Sommaire
C’est quand la fête (nationale) de la Bretagne ?
Il existe au moins deux réponses à cette question.
Et cette ambiguïté perturbe évidemment la visibilité de cette célébration, ne serait-ce qu’en termes d’image, de compréhension et de crédibilité.
D’un côté, certains considèrent que la Fête Nationale de la Bretagne remonte au 1er août 939. Cette date fait référence aux victoires militaires du Duc de Bretagne Alain Barbetorte contre les Vikings et autres envahisseurs, après plusieurs décennies de troubles.
D’autres Bretonnes et de Bretons associent désormais cette idée au 19 mai, jour de la Saint Yves / Sant Erwan.
L’Irlande célèbre la Saint Patrick le 17 Mars.
Le Pays de Galles / Cymru fête la Saint David le 1er Mars.
L’Écosse honore la Saint Andrew le 30 Novembre.
Et les Cornouailles possèdent leur Saint Piran’s Day le 05 Mars.
En Bretagne, cette place revient traditionnellement à Saint Yves.
Une idée de fête nationale bretonne ancienne et structurée
L’idée d’une Fête Nationale de la Bretagne ne date absolument pas des années 1990.
Bien avant la création moderne de la Fest Yves, plusieurs mouvements bretons réfléchissaient déjà à l’existence d’une journée capable de rassembler les habitants du pays autour d’une Histoire, d’une culture et de symboles communs.
Dès l’entre-deux-guerres, certains intellectuels et militants culturels observaient attentivement ce qui existait ailleurs dans les autres nations celtiques. L’Irlande connaissait déjà une forte affirmation nationale. De son côté, le Pays de Galles / Cymru développait progressivement ses propres symboles publics et culturels.
Dans ce contexte, plusieurs organisations bretonnes considéraient qu’une nation historique devait également posséder ses grandes célébrations collectives.
En 1932, année du quatre-centenaire de l’annexion de la Bretagne par la France, cette réflexion prend davantage d’ampleur. La question des symboles nationaux bretons devient alors un sujet culturel et politique important.
Drapeau Gwenn ha Du, hymne national Bro Gozh Ma Zadoù, langue bretonne, mémoire historique : tous ces éléments commencent progressivement à s’organiser dans une logique de reconnaissance collective.
La Saint Yves apparaît alors comme une date idéale. Saint Yves reste en effet une figure profondément populaire dans l’ensemble de la Bretagne. Juriste, homme d’Église et défenseur des plus modestes, il bénéficie d’une image largement positive dans les différentes parties du pays.
Le 19 Mai possède ainsi un avantage évident : cette date peut rassembler bien au-delà des seuls cercles religieux ou militants.
Très précisément le 13 mai 1932, le Gorsedd de Bretagne et la Fédération des Cercles Celtiques réunis à Nantes / Naoned fixent officiellement le 19 mai comme « Fête Nationale de la Bretagne ».
De la Saint Yves à la Fest Yves
Au début des années 1990, l’Institut Culturel de Bretagne organise un colloque consacré aux relations entre la Bretagne et l’Irlande à Lorient / An Oriant.
Pierre Le Treut, alors président de l’Institut et vice-président du Conseil régional de Bretagne administrative, ouvre la journée par un discours resté célèbre dans certains milieux culturels bretons. Il y explique très clairement que la Saint Yves devait devenir « la Saint Patrick bretonne ».
Quelques mois plus tard, une conférence de presse est organisée au Club de la Presse à Rennes / Roazhon. Divers organismes culturels bretons commencent alors à travailler autour de cette idée de grande célébration populaire bretonne.
La Fest Yves / Gouel Erwan naît véritablement en 1997 à Nantes / Naoned sous l’impulsion de l’ACB44. L’évènement se déroule alors sur plusieurs jours et connaît rapidement un succès grandissant.
Dès le début des années 2000, les institutions s’intéressent de plus en plus à cette dynamique. Progressivement, la Fest Yves devient Saint Yves / Gouel Sant Erwan. Puis l’appellation évolue encore vers « Fête de la Bretagne / Gouel Breizh ».
Le Conseil régional administrant quatre des cinq départements bretons s’infiltre alors et reprend progressivement la gestion et la promotion de l’évènement à partir de 2007.
Pourquoi le mot « nationale » disparaît-il ?
Cette évolution ne fait toutefois pas l’unanimité.
Pour certains défenseurs de la culture bretonne, la disparition progressive du terme « Fête Nationale » n’a rien d’anodin. Selon eux, le changement de vocabulaire accompagne une transformation plus profonde du sens même de l’évènement.
Les pardons religieux liés à la Saint Yves sont d’abord progressivement écartés de la communication officielle. Ensuite, la dimension explicitement nationale disparaît au profit d’une approche davantage culturelle, festive et touristique.
Le terme « Fête de la Bretagne » finit ainsi par être imposé dans la communication institutionnelle.
Il faut dire qu’en France, l’expression « fête nationale » reste fortement associée à l’idée d’État centralisé et à la journée du 14 juillet. Imaginez un instant que le 14 Juillet, Fête Nationale française, soit remplacé par une » Fête de la France » sur une dizaine de jours. Non, mais imaginez !
Pourtant, ailleurs dans les nations celtiques, plusieurs peuples sans État indépendant possèdent eux aussi leurs fêtes nationales pleinement reconnues.

Lorsqu’on écrit ainsi « Bretonnes et Bretons« , c’est avec des majuscules.
Jolis motifs colorés qui pourraient servir en Bourgogne comme en Andalousie. Juste quelques hermines !
Plusieurs tensions apparaissent alors autour de l’évènement.
Certaines associations issues de la « libre » « pensée critiquent notamment la place encore accordée aux dimensions religieuses traditionnelles de la Saint Yves. Progressivement, les pardons et les références chrétiennes historiques deviennent beaucoup plus discrets dans l’organisation officielle des festivités.
Parallèlement, l’appellation évolue elle aussi. La « Fête Nationale de la Bretagne » héritée de 1932 laisse progressivement place à « Fête de la Bretagne / Gouel Breizh ». À partir de 2007, le Conseil régional administrant quatre des cinq départements bretons reprend largement en main la coordination et la promotion de l’évènement.
Pour certains observateurs, cette évolution dépasse le simple choix des mots. En supprimant le terme « nationale », la célébration perd progressivement une partie de sa portée symbolique et politique initiale.
D’autres considèrent au contraire que cette transformation a permis d’élargir le public et de rendre l’évènement plus consensuel et plus facilement soutenable par les institutions publiques.
Une chose reste toutefois certaine : celui qui finance un évènement finit souvent, tôt ou tard, par influencer son orientation et son image.
La réponse est dans cette image!
Une fête nationale doit-elle durer une seule journée ?
Partout dans le monde, une fête nationale repose généralement sur une date précise et facilement identifiable.
Or, depuis la main mise institutionnelle de l’évènement, la Fête de la Bretagne s’étale désormais sur une dizaine de jours autour du 19 Mai.
Pour certains observateurs, cette transformation n’est pas neutre. En diluant la célébration dans une longue période festive et touristique, l’évènement perd progressivement son caractère de rendez-vous national clairement identifié. C’est bien le but de la manoeuvre.
D’autres considèrent au contraire que cette évolution permet de multiplier les évènements culturels et d’élargir la visibilité de la Bretagne bien au-delà d’une seule journée.
La réalité se situe probablement entre les deux.
Car malgré ses imperfections, la Fête de la Bretagne reste aujourd’hui un formidable outil de promotion culturelle pour le pays. Concerts, animations, langue bretonne, culture populaire, musique, danse ou gastronomie : durant plusieurs jours, la Bretagne bénéficie d’une visibilité internationale positive rare.
Ailleurs dans les nations celtiques, des fêtes nationales pleinement assumée
Partout dans les nations celtiques, des journées nationales occupent une place importante dans la vie publique, culturelle et populaire. Sur une journée, comme partout dans le monde, pas sur une dizaine de jours.
En Irlande, la Saint Patrick dépasse largement le simple cadre religieux. Chaque année, le 17 Mars devient un immense moment de célébration nationale. Les bâtiments publics se parent de vert. De plus, les défilés attirent des millions de personnes dans les villes irlandaises mais aussi dans une grande partie du monde occidental.
Au Pays de Galles, la Saint David du 1er Mars constitue également un symbole national très fort. Les écoles organisent des cérémonies. Les habitants portent souvent des jonquilles ou des poireaux, deux emblèmes historiques gallois. Par ailleurs, les institutions galloises participent pleinement à cette mise en valeur de l’identité nationale du pays.
En Écosse, la Saint Andrew joue un rôle comparable. Certes, les célébrations restent parfois plus discrètes qu’en Irlande. Cependant, cette journée bénéficie d’une reconnaissance officielle pleinement assumée depuis plusieurs années.
Enfin, les Cornouailles célèbrent officiellement le Saint Piran’s Day le 05 Mars, devenu progressivement un puissant marqueur identitaire cornique.
Ainsi, dans l’ensemble des nations celtiques, ces journées dépassent largement la seule dimension religieuse. Elles servent aussi à affirmer une continuité historique, culturelle et parfois politique.
La question posée en Bretagne apparaît donc loin d’être marginale.
Gouel Breizh… mais aussi bien davantage
Malgré toutes les discussions autour de son nom ou de son format, la Fête de la Bretagne reste aujourd’hui une magnifique occasion de faire parler positivement du pays.
Il vaut évidemment mieux voir l’argent public breton soutenir des évènements culturels en Bretagne plutôt qu’ailleurs. De plus, cette période permet chaque année à des milliers de personnes de découvrir ou redécouvrir la culture bretonne. Puisque seule la culture nous est autorisée par le pouvoir central et ses serviteurs zélés exerçant en Bretagne.
Cependant, derrière ces débats se cache une interrogation plus profonde.
Une nation peut-elle conserver durablement sa conscience collective sans moment commun pleinement assumé pour se célébrer elle-même ?
C’est probablement toute la question posée par cette Fête Nationale bretonne aux contours bien entretenus flous… mais toujours bien vivants.
#CroirePlusEnNous
#DeciderNousMemes
#NiHonUnan
#CroirePlusEnNous
#DeciderNousMemes
#NiHonUnan

9 commentaires
Perso et pour mettre tout le monde d’accord, la fête nationale de la Bretagne, c’est le jour où la Bretagne est née, c’est à dire le 21 septembre 845 NOMINOE à Ballon.
Il devrait en être ainsi /|\
Jean-Luc laquittant : De quoi semer le trouble encore plus avec trois fêtes nationales. Mais déjà parmi les deux fêtes nationales existantes pourquoi les bretons (au moins les militants) ne pourraient ils pas se mettre d’accord sur une seule ?
Il est difficile de dire que la Bretagne est née au 10ème siècle, alors qu’elle existe sur les cartes d’Europe depuis le 5ème siècle… Soit 4 siècles avant…
La Bretagne à la fin de l’Empire Romain est constituée d’une entité insulaire et d’une entité continentale : Brittania Major et Brittania Minor.
Les frontières définitivent existent depuis le traité d’Anger en 851… A très peu de chose prêt, ce sont les frontières actuelles…
Cette proposition n’est qu’une proposition.
Chacun peut s’en emparer
C’est juste pour réfléchir ensemble
Chiche …
CONSTITUTION : Préalable : Principes à débattre
Préambule
Ce qui est important pour chacun est ce qui se passe là où il choisit de vivre
— Les petits pays de deux à dix millions de résidents se débrouillent mieux que les autres . La Suisse, avec quatre cantons, peut faire modèle pour les pays européens, du point de vue d’une jaugdepuis longtemps expérimentée, en relation continue avec des voisins immédiats parfois encombrants : Italiens, Alsaciens, Allemands, Autrichiens, Français.
— Les frontières ont été établies durant la véritable histoire des peuples passés lentement du nomadisme à la sédentarisation. Ils les ont longuement expérimentées à la mesure de leurs BESOINS et de leurs VALEURS existentielles selon des jauges et dimensions à hauteur de leur capacité.
— Chaque pays et chaque pays sans Etat, peut écrire une constitution
— Chaque pays avec ou sans Etat dépend également d’une législation mondiale
Législation mondiale : Domaines de compétences souhaitabless
— Le droit des peuples (avec ou sans Etat) à l’autodétermination.
— La justice avec le tribunal international (Droits de la personne humaine et des peuples citoyens)
— La paix est garantie par un tribunal international avec inviolabilité des frontières.
— La circulation des connaissances, des biens et des personnes
— L’exploration de l’univers
Les besoins existentiels et Les valeurs humaines sont universels
En cas de litige sur les frontières : Mettre en place un conclave (sur le modèle de l’élection d’un Pape) c’est à dire une instance composée de personnes tirées au sort en nombre égal d’ennemis concernés, pour débattre de solutions négociées avec interdiction d’interrompre les débats avant d’avoir trouvé une solution pacifique.
Remarque 1 :
Les décisions concernant les guerres doivent être autorisées par référendum citoyen des pays concernés.
Remarque 2 :
Ceux qui votent la guerre doivent aller la faire en première ligne.
Remarque 3 :
Le tribunal international, l’Office mondial de la santé, l’ONU, les ONG et en général toutes les structures à vocation mondiale doivent émaner des peuples pour ne pas dépendre de la finance mondiale.
Remarque 4 : L’écologie doit être prise en charge localement et mondialement.
Modèle Français actuel
Obstacles et Difficultés :
— La nature humaine est soumise à des forces contradictoires reconnues universellement : Le bien et le mal sont intimement mélangés dans chaque être humain. Un chef ou une cheffe, habilement déguisés en personnages charismatiques pour séduire des électeurs, tournera plus ou moins facilement en dictateur-prédateur suivant qu’un système le favorisera, ou pas. Nous sommes tous soumis à des tentations qui apparaissent dans les conflits d’intérêts, les abus de pouvoirs, les prédations de richesses communes, les carrières qui se font rémunérer abusivement dans des systèmes où les riches se protègent entre eux et où l’argent-roi justifie l’autoritarisme qui peut devenir dictature, exploitation, domination, mépris, servitude au nom du maintien de la paix et au nom d’un ruissellement hypothétique, deux puissants leviers pour favoriser la soumission.
— La bonne autorité ne doit plus être confondue avec la répression, la punition. La bonne autorité travaille essentiellement par la prévention en aménageant les conditions de vie à partir :
des besoins existentiels et des valeurs humaines.
— Une nouvelle constitution doit prendre en compte l’existence de notre faiblesse humaine pour organiser une surveillance serrée des pouvoirs auxquels nous pourrons adhérer à la mesure de notre vigilance bien organisée à l’aide de nos lois constitutionnelles selon nos besoins existentiels et nos valeurs humaines.
La soumission est un fléau, l’adhésion est un moteur.
Besoins existentiels :
— Logement décent, nourriture, santé, éducation, instruction, rémunération.
— Droits à la culture, à l’information locale, mondiale et générale.
Valeurs humaines : Liberté, égalité, fraternité, respect des différences
— Liberté :
Parce que chacun est seul à savoir ce qu’il peut et ce qu’il veut faire en fonction de ses moyens physiques et mentaux, de ses compétences et de son bien-être profond.
— Egalité :
Parce que la mort est le destin commun de tous les êtres vivants. La mort fait de nous des égaux. Chaque naissance donne droit à avoir sa place là où il nait, et plus tard là où il choisit de vivre. En ce cas il doit adhérer à l’esprit d’un lieu sans vouloir pour autant le coloniser ni l’infiltrer selon ses principes, sa philosophie, sa religion d’origine, ni selon ses intérêts financiers propres.
— Fraternité :1
Notre destin commun, la mort, nous rassemble fraternellement dans des projets qui vont dans le sens de faire triompher la vie ensemble, d’abord dans la proximité entre citoyens, et sur la Terre entière par voie de conséquence, ultimement par capillarité sans volonté d’hégémonie.
— Respect des différences :
Chaque être humain est particulier. Il est différent des autres par son âge, son genre, ses apparences, ses facultés et compétences, sa condition physique et l’originalité de son caractère personnel.
Les besoins existentiels et les valeurs humaines sont la base de toutes les constitutions
Les moyens actuels en France.
Les élections :
— Les partis politiques bataillent les uns contre les autres au point d’embrouiller et de fâcher tout le monde contre tout le monde. Leurs accusations réciproques sont le résultat de stratégies alambiquées pour accéder au pouvoir, puis pour le garder. Les longues carrières politiques rémunérées par l’argent public (nos différents impôts) contribuent à la ruine de notre Etat . C’est un système qui ne correspond plus depuis longtemps aux véritables besoins des citoyens obligés de céder naïvement leur pouvoir législatif à des élus obéissant aux directives de leurs partis autant qu’à la pression des influenceurs de la finance. Dans le brouhaha des indignations, des lois dites « scélérates » et des 49/3 à répétition, sont promulgués. L’exploitation des populations ainsi aveuglées est facilitée par l’impuissance des députés à s’entendre. En ce cas l’autoritarisme de l’État centralisé glisse vers la dictature pour maintenir la paix civile qui elle, et elle seule, fait l’unanimité.
— Les finances des campagnes électorales :
Les groupes de pressions et les riches financiers se débrouillent pour organiser des meetings à grand renfort de milliards et de valises de monnaie frauduleuse si on en juge par les condamnations qui se succèdent. Il est évident que l’élection est une question de gros sous, de prébendes et de poudre aux yeux jetée sur des foules chauffées à blanc dans des meetings éhontés. C’est tout un système indigne de nos valeurs proclamées. La financiarisation de la politique doit disparaître.
CONCLUSION
Remplacer les élections et les élus:
Une nouvelle place pour les partis politiques est nécessaire. Ils n’auront plus pour tribune les chambres de députés dans lesquelles ils font actuellement (très mal) valoir leurs idées. Ils déploieront leurs réflexions à l’intérieur de leurs partis, dans des journaux et des médias à leur couleur tous également subventionnés par l’argent public. Ils devront devenir des chercheurs-pédagogues au service de l’évolution des idées et déployer un esprit critique utile à tous en utilisant l’esprit des « universités d’été » et les colloques utiles pour échanger des points de vue. Leur expertise devra être utilisée dans des conventions citoyennes tirées au sort.
Ils devront choisir eux-mêmes leurs nouvelles règles de fonctionnement sur le modèle du tirage au sort.
Médias et Journaux devront constituer un corps pédagogique sur la base d’observations, d’investigations, d’informations, de vigilance, d’alertes, de recensions, de recherches, d’innovations, de pépites créatives à mettre en valeur. Les estrades des facultés et des universités, les médias telles les différentes chaines déployées sur le net accueilleront leurs tribunes et discours et ils viendront déployer leurs arguments devant les conventions citoyennes qui en feront la demande, selon les sujets à traiter.
Remarque : Les journalistes, les politiciens et les intellectuels ont partie liée au titre de l’information et de la réflexion utile à tous. Pourquoi ne pas construire chacun sa propre structure sur le modèle du tirage au sort entre eux pour exister utilement, en tant qu’experts capables de se mettre à la disposition des conventions citoyennes en charge d’écrire les lois ?
Les nouveaux
moyens à notre disposition
Le tirage au sort :
C’est le « couteau suisse » qui peut servir à tout moment lorsqu’il s’agit de se réunir en groupe pour rédiger des statuts, des règlements, des lois : C’est un outil pédagogique qui se plie à tous les usages, parce qu’il favorise l’apprentissage de la démocratie, et il fait fonctionner l’intelligence collective ce qui permet à chacun de se rassurer sur ses capacités à comprendre les problèmes. Les diverses compétences y sont mises au service de l’intelligence collective, chacun apportant son point de vue. La réflexion est augmentée en fonction des questions que chacun peut poser. Le travail en groupe par rapport à un projet concernant le bien commun favorise l’écoute et la sympathie des participants entre eux. C’est un processus bénéfique qui peut rapidement se généraliser. L’esprit critique s’y développe aisément.
Les participants peuvent être rémunérés à égalité durant le temps des sessions de travail.
— Le tirage au sort est un moyen à notre portée qui évite les cooptations dangereuses en éliminant les conflits d’intérêt et les velléités de prise du pouvoir par les riches prédateurs, financiers des campagnes électorales et fournisseurs de prébendes et récompenses-cadeaux aux élus de leur camp.
— Le tirage au sort est une pratique qui a franchi les siècles et qui a duré 200 ans à Athènes. Nous savons donc de quoi il est question. Les années ayant passé, l’expérience acquise, les erreurs à éviter peuvent désormais être suffisamment claires pour tout le monde.
Remarque : actuellement nous avons un besoin urgent de clarté, dans le monde entier. De nombreux rapports restés lettre morte dorment dans les tiroirs officiels.
— Les Conventions Citoyennes, avec tirage au sort des participants :
Mises en place à Paris par le gouvernement Macron, elles ont fonctionné au sujet de l’écologie et de la fin de vie. Ce deux exemples officiels sont accessibles sur le site du gouvernement. Les participants, d’abord réticents en raison de leurs doutes sur leurs propres capacités et en raison du tirage au sort ont été rassurés. Ils ont traité le sujet sur lequel ils ont été informés longuement au fur et à mesure de leurs demandes d’informations complémentaires. La réussite de l’expérience n’a pas fait l’objet de comptes-rendus détaillés dans aucun média. On peut supposer que l’efficacité de ce travail a dérangé le système politique et médiatique actuel. Le gouvernement n’a pas donné suite aux préconisations de la convention sur le climat. Trop de conflits d’intérêt sont en jeu. Un silence médiatique de plomb a été la règle. La convention citoyenne sur la fin de vie, plus consensuelle, est venue effacer les effets des préconisations sur le climat, enterrées sous la pression des lobbies, puisque des mesures sont maintenues tel l’emploi de pesticides dangereux.
On peut supposer que la forme des conventions citoyennes toujours associées au tirage au sort devra évoluer au fur et à mesure de leur utilisation, à généraliser, et en tout cas à pratiquer en guise d’apprentissage dès le plus jeune âge, à l’école sous des formes adaptées. L’école devra donner aux enfants l’habitude de la réflexion sur les évènements quotidiens. Les enfants, très jeunes sont aptes à réfléchir. L’instruction civique est utile à tous, tout au long de la vie.
Une Convention citoyenne composée de citoyens tirés au sort dans chaque pays et région en France, en proportion du nombre d’habitants, peut écrire une nouvelle constitution en réponse à la dégradation actuelle de l’esprit démocratique largement empêché de fonctionner dans nos instances nationales actuelles.
Remarque : Une constitution s’écrit en fonction de valeurs universelles et s’adapte à chaque Pays dans la perspective de faire fonctionner un pouvoir exécutif. Nous pouvons écrire une constitution en pensant à notre pays sans Etat, La Bretagne, mais utilisable par chaque pays. Les valeurs universelles sont leur socle commun tel qu’actuellement devenu praticable.
L’intelligence collective :
— Les « grandes gueules » et les « sachants méprisants » sont vite neutralisés par le groupe-citoyen tiré au sort, en capacité d’exiger des informations, de solliciter des avis compétents, et des expertises pour ajuster leurs préconisations qui ne deviendront des lois qu’après un temps d’expérimentation et référendum, si c’est nécessaire.
— L’« IN »intelligence artificielle, l’IA, pourra y être utilisée au titre d’information et non pas au prétexte d’une information supérieure à l’intelligence collective. C’est un outil utile.
Durant la session de travail de la convention citoyenne, chacun y siège en son nom propre durant un temps donné non renouvelable. Ensemble ils utilisent leur intelligence collective, les questions des uns relançant la réflexion des autres, favorisant les demandes d’informations complémentaires.
Remarque : Chaque pays, avec ou sans Etat, en Europe et dans le monde entier, peut écrire sa propre constitution. Chaque Pays situé au sein d’un continent, en Europe pour ce qui nous concerne, peut décider d’écrire une constitution selon le modèle du tirage au sort de citoyens. Puis, sur le même modèle, une plate-forme mondiale permettra l’organisation des relations entre les continents. Nous savons que nous sommes d’accord sur les mêmes valeurs et nos besoins humains sont partout les mêmes sur la terre entière.
Remarque : Nous voyons bien que l’intelligence collective, trop souvent contrariée actuellement par des gouvernements de plus en plus abusivement autoritaires partout, travaille dans le sens d’une harmonisation des activités humaines en fonction de nos valeurs universelles et de nos besoins humains existentiels.
Le référendum d’initiative citoyenne :
Dans chaque pays, il permettra au citoyen d’exprimer des désaccords au cas où les lois en vigueur ne conviendraient plus, après expérimentation. Ses modalités restent à préciser en raison de critères à définir en s’inspirant par exemple de la Suisse où les citoyens sont directement les acteurs de la vie politique du pays. Si les Suisses le font, tout le monde est capable de le faire.
En Suisse il n’y a pas de Président de la République.
LA MONNAIE
C’est la pierre d’angle sur laquelle la terre entière fonctionne.
Actuellement l’étalon or semble la commune mesure de la richesse. C’est une convention, comme toutes les unités de mesure, tel le litre, le mètre etc. On parle aussi d’étalonner la monnaie sur le PIB ou sur toute autre richesse comme le pétrole et le pétro-dollard. La monnaie joue au yoyo.
C’est flou, et quand c’est flou il y a un loup… Convenons que la monnaie, c’est élastique. La financiarisation de l’économie dite réelle vend les œufs dans le cul de la poule, ou le blé en herbe, ou en stockant la production en attendant que les prix montent histoire de gagner plus, toujours plus. D’autre part les industries les plus riches qui tous les ans atteignent des sommets toujours plus exorbitants, sont les industries de l’armement, les industries pharmaceutiques, le commerce éhonté des drogues et le commerce de la prostitution. Le mal et l’argent y sont devenus indissociables. Au point que lorsqu’on parle de monnaie et de richesse, on parle de nos malheurs. D’utile, la monnaie devient souci, problème quotidien à résoudre.
A l’heure de l’« In »intelligence artificielle, l’IA, qu’il conviendrait de nommer MCA : Mémoire composite artificielle, il est possible de calculer la valeur de la monnaie dans chaque pays (avec ou sans Etat) à partir du prix des dépenses nécessaires à un individu pour y vivre décemment selon les valeurs universelles définie dans la constitution universelle des droits des personnes de tous âges. La monnaie ainsi adaptée aux besoins existentiels de chaque personne refléterait enfin un souci fraternel hautement humanisé, égalitaire autant que faire se peut , pour tous.
La monnaie aurait parfum de valeur humaine reconnue et prise en charge.
. Remarque 1): L’usage de la MCA : Mémoire composite artificielle trouverait dans ces calculs de la monnaie, une utilité à hauteur humaine d’esprit et à juste hauteur des porte-monnaie individuels. L’honnêteté banquaire et monétaire devrait y gagner.
Remarque 2 ): Avis à l’honneur des grands argentiers qui pourraient bien y sauver leur âme en cessant de comploter à prix d’or. « Malheur à ceux par lesquels le scandale arrive ! » dit la sagesse des nations.
Remarque 3) : La manière d’étalonner la valeur de l’argent est le levier le plus puissant à notre disposition pour faire basculer l’esprit dans une dimension réellement respectueuse de chaque être humain. Le calcul du prix de revient des besoins existentiels sont ensemble l’étalon le plus approprié pour faire régner la justice et les valeurs humaines.
Remarque 1):
Le Gouvernement Français,
Les Administrations et les grands corps de l’État en France et en Europe,
Les Instances administratives, le fisc, l’armée, la marine, l’air, la police, l’éducation nationale, la banque, les grands corps de l’État sont le maillage habituel de nos Pays, en France et dans chaque pays d’Europe. Ils sont soumis à la loi constitutionnelle adoptée dans chaque pays sous la responsabilité du chef de l’État et de son gouvernement, tous élus, en principe.
En France, un Sénat et une chambre de députés élus font les lois au fur et à mesure des besoins. A l’heure actuelle, décrets, et 49/3 répétés suppléent à l’impossibilité de faire valoir des arguments au sein des assemblées. L’accumulation des lois et des décrets remplissent des quantités invraisemblables de papiers et documents entassés dans les tiroirs, de telle sorte qu’un texte est opposable à un autre et que la justice est devenue un art de compulser des documents plus qu’à rendre la bonne justice.
Remarque 2:) Les directives européennes :
Les Etats européens suivent les directives européennes et les populations sont soigneusement laissées dans l’ignorance des circuits et des personnes qui les produisent. Cette ignorance est délibérément entretenue par les médias qui n’en parlent pas. Les élus de proximité eux-mêmes ignorent largement comment fonctionne le pouvoir européen. Les journaux et les médias qui veulent se vendre n’embêtent pas leurs lecteurs avec des explications soi-disant hors de portée des masses.
Plus l’ignorance à la base est entretenue, plus les populations sont aveuglées, plus les « élites » ont tendance à les prendre pour des imbéciles, des incapables, des mauvaises têtes, des gilets jaunes, dont il faut se méfier et dont il faut mater les révoltes.
Remarque 3):
La soumission au prétexte de l’ignorance devient le tremplin qui précipite les populations dans l’exploitation, les manipulations, la désolation, l’impuissance, jusqu’à la bêtise, jusqu’à la paresse intellectuelle.
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A discuter :
Une Constitution
Pour la Bretagne
Preambule
La Bretagne est un Pays, Un pays sans Etat
En toute fraternité avec les Français, et en toute amitié avec ses voisins,
Les Bretons proclament solennellement leur volonté
de se donner une Constitution en vue de se donner un Etat au sein de l’Europe
Nous sommes un Pays historique, devenu sans Etat, composé de cinq départements.
Nos valeurs humaines sont celles choisies par une majorité des populations du monde :
Il s’agit de la liberté, de l’égalité, de la fraternité, du respect des différences
Nous voulons rédiger une constitution qui préconise de pourvoir à nos besoins humains existentiels.
Notre constitution devra être rédigée par une convention citoyenne dont les membres seront tirés au sort dans chacun des cinq départements actuels en nombre proportionnel de résidents dans chaque département, et suivant les modalités expérimentées dans les conventions citoyennes autorisées par le gouvernement Macron au sujet de l’écologie et de la fin de vie.
PROJET
Article premier
La Bretagne est un pays qui veut écrire sa constitution sur la base des valeurs humaines universelles de liberté, d’égalité, de fraternité et de respect des différences, en tenant compte des besoins humains existentiels sans discrimination d’âge, de sexe, d’origine, de religion, de philosophie.
La loi sera écrite par une convention citoyenne composée de participants qui seront tirés au sort en proportion du nombre de résidents dans chaque département.
Les préconisations de cette convention citoyenne devront être approuvées par référendum.
Article deux
Le tirage au sort désignera des citoyens qui devront rédiger les lois. Ils seront rémunérés à égalité entre tous pour la période. Ils seront dédommagés de leurs frais. Ils seront assurés de retrouver leurs activités professionnelles après l’exercice sans préjudice aucun. (calcul de la retraite par exemple).
Article trois
Les Conventions Citoyennes composées de citoyens tirés au sort rédigeront les lois après exposés, informations techniques (faisabilité- exigences), et éthiques (respect des valeurs humaines) Les informations utiles seront fournies par des experts et des professionnels compétents dans chaque domaine particulier.
Un seul sujet sera traité par une convention spécifique.
La mémoire composite artificielle actuellement baptisée IA (intelligence artificielle) pourra être utilisée en complément des informations fournies par les experts.
Les conventions citoyennes, le tirage au sort et le référendum d’initiative citoyenne remplacent le système des élections.
Article quatre
Les conventions utiliseront les locaux officiels actuels.
Article cinq
L’État sera un exécutif sans président en charge d’organiser l’application des lois préconisées par la convention citoyenne constituante.
Sa composition et son fonctionnement seront définis par une convention citoyenne tirée au sort qui définira ses attributions en fonction de cette première constituante.
Article six
Les services administratifs actuellement en place assureront la transition dans tous les domaines (santé, instruction, police, armée, commerce, transports, mer, diplomatie, relations entre les territoires, négociations de voisinage,
— L’utilité des structures administratives actuelles fera l’objet de nouvelles préconisations décidées en conventions citoyennes : communes, communautés de communes, pays et syndicats de communes, métropoles, départements, préfectures, sous-préfectures etc.) Le système sera progressivement dépoussiéré à partir de l’expertise réalisée dans des conventions citoyennes.
Article sept
Le référendum d’initiative citoyenne s’inspirera de ceux déjà pratiqués dans de nombreux pays du monde. Le modèle suisse peut être un modèle, revu et aménagé pour la Bretagne. Chaque citoyen aura droit d’en proposer la mise en place après avoir réuni un pourcentage de signatures à définir par expertise.
Article huit
Un délai de quelques années pour atteindre sa pleine mesure est nécessaire. Ce délai est difficile à évaluer. Mais notre intelligence collective, mise au travail dans les conventions citoyennes multiples et ponctuelles, tirées au sort, peut mobiliser rapidement les énergies et les avancées s’avéreront plus rapides que prévu, selon les témoins des conventions citoyennes sur l’écologie et la fin de vie.
L’Article neuf
L’usage des conventions citoyennes, du tirage au sort et du référendum citoyen sont les trois leviers à mettre en place, à expérimenter, à évaluer.
Les changements préconisés devront être progressifs pour ne léser personne. Ils seront mis en place suivant les nouvelles directives préconisées par les conventions citoyennes après consultations des intéressés qui devront alimenter et éclairer la convention à leur sujet.
C’est l’état d’esprit qui changera.
Article dix
L’intelligence collective, mise au travail dans de nombreuses conventions citoyennes durant des temps limités viendra à bout de la supposée sottise des populations que les élites et certains élus brandissent dans les couloirs des palais gouvernementaux pour éviter de s’expliquer. Elle fera des citoyens responsables, capables de réparer des erreurs et de préconiser des solutions sans se jeter les uns contre les autres à corps perdu
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On est déjà un pays, indépendant et souverain qui plus est…
On l’est depuis 1988 lorsque, jeunes et un peu fous, nous avons reconstitué les Institutions du Duché de Bretagne, et très officiellement depuis le 25 Juin 2015, jour où nous avons déposé notre Déclaration se souveraineté Nationale auprès de l’ONU.
Depuis nous avons protégé nos drapeaux, adhéré à l’UPU, l’Union Postale Universelle qui permet d’envoyer vos colis et vos lettes au 4 coins du monde…, à la Convention internationale sur les télécommunications, et aux Conventions sur la circulation qui nous permets désormais depuis Octobre 2024 de faire nos permis de conduire, nos cartes grises et nos plaques d’immatriculations.
Enfin nous avons ouvert plus de 50 Ambassades et Consulats, et l’ONU nous reconnait, puisqu’ils nous ont demandé de constituer une délégation afin de nous présenter aux Nations Unies à New York.
Si vous voulez voir l’ensemble des travaux effectués par la Chancellerie du Duché,
http://www.legibreizh.bzh
Et pour info, nous avons déjà une Constitution depuis des siècles.
Alors un truc à la française, où tous les politiciens et les chefs d’états se torchent le luc avec, beuurk…
Et il est évident que pour clarifier la situation, il faut que nous ayons une Date Officielle qui sera notre jour de la Fête Nationale.
19 Mai?
25 Juin?
1er Aout?
21 Septembre ?
Ce n’est pas Saint Yves qui a évangélisé la Bretagne, à la différence de Saint Patrick pour l’Irlande. La fête instituée par Alain II Barbetorte le premier août 939 marque la naissance du duché, dans ses frontières historiques (en fait celles de la principauté viking qui lui a précédé).
Pour ce qui est de la question du saint avant le prénom, l’usage en Bretagne était de ne pas le mettre, et il ne s’agit aucunement d’une aversion au christianisme. Par exemple dans mon voisinage il y avait des personnes très pratiquantes qui disaient par exemple gouel Yann et non gouel sant Yann.
Petite observation ce n’est pas au sujet de Erwann mais de Yann , j’ai entendu les anciens loin d’être opposés à la religion ils disaient gouel Yann et non gouel Sant Yann, gouel Mikael également et j’en passe.