L’état central veut considérer le breton langue étrangère en Bretagne.

L’état central veut considérer le breton langue étrangère en Bretagne.

Le breton langue étrangère en Bretagne ?

De quoi s’agit-il précisément ?
De la volonté de l’état central de mettre en concurrence notre langue originelle, le breton, et une langue étrangère, l’anglais.
Précisément dans le département du Penn ar Bed pour environ 8000 enfants. Depuis 2000, il existe une heure d’initiation au brezhoneg/breton dans cent dix écoles publiques réparties sur soixante quinze communes de ce département de Bretagne occidentale. Cela concerne les jeunes Breton(ne)s des cycles 2 et 3, donc du CP au CM2.
Une circulaire ministérielle venant de Paris introduit depuis avril 2017 un apprentissage d’une langue étrangère OU d’une langue dite « régionale ». Au lieu de se familiariser avec le breton ET l’anglais, nos enfants vont devoir choisir. On voit bien là la grosse ficelle utilisée par Paris pour essayer de réduire, encore un peu, la place de la langue originelle de nombreux enfants en Bretagne.

Cela ne coûte pas un gwenneg à l’état central.

En effet, les quatre associations  KLT, Mervent, Sked et An Oaled qui instruisent nos enfants en brezhoneg dans ce cadre sont financées sans l’aide du ministère central. Le Conseil Départemental du Penn ar Bed en finance 50%, soit 300 000 euros annuels. Tandis que 33% le sont par les communes et le solde par la Région Bretagne administrative.
Ces quatre associations, ainsi que les deux Conseils cités ont contacté Emmanuel ETHIS, Recteur de l’Académie de Rennes. Ainsi que Caroline LOMBARDI-PASQUIER, Directrice académique des services de l’éducation nationale en Penn ar Bed.
Cette mesure devrait prendre effet à cette prochaine rentrée 2020.

Choisir entre deux langues ?

Mettre en concurrence le brezhoneg et l’anglais, revient à considérer la première comme aussi étrangère que l’anglais en Bretagne.
C’est comme si on demandait à des parents de choisir entre le français et une autre langue (étrangère) à l’école. Dans nos écoles, tous les élèves ont l’obligation d’apprendre le français. Et en plus il existe le choix entre plusieurs langues étrangères. Dont l’anglais, la principale, l’espagnol, l’allemand …
Le brezhoneg/breton n’est pas une langue étrangère en Bretagne. Donc en France.
Notre langue originelle n’y est plus la langue principale, mais en aucune façon elle n’y est étrangère.
Soyons logiques et cohérents ! Considérer le brezhoneg comme langue étrangère dans l’Hexagone, c’est de fait considérer également les Breton(ne)s comme étrangers.
Il va falloir nous le confirmer clairement afin que nous puissions prendre certaines dispositions …

breton-langue-étrangère

« La France est le seul pays de la francophonie qui ne vit qu’en français » – Emmanuel Macron 😂🤣
RP&S Peuples et Régions Solidaires

Éradiquer les langues originelles de l’Hexagone.

Depuis des siècles, l’existence même d’autres langues originelles que le français est une des hantises de l’état central. Il veut imposer, « quoiqu’il en coûte », un suprémacisme de la langue dominante, et donc une éradication pure et simple de toutes les autres. Il s’agit, ni plus ni moins, d’une purification linguistique. Et cette folie d’un autre temps, ce repli sur soi et cette peur de l’autre, sont défendus avec plus ou moins d’ardeur, par tous les gouvernements qui se sont succédés à Paris. Ce n’est donc pas sur les partis politiques ayant siège social vers Paris qu’il faudra compter pour que cela change dans un proche avenir.
Chaque décennie qui passe nous rapproche du but qu’ils se sont fixé : la disparition du brezhoneg.
La seule solution viable et pérenne passe nécessairement par la prise de pouvoirs régionaux, et/ou par l’organisation d’un puissant mouvement de pression populaire en Bretagne.
Il y a urgence …

 

✅ Pour aider NHU Bretagne ✅
c’est là, sur Tipeee

Lire aussi.

En Bretagne, le remembrement a détruit nos talus et notre langue

Pétition pour que la région Bretagne ait, enfin, du courage !

Un point sur la politique linguistique en Bretagne, par Paul MOLAC

Hé oh le Rectorat de Rennes, il va falloir s’adapter à notre époque !

Previous La Bretagne serait-elle à vendre à la découpe ?
Next Nous sommes en 2070 ... la bataille de Caudan.

Á propos de l'Auteur

Rémy PENNEG
Rémy PENNEG 338 posts

"Essayer ou ne rien faire". Quand on aime la Bretagne corps et âme, à un moment, il faut essayer d'agir et de créer pour participer, même très modestement, à son rayonnement et à son avenir. Avec l'aide avisée d'une poignée de volontaires, nous créons NHU Bretagne.

Lisez les autres articles de cet Auteur ...

Vous pourriez aussi aimer

✅ Six cercles de pierres en Europe célébrant le solstice d’hiver

Ce 21 Décembre a lieu le solstice d’hiver. Solstice d’hiver où le jour le plus court de l’année fut depuis toujours un jour important de célébration dans la mythologie païenne

Quand tu trouvais des croissants à tous les carrefours de Bretagne !

Des croissants à tous les carrefours de Bretagne ? Comment cela ? Les lieux-dits et villages en Bretagne occidentale portent très majoritairement des noms en breton … évidemment. Ces toponymes

Réunification de la Bretagne : 100000 signatures, et après ?

La réunification ne se fera pas en militant dans l’entre soi. Bretagne Réunie a aujourd’hui rassemblé plus de 85000 signatures de citoyens de Loire Atlantique pour obtenir une consultation sur

1 Comment

  1. Yann Vikael
    mai 25, 17:43 Reply

    C’est la langue française qui EST une langue étrangère en Bretagne.

Laissez votre réponse