Fête nationale du Pays de Galles

Fête Nationale du Pays de Galles le 1er Mars

de NHU Bretagne

Chaque 1er mars, le Pays de Galles / Cymru célèbre sa fête nationale. Pourtant, le pays n’est pas un État indépendant. Cependant, cette journée rassemble toute la nation autour d’un nom : Saint David. En gallois, on l’appelle Dewi Sant.

Ainsi, la fête nationale du Pays de Galles / Cymru dépasse largement la seule dimension religieuse. Elle incarne une mémoire, une langue et une fierté collective. Elle montre surtout qu’une nation peut s’affirmer sans disposer de tous les attributs d’un État souverain.

Alors, pourquoi la Saint David mérite-t-elle l’attention des Bretons ?

1er Mars : une fête nationale pleinement assumée

Le 1er Mars marque la mort de Saint David au VIe siècle. Pourtant, au fil des siècles, cette date est devenue un moment d’unité nationale. Aujourd’hui, la fête nationale du Pays de Galles / Cymru s’affiche partout.

Les écoles organisent des célébrations. Les enfants portent des costumes traditionnels. Les bâtiments publics hissent le dragon rouge. Les médias diffusent des programmes spéciaux. Ainsi, la Saint David s’impose dans l’espace public.
Cependant, cette journée n’est pas un jour férié officiel. Pourtant, cela ne réduit pas son importance. Au contraire, la mobilisation populaire lui donne une force particulière.

Saint David / Dewi Sant : un fondateur spirituel et culturel

Saint David aurait vécu au VIe siècle. Il fonde des monastères, parcourt le pays pour prêcher et contribue à structurer le christianisme gallois.
Mais son héritage dépasse la foi. En effet, il devient un symbole d’unité. Selon la tradition, lors d’une assemblée, le sol se serait élevé sous ses pieds pour que tous puissent l’entendre. L’image reste puissante.

Sa phrase la plus célèbre résonne encore : « Byddwch lawen, cadwch y ffydd, a gwnewch y pethau bychain« 
(Ce qui signifie en langue française : « Soyez joyeux, gardez la foi et accomplissez les petites choses »)
Cette invitation à “faire les petites choses” s’inscrit profondément dans la culture galloise. Ainsi, Dewi Sant incarne une morale simple et concrète.

Deux symboles lui sont associés : le poireau et la jonquille. Chaque 1er mars, les Gallois les arborent fièrement.

Une nation sans État qui célèbre son existence

Le Pays de Galles / Cymru fait encore partie du Royaume Uni. Pourtant, il possède son parlement, le Senedd Cymru. Il dispose également de compétences propres.

Cependant, la Saint David ne dépend pas d’une décision institutionnelle récente. Elle s’enracine dans une longue continuité historique. Elle précède largement l’autonomie politique contemporaine.
En comparaison, l’Écosse célèbre Saint André. L’Irlande honore Saint Patrick. Les Cornouaillais commémorent Saint Piran. Ainsi, chaque nation celtique affirme sa singularité.

La fête nationale du Cymru s’inscrit donc dans une normalité européenne. Elle rappelle que l’identité nationale ne se limite pas aux frontières étatiques.

Le dragon rouge et la langue galloise au cœur de la fête

https://images.openai.com/static-rsc-3/OrxdKDDrFxvhPlEkCmCQ9ArnDA0uo4lkU1z2ubW9wlzfBmhDhPqK3ukW75shum781iIXsX-2zlZn-BcKMJcXfAHTbjW3rETtOHbp33wY-Nc?purpose=fullsize&v=1

Le drapeau gallois frappe immédiatement. Le dragon rouge sur fond vert et blanc s’impose visuellement. Ainsi, l’image nationale devient centrale.
Cependant, la langue joue un rôle tout aussi fondamental. Les célébrations mettent en avant le gallois. Les écoles organisent des concours de poésie. Les chants traditionnels résonnent.
Le bilinguisme s’affiche naturellement. Il ne suscite pas de polémique majeure. Au contraire, il constitue un pilier culturel reconnu.

Cette normalité interpelle. Car la langue galloise a connu un fort déclin au XIXe siècle. Pourtant, le pays a engagé une politique volontariste de revitalisation. Aujourd’hui, l’usage public du gallois progresse.

sommet celte
Comment continuer à supporter une telle indigence du budget alloué au brezhoneg face à celui du gallois, langue soeur ?

Bretagne et Pays de Galles : des trajectoires cousines

La Bretagne et Cymru partagent des racines brittoniques.
Les migrations depuis la Grande Bretagne insulaire ont façonné l’Armorique. Ainsi, les deux langues restent parentes.

Le breton et le gallois conservent des structures communes. Les échanges culturels perdurent. De plus, les festivals celtiques renforcent ces liens.
Cependant, une différence demeure. Le Pays de Galles assume pleinement sa fête nationale. En Bretagne, la Saint Yves existe. Pourtant, elle ne mobilise pas l’ensemble du pays avec la même intensité.

Cette comparaison invite à réfléchir. Elle ne vise pas l’imitation servile. Elle souligne simplement qu’une nation gagne en visibilité lorsqu’elle ose se célébrer collectivement.

Une fête qui transmet l’identité aux jeunes générations

La Saint David implique fortement les enfants. Les écoles jouent un rôle central. Ainsi, la transmission s’effectue dès le plus jeune âge.
Les élèves apprennent des chants traditionnels. Ils découvrent l’histoire de Dewi Sant. Ils portent des costumes. Cette immersion marque durablement les esprits. Par conséquent, la fête nationale du Pays de Galles agit comme un outil pédagogique. Elle renforce le sentiment d’appartenance.

En Bretagne, la question se pose également. Comment transmettre l’Histoire de la Bretagne et la culture bretonnes aux jeunes générations ? La comparaison galloise ouvre des pistes concrètes.

Les pays celtiques et la normalité des fêtes nationales

En Irlande, la Saint Patrick attire des millions de personnes. Et en Écosse, la Saint André bénéficie d’une reconnaissance officielle. En Cornouailles, Saint Piran symbolise l’identité locale.

Ainsi, dans l’espace celtique, célébrer un saint patron national relève de l’évidence. Cette pratique n’est pas marginale. Elle s’inscrit dans une tradition européenne ancienne.
La fête nationale du Pays de Galles / Cymru s’insère dans cette continuité. Elle ne cherche pas l’affrontement. Elle affirme simplement une existence.

Cette affirmation tranquille peut inspirer. Elle montre qu’une identité assumée ne menace personne.

Ce que la Saint-David nous apprend

D’abord, elle rappelle la force des symboles. Un drapeau, une langue, un saint patron créent du lien. Ensuite, elle souligne l’importance de la continuité historique. Enfin, elle démontre que la fierté peut rester apaisée.

Le Pays de Galles / Cymru ne revendique pas chaque 1er Mars une rupture institutionnelle. Cependant, il affirme son identité nationale. Cette distinction mérite attention.
Une nation existe lorsqu’elle se raconte. Elle existe lorsqu’elle transmet. Elle existe surtout lorsqu’elle se célèbre.

La fête nationale du Pays de Galles / Cymru nous offre donc un miroir. Elle invite à réfléchir à notre propre capacité à assumer nos héritages.

Et peut-être, finalement, à comprendre qu’une nation ne disparaît pas tant qu’elle ose se nommer et se célébrer.

O Lydaw : Dydd Gŵyl Dewi hapus!
(de Bretagne : Bonne Fête de Saint David)

f^te nationale du Pays de Galles
Fête Nationale du Pays de Galles – le drapeau de Saint David

Drapeau national gallois de notre illustration principale emprunté au Plaid Cymru – Diolch

 

Soutenez votre média breton !

Nous sommes indépendants, également grâce à vos dons.

A lire également

Une question ? Un commentaire ?

Recevez chaque mois toute l’actu bretonne !

Toute l’actu indépendante et citoyenne de la Bretagne directement dans votre boîte e-mail.

… et suivez-nous sur les réseaux sociaux :

Notre mission

NHU veut faire savoir à toutes et tous – en Bretagne, en Europe, et dans le reste du monde – que la Bretagne est forte, belle, puissante, active, inventive, positive, sportive, musicienne…  différente mais tellement ouverte sur le monde et aux autres.

Participez

Comment ? en devenant rédacteur ou rédactrice pour le site.
 
NHU Bretagne est une plateforme participative. Elle est donc la vôtre.