visiter la Bretagne

Que visiter en Bretagne : nous vous proposons 10 sites bretons à visiter absolument en Bretagne

de NHU Bretagne
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Sommaire

Que visiter en Bretagne ?

La question revient souvent, aussi bien chez les visiteurs étrangers que chez les Bretons eux-mêmes.
Quel est le plus bel endroit de Bretagne ? Où aller pour une première découverte ? Faut-il privilégier le littoral ou explorer la Bretagne intérieure ?

Difficile de répondre tant les possibilités sont nombreuses.
Des grandes falaises du Finistère aux châteaux des Ducs de Bretagne, chaque région possède ses paysages et son histoire. Les îles, les ports, les cités anciennes et les espaces naturels offrent encore d’autres visages.
Une chose est certaine : découvrir la Bretagne ne consiste pas seulement à parcourir ses côtes. Son patrimoine raconte plusieurs millénaires d’histoire. Mégalithes, forteresses, villes médiévales, traditions maritimes et paysages façonnés par les hommes témoignent de cette richesse.

Pour cette sélection, nous avons retenu dix sites parmi des centaines. Notre voyage traverse les cinq départements bretons, de la Loire Atlantique au sud du pays, jusqu’à son Finistère le plus occidental.
Le choix reste forcément subjectif. Il donne surtout une première envie de partir à la découverte du pays. D’autres lieux auraient évidemment pu rejoindre cette liste.

Commençons notre voyage tout à l’ouest, là où la Bretagne affronte l’Atlantique : au début du monde / penn ar bed.

visiter la Bretagne
Visiter la Bretagne – la Pointe du Raz / Beg ar Raz

Pointe du Raz et île de Sein : face au grand large

De Beg ar Raz à Enez Sun

À l’extrémité occidentale de la Bretagne, la Pointe du Raz / Beg ar Raz plonge dans l’Océan Atlantique et la Mer Celtique.
Ses falaises dépassent par endroits 70 mètres et offrent des panoramas spectaculaires.
Face à elle, l’île de Sein / Enez Sun semble posée sur l’océan.
Quelques kilomètres seulement séparent ces deux lieux. Entre eux s’étend pourtant l’un des passages maritimes les plus redoutés de Bretagne : le raz de Sein.

La chaussée de Sein prolonge l’île vers l’ouest dans un immense dédale de récifs. La mer, le vent et les courants ont façonné cet univers minéral. Au loin, le phare d’Ar Men marque l’extrémité de cette longue barrière rocheuse.
Les amateurs d’oiseaux trouvent également ici un remarquable terrain d’observation. De nombreuses espèces marines ou migratrices fréquentent les côtes bretonnes. Phoques et dauphins apparaissent aussi régulièrement dans les eaux environnantes.

Sur l’île, la marche reste le seul moyen de découvrir les lieux. Enez Sun est un petit caillou. Ses petites routes et ses chemins permettent donc d’en saisir rapidement le caractère.

Pourquoi découvrir ce début du monde ?

La Pointe du Raz / Beg ar Raz offre l’un des paysages les plus puissants de Bretagne. Par beau temps, le regard porte jusqu’à l’île de Sein / Enez Sun. Lorsque la météo se déchaîne, le spectacle change totalement.
Ce site raconte aussi la relation ancienne des Bretons avec l’océan. Pêche, navigation, sauvetage en mer et phares appartiennent ici à la mémoire collective.

Même les mots racontent une autre manière de regarder le monde.
Le français a donné au Finistère l’idée de finis terrae, la fin de la terre. La langue bretonne utilise Penn ar Bed : la tête, le commencement du monde.
À NHU Bretagne, nous préférons naturellement cette seconde perspective.
Ici, le monde ne finit pas. Il commence.

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Visiter la Bretagne – Le Château de Fougères / Kastell Felger – Photo chateau-fougeres.com

Château de Fougères : aux portes de la Bretagne

Une forteresse des Marches de Bretagne

Changeons complètement de décor. En Bretagne orientale, non loin de notre frontière est, Fougères / Felger conserve une impressionnante forteresse médiévale, aujourd’hui la plus imposante d’Europe.
Bretagne est terre de châteaux.

Son histoire commence vers l’an mil.
Le site occupe alors une position stratégique dans les Marches de Bretagne. Cette zone frontalière protègeait le Duché face à ses hostiles voisins.
Le premier château utilise principalement le bois. Sa situation facilite déjà sa défense. Un éperon rocheux domine le Nançon, tandis que les marais renforcent naturellement les protections.

En 1166, Henri II Plantagenêt, roi d’Angleterre, attaque Fougères / Felger et détruit la forteresse. Raoul II de Fougères entreprend ensuite sa reconstruction en pierre. Au fil des siècles, les seigneurs agrandissent et renforcent l’ensemble.
Les Ducs de Bretagne prennent finalement possession du château au XVe siècle. Fougères / Felger occupe alors une place essentielle dans le dispositif défensif breton.
Aujourd’hui encore, ses murailles, ses tours et ses courtines donnent une idée de sa puissance passée au sein du Duché indépendant.

Découvrez l’Histoire de Bretagne écrite par des Bretons libres.

Ce qu’il faut voir à Fougères

La visite ne se résume pas au château.
La ville forme avec sa forteresse un ensemble particulièrement intéressant.
Depuis les hauteurs, le regard plonge sur les remparts et les maisons anciennes. En contrebas, le Nançon traverse un paysage où se mêlent pierre, jardins et patrimoine médiéval.
À l’intérieur du château, le parcours permet de comprendre l’évolution de l’architecture militaire. Les différentes tours témoignent des transformations successives de la forteresse. Elles racontent aussi plusieurs siècles de rivalités politiques et militaires entre les deux États voisins.

Fougères / Felger constitue ainsi une excellente porte d’entrée vers l’Histoire de Bretagne. Le visiteur découvre un monument spectaculaire, mais aussi une ancienne frontière stratégique.

Après l’océan de Beg ar Raz, voici donc un tout autre visage de la Bretagne. Celui d’un pays qui protégea pendant des siècles ses frontières terrestres.

Château de Suscinio : la Bretagne des ducs

Une résidence ducale face à l’océan

Direction maintenant le Morbihan. À Sarzeau / Sarzhav, le Château de Suscinio / Kastell Susinioù se dresse à quelques centaines de mètres de l’océan.
Son histoire commence au XIIIe siècle. Pierre de Dreux, alors Duc de Bretagne, choisit ce site pour établir une première résidence. Ses successeurs transforment progressivement le domaine en une imposante forteresse.

Les ducs de Bretagne apprécient particulièrement Suscinio / Susinioù. Ils viennent y séjourner, chasser et recevoir leur cour. Le château devient ainsi l’une de leurs résidences privilégiées.

Son architecture témoigne encore de cette double fonction. Les hautes courtines et les tours rappellent son rôle militaire. Les vastes logis montrent, eux, que les ducs recherchaient également le confort d’une résidence prestigieuse.
Après l’invasion puis l’annexion du duché indépendant au royaume de France voisin, Susinioù perd progressivement son importance. Le temps fait ensuite son œuvre. Le château se dégrade pendant plusieurs siècles avant de connaître d’importantes restaurations.
Aujourd’hui, ses murailles et ses tours dominent à nouveau le paysage de la Presqu’île de Rhuys / Gourenez Rewiz.

Suscinio / Susinioù entre histoire et nature

La situation du château contribue beaucoup à son charme. Marais, prairies, dunes et océan entourent la forteresse. Le visiteur passe ainsi presque sans transition de l’histoire médiévale à un vaste espace naturel.
Cette proximité permet d’associer facilement patrimoine et promenade. Après la visite, quelques minutes suffisent pour rejoindre le littoral.

À l’intérieur, le parcours raconte la vie du château et celle Des ducs de Bretagne. Les différentes salles permettent également de mesurer l’ampleur du travail accompli pour sauver le monument.
Susinioù rappelle surtout une réalité parfois oubliée. Pendant plusieurs siècles, la Bretagne possédait sa propre cour et ses centres de pouvoir. Les Ducs ne résidaient pas uniquement à Nantes / Naoned ou à Rennes / Roazhon. Ils circulaient entre plusieurs grandes demeures réparties dans le pays.

Visiter Suscinio permet donc de découvrir un château spectaculaire. C’est aussi entrer dans l’intimité de la Bretagne ducale.

côtes bretonnes Mont Saint Michel
Mont Saint Michel – Photo NHU Bretagne

Le Mont Saint Michel : aux portes de la Bretagne

Un site à l’histoire liée aux deux rives de la baie

Peu de monuments possèdent une silhouette aussi immédiatement reconnaissable. Dressé au milieu de sa baie, le Mont Saint Michel attire chaque année des visiteurs venus du monde entier.
Son histoire commence bien avant l’édification de l’abbaye actuelle. Au VIIIe siècle, un premier sanctuaire consacré à l’archange saint Michel voit le jour sur le rocher. Une communauté religieuse s’y développe ensuite.
Au fil des siècles, les bâtisseurs transforment profondément le Mont. Église, abbaye, remparts et constructions successives composent peu à peu cet ensemble exceptionnel.

Sa situation explique aussi son importance stratégique. Les marées isolent régulièrement le rocher et compliquent son accès. Cette particularité naturelle renforce longtemps son rôle défensif.
Le Mont traverse les guerres, les rivalités politiques et les changements de pouvoir. Après la Révolution française, les autorités transforment même l’abbaye en prison. Celle-ci ferme au XIXe siècle, ouvrant une nouvelle période consacrée à la sauvegarde du monument.

Bretagne ou Normandie ?

Impossible pour NHU Bretagne d’évoquer le Mont Saint Michel sans aborder la question qui amuse, et parfois agace, les deux côtés de la baie.
Aujourd’hui, administrativement, le Mont Saint Michel se trouve dans le département de la Manche, en Normandie. Géographiquement, il se situe cependant au fond d’une baie dont la partie occidentale appartient à la Bretagne.

Son histoire entretient également des liens étroits avec les deux espaces. La frontière entre Bretagne et Normandie a connu différentes réalités au fil des siècles. Le Couesnon / Ar C’houenon reste associé à cette vieille querelle grâce à une formule populaire bien connue des Bretons.

Mais le visiteur peut laisser la bataille des frontières aux historiens et aux amateurs de joutes bretonno-normandes. La baie forme un ensemble exceptionnel qui dépasse largement cette rivalité.
Depuis la Bretagne, le Mont constitue aussi une étape naturelle entre Cancale / Kankaven, Saint Malo / Sant Maloù, Dol de Bretagne et la côte d’Émeraude.

Et puis, les Bretons possèdent un autre mont Saint Michel.
Dans les Monts d’Arrée / Menez Are, le mont Saint Michel de Brasparts / Menez Mikael domine un paysage radicalement différent. Il n’a ni abbaye monumentale ni foule internationale. Pourtant, au cœur des landes, il offre l’un des panoramas les plus singuliers de Bretagne.

Deux monts Saint Michel, donc. Et deux excellentes raisons de poursuivre le voyage.
Nos deux Monts Saint Michel figurent parmi nos sept Montagnes Sacrées de Bretagne

granit rose
La côte de granit rose

Côte de Granit Rose : un paysage emblématique de Bretagne

De Perroz Gireg à Trebeurden

La Côte de Granit Rose s’étend sur le littoral du Trégor, dans les Côtes d’Armor. Entre Perroz Gireg, Tregastell, Pleuveur Bodoù et Trebeurden, elle dévoile des paysages uniques en Bretagne.

Son nom vient de la couleur particulière de ses rochers. Le granit mêle ici plusieurs minéraux, dont le feldspath rose, le quartz et le mica. Le soleil accentue encore ses teintes cuivrées.
Pendant des millions d’années, l’eau, le vent et le sel ont sculpté la pierre. L’érosion a créé d’immenses blocs aux formes parfois surprenantes. Certains semblent tenir en équilibre, tandis que d’autres évoquent des animaux ou des visages.

Les plages de sable clair, les criques et les nombreux îlots complètent le paysage. Selon la marée et la lumière, la côte change presque entièrement d’apparence.
Ce littoral abrite également une faune marine très riche. Au large de Perros Gireg, l’archipel des Sept Îles accueille une importante réserve ornithologique. Fous de Bassan, macareux moines et plusieurs espèces de goélands y trouvent refuge.

Ploumanac’h et le sentier des douaniers

Ploumanac’h constitue l’un des points forts de la Côte de Granit Rose. Le sentier longe les rochers entre la plage de Trestraou et le port du village.
Cette portion du GR34 offre une succession de panoramas sur la Manche.
Le chemin traverse la lande, contourne les criques et passe près du phare de Mean Ruz. Construit en granit rose, celui-ci s’intègre parfaitement au décor.

La randonnée reste accessible à la plupart des visiteurs. Elle permet de découvrir la côte à son rythme et d’observer chaque détail du paysage.
À marée basse, la mer découvre de nouveaux espaces entre les blocs. Lorsqu’elle remonte, les îlots reprennent progressivement leur place dans l’eau.

La Côte de Granit Rose mérite donc bien plus qu’un simple arrêt photographique. Une journée entière permet déjà d’explorer Ploumanac’h, Trégastel et leurs environs. Les amateurs de randonnée peuvent facilement y consacrer davantage de temps.

Nantes, Bretagne, le château royal, journées
Château des Ducs de Bretagne à Nantes / Naoned

Château des Ducs de Bretagne : Nantes / Naoned au cœur de l’Histoire de Bretagne.

La grande forteresse de Nantes / Naoned

Au cœur de Nantes / Naoned, le château des Ducs de Bretagne rappelle le rôle majeur de la ville dans l’histoire du pays.

Les premières constructions médiévales apparaissent dès le XIIIe siècle. François II, dernier Duc de la Bretagne indépendante, transforme profondément le site au XVe siècle. Il veut renforcer la défense de Nantes / Naoned, mais aussi affirmer la puissance ducale en Europe.
De larges douves entourent la forteresse. Sept tours relient ses épaisses courtines de granit. À l’intérieur, les façades élégantes des logis contrastent avec la rigueur militaire des remparts.

Ce contraste résume la double fonction du château.
Il protège l’une des principales villes bretonnes et accueille la cour des ducs. Nantes / Naoned devient alors un centre politique essentiel du duché.
Le monument connaît ensuite de nombreux usages. Il sert de résidence royale, de caserne, d’arsenal et même de prison. Une violente explosion endommage une partie du château en 1800.

D’importantes restaurations permettent aujourd’hui d’en parcourir les remparts et la cour. Le site abrite également le musée d’Histoire de Nantes.

Anne de Bretagne et la mémoire du duché

Le château reste étroitement associé à Anne de Bretagne. Fille de François II, elle naît à Nantes en 1477 et devient Duchesse de Bretagne à la mort de son père.
Les pressions françaises la conduit ensuite à épouser successivement deux rois de France. Pourtant, Anne conserve son titre de Duchesse et défend les intérêts de la Bretagne.

Sa présence marque durablement le château de Nantes / Naoned.
Les façades du Grand Logis témoignent encore du raffinement recherché par la cour ducale. Sculptures, grandes fenêtres et lucarnes ouvragées contrastent avec l’austérité des murailles extérieures.
Visiter ce monument permet donc de comprendre une période décisive. Le duché de Bretagne possède alors ses institutions, sa diplomatie et ses propres centres de pouvoir.

Le château rappelle aussi une évidence historique et géographique : Nantes / Naoned appartient pleinement à la Bretagne.
La création administrative des régions françaises au XXe siècle sur un coin de bureau du pouvoir central parisien n’efface ni les siècles d’histoire ni les liens culturels.
Au milieu de la ville moderne, cette forteresse demeure ainsi l’un des plus puissants symboles de la Bretagne à cinq départements.

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Visiter la Bretagne – Le Cap Frehel

Cap Frehel : les grandes falaises de Bretagne

Landes, oiseaux et grand large

Sur la côte nord du pays, le cap Frehel domine la mer à plus de 70 mètres de hauteur. Ses falaises de grès rose et de schiste offrent l’un des panoramas les plus impressionnants des Côtes d’Armor.

Une vaste lande recouvre le sommet du cap.
Ajoncs, bruyères et autres plantes résistantes composent un paysage soumis au vent et aux embruns. Les couleurs évoluent au fil des saisons. Le jaune, le rose et le violet contrastent alors avec le bleu de la mer.
Les falaises accueillent aussi de nombreuses colonies d’oiseaux marins. Guillemots, fulmars, cormorans et goélands trouvent ici des espaces favorables à leur reproduction. Des sentiers permettent de les observer sans approcher leurs zones de nidification.

que-visiter-en-Bretagne
Dix sites incontournables à visiter en Bretagne

Par temps clair, le regard porte jusqu’à la baie de Saint Malo / Sant Maloù, au Cotentin et parfois aux îles Anglo-Normandes. Lorsque la brume arrive, le cap révèle une atmosphère plus mystérieuse.
Deux phares occupent son extrémité. Le plus ancien date du début du XVIIIe siècle. Le phare actuel guide les navires depuis le milieu du XXe siècle. Sa silhouette constitue désormais l’un des repères emblématiques du littoral breton.

Du Cap Frehel au fort La Latte

Le sentier côtier GR 34 relie le Cap Frehel au fort La Latte. Cette randonnée d’environ cinq kilomètres suit les falaises et traverse la lande.

Le Fort La Latte porte aussi le nom de château de la Roche Goyon. Sa construction commence au XIVe siècle sur un éperon rocheux tourné vers la mer. Une situation aussi spectaculaire lui donnait un avantage défensif considérable.
Les murs, le pont-levis et le donjon conservent l’allure d’une véritable forteresse. Depuis les remparts, le visiteur découvre une vue remarquable sur la côte d’Émeraude.
L’édifice traverse plusieurs conflits et change de fonction au fil du temps. Les autorités militaires l’adaptent notamment aux progrès de l’artillerie.

Le Cap Frehel et le Fort La Latte forment aujourd’hui une même étape.
L’ensemble réunit patrimoine, randonnée et paysages maritimes. Il faut prévoir au moins une demi-journée pour profiter sereinement des deux sites.

sel de guerande
Salines de Gwenaël RIO à Batz sur Mer – Photo NHU Bretagne

Marais salants de Guérande / Gwenrann : l’or blanc de Bretagne

Un paysage façonné par les paludiers

Au sud du pays, les marais salants de Guérande / Gwenrann forment un paysage exceptionnel. Ils s’étendent entre la cité médiévale, Batz sur Mer / Bourc’h Baz et la Presqu’île du Croisic / Gourenez ar Groazig.

Depuis des siècles, les paludiers y récoltent le sel grâce à un remarquable réseau de bassins.
L’eau de mer entre dans les marais pendant les grandes marées. Elle circule ensuite lentement dans plusieurs réserves et canaux.
Sous l’action du soleil et du vent, l’eau s’évapore progressivement. Le sel se concentre avant d’atteindre les œillets, derniers bassins du parcours. Le paludier peut alors récolter le gros sel ou la délicate fleur de sel.

Ce travail repose sur un savoir-faire précis. La météo, les marées et la qualité des installations déterminent chaque récolte. Le paludier entretient donc son marais tout au long de l’année.
Les salines composent aussi un paysage aux couleurs changeantes. Le ciel, l’eau et la lumière se reflètent dans des milliers de petits bassins. Selon l’heure, ceux-ci prennent des teintes grises, bleues, roses ou dorées.

Paysage des marais salants de Gwenrann dans le sud du pays

Découvrir Guérande / Gwenrann et sa presqu’île

Une visite guidée permet de comprendre le fonctionnement des marais. Elle explique le trajet de l’eau, les gestes du paludier et l’histoire du sel en Bretagne.

Cet environnement fragile accueille également de nombreux oiseaux. Avocettes élégantes, aigrettes, hérons et échasses blanches fréquentent régulièrement les bassins. Les visiteurs doivent donc rester sur les chemins autorisés et respecter le travail des professionnels.

Signalétique bilingue dans le sud de la Bretagne


À quelques kilomètres, la cité de Guérande / Gwenrann mérite elle aussi une visite.
Ses remparts entourent un centre ancien animé par des rues pavées et des maisons de caractère. La porte Saint Michel constitue l’entrée la plus monumentale.

Batz sur Mer / Bourc’h Baz prolonge naturellement la découverte. Le bourg conserve une forte identité paludière et offre plusieurs points de vue sur les salines. Plus à l’ouest, Le Croisic ouvre la route vers l’océan.
Ces marais rappellent enfin que la Loire Atlantique fait pleinement partie de la Bretagne historique. Ici, les paysages, les pratiques et les mots portent une culture bretonne toujours vivante.

Visiter les marais salants de Guérande / Gwenrann, c’est donc découvrir bien davantage qu’un produit réputé. C’est rencontrer des femmes et des hommes qui maintiennent un équilibre ancien entre l’océan et la terre.

L'archipel breton des Glenan
Archipel des Glenan, Inizi Glenan, Bretagne, par Marc SCHAFFNER

Archipel des Glenan : des eaux turquoise en Bretagne

Un archipel exceptionnel au large du Finistère

Au large de Fouenant, l’Archipel des Glénan / Enezeg Glenan forme un chapelet d’îles et d’îlots. Une dizaine de milles marins le séparent du littoral du Finistère.

Ses plages de sable clair et ses eaux turquoise évoquent parfois des paysages beaucoup plus lointains. La température de l’océan rappelle pourtant rapidement que nous sommes bien en Bretagne.
Saint Nicolas / Sant Nikolaz constitue l’île principale et le point d’arrivée habituel des visiteurs. À marée basse, un banc de sable relie plusieurs îlots. L’eau peu profonde forme alors une sorte de lagon au cœur de l’archipel.

Les Glenan abritent aussi un patrimoine naturel fragile.
Une plante endémique rare pousse uniquement dans cet archipel : le narcisse des Glenan. Sa floraison printanière attire les passionnés de botanique. Une réserve naturelle protège son principal espace de présence sur l’île Saint Nicolas / Enez Sant Nikolaz.
De nombreux oiseaux marins fréquentent également les îles. Certaines zones limitent donc leur accès pendant les périodes de nidification.

Comment découvrir les Glenan ?

Des compagnies maritimes proposent des traversées principalement entre le printemps et le début de l’automne. Les bateaux partent notamment de Concarneau / Konk Kerne, Benoded, Loktudi, Port la Forêt /Porzh ar Forest et Fouenant.
Une excursion à la journée permet de découvrir Sant Nikolaz et les îlots voisins. Sur place, les visiteurs profitent des plages, des sentiers et des eaux transparentes.

L’archipel attire aussi les amateurs de voile et de plongée. Le célèbre centre nautique des Glenan y forme des navigateurs depuis 1947. Ses stagiaires apprennent à évoluer dans un environnement aussi magnifique qu’exigeant.
La mer reste en effet maîtresse des lieux.
Vent, marées et courants peuvent modifier rapidement les conditions de navigation. Mieux vaut donc préparer sa traversée et respecter les consignes locales.

Les Glenan ne ressemblent à aucune autre destination bretonne.
Leur beauté dépend cependant de leur préservation. Chaque visiteur doit limiter son passage aux espaces autorisés et ne laisser aucune trace.
Une journée dans l’archipel offre une véritable parenthèse. Le retour sur le continent laisse souvent une seule envie : reprendre le bateau.

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Visiter la Bretagne – Presqu’île de Crozon / Gourenez Kraozon

Presqu’île de Crozon / Gourenez Kraozon : un concentré de Bretagne sauvage

Falaises, plages et landes

Entre la Rade de Brest et la Baie de Douarnenez, la Presqu’île de Crozon / Gourenez Kraozon s’avance dans l’océan. Vue du ciel, elle dessine une immense croix à trois pointes.
Sa position lui donne une étonnante diversité de paysages. Falaises abruptes, plages de sable, landes, criques et pinèdes se succèdent sur quelques dizaines de kilomètres.

L’histoire occupe également une place importante. Les hommes ont laissé ici des traces depuis la Préhistoire. Mégalithes, fortifications et ouvrages militaires témoignent de la valeur stratégique de la presqu’île.
Le GR34 permet d’en découvrir une grande partie à pied.
Le sentier suit la côte et offre de nombreux panoramas sur la mer d’Iroise. Certaines portions demandent toutefois une bonne condition physique.

La faune et la flore profitent de cette variété naturelle.
Oiseaux marins, plantes des landes et espèces adaptées aux falaises vivent dans des milieux souvent fragiles. Le respect des chemins balisés reste donc indispensable.

côtes tourisme durable
Presqu’île de Crozon par Fabrice LEBORGNE, Photographe en Bretagne

Les incontournables de Crozon / Kraozon

La Pointe de Pen Hir compte parmi les paysages les plus impressionnants de la presqu’île. Ses falaises dominent la mer face aux Tas de Pois, une succession de rochers qui prolonge la pointe vers l’ouest.
Plus au sud, le Cap de la Chèvre /Beg ar C’havr  ferme la Baie de Douarnenez. Les sentiers traversent une lande rase avant d’atteindre des vues dégagées sur l’océan.

Camaret sur Mer / Kameled mérite également une halte.
Son port, sa tour Vauban et sa chapelle Notre Dame de Rocamadour racontent plusieurs siècles d’histoire maritime. Les alignements mégalithiques de Lagatjar / Steudad Lagad Yar se trouvent à proximité.

visiter la Bretagne
Définition du mot Touriste

Visiter son pays pour les Bretons, et avoir envie d’y rester; visiter la Bretagne pour les étrangers, et avoir envie d’y revenir.

Ces dix sites n’offrent qu’un premier aperçu des richesses bretonnes.
Des centaines d’autres lieux mériteraient de rejoindre cette sélection. Villes anciennes, îles, ports, forêts, montagnes et chemins côtiers racontent chacun une partie du pays.

Visiter la Bretagne, c’est aussi prendre le temps de comprendre ses paysages et son Histoire.
Derrière chaque château, chaque falaise ou chaque marais vivent des savoir-faire, des langues et une culture singulière.
Notre voyage traverse les cinq départements bretons. De Nantes / Naoned à la Pointe du Raz / Beg ar Raz, la Bretagne révèle une diversité exceptionnelle sans jamais perdre son unité.

Il reste encore Belle Île / Ar Gerveur, Ouessant / Enez Eusa, Karnag, Brocéliande, le Golfe du Morbihan et tant d’autres destinations. Nous leur consacrerons de prochaines découvertes.
Cette première sélection ne prétend donc pas épuiser le sujet. Elle propose simplement dix portes d’entrée vers la Bretagne.

Les franchir donne généralement envie d’aller beaucoup plus loin.

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4 commentaires

Dominique David 10 août 2026 - 17h39

« La création administrative des régions françaises au XXe siècle sur un coin de bureau du pouvoir central parisien »
Sérieux.
Vous pourrez utilement vous référer au livre de Henri Hauser « Les régions économiques » publié en 1918 aux éditions Bernard Grasset avec une préface du ministre Étienne Clémentel, accessible en version numérisée sur la Bibliothèque nationale de France via le portail Gallica.
La conception de ces régions a abouti a une première version d’organisation économique régionale, dites régions Clémentel en 1919.
Les contours de ces régions ont été finalisée par le décret dit Daladier du 28 septembre 1938.
Les régions programme de 1956 reprennent les contours des régions économiques de 1938.
Alors, le coin de table!!!!

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Anne Merrien 10 août 2026 - 23h14

En effet, nos élus se défaussent depuis toujours sur l’Etat, alors qu’ils sont les premiers responsables du découpage régional. Seule exception, l’Alsace, qui va peut-être obtenir de quitter sa région de rattachement. Affaire qui n’intéresse évidemment pas le mouvement breton, qui fait semblant de vouloir réunifier la Bretagne.

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nhu Bretagne nhu Brittany
NHU Bretagne 16 août 2026 - 10h02

Bonjour Anne,
D’accord sur le fait que « nos » élus courtisans et loyalistes, globalement, laissent faire; mais pas d’accord sur le fait que l’Emsav fasse semblant. Il se bat avec ses petites moyens contre un rouleau compresseur. Faites-vous partie de celles et ceux qui se battent, ou de celles et ceux qui commentent ?

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cap hornit 17 août 2026 - 9h48

Pour ce qui est du mont st Michel, le Couesnon n’a rien à voir la dedans. Si les bretons avaient été plus réactifs, Guillaume le Conquérant ne nous l’aurait pas piqué. Par la suite, des bretons l’ont suivi dans sa conquête de l’Angleterre. D’autres bretons ont chassé les anglais qui l’assiégeaient pendant la guerre de cent ans, mais ça ne change rien au problème. Le mont est Normand.

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