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Cercle … celtique ?
ENQUÊTE : KENLEUR ET L’AVENIR DE LA CULTURE BRETONNE – VOLET 1/3
Quatre jeunes femmes, une photographie et une question toute simple : de quel pays viennent-elles ?
Regardez-les sans chercher d’indice autour d’elles. Observez seulement leurs vêtements, les gilets, les larges ceintures, les couleurs, les formes. Quelle culture vous viendrait spontanément à l’esprit ?

Comment dites-vous : Bretagne !!

Ces quatre jeunes femmes sont bretonnes.
Elles ont 16 ou 17 ans et viennent du pays de Kemperle. Elles participent à ASK, une création réunissant de jeunes danseurs issus des cercles affiliés à Kenleur et des musiciens issus des bagadoù de Sonerion.
Leurs vêtements ne correspondent pas à une mode bretonne traditionnelle identifiable. Les intéressées connaissent d’ailleurs la critique. Elles expliquent que leurs costumes ne sont pas traditionnels, mais possèdent des « inspirations traditionnelles » (sans préciser de quel pays du monde), et trouvent positif de voir la tradition évoluer.
Leur enthousiasme n’est bien entendu pas en cause.
Ces jeunes femmes dansent, jouent de la musique et consacrent du temps à une culture que beaucoup d’autres jeunes ne pratiquent plus.
La question se situe ailleurs : que se passe t-il lorsqu’une expression culturelle devient difficile à identifier sans sa légende ?
Cette photographie ouvre une enquête de NHU Bretagne en trois volets.
Cette première partie s’intéresse aux mots et aux signes : que devient le « cercle celtique » dans le vocabulaire de Kenleur ?
e deuxième suivra l’argent et les financements … avec quelques surprises !
Le troisième posera la question de fond : à force de moderniser la culture bretonne, que restera t-il demain d’immédiatement identifiable comme breton ?
ASK : quand des jeunes issus des cercles celtiques forment une … « compagnie ».
ASK signifie « Ados Sonerion Kenleur« .
Pour l’été 2026, Kenleur et Sonerion ont réuni 90 jeunes de 14 à 22 ans : 42 danseurs issus des cercles celtiques affiliés à Kenleur et 48 musiciens venus des bagadoù de Sonerion.
Le projet dispose d’une équipe artistique et technique et prend la forme d’un spectacle contemporain.
Kenleur ne présente pas cet ensemble comme un nouveau cercle celtique de jeunes. L’appellation retenue est « Compagnie ASK« .
Le choix peut parfaitement se comprendre dans le monde du spectacle. Une compagnie permet de réunir temporairement des participants provenant de nombreuses associations autour d’une création commune. Le mot n’a donc rien d’inexact.
Mais il constitue le premier indice d’une évolution lexicale plus générale.
Les participants viennent des cercles celtiques; ensemble, ils deviennent une compagnie. La danse rencontre la performance, le spectacle devient création artistique et les pratiquants sont de plus en plus présentés comme des artistes.
Aucun de ces termes ne pose problème isolément. C’est leur accumulation qui mérite d’être observée.

Légende : ASK rassemble 42 jeunes danseurs issus des cercles de Kenleur et 48 musiciens issus des bagadoù de Sonerion. Kenleur présente le nouvel ensemble comme une « compagnie« .
Source : présentation officielle de la Compagnie ASK par Kenleur.
Qu’est-ce qu’un cercle celtique ?
Un cercle celtique n’est historiquement pas un simple groupe de personnes dansant en costume traditionnel. Son nom porte une histoire, une filiation et une conception de la culture bretonne.
Un premier groupe folklorique breton est fondé à Banaleg en 1902.
Le premier cercle portant officiellement l’appellation de « cercle celtique » apparaît ensuite à Paris en 1911. Joseph Jacob, originaire de Plestin les Grèves / Plistin, participe à sa création.
Ce contexte parisien n’est pas anodin. Au début du XXe siècle, de nombreux Bretons quittent leur pays.
À Paris, certains ressentent le besoin de se retrouver, de parler de la Bretagne et de transmettre ce qu’ils craignent de perdre.
Bien davantage que de la danse
Les premiers cercles proposent aussi des cours de breton, du théâtre, du chant, des conférences, des bibliothèques et des rencontres consacrées à la Bretagne. Ils sont autant des lieux de transmission culturelle que des groupes de danse.
Après 1945, le mouvement prend une nouvelle ampleur.
Kendalc’h naît en 1950 et War ‘l Leur apparaît ensuite. Pendant plusieurs décennies, ces deux confédérations organisent et accompagnent la collecte, la transmission, les concours, les danses et la présentation des modes vestimentaires.
Elles fusionnent en 2020 pour former Kenleur.
L’expression « cercle celtique » dit donc quelque chose de précis. « Cercle » désigne une communauté « et « celtique« inscrit cette communauté dans une filiation.

Pourquoi le mot « celtique » est-il essentiel ?
Le qualificatif « celtique » ne décrit aucune figure de danse. Il nomme une appartenance.
Il relie les pratiques locales à l’Histoire de Bretagne, aux langues originelles de ce pays, aux différents terroirs bretons, aux costumes et danses transmis entre les générations, mais également aux autres nations celtiques.
Les cercles celtiques ont pendant des décennies collecté des danses, interrogé les anciens, retrouvé des photographies, étudié les tissus et les coupes, appris des techniques de broderie. Beaucoup étaient étroitement liés à une mode ou à un pays breton.
Kant bro, kant giz / cent pays, cent modes, résume cette extraordinaire diversité.
Voilà pourquoi « cercle celtique » ne signifie pas exactement « groupe de danse » comme dans le Limousin ou en Basse Saxe.
Le premier désigne une identité et une filiation et le second décrit principalement une activité collective.
Cette conception n’appartient pas seulement au passé.
Dans « Je suis celtique ! », Gwennyn revendiquait précisément cette dimension et citait notamment les bagadoù et les cercles celtiques parmi les manifestations contemporaines de l’identité celtique de la Bretagne.
« Celtique ? » : quand un point d’interrogation devient politique
Le débat ne commence pas avec Kenleur.
En 2022, le Musée de Bretagne à Rennes / Roazhon organise une exposition dont le titre tient en un mot suivi d’un signe : Celtique ?
Le propos annoncé est explicite : mettre « l’identité celtique de la Bretagne en question« . L’exposition entend notamment confronter les représentations contemporaines de la Bretagne celtique aux connaissances historiques et archéologiques.
Mais le point d’interrogation provoque une importante controverse.
Alan Stivell, initialement associé à l’exposition comme parrain, retire son parrainage. Plusieurs universitaires critiquent son orientation. Le laboratoire CELTIC-BLM de Rennes 2 prend publiquement position dans le débat.
Ce signe de ponctuation concentre finalement toute la question : pourquoi écrit-on « Celtique ? » et non simplement Bretagne celtique ?
Un point d’exclamation pour répondre au point d’interrogation
L’année suivante, le débat se poursuit à Lorient / An Oriant.
En août 2023, un colloque organisé en marge du Festival interceltique choisit un titre qui ressemble furieusement à une réponse : Bretagne… celtique !
Cette fois, le point d’interrogation est devenu un point d’exclamation. Des chercheurs, universitaires et acteurs culturels participent aux échanges. Alan Stivell en est le grand témoin.
Fait particulièrement intéressant pour notre enquête : Rozenn Leroy, de Kenleur, participe à la table ronde consacrée à l’interceltisme contemporain.
Le mot « celtique » n’est donc pas une vieille étiquette folklorique dont personne ne discuterait plus. Sa place dans la définition contemporaine de la Bretagne constitue depuis plusieurs années un véritable débat culturel.
Placer un point d’interrogation après le mot « celtique » en parlant de Bretagne, est une provocation d’ordre politique. Invisibiliser peu à peu le mot « celtique » de sa communication pour Kenleur l’est-il également ?

Sur le site de Kenleur, les « cercles celtiques » deviennent des « groupes adhérents »
Regardons maintenant ce que Kenleur dit d’elle-même aujourd’hui.
La page qui rassemble ses associations ne s’intitule pas « Cercles celtiques.
Elle s’appelle : « Groupes adhérents .
Kenleur précise certes que ses adhérents sont « principalement des cercles celtiques« . Le mot existe donc toujours. Il serait faux d’écrire que la confédération l’a supprimé. De nombreuses associations conservent par ailleurs « Cercle celtique » ou Kelc’h keltieg dans leur propre dénomination.
Mais l’organisation de la page adopte ensuite un autre vocabulaire : groupe classé, groupe spectacle, atelier danse / groupe loisirs, etc… Le cercle demeure mais le mot « groupe » devient progressivement la catégorie générique.
Source : page « Groupes adhérents » de Kenleur.
Ce glissement peut sembler minuscule.
C’est précisément parce qu’il est discret qu’il mérite d’être observé.
« On les appelle aussi des cercles celtiques »
Une formulation publiée par Kenleur en mai 2026 est encore plus révélatrice.
Dans sa présentation de Meliaj, la confédération explique au grand public le fonctionnement du Championnat national de danse bretonne. Un intertitre pose cette question :
« Qu’est-ce qu’un groupe ?«
La réponse commence ainsi :
« On les appelle aussi des cercles celtiques.«
Kenleur décrit ensuite ces groupes comme des associations locales d’artistes amateurs pratiquant la danse traditionnelle bretonne. Elle explique également que les costumes participent à leur identité et à la transmission aux jeunes générations.
Source : Meliaj 2026 sur le site de Kenleur.
L’ordre des mots est intéressant.
Kenleur aurait pu écrire : « Les cercles celtiques sont des associations locales…«
Elle choisit la construction inverse. Le groupe devient l’objet que l’on définit et « cercle celtique » devient une autre manière de l’appeler.
Cela ne prouve nullement qu’une directive aurait été donnée pour supprimer le mot « celtique ». Nous n’en avons aucune preuve et nous ne l’affirmerons pas.
En revanche, cette formulation constitue un exemple concret du déplacement lexical que nous cherchons à mesurer.
« Groupe », « ensemble », « compagnie » : des mots vraiment neutres ?
Le phénomène dépasse une phrase.
Dans ses pages actuelles, Kenleur parle d’associations, de groupes spectacle, de groupes participant aux concours, d’ateliers de danse, de groupes enfants ou encore de chorales. Sa page d’adhésion précise parallèlement que tous ont vocation à promouvoir la culture bretonne.
L’identité bretonne n’est donc, évidemment, pas supprimée.
Mais un cercle celtique et une compagnie ne disent pas la même chose.
Le cercle celtique affirme une filiation. La compagnie décrit une organisation artistique.
Le cercle celtique appartient à une histoire collective. La compagnie s’organise autour d’une création ou d’un spectacle. Et le cercle celtique est historiquement lié à un pays breton, à des pratiques et souvent à une mode vestimentaire. Une compagnie peut réunir des artistes venus d’horizons différents et construire librement une esthétique nouvelle.
« Groupe » est plus simple. « Ensemble » paraît plus contemporain. « Compagnie » correspond aux codes du spectacle vivant.
Aucun de ces mots n’est faux.
Ils sont simplement beaucoup moins chargés d’identité que « cercle celtique ». Et cette identité doit déranger certains. C’est dans l’air du temps pour certains courants de pensée.
« Fière de ses racines » : mais quelles racines ?
Un autre exemple est particulièrement révélateur.
Pour convaincre des organisateurs de programmer ses groupes, Kenleur présente une culture « puissante, dynamique, inventive, fière de ses racines et pleinement ancrée dans le monde contemporain« .
La formule paraît très identitaire.
Pourtant, arrêtons-nous sur ces quatre mots : « Fière de ses racines ».
De quelles racines parlez-vous ?
Une troupe croate peut être fière de ses racines. Une compagnie grecque aussi. Des danseurs basques, catalans, irlandais, écossais ou bulgares pourraient employer exactement la même formule.
Elle affirme qu’il existe une origine, mais elle ne la nomme pas. Voilà une distinction essentielle pour comprendre ce qui est à l’œuvre.
« Breton« désigne.
« Celtique« désigne.
« Fière de ses racines« suggère.
Le problème n’est donc pas que Kenleur aurait cessé de parler de culture, de traditions ou de racines. Elle le fait manifestement encore.
La question est plus subtile : les mots qui nomment précisément l’identité conservent-ils la même place que les expressions suffisamment générales pour pouvoir être utilisées par n’importe quelle culture ?
Du « pays » au « territoire » : le même mécanisme ?
Ce déplacement lexical en rappelle un autre.
Depuis plusieurs années, le mot « territoire » s’est installé dans le langage politique, administratif et culturel.
NHU Bretagne lui a déjà consacré une analyse : quand « territoire » remplace progressivement les pays, les régions et les peuples.
Le mot n’est pas faux.
La Bretagne est évidemment un territoire. La Grèce également. Une communauté de communes aussi. Une zone commerciale peut l’être.
C’est justement le problème : le terme ne dit rien de la nature de ce qu’il désigne.
Un pays possède une Histoire, une population et parfois une langue. Un territoire définit d’abord un espace. De même, « cercle celtique » affirme une filiation culturelle quand « groupe » décrit simplement un ensemble de personnes.
La neutralisation ne nécessite donc pas nécessairement de supprimer un mot.
Il suffit parfois de lui préférer progressivement un mot plus générique.
Celui qui nomme choisit ce que les autres voient
Nommer n’est jamais totalement neutre.
NHU Bretagne avait déjà défendu cette idée en invitant les Bretons à reprendre eux-mêmes le pouvoir de nommer leurs villes, villages et lieux-dits.
Celui qui choisit les mots choisit aussi une partie de ce que les autres percevront.
« Bretagne » ne dit pas la même chose que « territoire« .
« Cercle celtique » ne dit pas la même chose que « groupe ».
« Costume breton » ne dit pas exactement la même chose qu’« inspiration traditionnelle« .
Et « racines bretonnes et celtiques » ne dit pas la même chose que « fière de ses racines ».
Personne n’a besoin d’interdire l’ancien vocabulaire. Il peut continuer d’exister dans les archives, les noms historiques et certaines pages. Il suffit qu’un nouveau vocabulaire devienne progressivement le réflexe.
Puis une génération arrive pour laquelle « groupe » constitue le terme évident. Et il faut alors lui expliquer : « On les appelle aussi des cercles celtiques.«
Les vêtements racontent-ils la même évolution que les mots ?
Revenons à notre photographie de départ.
Un costume breton traditionnel correspond à une époque, un pays, des usages et parfois une situation sociale. Les modes bretonnes n’ont jamais été immobiles : elles ont évolué, parfois très rapidement.
Les cercles celtiques ont eux-mêmes créé des chorégraphies et adapté leurs présentations. Une tradition vivante n’est pas une photographie figée.
Les vêtements d’ASK relèvent toutefois d’une autre démarche. Les jeunes danseuses le disent elles-mêmes : leurs costumes ne sont pas traditionnels ; ils comportent des « inspirations traditionnelles« .
La création artistique est parfaitement légitime.
Mais la photographie nous permet de poser une question simple : sans légende, quelle tradition le spectateur reconnaît-il ?
C’est là que vêtements et vocabulaire commencent à raconter une histoire comparable.
« Costume breton » désigne.
« Inspiration traditionnelle » suggère.
Comme « fière de ses racines ».
Une culture vivante doit-elle devenir méconnaissable ?
L’argument de la modernité doit être entendu.
Une culture vivante évolue. La danse bretonne n’a jamais été totalement figée. Les bagadoù ont adopté et adapté des instruments venus d’ailleurs. Des artistes bretons ont mêlé leur musique au rock, au jazz, à l’électro, au rap et à d’autres traditions.
Cette capacité à créer fait précisément partie de la vitalité culturelle. Le succès du fest-noz auprès des jeunes générations montre d’ailleurs qu’une pratique héritée peut rester attractive sans être transformée en objet de musée.
La question n’est donc surtout pas : Faut-il empêcher la culture bretonne d’évoluer ?
La réponse est évidemment non.
La vraie question est : quels éléments permettent à une culture qui évolue de rester identifiable ?
Une création contemporaine peut être profondément bretonne tout en innovant si elle conserve une filiation perceptible : musique, danse, langue, mode vestimentaire, mémoire, pays d’origine ou appartenance celtique.
Mais que se passe t-il lorsque plusieurs marqueurs s’estompent simultanément ?
Lorsque le costume devient inspiration, le cercle groupe ou compagnie, le pays territoire, l’identité racines et le mot « celtique » une appellation que l’on utilise « aussi ? À force d’ouvrir toutes les fenêtres, il faut simplement veiller à ce que la maison reste reconnaissable.
Les quatre jeunes femmes ne sont pas responsables
Revenons une dernière fois aux quatre jeunes femmes de notre photographie. Elles ne sont évidemment pas le sujet de cette enquête.
Elles dansent, apprennent, jouent de la musique et participent à une aventure collective. Leur engagement est au contraire une excellente nouvelle pour la transmission de pratiques culturelles bretonnes.
Elles n’ont décidé ni de la politique de communication de Kenleur, ni de son vocabulaire institutionnel, ni des orientations artistiques générales.
Les questions doivent être adressées aux responsables et aux institutions qui font ces choix.
Les questions que nous posons à Kenleur
Qui définit l’identité artistique des grandes créations ?
Quelles références bretonnes précises ont inspiré les costumes d’ASK ?
Pourquoi avoir choisi le mot « compagnie » ? Vous allez bientôt au Festival d’Avignon ?
Pourquoi le « groupe » devient-il la catégorie générique là où « «cercle celtique » portait historiquement une identité ?
Et pourquoi écrire que ces groupes sont « aussi » appelés cercles celtiques ? Alors qu’ils sont d’abord et surtout appelés « cercles celtiques » depuis plus d’un siècle.
Et surtout : Kenleur considère-t-elle encore le mot « celtique comme essentiel pour définir ce qu’elle souhaite transmettre aux générations futures ?
NHU Bretagne publiera naturellement les réponses de Kenleur si la confédération souhaite participer à ce débat.
Après les mots, nous suivrons l’argent
Ce premier volet s’est volontairement concentré sur ce qui est visible : les mots, les formulations, les costumes et la manière de présenter la culture bretonne.
Mais les évolutions culturelles ne se produisent pas dans le vide
ASK rassemble 90 jeunes. Une telle création nécessite des professionnels, des résidences, des costumes, du matériel, des transports, de la communication et des représentations. Tout cela coûte de l’argent.
Et derrière les budgets se trouvent des financeurs, des conventions, des politiques culturelles, des appels à projets et des objectifs.
Le deuxième volet de notre enquête posera donc une autre question :
Kenleur : qui finance aujourd’hui la culture bretonne ?
Quelle part des ressources provient des collectivités ?
Quelle place occupe la Région Bretagne administrative ?
Quels autres organismes soutiennent Kenleur et ses créations ?
Quels critères accompagnent ces financements ?
Et le vocabulaire des politiques publiques finit-il, volontairement ou non, par influencer celui des associations qui en dépendent ?
Il n’y a pas que celui qui nomme qui possède. Il y a aussi celui qui paye !
Enfin, notre troisième et dernier volet élargira l’enquête :
Culture bretonne : que restera t-il de breton demain ?
Car derrière un mot apparemment aussi anodin que « groupe » se trouve finalement une question beaucoup plus importante : qui décide aujourd’hui de la manière dont la Bretagne se nommera, se représentera et se transmettra demain ?

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