Histoire de France VS Histoire de la Bretagne

Pourquoi dit-on Histoire de France mais Histoire de LA Bretagne ?

de NHU Bretagne

Pourquoi dit-on « Histoire de France », mais « Histoire de la Bretagne » ?

Une question que presque personne ne se pose

Faites une expérience très simple.

Ouvrez votre moteur de recherche.

Tapez d’abord Histoire de France.
Des milliers de résultats apparaissent immédiatement. Manuels scolaires, ouvrages universitaires, encyclopédies, émissions de télévision… Cette formulation semble aller de soi. Elle constitue même, depuis des générations, le titre naturel du récit national enseigné dans les écoles françaises.

Essayez ensuite Histoire de la France.
L’expression existe. Elle est parfaitement correcte sur le plan grammatical. Pourtant, elle devient soudain beaucoup plus rare. La quasi-totalité des grands ouvrages, des collections universitaires et des manuels scolaires préfèrent la forme Histoire de France.

Recommencez maintenant avec la Bretagne.

Vous trouverez des ouvrages intitulés Histoire de Bretagne. Cependant, les librairies, les catalogues d’éditeurs et les moteurs de recherche proposent aujourd’hui très majoritairement Histoire de LA Bretagne.

Une question apparaît alors naturellement.

Pourquoi la France est-elle presque toujours présentée sans article, tandis que la Bretagne est très souvent précédée de « la » ?
Cette différence relève t-elle de la grammaire ?
D’une simple habitude ?
Ou traduit-elle une évolution plus profonde dans la manière de raconter l’Histoire ?

Chez NHU Bretagne, nous avons fait un choix éditorial clair.
Depuis le lancement de notre série Histoire de Bretagne en 28 épisodes, nous employons systématiquement cette formulation. Ce choix n’a rien d’anodin. Il ne résulte pas d’une fantaisie rédactionnelle. Au contraire, il s’appuie sur une longue tradition historiographique bretonne que nous avons voulu vérifier avant d’en parler.

Une différence qui n’a rien d’anodin

À première vue, cette question peut sembler secondaire.
Après tout, il ne s’agirait que d’un simple article défini. Pourtant, les mots façonnent souvent notre manière de percevoir les réalités historiques. Une expression répétée pendant des décennies finit par paraître naturelle, même lorsque son origine n’est jamais interrogée.

L’école française en fournit un bon exemple.
Depuis la fin du XIXᵉ siècle, les générations d’élèves apprennent l’Histoire de France. Les grands manuels d’Ernest Lavisse, qui ont profondément marqué l’enseignement de la IIIᵉ République, utilisent cette formulation. Le récit national, le roman national pour certains, possède ainsi son titre, devenu au fil du temps une véritable référence culturelle.

Dans le même temps, de nombreux ouvrages consacrés à la Bretagne adoptent progressivement une autre logique. Les lecteurs découvrent de plus en plus souvent Histoire de LA Bretagne. Cette différence peut sembler minime. Pourtant, elle crée une asymétrie que peu de personnes remarquent.
Pourquoi un pays est-il présenté sans article, tandis que l’autre l’est avec un article défini ?

Cette interrogation ne constitue pas une démonstration. Elle marque simplement le point de départ d’une enquête. Avant d’avancer une explication, encore faut-il vérifier si cette différence repose réellement sur les règles de la langue française.

Ce n’est pas la grammaire qui impose cette différence

La première explication avancée par quelques-uns consiste généralement à invoquer la grammaire.
Selon cette idée, la langue française imposerait « naturellement » Histoire de la Bretagne, alors qu’elle préférerait Histoire de France.
Cette réponse n’est évidemment pas convaincante du tout : oui, on voit bien que Histoire de France est « naturel » et qu’il est impossible de dire ou d’écrire Histoire de Bretagne. Lol … Bullshit !

Il suffit d’observer les usages.
En effet, les exemples sont innombrables. Nous parlons du Parlement de Bretagne, des États de Bretagne, des Ducs de Bretagne, des Rois de Bretagne, de la carte de Bretagne, des ports de Bretagne, des côtes de Bretagne ou encore du tour de Bretagne cycliste.
Dans tous ces cas, personne ne ressent le besoin d’ajouter l’article « la ».

Inversement, rien n’interdit de dire l’Histoire de la France, les paysages de la France ou les traditions de la France.
Ces formulations existent. Elles sont grammaticalement correctes. Elles demeurent simplement beaucoup moins fréquentes que leurs équivalents sans article.

La conclusion s’impose donc d’elle-même.
La grammaire française autorise les deux constructions. Elle n’impose ni l’une ni l’autre. Le problème ne relève donc pas des règles de la langue. Il concerne avant tout l’évolution des usages et des habitudes éditoriales.

Pour comprendre cette évolution, il faut désormais quitter la grammaire et revenir aux historiens eux-mêmes. Car les premiers résultats de nos recherches réservent une surprise de taille.

Les plus grands historiens bretons parlaient d’Histoire de Bretagne

Nous avons voulu remonter aux sources.
L’objectif était simple : vérifier comment les principaux historiens bretons avaient eux-mêmes intitulé leurs ouvrages. Le résultat s’est révélé beaucoup plus intéressant que prévu.

Au XVIᵉ siècle, Bertrand d’Argentré publie sa monumentale Histoire de Bretaigne, aujourd’hui référencée par la Bibliothèque nationale de France sous le titre conventionnel Histoire de Bretagne.
Plus d’un siècle plus tard, Dom Guy-Alexis Lobineau reprend exactement cette logique avec son imposante Histoire de Bretagne composée sur les titres et les auteurs originaux.

Le constat se poursuit à la fin du XIXᵉ siècle.
Arthur de La Borderie, considéré comme le père de l’historiographie bretonne moderne, intitule lui aussi son œuvre monumentale Histoire de Bretagne. Plusieurs historiens du XXᵉ siècle conserveront encore cette formulation.

Cette découverte change profondément la perspective. La formule Histoire de Bretagne n’est donc ni récente, ni marginale, ni militante. Elle correspond au contraire à la tradition adoptée par plusieurs des plus grands historiens bretons.

La véritable question n’est plus de savoir pourquoi NHU Bretagne écrit Histoire de Bretagne.
Elle devient beaucoup plus passionnante : à quel moment l’usage de Histoire de Bretagne a t-il progressivement laissé place à Histoire de la Bretagne ? Par qui et pourquoi ?
C’est précisément cette évolution historique que nous allons maintenant examiner.

Morvan Lebesque
Morvan Lebesque

Quand Histoire de Bretagne devient-elle Histoire de LA Bretagne ?

La recherche menée pour cet article révèle un fait particulièrement intéressant.
Pendant plusieurs siècles, les principaux historiens bretons emploient majoritairement la formule Histoire de Bretagne. Bertrand d’Argentré, Dom Lobineau ou encore Arthur de La Borderie ne ressentent pas le besoin d’ajouter l’article défini devant le nom de la Bretagne.

Le changement semble apparaître beaucoup plus tard.
À partir de la fin des années 1960, plusieurs grands éditeurs français adoptent progressivement l’expression Histoire de la Bretagne. L’exemple le plus marquant est sans doute celui de Jean Delumeau, dont l’ouvrage paraît en 1969 dans une collection consacrée aux » histoires régionales françaises« . D’autres historiens reprendront ensuite cette formulation, qui deviendra peu à peu la plus répandue.

Cette évolution ne prouve évidemment pas qu’une décision officielle aurait imposé une nouvelle manière d’écrire.
Quoiqu’on peut se poser la question.
En revanche, elle montre qu’un changement d’usage s’est bien produit. Pendant plusieurs siècles, Histoire de Bretagne constitue une formulation parfaitement naturelle. Puis, en quelques décennies, Histoire de LA Bretagne devient progressivement la norme éditoriale.
Nous avons du mal à imaginer qu’il n’y ait pas eu quelques suggestions, pressions ou autres directives en ce sens.

Cette chronologie mérite d’être soulignée. En effet, elle invite à dépasser les explications purement grammaticales. Lorsqu’un usage évolue aussi nettement, il est légitime de s’interroger sur le contexte intellectuel, culturel et politique dans lequel cette évolution s’inscrit.

Le « grand » récit national et la petite histoire régionale

Pour comprendre ce changement, il faut revenir au XIXᵉ siècle.
L’État central français construit alors progressivement un roman national destiné à être enseigné dans toutes les écoles. L’Histoire devient un puissant outil de formation civique. Les programmes scolaires, les concours d’enseignement et les grands manuels diffusent un même récit, auto-centré sur la France, à sa gloire.

Cette orientation ne constitue pas un secret.
Les historiens de l’éducation ont largement montré que l’enseignement de l’Histoire participe alors à la construction d’une conscience dite nationale. Les célèbres manuels d’Ernest Lavisse illustrent parfaitement cette ambition. Ils racontent avant tout l’Histoire de France, c’est-à-dire l’histoire d’un État, d’un peuple et d’une nation présentés comme un ensemble cohérent.

Croire en l'Histoire officielle, c'est croire des criminels sur parole - Simone Weil
« Croire en l’Histoire officielle, c’est croire des criminels sur parole » – Simone Weil

Dans cette perspective, les autres régions historiques changent progressivement de statut. Elles ne disparaissent pas du roman national mais apparaissent désormais comme des « composantes » de la « grande » Histoire française. Leur petite histoire particulière s’inscrit à l’intérieur d’un cadre franco-français officiel.

Quelques décennies plus tard, cette logique se retrouve également dans certaines grandes collections éditoriales.
La Bretagne y est présentée comme l’une des « histoires régionales de la France« . Le changement de formulation accompagne alors une nouvelle manière de classer les ouvrages. L’Histoire de Bretagne devient plus souvent l’histoire de LA Bretagne, c’est-à-dire l’histoire de moindre importance d’une région appartenant à un ensemble hexagonal.

Cette observation ne permet pas d’affirmer qu’un éditeur ou qu’une administration aurait volontairement choisi un article pour transmettre un message politique. Mais c’est quand même étrange que tous s’y mettent à peu près à la même péridoe.
Elle montre que les usages linguistiques évoluent en même temps que les représentations historiques. Les mots changent rarement seuls. Ils accompagnent souvent une nouvelle manière de regarder le monde.

Les mots ont un sens et ne sont jamais complètement neutres

L’Histoire offre de nombreux exemples de cette évolution du vocabulaire.
Pendant longtemps, les langues régionales présentes dans l’Hexagone ont été désignées sous le terme de « patois ». Le français était une langue et puis, il y avait les patois qui faisaient sourire.
Aujourd’hui, les linguistes reconnaissent pourtant le breton comme une langue celtique à part entière. Ce n’est donc pas la langue qui a changé. C’est le regard porté sur elle par un pouvoir central hégémonique et discriminant.

Le même phénomène apparaît dans d’autres domaines.
Selon les époques, une région peut être qualifié de royaume, de province, de nation, de région ou encore de collectivité territoriale. Chaque terme possède évidemment un sens juridique précis. Cependant, il véhicule aussi une représentation particulière de la réalité politique.
Selon la même forfaiture, la France est une nation et pas la Bretagne.

L’expression Histoire de LA Bretagne peut ainsi être analysée comme le produit d’un contexte historique particulier.
Elle correspond à une époque où la Bretagne est principalement présentée dans les collections françaises comme « une région de France« .
À l’inverse, Histoire de Bretagne reprend une formulation plus ancienne, employée lorsque les historiens racontaient directement l’Histoire de Bretagne elle-même. D’une Bretagne non encore soumise.

Cette nuance peut sembler discrète.
Pourtant, elle modifie la manière dont le lecteur perçoit spontanément le sujet de l’ouvrage. Dans un cas, l’accent porte d’abord sur la Bretagne. Dans l’autre, celle-ci apparaît plus facilement comme un espace géographique intégré dans une classification régionale, décidée et imposée par Paris.

histoire de Bretagne _ Istor Breizh _ History of Brittany
histoire de Bretagne _ Istor Breizh _ History of Brittany

Que disent les historiens anglophones

La comparaison avec les ouvrages de langue anglaise apporte un éclairage intéressant.
Les historiens britanniques et américains utilisent très naturellement :

  • History of Brittany ;
  • Duchy of Brittany ;
  • Duke of Brittany ;
  • Parliament of Brittany.

En revanche, nous n’avons trouvé aucun ouvrage de référence employant History of THE Brittany.
Pour un lecteur anglophone, cette formulation serait inhabituelle. La forme naturelle reste History of Brittany, exactement comme History of Scotland, History of Wales ou History of Ireland.

Cette observation ne permet évidemment pas de tirer des conclusions sur les usages français. En revanche, elle montre que l’absence d’article devant le nom de la Bretagne ne pose aucune difficulté dans une autre grande tradition historiographique.


La Bretagne constitue-t-elle un cas particulier ?

La comparaison avec d’autres nations historiques mérite également d’être soulignée.

En anglais, les grands ouvrages parlent naturellement de :

  • History of Scotland ;
  • History of Wales ;
  • History of Ireland ;
  • History of Brittany ;
  • History of Catalonia.

En français, on rencontre tout aussi naturellement :

  • Histoire d’Écosse ;
  • Histoire d’Irlande ;
  • Histoire de Catalogne ;
  • Histoire de Corse.

L’expression Histoire de la Bretagne apparaît ainsi comme un usage particulièrement marqué dans l’édition française contemporaine. Cette singularité ne constitue pas une preuve, à elle seule, d’une intention particulière. En revanche, elle renforce l’intérêt de la question posée par cet article : pourquoi cette formulation est-elle devenue majoritaire pour la Bretagne alors que d’autres pays ou nations historiques sont couramment désignés sans article ?

Pourquoi NHU Bretagne a choisi Histoire de Bretagne.

Depuis sa création, NHU Bretagne s’efforce de traiter l’Histoire de Bretagne comme un sujet d’étude à part entière. Cette démarche ne consiste pas à réécrire l’Histoire. Elle cherche avant tout à retrouver les sources, à confronter les documents et à replacer les événements dans leur contexte.

Le choix de l’expression Histoire de Bretagne s’inscrit naturellement dans cette démarche. Nous ne prétendons pas inventer une nouvelle formule. Bien au contraire, nous revenons à celle qu’utilisaient plusieurs des plus grands historiens bretons pendant près de quatre siècles. L’expression vraie de notre Histoire nationale. Celle-là même que le pouvoir central refuse d’enseigner dans les écoles de Bretagne. Il est plus facile pour lui de la réécrire et par un LA ajouté, de la réduire à une histoire locale sans réelle importance.

Cette cohérence se retrouve d’ailleurs dans de nombreuses autres expressions.
Nous parlons du Parlement de Bretagne, des États de Bretagne, des Ducs de Bretagne, des Rois de Bretagne ou encore du Royaume de Bretagne. Employer Histoire de Bretagne s’inscrit donc dans une continuité linguistique et historique déjà largement attestée.

Notre objectif n’est pas de mener une querelle de vocabulaire.
Il consiste plutôt à attirer l’attention sur une évolution que peu de lecteurs remarquent. Les mots employés pour raconter l’Histoire ne sont jamais totalement anodins. Ils reflètent souvent une époque, une manière de classer les régions et une certaine vision du passé.

Cette réflexion conduit finalement à une question que chacun reste libre d’examiner : si les plus grands historiens bretons écrivaient Histoire de Bretagne, pour quelles raisons cette formulation est-elle progressivement devenue minoritaire au profit de Histoire de LA Bretagne ?
Les documents existent désormais.
Les dates sont connues.
Les titres des ouvrages aussi.
Il appartient désormais au lecteur de poursuivre lui-même cette réflexion.

Une simple question de vocabulaire… ou une manière de raconter l’Histoire ?

Au terme de cette recherche, un premier constat s’impose.
La différence entre Histoire de France et Histoire de LA Bretagne ne peut pas être expliquée par la seule grammaire. La langue française autorise parfaitement les deux constructions. Elle permet aussi bien de dire Histoire de Bretagne que Histoire de LA Bretagne.

Un second constat apparaît tout aussi clairement.
Les grands historiens bretons, de Bertrand d’Argentré (dont la statue au Parlement de Bretagne a « disparu ») à Arthur de La Borderie, ont très largement privilégié la formule Histoire de Bretagne. Celle-ci appartient donc pleinement à la tradition historiographique bretonne. NHU Bretagne n’a rien inventé. Notre média a simplement choisi de renouer avec une formulation ancienne, cohérente et historiquement attestée.

Enfin, un troisième constat mérite d’être retenu.
L’expression Histoire de LA Bretagne devient particulièrement visible dans la seconde moitié du XXᵉ siècle, au moment où les grandes maisons d’édition françaises développent des collections consacrées aux histoires régionales.

Chaque lecteur tirera naturellement ses propres conclusions.
Cependant, une certitude demeure. Les mots ne sont jamais totalement neutres. Ils traduisent des usages, des représentations et parfois des évolutions profondes dans la manière de regarder le passé. C’est précisément pour cette raison qu’ils méritent d’être interrogés.

Chez NHU Bretagne, nous continuerons donc d’écrire Histoire de Bretagne.
Non par goût de la polémique. Non pour provoquer. Mais parce que cette expression appartient pleinement à notre Histoire historiographique et qu’elle nous paraît la plus fidèle à l’objet même de notre travail : raconter l’Histoire de Bretagne, celle d’un pays de 5 millions d’habitants.

Questions fréquentes (FAQ)

Pourquoi NHU Bretagne écrit-il Histoire de Bretagne ?

Parce que cette formulation est historiquement attestée. Elle est utilisée par plusieurs grands historiens bretons depuis le XVIᵉ siècle. Elle constitue également un choix éditorial cohérent avec les expressions Parlement de Bretagne, États de Bretagne ou « Ducs de Bretagne.

Histoire de Bretagne est-il grammaticalement correct ?

Oui. La langue française autorise parfaitement cette construction. Rien n’impose l’emploi de l’article défini « la ».

Alors pourquoi trouve-t-on aujourd’hui si souvent Histoire de la Bretagne ?

Les recherches menées pour cet article montrent que cette formulation devient surtout dominante dans la seconde moitié du XXᵉ siècle, notamment au sein de collections éditoriales consacrées aux « histoires régionales françaises« . Quand le pouvoir central a décidé et imposer qu’il existait une grande Histoire (avec un H majuscule) et des plus petites histoires locales.

Les grands historiens bretons utilisaient-ils cette expression ?

Majoritairement non. Bertrand d’Argentré, Dom Lobineau ou Arthur de La Borderie publient tous des ouvrages intitulés Histoire de Bretagne.

Existe-t-il une règle officielle imposant Histoire de la Bretagne ?

Non. Aucune règle grammaticale française n’impose cette formulation. Il s’agit d’un usage éditorial devenu progressivement majoritaire. A moins que ce ne soit un « usage » décidé et imposé par le pouvoir central, visant à hiérarchiser les Histoires des nations et peuples présents dans l’Hexagone.

Pourquoi cette différence est-elle importante ?

Parce que les mots utilisés pour raconter l’histoire ne sont jamais totalement neutres. Ils reflètent souvent une manière de classer les territoires et d’organiser le récit historique.

Sources et principales références étudiées

XVIᵉ siècle

  • Bertrand d’ArgentréHistoire de Bretaigne (1582), référencée par la Bibliothèque nationale de France sous le titre conventionnel Histoire de Bretagne.

XVIIIᵉ siècle

  • Dom Guy-Alexis LobineauHistoire de Bretagne composée sur les titres et les auteurs originaux (1707).

XIXᵉ – XXᵉ siècles

  • Arthur de La BorderieHistoire de Bretagne (1898-1914).

XXᵉ siècle

  • Jean DelumeauHistoire de la Bretagne (1969).
  • Henri Waquet et Régis de Saint-JouanHistoire de la Bretagne (1970).
  • André Chédeville et plusieurs autres historiens contemporains poursuivront ensuite cette évolution éditoriale.

À lire également sur NHU Bretagne

Ces deux dossiers complètent naturellement cette réflexion en proposant, d’une part, une présentation des principaux historiens bretons et, d’autre part, une synthèse chronologique complète de l’Histoire de Bretagne.

Soutenez votre média breton !

Nous sommes indépendants, également grâce à vos dons.

A lire également

Une question ? Un commentaire ?

Recevez chaque mois toute l’actu bretonne !

Toute l’actu indépendante et citoyenne de la Bretagne directement dans votre boîte e-mail.

… et suivez-nous sur les réseaux sociaux :

Notre mission

NHU veut faire savoir à toutes et tous – en Bretagne, en Europe, et dans le reste du monde – que la Bretagne est forte, belle, puissante, active, inventive, positive, sportive, musicienne…  différente mais tellement ouverte sur le monde et aux autres.

Participez

Comment ? en devenant rédacteur ou rédactrice pour le site.
 
NHU Bretagne est une plateforme participative. Elle est donc la vôtre.