 2026 - 8h35

Si je partage partiellement votre article, vous n’insistez pas assez sur le fait que c’est une minorité de très riches qui sont responsables du réchauffement climatique. Et qui des guerres et de la course mondiale actuelle aux armements, si l’on se réfère en général à l’ensemble des intervenants sur la question, il semblerait que ces activités et les conflits armés sont vertueux!!! C’est ubuesque, la complaisance internationale face à ces industries de la mort. Alors même que les gens d’en bas seraient soumis à des restrictions sévères cela hélas ne changerait pas grand chose. C’est utopique mais face au gouffre qui nous menace, la gouvernance mondiale serait une urgence pour ce qui concerne ce sujet, en prenant des mesures qui n’épargnent aucune activité polluante, les mots d’ordre adressés seraient sobriété et humilité.

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Glaz 12 juillet 2026 - 9h09

Effectivement notre modèle économique a des conséquences. Le monde n’en avait pas réellement conscience avant que les scientifiques ne commencent à publier des études. Cependant ces dernières datent de dizaines d’années. Chacun, comme le colibri, peut évidemment faire sa part, à sa façon. Seulement voilà…il y a part et part. Depuis combien de temps les publications du GIEC existent -elles ? Or il y a encore et toujours des politiques pour au pire dire le contraire ou simplement ne pas s’en soucier. Une partie conséquente de la population s’apprêterait d’ailleurs à leur offrir la présidence en 2027 en France. Et ce sont eux qui ont des leviers en main comme aux Etats Unis où un seul individu s’évertue chaque jour à détruire un peu plus la planète. Et ce sont des grands groupes qui profitent de ce dysfonctionnement, que ce soient les banques ou les grandes firmes dont le seul but est de faire toujours plus d’argent au détriment de nos terres, de la biodiversité et de notre santé, il suffit de constater l’état de nos plages ou de nos zones humides bouffées par les algues vertes, des projets et lois récents qui sont néfastes pour le bien commun qu’est l’eau ou la nécessité du bio. Certes, chacun doit contribuer à bouger les lignes, là où il demeure avec ses petits moyens, c’est devenu nécessaire mais l’urgence est ailleurs, dans les mains des décideurs politiques et économiques qui, malgré l’information dont ils disposent, continuent de piller et de détruire.

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Emilie Le Berre 12 juillet 2026 - 12h00

Les riches et leurs jets privés sont souvent pointés du doigt, attention au bouc émissaire, pas d’amalgame, surtout pas d’amalgame (Rappelez-vous). Bien nombreux sont ceux qui ne rêvent que de ce genre de vie.
Quand à la population elle s’est vautrée dans le consumériste sans besoin de lui mettre un revolver sur la tempe.

La notion de riche elle est même très relative, même un smicard fait parti des 10% les plus riches de la planète.

Répondre
krys 44 12 juillet 2026 - 15h00

Les pourcentages ne sont pas une donnée scientifique de vérité absolue .
C’est très pyramidal et seuls quelques très riches (1%) possèdent la très grande partie de la richesse , les « 10% » se partagent le reste !
Ça ne signifie pas grand chose ! C’est digne de données de la BBC !

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