Comment ils ont coupé en deux le football breton ?

Comment ils ont coupé en deux le football breton ?

« Comment la Bretagne pourrait-elle réussir lorsque son territoire demeure coupé en deux ? »

S’interroge le magistrat breton Yvon OLLIVIER.
En 1945, à la fin de la seconde guerre mondiale, l’est de la Pologne devient l’ouest de l’URSS. Son territoire est annexé, son histoire effacée puis réécrite de force. Soixante dix ans plus tard, en temps de paix, ce scénario perdure ailleurs en Europe. Notamment en Bretagne, précisément en Loire-Atlantique. Sans constituer un territoire internationalement contesté, ses frontières restent millénaires. L’État français sépare Nantes et Rennes pour mieux régner. Alors qu’il ne tolèrerait plus une ligne de démarcation entre Paris et Marseille, et a imposé son « diktat » au football breton. Malgré l’opposition initiale de la Fédération Française de Football (FFF).

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Ouest Éclair de Août 1941

Le respect d’un territoire et d’une identité commune.

La question de l’appartenance de la Loire-Atlantique à la Bretagne relève du faux débat mais de la vraie domination politique d’un État central unitaire dont le respect est à « géométrie variable ». Elle a été créée de toute pièce pour ne pas respecter l’intégrité d’un territoire régional homogène. Pour le philosophe Joseph-Ernest RENAN, « Les vrais hommes de progrès sont ceux qui ont pour point de départ un respect profond du passé ». Légitimant le principe naturel de respect de l’unité du territoire de la Bretagne. Celle-ci – incluant la Loire-Atlantique – possède ainsi une Histoire, une identité et une unité territoriale commune aux Bretons, depuis plus de mille ans.

L’identité bretonne est multiple, plurielle et inclusive.

Elle est basée sur une cohérence historique, économique et culturelle, pas sur une opinion politique. « Il faut se fonder sur le sentiment d’appartenance, sur le droit des peuples à appartenir à une même société » dit l’historien Michel DENIS. L’État français empêche la Bretagne, dont l’identité est reconnue à l’international, de profiter totalement de ses atouts économiques. La division y est organisée. Un véritable négativisme de l’identité bretonne en Loire-Atlantique est institutionnalisé et une discrimination entre Bretons encouragée de fait avec le reste de la Bretagne, dite « Région Bretagne ».

Politique, anathème et sport.

« En Allemagne, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, le sport bénéficie d’une autonomie administrative et réglementaire totale. Cela dans le cadre d’un système libéral où la notion de délégation ne saurait avoir cours » analyse Michel HOURCADE, responsable au Ministère de la Jeunesse et des sports entre 1980 et 1984. Entre libéralisme et dirigisme, l’ordonnance du 18 août 1945 déclare que l’État français est responsable de l’organisation du sport en France. Et sa technocratie organise ainsi la division de la Bretagne jusque dans ses propres structures sportives. En Europe, « la formule française d’un ministre de la jeunesse et des sports est exceptionnelle » constate Michel HOURCADE.

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1958/1960 Debré et De Gaulle.

Pourquoi alors avoir divisé la Bretagne ?

C’est « une décision politique qui n’a aucune réalité historique, ni économique » explique l’historien Joël CORNETTE. Du point de vue juridictionnel, la Loire-Atlantique fait partie intégrante de la Bretagne. Soit cinq départements approchant la taille du Danemark. De surcroît lorsque le droit français exige l’application du droit coutumier breton. La Bretagne serait t-elle frappée d’anathème, comme un pays vaincu ou occupé ? Lors d’un comité ministériel à l’hôtel Matignon à Paris en juillet 1958, le Premier ministre Michel DEBRÉ – travaillant sur la rédaction de la Constitution de la Cinquième République – répond au Président Charles de GAULLE, en présence du futur Ministre de la justice Edmond MICHELET : « Mon Général, si vous refaites l’unité de la Bretagne, vous faites un crime ! »

Diviser la Bretagne et son football.

Et en effet, le décret n°60-516 du 2 Juin 1960 portant harmonisation des circonscriptions administratives va légaliser la décision permettant de diviser la Bretagne. Cela « relève de la sanction historique. C’est le fruit d’un long cheminement. Et d’une volonté de nos dirigeants » selon le géographe Yann POUPINOT. Le Général de GAULLE visite Nantes le 10 septembre. Alors qu’il avait signé le 2 juin de la même année le décret qui démembrait administrativement cette même Bretagne, il déclare, en présence de Michel DEBRÉ : « La Bretagne peut avoir confiance dans la France ! »… L’historien Pierre MIQUEL décrypte : « Les acteurs de l’histoire mentent. […] Ces mensonges ne sont pas de simples et anodins aménagements de la réalité, mais de véritables stratégies d’occultation de la vérité ».

La Bretagne n’est qu’une variable d’ajustement.

« La Bretagne en tant qu’institution est un nain politique et juridique qui ne dispose pas des leviers du développement » reprend le magistrat nantais Yvon OLLIVIER. « Dans ce système centralisé, la Bretagne n’est qu’une variable d’ajustement au service d’autres intérêts. Vu de l’étranger, on se demande pourquoi la France est incapable d’oser la Bretagne… » Dès l’apparition des premières régions, les principes d’unité et d’indivisibilité disparaissent à l’intérieur même des frontières françaises quand il s’agit de la Bretagne. Cela démarre après la guerre mondiale de 1914-1918 lorsque le décret du 5 Avril 1919 de Etienne CLÉMENTEL, Ministre du commerce, créé des « groupements économiques régionaux ». En 1938, une nouvelle loi remanie une région qui comprend notamment la Loire-Atlantique et le Morbihan…

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Juin 1965, carte de Bretagne

1942 : Diviser de force malgré les instances du football.

Le sport et le football ne sont pas à cet instant concernés, même si c’est forcément dans le cadre de cette société civile qu’ils existent. Le 6 Avril 1902 est créé le Comité de Bretagne de Football de l’USFSA. Lui succède le 28 Juillet 1918 la Ligue de l’ouest de Football (LOF), s’affiliant à la FFF.

C’est l’État français de Vichy qui va déconstruire l’unité bretonne civile et sportive.

Obéissant en cela à l’autorité militaire allemande en France dès le 22 Juin 1940. La LOF est dissoute le 20 juin 1942. Deux comités lui succèdent, amputant celui de Bretagne de la Loire-Atlantique. L’État français de Vichy cesse d’exister le 20 Août 1944 et la LOF renaît en Novembre 1944. La division initiale du football breton n’aura durée qu’entre l’été 1942 et l’été 1944. De nombreux clubs bretons des cinq départements voient le jour entre 1940 et 1944. Dont le FC Nantes en 1943, malgré le contexte de guerre mondiale.


L’avènement de la Cinquième République.

En 1958, va faire reprendre le mouvement de division de la Bretagne sportive, football compris, suite au décret du 2 Juin 1960. Pourtant, précédant la parution le 20 Avril 1961 d’un décret ministériel délimitant le territoire des académies, sur lequel doit se calquer celui des ligues sportives, la FFF fait connaître son refus lors de son Conseil national du 2 Juillet 1960. Pierre POCHONNET, son président, fait part aux conseillers fédéraux de l’intention du Haut Commissariat aux Sports Maurice HERZOG et «estime que ce découpage des fédérations apparaît peu souhaitable pour le football dont la répartition du territoire national par ligues a été établie compte tenu de la situation propre à notre sport.» Et sur sa proposition, le Conseil national de la FFF demande le statu quo à l’État.

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FC Nantes 1973

L’État face à l’indépendance du sport.

Un an plus tard, lors de son Conseil National du 13 Mai 1961, les dirigeants de la FFF « estiment donc que l’on va détruire un édifice solide sans être assuré de le remplacer par une organisation cohérente. Car, pour certains d’entre eux, le découpage des académies est anachronique. » Le président de la LOF, le Malouin Jean NOURY, affiche sa détermination : « Pourquoi ramener automatiquement au territoire de l’académie celui des ligues régionales intéressées ? Le sport n’est pas seulement scolaire et universitaire » interroge t-il, ajoutant avec des mots forts : « La Ligue de l’ouest de football s’opposera par tous les moyens en son pouvoir à une amputation non justifiée de son rayonnement. » Le 12 Décembre 1961, l’Académie de Rennes est amputée de la Loire-Atlantique.

Le 8 Janvier 1966, lors de la formation du troisième gouvernement Pompidou, HERZOG est remplacé par François MISSOFFE. Le premier à devenir ministre de la Jeunesse et des Sports. L’État français entend toujours faire correspondre l’organisation de la FFF avec celle des régions administratives qu’il a décrétées en 1960. Tout en amputant de force la Bretagne de la Loire-Atlantique et le Poitou de la Vendée, pour les assembler à l’Anjou et au Maine. Il veut notamment calquer les contours géographiques de la future Ligue Atlantique sur celle de l’Académie de Nantes (à l’époque la Loire-Atlantique et deux départements de l’ouest, le Maine-et-Loire et la Vendée). En imbriquant sport scolaire et sport civil, l’État entend finir par contrôler le football dans son ensemble. Six ligues françaises de la FFF sont alors confrontées à l’ingérence de l’État.

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Raymond KERUZORE, une légende du foot breton.

1966-1967 : Le diktat de l’État envers la FFF mutile la Bretagne.

Le 25 Mai 1966, une délégation de la FFF est « invitée » au Ministère des Sports pour résoudre la question. Puis, des lettres du Ministère du 16 Juin 1966 et 18 Octobre 1966 ayant objets similaires, demandant « qu’une solution définitive soit apportée dans la prochaine réunion », mettent la pression sur la FFF. Le 16 Décembre 1966, au Ministère de la Jeunesse et des Sports à Paris, se réunissent le Directeur des Sports du Ministère, les chefs de services académiques nationaux et régionaux d’une part, les présidents des ligues et districts de la FFF concernés d’autre part. Objet : Créer ex nihilo les ligues d’Atlantique et de Picardie. Si la FFF « souhaite » le statu quo, « la Ligue de l’Ouest ne se fait maintenant plus beaucoup d’illusions. » La FFF tient d’abord à préserver son agrément d’association reconnue d’utilité publique…

Le 10 Janvier 1967, un courrier du Ministère des Sports place la FFF devant l’obligation de créer ces deux nouvelles ligues. Le Bureau fédéral de la FFF se réunit le 20 Janvier et répond au Ministère des Sports que la Fédération « est prête à tenir compte des mesures qui lui sont ainsi imposées et qu’en conséquence le Bureau Fédéral proposera au Conseil National de mai de voter ces changements importants dans la délimitation des Ligues régionales. »

Les mots sont lourds : Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un « Diktat ».

Les Bretons Adolphe TOUFFAIT et Jean NOURY, tous deux membres du Bureau fédéral de la FFF, ne sont pas en mesure de s’opposer à cette décision. Les conséquences de ces « mesures imposées » ? La Bretagne perd son plus important district, la Loire-Atlantique (12.847 licenciés).

Les débats qui suivront au sein de la FFF de Janvier à Mai 1967 ne seront plus qu’administratifs, juridiques et financiers. Ils permettront à certains de laisser libre cours à leurs ambitions d’administrateurs sportifs, sur fond d’amputation du territoire breton et… d’opportunités. Le 21 Mai 1967, la Ligue Atlantique est créée. L’unité du football breton n’existe plus. Le 28 Mai, la Ligue de l’ouest entérine le « Diktat » du Ministère des Sports. Il n’y a aucune interpénétration entre la Loire-Atlantique et la [Région] Bretagne prise en tant qu’entité sportive… Deux ans après la division du football breton, l’amputation autoritaire de la LOF a toujours du mal à passer pour son secrétaire général Félix GEHL : « Le football ne doit pas être géré par des fonctionnaires. Pour nous qui suivons le football depuis de nombreuses années, il est urgent que des gens de bonne volonté s’attachent à sa rénovation. »

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Déclaration de Christian GOURCUFF en Octobre 2016.

 

1971-1973 : Nouveau diktat et discrimination entre Bretons.

Le découpage régional ne trompe pas Georges VEDEL, docteur en droit public et membre du Conseil économique et social de la République française, qui l’écrit dans « Ouest France » en 1970 : « Les quatre départements de la région officielle [de Bretagne], Côtes-du-Nord, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan, sont une partie essentielle sans doute, mais une partie seulement. Le découpage actuel dessine un « réduit breton », mutilant la Bretagne et l’enfermant » explique-t-il. L’institutionnalisation des régions va venir d’une décentralisation plutôt que d’une régionalisation. Subrepticement, le 14 Septembre 1971, c’est l’administration qui prend le pas – sur décision gouvernementale – lorsque le décret n°71-781 modifie les limites territoriales des circonscriptions académiques de Caen, Nantes et Rennes.

Diviser les Bretons pour mieux régner, avec le football comme involontaire laboratoire de la discrimination entre Bretons…

Nantes et Rennes se rencontrent le samedi 19 Février 1972 à Colombes (92) en 16e de finale de coupe de France : « Nantes en Bretagne, Nantes en Bretagne » clament des supporters nantais conscients du charcutage préparé par l’État de Georges POMPIDOU. En face, certains homologues pratiquent déjà le négateurisme vis-à-vis de l’identité bretonne de Loire-Atlantique : « Retire ce que tu as dit ! Nantes n’est pas en Bretagne ! », provoquant un « gigantesque pugilat ». Comme le rapportera « France Football », pour le plus grand bénéfice d’un Etat centralisateur déterminé à créer une région artificielle pour diviser au lieu de rassembler. Vous n’entendrez pas un Lyonnais clamer « Paris n’est pas en France » sans être étouffé par les sarcasmes…

1975-1982 : Nouvelles lois et toujours la division.

Le 5 Juillet 1972, la loi sur la Création des Établissements Public Régionaux est promulguée. Il faut attendre plus d’un an après le décret sur la modification du territoire de l’Académie de Nantes pour que la loi ne soit promulguée, le 13 Novembre 1972. Les cinq conseils départementaux de Bretagne sont unanimes à souhaiter la réunion des cinq départements bretons, même s’il existe des divergences sur la dimension définitive de la Bretagne. Le gouvernement français ne tiendra aucun compte des résultats de ces consultations. « Le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne ne paraît pas souhaitable » dira Georges POMPIDOU le 19 Juillet 1973. La cohabitation de Rennes, Nantes et Brest lui paraît impossible… Quid alors de celle de Paris, Lyon et Marseille en France ?

C’est le sort ubuesque de la Bretagne.

Harmoniser les territoires des ligues avec le périmètre des académies est toujours à l’ordre du jour politique. La FFF procède à cet effet, le 17 Mars 1979, à une modification de ses statuts, approuvée par décret du Ministère le 15 Juin 1979. Gilbert BÉHIER, le président sarthois de la LOF et Léon GUIARD, vice-président général, s’opposent au projet de création d’une Ligue de Bretagne… élargie – fusion des ligues de l’ouest et de l’Atlantique – parce que, sous couvert de cette union, on veut leur faire « bretonniser » la Vendée et le Maine-et-Loire. La nouvelle loi du 2 Mars 1982 sur la régionalisation n’apporte rien de différent au football breton. Mayenne et Sarthe sont contraints de quitter la LOF. Toujours amputés de la Loire-Atlantique, les départements de la « Région Bretagne » deviennent la Ligue de Bretagne de Football (LBF) en 1990.

Quel espoir d’unité pour le football breton ?

Entre 2014 et 2017, une nouvelle réforme territoriale ordonnée par l’État français jette à nouveau le trouble au lieu de faire jaillir consensus, clarté et respect. La loi du 16 Janvier 2015 relative à la réforme territoriale de l’État modifie le découpage des régions en les fusionnant. Via le Code du Sport, l’État va obliger la FFF à modifier ses statuts afin de prendre en compte la réforme. Le mouvement sportif doit marcher au pas pour continuer à recevoir agréments et subventions. « La FIFA n’a pas l’habitude de précéder la politique mais de la suivre » répétait Jules RIMET, son président fondateur… La Ligue des « Pays de la Loire » – région hétéroclite purement administrative inventée par la politique jacobine et sa technocratie – est créée ex nihilo, comme le fut celle de l’Atlantique cinquante ans plus tôt.

Le football breton reste donc amputé.

Jean-Claude HILLION, président de la LBF, rappelle l’évidence historique : « Le château d’Anne de Bretagne est bien à Nantes, non ? » Comme en 1981, au lieu de retrouver son intégrité, la Bretagne et son football échappent au contraire de peu en 2015 à une fusion avec la région artificielle des « Pays de la Loire » : « Quand la carte a été faite avec un grand bloc grand ouest, LE DRIAN a dit à HOLLANDE : « s’il y a fusion entre les Pays de la Loire et les quatre départements bretons, je démissionne ». Et il a ajouté : « le minimum que je veux avoir, c’est la préservation de la Bretagne à quatre départements« . Il a obtenu cela et il est resté » explique sans ambages le géographe Jacques LESCOAT.

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Pour Canal Plus, Nantes est dans la Championnat de foot de Bretagne.

Le droit de vivre ensemble en Bretagne et de prospérer.

Le territoire amputé de la Bretagne n’a pas changé depuis 1958. Et le « crime » de Michel DEBRÉ. « Tout a été fait pour éviter une Bretagne unie. Par crainte d’une Bretagne trop forte. Un certain nombre de politiques et de hauts fonctionnaires autour de François HOLLANDE avaient peur d’une Bretagne à cinq départements » continue Jacques LESCOAT. « Pour refuser cette Bretagne à cinq départements, on a invoqué un prétendu repli identitaire. Ce qui est complètement absurde. L’ouverture voulue des Bretons à Nantes était tout le contraire d’un repli. Mais ce qui est vrai pour la Bretagne est vrai aussi pour toute la France. Il y a une façon très subtile d’affaiblir les régions, c’est de leur faire perdre leur identité géographique. »

L’État français préfère affaiblir la Bretagne plutôt que de la voir s’épanouir. Aussi incroyable que cela puisse paraître, alors qu’il est garant de ses intérêts. Car la Bretagne n’est évidemment pas plus difficile à réunifier que ne le fut… l’Allemagne. Qui était divisée par un mur-frontière et deux idéologies, dont l’une totalitaire, jusqu’en 1989 ! Sur le terrain, les faits sont têtus : Nantes, c’est la Bretagne. « Le décollage touristique de Nantes tient à son image de porte d’entrée de la Bretagne, qui est l’Irlande des Italiens et des Espagnols » dit Jean-Marc DEVANNE, directeur de l’office de tourisme de Nantes. Idem pour Jean BLAISE, directeur du Voyage à Nantes : « Il s’agit de faire venir les touristes de l’Europe limitrophe et de Chine. Il importe donc que nous nous connections à la Bretagne, le seul nom qui parle à l’international et que nous leur proposions un parcours breton. ».

Justice, équité, démocratie, réunification.

La réunification de la Bretagne est en ligne de mire… « Pourquoi pas si ça peut développer le football breton ? Il me semble que l’on a déjà connu ça, même avant la ligue de l’ouest. Au niveau des hommes, il n’y a pas de tensions mais certains sont très attachés à leurs postes de président. Ce n’est pas mon cas, je n’ai pas d’état d’âme, je suis de passage. C’est la compétence des hommes qui doit leur faire prendre des responsabilités » affirme Jean-Claude HILLION, président de la LBF. Pourtant, à court terme, il ne semble pas possible d’obtenir une réunification « car il y a une force jacobine très forte. Mais, à moyen terme, c’est évident. Je donne quinze ans de vie à cette réforme. Les Alsaciens ne supportent pas qu’on ait rayé de la carte leur région. Le temps donnera raison à la géographie française » prévient le géographe Jacques LESCOAT.

Après cinquante ans de division et de discrimination institutionnalisée entre Bretons, la lutte pour l’unité de la Bretagne et du football breton se poursuivent aussi plus que jamais, via « Bretagne Réunie » et l’ensemble de la société civile bretonne. Les valeurs d’équité, de justice, de respect et de démocratie se doivent d’être universelles et bien vivantes.

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Le football, partout dans le monde, est un moyen d’expression.

Sources :

Agence Bretagne Presse. Bretons (magazine). Ouest France. Dimanche Ouest France. Le Télégramme. Presse Océan. L’Equipe. France Football. Le Maine Libre. Sud Ouest. L’Ouest Eclair. La Dépêche de Brest. Le Phare de la Loire. Football (Rossini). Football Magazine ; Le Monde ; Partisans ; Fédération Française de Football ; District de Loire-Atlantique de Football ; Université de Nantes ; Académie de Nantes ; Traité de sciences politiques ; Droit et Société ; Thesis, A Journal of Foreign Policy Issues ; Naissance de la Bretagne : géographie historique et structures sociales de la Bretagne méridionale ; L’invention de la France : Atlas anthropologique et politique ; C’était de Gaulle ; La fin des terroirs. La modernisation de la France rurale ; La vie politique en France depuis 1940 ; Le sentiment d’appartenance bretonne en Loire-Atlantique ; Les mensonges de l’histoire ; La vie bretonne ; Convention-cadre pour la protection des minorités nationales ; Une épuration ethnique à la française.

Et encore :

Frontières oubliées, frontières retrouvées : Marches et limites anciennes en France et en Europe ; Éducation physique, sport et loisir ; Sport et pouvoir au XXème siècle ; L’Etat et le sport : Construction et transformation d’un service public ; 20 ans qui transformèrent la Bretagne – L’épopée du CELIB ; L’emploi sportif vu à travers son histoire ; Annuaire des dix mille bretons ; Provinces, départements, régions : l’organisation administrative de la France d’hier à demain ; Frankenstein ou le Prométhée moderne ; Histoire de la langue bretonne ; Bretagne et Grand Ouest.

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Fañch GAUME
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Mon quotidien est le management du sport. La Bretagne l'est tout autant, pour son histoire, son économie, ses relations internationales et tout ce qui la caractérise, d'hier, d'aujourd'hui et de demain, avec ses neuf Broioù / cinq départements et son potential national au coeur des autres nations celtes. Avec "Bretagne est Univers", Saint-Pol-Roux nous a tracé un chemin sans limite. Que la Bretagne s'affirme et rayonne : Put Brittany On The Map / Exportons la Bretagne !

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