Maintenant que savoir compter en breton et connaître l’alphabet en breton n’ont plus aucun secret pour vous, pour les non brittophones de Bretagne et d’ailleurs, nous allons vous apprendre comment on dit les mois de l’année en breton.
Le brezhoneg / breton est une langue souvent très imagée, et nous allons voir que ce sera également aussi un peu le cas dans certaines traductions des mois de l’année en breton.
Sommaire
Traduire les mois de l’année en breton …. c’est parti !
Les 12 mois de l’année en breton
Voici les douze mois de l’année en brezhoneg.
| Janvier | Genver |
| Février | C’hwevrer |
| Mars | Meurzh |
| Avril | Ebrel |
| Mai | Mae |
| Juin | Even |
| Juillet | Gouere |
| Août | Eost |
| Septembre | Gwengolo |
| Octobre | Here |
| Novembre | Du |
| Décembre | Kerzu |
Pourquoi dit-on miz Genver et a viz Genver ?
En breton, miz signifie « mois ». On peut donc écrire Genver pour janvier et miz Genver pour le mois de janvier.
Lorsqu’on indique une date, on rencontre très souvent la construction a viz : 1 a viz Genver, « 1er janvier », 15 a viz Here, « 15 octobre ». Le mot miz devient alors viz par mutation consonantique après a. Cet usage se retrouve couramment dans l’écriture des dates en breton.
Ainsi :
Genver → janvier
miz Genver → le mois de janvier
15 a viz Genver → le 15 janvier

Comment écrire une date en breton ?
Pour écrire une date en brezhoneg, on utilise couramment la construction a viz entre le numéro du jour et le nom du mois.
Quelques exemples :
7 a viz Gwengolo 2026 → 7 septembre 2026
15 a viz Here 2026 → 15 octobre 2026
1añ a viz Genver 2027 → 1er janvier 2027
25 a viz Kerzu 2026 → 25 décembre 2026
Pour indiquer simplement le mois, sans donner de jour précis, on emploie miz : miz Here désigne ainsi le mois d’octobre, tandis que 15 a viz Here signifie « 15 octobre ».
Contrairement au français, les noms des mois prennent une majuscule en breton : Genver, Here, Kerzu…
Comment dit-on janvier en breton ?
Premier mois de l’année, janvier se dit Genver en brezhoneg. Une traduction simple à retenir, même si sa prononciation mérite une petite précision.
En breton, le G de Genver se prononce [g], comme le g de « gare », et non comme celui de « genou ». Pour un francophone, la prononciation peut donc être approchée par « Guenver ».
Comme nous l’avons vu plus haut, miz signifie « mois » : miz Genver désigne donc le mois de janvier. Dans une date, on écrira par exemple 15 a viz Genver pour « 15 janvier ».

Traduire février en breton est déjà plus délicat pour les non brittophones!
En effet, et dès le deuxième mois de l’année, cela se complique en peu. La traduction de février en breton est C’hwevrer.
Février se dit C’hwevrer en brezhoneg.
Sa graphie peut surprendre un francophone : en breton, C’H est une seule lettre de l’alphabet, et non un C et un H simplement séparés par une apostrophe. Sa prononciation, assez caractéristique du breton, peut être rapprochée pour débuter de la jota espagnole.
Autre repère utile : dans C’hwevrer, le e se prononce « é ».
Une fois ces deux particularités retenues, C’hwevrer est finalement beaucoup moins difficile à prononcer qu’il n’y paraît.
Comment dit-on mars en breton ?
C’est Meurzh ou Miz Meurzh
Aucune remarque particulière à propos de la traduction en breton de Mars. Facile à écrire et à prononcer.
De Meurzh viendrait le nom de famille francisé Meurzec (Meurzeg e brezhoneg) que l’on trouve surtout vers Kastell Paol / Saint Pol du Léon, dans le nord du pays.
Comment dit-on avril en breton ?
Quatrième mois de l’année, et c’est de plus en plus facile. Pour traduire Avril en breton, c’est Ebrel ou Miz Ebrel
Cependant, rappelez vous de notre deuxième remarque à propos de la traduction de Février en breton.
Ebrel est également un patronyme breton.
Comment dit-on mai en breton ?
Dire Mai en breton c’est Mae ou Miz Mae. Par ailleurs, le début de Miz Mae correspond à Beltaine, l’une des quatre grandes fêtes celtiques.
Pour la prononciation, on va oublier le A : (Mé) ou Miz (Mé).
On rentre en été (il faudra qu’on vous parle bientôt des saisons en breton) et on va traduire juin en breton.
Alors, comment dit-on juin en breton ?
Autant le Mae breton est proche du Mai de langue française à la prononciation, autant on en est loin pour la traduction de Juin en breton. En effet, la traduction de Juin en breton c’est Even (se prononce (évène) comme la marque très connue en Bretagne de produits laitiers).
Donc Even ou Miz Even … et rappelez vous de notre deuxième remarque de C’hwevrer à propos de la prononciation du E

Comment dit-on Juillet en breton ?
Juillet se dit Gouere en brezhoneg.
Le mot se prononce approximativement « gouéré », le g gardant, comme dans Genver, le son [g] de « gare ». Gouere est ainsi assez simple à retenir une fois les règles de prononciation du breton assimilées.
Comment dit-on août en breton.
Pour traduire Août en breton, ce sera Eost. Ce mois correspond aussi à Lugnasad dans le calendrier celtique.
On retrouve Eost en nom de famille breton, en particulier dans le patronyme breton Leost ou L’Éost (An Eost e brezhoneg)
C’est la rentrée scolaire … comment traduire septembre en breton ?
Septembre est aussi souvent le mois des moissons. Et après la moisson, il reste dans les champs de la paille. Mais est-elle blanche ?
Au début de cet article consacré à comment dire les mois de l’année en breton, on vous disait que notre langue originelle est très souvent imagée. On peut traduire Septembre en breton par Gwengolo, ou Miz Gwengolo. Gwengolo qui signifie littéralement en langue française « blanche paille« . Gwenn pour « blanc » comme dans Gwenn ha Du, le nom de notre drapeau national contemporain, et Kolo pour « paille« . Oui Kolo et non Golo : on vous expliquera bientôt cette histoire des mutations en breton, ici du K vers G.

Comment traduire octobre en breton … en quatre lettres.
Pour la traduction de Octobre en breton, c’est Here ou Miz Here.
Comme pour Gouere, la traduction de Juillet en breton, la prononciation de Here sera (éré).
Les deux derniers mois de Comment dire les mois de l’année en breton sont nos préférés. Et vous allez vite comprendre pourquoi!
D’abord, comment dit-on novembre en breton.
Plus court serait difficile. Traduire Novembre en breton c’est … Du!
Oui, Du, c’est tout. Du ou Miz Du.
Du est cette non couleur que l’on retrouve dans le drapeau breton dont on vous a parlé pour Gwengolo (« Septembre » en langue française). Gwenn c’est blanc et Du c’est noir.
Le brezhoneg est une langue imagée …
Novembre en Bretagne est le mois sombre par excellence. Le 1er Novembre, les Celtes entrent dans la saison froide et sombre, et nous fêtons alors Kala-Goañv et le Nouvel An celtique. Le ciel est souvent bas, la pluie et le brouillard très présents.

Et enfin, le dernier mois de l’année!
Comment traduire décembre en breton ?
En Bretagne, le mois de Décembre, même s’il est plutôt festif en fin de mois, est un mois également sombre.
On vient de traverser Miz Du / Novembre, et les premiers beaux jours sont encore loin. Décembre est aussi sombre, aussi noir, que novembre.
Alors si on traduit Novembre en breton par Miz Du pour mois noir, on traduira Décembre en breton par « mois aussi noir », sous entendu que Novembre. C’est à dire Kerzu ou Miz Kerzu, littéralement « mois aussi noir ».
Ici le mot Du (« noir ») subit également une mutation et son D devient Z, pour Zu.Les illuminations de Miz Kerzu prolongent cette symbolique en Bretagne.
Il est des langues plus originales que d’autres!
Souvent, l’anglais et le français, parfois également le castillan sont proches. Ici pour décembre, à une ou deux lettres près, c’est le même mot. En brezhoneg / breton, langue celtique, c’est autre chose !

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FAQ — Les mois de l’année en breton
Comment dit-on les 12 mois de l’année en breton ?
Les douze mois sont : Genver, C’hwevrer, Meurzh, Ebrel, Mae, Even, Gouere, Eost, Gwengolo, Here, Du et Kerzu.
Que signifie « miz » en breton ?
Miz signifie « mois ». On peut ainsi écrire miz Genver pour « le mois de janvier », miz Mae pour « le mois de mai » ou miz Du pour « le mois de novembre ».
Pourquoi écrit-on « a viz » dans une date en breton ?
Dans l’écriture d’une date, miz devient viz après a par mutation consonantique. On écrit ainsi 15 a viz Here pour « 15 octobre » ou 25 a viz Kerzu pour « 25 décembre ».
Les noms des mois prennent-ils une majuscule en breton ?
Oui. Contrairement au français, où les noms des mois s’écrivent avec une minuscule, ils prennent une majuscule en breton : Genver, C’hwevrer, Gwengolo, Here, Kerzu…
Comment écrit-on une date complète en breton ?
Le numéro du jour est suivi de a viz, puis du nom du mois et de l’année. Par exemple : 7 a viz Gwengolo 2026 correspond au « 7 septembre 2026 ».

3 commentaires
Bonjour, c’est quand même dommage de ne pas avoir signaler la richesse dialectale des noms de mois en breton :
– Janvier = Miz-Genver, mais aussi Miz-Kenver
– Février = Miz-C’hwrevrer mais aussi Miz-Feur et Miz-Fever en Sud-Finistère
– Avril = Miz-Ebrel mais aussi souvent Miz-Avril/Abril en Sud-Finistère, Miz-Imbrel en pays vannetais.
– Juin = Miz-Even mais parfois Miz-Mezheven en pays vannetais.
– Juillet = Miz-Gouere mais encore Miz-Gouhereñv et Miz-Gourzheren en pays vannetais, ou le très joli Miz-Ar-Foenn(où) en Centre-Bretagne
– Octobre = Miz-Here ou Miz-Gouel-Mikael en pays vannetais
– Novembre = Miz-Du ou Miz-Kalañ-gouiañv en pays vannetais
– Décembre = Miz-Kerzu ou Miz-Kerdu, ou bien Miz-an-Avent en pays vannetais.
Voilà ! Et surtout ne pas oublier le « miz » avant le nom du mois !
Demat Paotr et merci de votre commentaire. N’est-ce pas jouer le jeu des brittophobes qui prétendent que LE brezhoneg n’existe pas, que ce n’est pas UNE langue (sous entendue unifiée) mais des dialectes (dans l’Hexagone, pour la très grande majorité des personnes, dialecte = patois) ? D’un autre côté, ces pratiques dialectales sont une immense richesse.
Je ne pense pas. Défendre la richesse dialectale du breton ne sous-entend pas à mon avis nier le fait qu’il s’agit d’une langue à part entière, en tous cas je ne l’ai jamais ressenti comme ça. Je trouve dommage au contraire que la nouvelle génération de « brittophones » ignore cette richesse et ne parle qu’un seul et unique breton unifié, plat et sans saveur. Finalement, l’uniformisation linguistique imposée par Paris se retrouve en Bretagne : on impose un même breton standard aux dépends du breton populaire, aujourd’hui condamné à disparaître.