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Mon costume glazik, un film sur les Eostiged ar Stangala.

de Maud CALVET
Publié le Dernière mise à jour le

Glazik, c’est l’histoire de la rencontre de Maud CALVET et Joachim BOUYJOU avec Eostiged ar Stangala (Rossignols du Stangala). De retour en Bretagne après plusieurs années en Poitou-Charentes, Maud répond à l’invitation de son cousin. Ce dernier lui propose de venir grossir les rangs de cet ancien cercle celtique devenu troupe de danse. Elle n’avait pas prévu d’écrire un film sur la danse bretonne.
Mais justement, c’est plus que cela.

Ce film,  Mon Costume Glazik, c’est l’histoire d’une rencontre.

Par la place de membre de Maud, en recul, de la troupe, les réalisateurs offrent au spectateur une place privilégiée pour découvrir presque au quotidien un microcosme finalement assez méconnu. Loin des images folkloriques de cartes postales, Maud et Joachim veulent mettre en lumière un groupe de jeunes danseurs amateurs. Qui laissent tomber leurs baskets pour revêtir leur « costume glazik » et en faire un outil d’expression.

Que cachent-ils sous ce costume ?
Une détermination à toute épreuve, un sens aigu de l’engagement associatif et surtout de profondes remises en questions. Sur leur art, leurs origines et leur avenir.

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« Nask » des Eostiged ar Stangala

Gwenaël et Orlane sont nos guides au sein de la troupe.

L’un fédère son équipe de chorégraphes autour du projet qu’il a imaginé et s’interroge sur la Danse qu’il veut créer aujourd’hui. L’autre se questionne beaucoup sur le sens de sa pratique et aime tout remettre en cause.

Une génération les sépare, mais l’un et l’autre, à travers leurs réflexions, sont le miroir du point de vue des réalisateurs sur la danse bretonne. Sociale, elle est le siège de relations amicales durables, parfois tourmentées mais toujours ouvertes et éclectiques, de par les horizons sociaux très différents de ses membres. En équilibre entre tradition et modernité, elle subit toujours son image passéiste, véhiculée par ses détracteurs et ses adeptes immobilistes.

Portant des œillères sur leur propre culture, Maud et Joachim regrettent que ceux-ci passent à côté de transformations considérables, indispensables à la survie de ce type de danse. Tout comme nous, cette discipline évolue pourtant au gré des rencontres et des époques.

L’an prochain, Eostiged/Les Rossignols fêteront leurs 70 ans d’existence.

Voilà soixante dix ans qu’ils tentent de faire bouger les lignes, d’innover, de créer. Car leur volonté de toujours rester en phase avec leur époque, amène les réalisateurs à se questionner sur nos comportements individuels et collectifs, face au changement. Évoluer, avec la vie, le temps, est un phénomène naturel.

Mais face à l’éventualité d’une évolution trop rapide, trop contraignante vis-à-vis de l’état présent, comment réagissons nous et pourquoi ? Certains choisissent de rester immobile et regardent le train partir. D’autres le prennent et essayent de trouver leur place dans cette nouvelle ère qui s’offre à eux.

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Danseurs des Eostiged ar Stangala

Les Rossignols se demandent régulièrement jusqu’où ils peuvent aller sans dénaturer leur matière première qui est la danse. Les auteurs se questionnent sur les choix que l’on fait parfois pour rester acteurs d’un monde qui ne nous ressemble pas forcément.

A nous d’aider nos Eostiged ar Stangala.

Puisqu’il est question de choix, ils souhaitent à travers cette histoire réaliser un film qui leur ressemble : un peu d’expérimentation, un soupçon de rêve et des émotions à fleur de peau. Un an de repérages leur a été nécessaire pour comprendre le fonctionnement de la troupe. Ils veulent à leur tour emmener le spectateur dans un monde profondément humain où rien n’est écrit d’avance.

Rejoignez Eostiged ar Stangala sur Facebook.
Les réalisateurs et producteurs ont entamé une campagne de financement participatif pour pouvoir terminer le film (tournage/montage). Ils sollicitent l’aide des Citoyens et Citoyennes qui se sentiront concernés par le sujet du film ou le travail de la troupe
Et participez à leur opération de crowdfunding.

 

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