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Où admirer l’été indien en Bretagne ?

de NHU Bretagne
Publié le Dernière mise à jour le 9 minutes lire

Où admirer l’été indien en Bretagne ? Trois forêts bretonnes parmi les préférées des Français

L’automne arrive doucement en Bretagne.
Dans les forêts, les verts de l’été cèdent peu à peu la place aux jaunes, aux ocres et aux roux. Les hêtres et les chênes changent de couleur. La lumière descend plus bas entre les arbres. Les chemins prennent alors une tout autre allure.

Mais où admirer l’été indien en Bretagne ?
Un classement publié en septembre 2026 apporte quelques éléments de réponse. Holidu a étudié les notes et les avis Google Maps de plus de 450 forêts de l’Hexagone. L’entreprise en a tiré un palmarès des vingt forêts préférées des visiteurs.
La Bretagne y occupe une place remarquable.
Encore faut-il la regarder dans son ensemble.
Holidu annonce deux forêts bretonnes dans son Top 20. NHU Bretagne en compte trois. La forêt du Gâvre se situe en Loire Atlantique et rejoint donc Huelgoat / An Uhelgoad et Brocéliande / Brekilien.

Mieux encore : An Uhelgoad décroche la deuxième place du classement.

Trois forêts bretonnes dans le Top 20

Voici le classement breton :

2e – Huelgoat / An Uhelgoad – 4,8/5 – 5 634 avis
13e – Forêt du Gâvre / Koad ar C’havr – 4,6/5 – 219 avis
20e – Brocéliande / Brekilien – 4,5/5 – 158 avis

NHU Bretagne avait d’ailleurs consacré un dossier aux 16 grandes forêts de Bretagne de plus de 1 000 hectares.
Une carte permet de les localiser dans les cinq départements.
Pour ce nouveau classement, trois d’entre elles méritent donc une attention particulière.

L’expression « été indien », traduction de l’anglais Indian summer, est attestée en Amérique du Nord dès 1778 sous la plume de l’écrivain franco-américain J. Hector St. John de Crèvecœur. Son origine précise reste toutefois incertaine. Elle désigne une période automnale exceptionnellement douce et ensoleillée, généralement observée après les premières gelées.

En Bretagne, plusieurs expressions traditionnelles évoquent ces derniers beaux jours : Hañvig Gouel Mikael, « le petit été de la Saint-Michel », après le 29 septembre ; Hañvig foar Vikael, « le petit été de la foire Saint-Michel » ; ou encore an hañv ar raden, « l’été des fougères ».

En France, « été de la Saint-Martin » correspond, quant à elle, à un redoux plus tardif, autour du 11 novembre.

Huelgoat / An Uhelgoad, 2e : le choix de celles et ceux qui l’ont parcourue

An Uhelgoad / Huelgoat occupe la deuxième place. Et ce résultat repose sur une base particulièrement solide.
La forêt obtient 4,8 sur 5 avec 5 634 avis Google Maps. Aucun autre site du Top 10 ne rassemble autant d’avis. Cette deuxième place ne constitue pas une surprise pour qui connaît Huelgoat / An Uhelgoad. Elle donne plutôt une mesure de l’attachement des visiteurs à cette forêt exceptionnelle.

Son paysage ne ressemble à aucun autre.
La rivière d’Argent traverse les bois. Autour d’elle, d’immenses blocs de granite surgissent entre les hêtres, les chênes, les mousses et les fougères. Le Ménage de la Vierge, le Gouffre ou la Grotte du Diable jalonnent les promenades.
Puis vient la célèbre Roche Tremblante, Ar Roc’h Gren. Cet énorme bloc de granite pèse 137 tonnes. Pourtant, une personne peut le faire bouger en trouvant son point d’équilibre.
À l’automne, le décor change encore de dimension. Le jaune et le roux des feuillages rencontrent alors le gris du granite et le vert profond des mousses.

Note : An Huelgoad signifie en langue française « Le Bois d’en Haut« , de Huel pour « haut » et Koad pour « bois« 

5 634 avis : le classement des visiteurs

Le chiffre mérite qu’on s’y attarde.
Huelgoat rassemble 5 634 avis. La forêt de la Sainte Baume en France, première du classement, en compte 238. Quant à Fontainebleau en région parisienne, sixième, elle en totalise 663.
An Uhelgoad bénéficie donc d’un nombre d’évaluations considérable.
Surtout, personne n’a demandé à un jury parisien de décider quelles forêts méritaient les premières places. Aucun ministère n’a établi ce palmarès. Holidu s’appuie sur les notes laissées sur Google Maps par les visiteurs.

Bien sûr, une note Google ne mesure ni la valeur écologique d’une forêt ni son importance historique. Elle ne constitue pas davantage un vote au sens strict. Cependant, elle dit quelque chose de très concret : des milliers de personnes ont découvert An Uhelgoad, l’ont parcourue puis ont choisi de donner leur avis.
Leur appréciation collective place la forêt aux portes de la première marche.
Pour un site breton que les regards extérieurs oublient trop souvent, le résultat prend une saveur particulière.

An Uhelgoad cache aussi le Camp d’Artus

Les chaos rocheux ne racontent pourtant qu’une partie de Huelgoat.
La forêt abrite également le Camp d’Artus. Cet ensemble fortifié rappelle la présence des Osismes, le peuple celte installé dans l’ouest de la péninsule armoricaine.
Le Camp d’Artus s’étend sur une trentaine d’hectares. Il constitue le plus vaste oppidum connu de la péninsule armoricaine. Son système défensif comprenait notamment un murus gallicus, un rempart renforcé par une armature de bois.

L’archéologue britannique Mortimer Wheeler y mena des fouilles en 1938 et 1939. Ses travaux contribuèrent à mieux comprendre l’importance du site.
Or le Camp d’Artus revient dans l’actualité en 2026. Un projet cherche désormais à mieux le faire connaître. Il prévoit notamment des outils d’interprétation et des aménagements pédagogiques pour les visiteurs.
Cette dimension enrichit encore la promenade. À Huelgoat / An Huelgoad, le marcheur ne traverse pas seulement une forêt spectaculaire.
Il chemine aussi dans l’Histoire de Bretagne vieille de plus de deux millénaires.

La Forêt de Gâvre / Koad ar C’havr, 13e : la troisième forêt bretonne

Quittons Huelgoat / An Huelgoad pour rejoindre le sud-est de la Bretagne.
La Forêt du Gâvre / Koad ar C’havr obtient 4,6 sur 5 avec 219 avis. Ce résultat lui vaut la 13e place.
Avec environ 4 400 hectares, Le Gâvre / Ar C’havr constitue la plus vaste forêt domaniale de Bretagne. Elle offre un paysage très différent d’An Uhelgoad. Ici, les longues allées et l’ampleur des bois dominent.
Son histoire mérite également le détour. Les Ducs de Bretagne utilisaient notamment cette forêt comme domaine de chasse. Bien avant eux, des populations fréquentaient déjà ces lieux au Néolithique.
Notre dossier consacré aux grandes forêts de Bretagne revient plus largement sur cette histoire.

Le Gâvre / Ar C’havr, une forêt d’automne aux portes de Nantes / Naoned

À l’automne, Le Gâvre / Ar C’havr offre surtout une formidable immersion forestière.
Ses longues allées permettent de marcher pendant des heures sous les arbres. Les feuillus prennent progressivement leurs teintes jaunes et brunes. Les chemins se couvrent de feuilles.
De plus, sa situation rend la forêt facilement accessible depuis Nantes / Naoned et une grande partie du sud de la Bretagne.

Brocéliande / Brekilien : la plus célèbre arrive 20e

La troisième forêt possède une tout autre notoriété.
Paimpont évoque immédiatement Brocéliande / Brekilien. Les récits arthuriens ont donné à cette forêt une renommée qui dépasse largement la Bretagne.
Avec environ 9 000 hectares, elle forme aussi le plus vaste massif forestier breton. Elle figure naturellement parmi les 16 grandes forêts de Bretagne déjà présentées par NHU Bretagne.

Pourtant, Holidu la classe seulement 20e avec une note de 4,5 sur 5 et 158 avis.
An Uhelgoad la devance donc de dix-huit places.

Faut-il en conclure que Huelgoat / An Uhelgoad serait plus belle que Brocéliande / Brekilien ?
Évidemment non. Ce classement ne prétend d’ailleurs pas répondre à cette question.
Les deux forêts proposent des expériences différentes. Brocéliande / Brekilien porte un imaginaire arthurien exceptionnel. Huelgoat associe les chaos granitiques, la rivière, la forêt et une histoire ancienne encore trop méconnue.

En revanche, les visiteurs expriment ici clairement leur enthousiasme pour Huelgoat.

Où admirer l’été indien en Bretagne ?

Ces trois forêts offrent finalement trois façons de vivre l’automne.

À Huelgoat / An Uhelgoad, les feuillages rencontrent le granite, l’eau et les mousses. La forêt possède une atmosphère presque immédiatement reconnaissable.
Au Gâvre /Ar C’havr, les dimensions du massif invitent à une immersion plus longue. On marche sous les arbres et le regard suit les grandes perspectives forestières.
À Brocéliande / Brekilien, la nature se mêle sans cesse aux récits et aux légendes. Chaque chemin semble pouvoir ouvrir une nouvelle porte vers cet imaginaire.

Mais la Bretagne possède bien d’autres forêts où profiter des couleurs de la saison.
La carte des 16 grandes forêts bretonnes offre ainsi d’autres idées de promenades, du nord au sud et d’est en ouest.

L’été indien breton ne se limite donc pas à trois destinations.
Celles-ci disposent simplement, cette année, d’un argument supplémentaire : leurs visiteurs les ont fait entrer dans le Top 20.

Comment Holidu a construit son classement

La méthode permet de mieux comprendre la portée des résultats.
Holidu a étudié plus de 450 forêts dans l’Hexagone. L’entreprise a relevé leur note moyenne et leur nombre d’avis sur Google Maps. Ensuite, elle a écarté les forêts qui comptaient moins de 100 avis. Holidu a classé les autres selon leur note moyenne. En cas d’égalité, le nombre d’avis départage les sites.
Enfin, l’entreprise a collecté ces données en septembre 2026.
Ce palmarès ne mesure donc ni la biodiversité, ni la valeur patrimoniale, ni la beauté objective des paysages. Il reflète avant tout l’appréciation exprimée par les visiteurs sur Google Maps.
C’est justement ce qui rend la deuxième place d’An Uhelgoad si intéressante.

Trois forêts, et une Bretagne entière

Le communiqué Holidu annonce deux forêts bretonnes parmi les vingt préférées des Français : une lecture à cinq départements en révèle trois.
Huelgoat / An Uhelgoad se hisse à la deuxième place. Ar C’havr occupe la treizième. Brekilien ferme le Top 20.
Trois forêts bretonnes très différentes. Trois façons également de découvrir la Bretagne lorsque l’automne commence à embraser les feuillages.
Et surtout, un classement construit à partir de l’expérience des visiteurs eux-mêmes.

Alors, où irez-vous admirer l’été indien en Bretagne ?

Photo principale : le Chaos du Mardoul en Cornouaille – Photo NHU Bretagne

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2 commentaires

Kristen 10 septembre 2026 - 23h36

D’après l’internaute, l’expression «  »été indien » », utilisée pour la première fois en 1778 par l’écrivain franco-américain Hector St-John de Crevecoeur, nous vient du Canada, ancien territoire occupé par les Indiens. »
En Bretagne, on peut utiliser l’expression  » l’été de la St Michel  », c’est-à-dire un été prolongé après le 29 septembre.
En langue bretonne c’est plutôt Hañvig gouel Mikael (le petit été de la St Michel), Hañvig foar Vikael (le petit été de la foire de St Michel), ou Hañvig foar an Nec’h (été de la St Martin).

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nhu Bretagne nhu Brittany
NHU Bretagne 11 septembre 2026 - 17h47

Bonjour Kristen, et merci de ces intéressantes précisions, que nous venons d’ajouter à l’article sous forme d’un encadré.
Merci de votre fidélité
A galon

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