Ce texte est une tribune signée par Alain Raullet.
Il exprime une opinion personnelle dans le cadre du débat sur les dynamiques sociales, culturelles et politiques en Bretagne.
Sa publication sur NHU Bretagne s’inscrit dans une volonté d’ouvrir le dialogue, de confronter les points de vue et de nourrir une réflexion collective sur l’avenir de la Bretagne.
Sommaire
Sénatoriales 2026 en Bretagne.
Dimanche 27septembre, Sénatoriales 2026. Pendant que 24 millions de spectateurs et téléspectateurs suivaient les péripéties de Léon XIV, la France en catimini continuait son petit bonhomme de chemin en s’attribuant sans bruit les postes importants pour imposer ses lois, directives et autres décrets et circulaires.
Car dimanche 27 septembre, se déroulaient en même temps les élections sénatoriales.
Non seulement ces élections ne sont pas véritablement démocratiques au sens originel du terme, mais les Bretons ont perdu là encore une opportunité de défendre Notre Bretagne.
11 – 0 que voilà une défaite mémorable si on peut faire une comparaison footballistique !
La France est venue avec force remplaçants quand la Bretagne est arrivée bien dispersée et surtout pas du tout entrainée.
Car là est le problème breton : plutôt que de former une équipe soudée, même si les Français ne sont pas toujours d’accord entre eux, la Bretagne, elle, arrive avec des individualités, certes pour certains aussi compétents que l’adversaire, mais sans cohésion bretonne véritable. En effet, chaque joueur breton tient à son propre maillot quand le Gwenn ha Du se doit d’être unique en la circonstance .

Onze sièges, aucun élu régionaliste breton
Concernant les résultats, 63 départements en lice dont trois bretons, puisque le Sénat est élu (réélu ?) par moitié des 348 sénateurs.
Onze sièges étaient attribués pour Notre Bretagne, et ces onze sièges ont pour titulaires, finalement comme auparavant, des personnes sans vraiment de fibre bretonne. Que l’on en juge par circonscription départementale !
- 22 Côtes d’Armor-> 1759 électeurs pour trois sièges = les trois sortants sont réélus.
- 29 Finistère -> 2348 électeurs pour quatre sièges = deux sortants réélus et deux nouveaux (sous étiquette Finistère ?).
- 35 Ille et Vilaine -> 2768 électeurs pour quatre sièges = un sortant, deux sous étiquette 35 et un nouveau (mais sous tutelle parisienne).
Soit six sortants réélus sur onze, donc plus de la moitié. La place doit être bonne et confortable pour ne pas vouloir s’en détacher et laisser la place à d’autres comme le souhaiterait l’image d’une bonne Démocratie.
Et pendant ce temps, en Corse et en Alsace…
Bretagne mise à part, il convient d’être objectif vis-à-vis d’autres territoires périphériques dont la Corse et l’Alsace.
2B Haute Corse : 616 électeurs pour un siège = régionaliste sortant réélu à 83%.
2A Corse du Sud : 465 électeurs pour un siège = le sortant affilié à la sphère parisienne.
67 Bas Rhin : 2843 électeurs pour cinq sièges = trois sortants (étiquette Alsace au Sénat) et deux autres.
68 Haut Rhin : 2010 électeurs pour quatre sièges = trois sortants (dont deux Alsace) et un nouveau.
90 Belfort : 381 électeurs pour un siège attribué à la mouvance de Paris.
La Bretagne dispersée face aux échéances électorales
Pour notre Bretagne, il y a eu des candidats en Côtes d’Armor et Finistère / Penn ar Bed notamment et ceux-ci ont obtenu respectivement 35 et 62 bulletins, soit 2%. Cela ne devrait-il pas être une leçon pour apprendre à plus se concentrer sous une seule étiquette : BRETAGNE, quand ces derniers mois apparaissent de nouvelles formations (ou groupes de réflexion selon eux) dont Yes Breizh, Faisons Bretagne, et EVB (Etat Vivant Breton).
Ne sont-ce pas là encore de nouvelles pistes de dispersions de nos énergies, de notre motivation, tout cela pour satisfaire les quelques Ego locaux en place ?
Certains rétorqueront qu’il faut des ancrages locaux. Certes Oui, mais sans vision globale, cela devient une forêt fouillis sans unité et sans cadre ; il convient d’avoir des axes, des directives, des chemins pour bien utiliser nos énergies et créer un environnement adéquat pour notre avenir et surtout celui de ceux qui nous suivent.
Aux législatives, un nouveau 37 à 0 ?
En fait concernant les prochaines échéances électorales, quel va être le score ?
Aux Législatives par exemple, 5+8+8+10+6 soit 37 France à Zéro Bretagne.
Si le Breton ne se réveille pas, je crains que mon pronostic ne s’avère prémonitoire.
Allez-vous me donner raison ? J’ose espérer que NON !
Car 11 à 0, voilà bien une amère branlée à ne surtout pas renouveler, n’est-il pas ?
Et moi qui personnellement milite entre autre pour une Coordination Olympique Bretonne, ce n’est pas gagné du tout !

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