Des résidences secondaires, y en a t-il trop en Bretagne ?

Des résidences secondaires, y en a t-il trop en Bretagne ?

Les résidences secondaires grignotent notre territoire.

Certes, la Bretagne est attractive. Et elle le sera de plus en plus dans l’avenir. Pour son bien sur de nombreux points. Mais il y a un point sur lequel on peut discuter : les résidences secondaires.
Notre pays possède quelques 2700 kilomètres de superbes côtes maritimes. Mais également un Kreiz Breizh (1) magnifique. De tels paysages ne peuvent que plaire et attirer. Attirer les étrangers non-Bretons bien sûr. Mais aussi favoriser l’installation de résidences secondaires pour les natifs de Bretagne.

Ils sont nombreux les Irlandais, Hollandais et Anglais.

Surtout dans le centre du pays. Les trois grandes zones résidentielles secondaires sont les grands environs de Saint Malo et Dinard sur la côte nord est. Au sud, c’est bien entendu la côte de Quiberon pratiquement jusqu’à la frontière vendéenne. Dans la partie occidentale de la péninsule, la Presqu’île de Crozon est vouée à la résidence secondaire. Sans oublier les îles, dont surtout Enez Groe (2).

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Résidences secondaires en Bretagne

Quelques chiffres

La progression du marché de la résidence secondaire est en pleine croissance en Bretagne depuis ces dernières années. Avec un taux de 12% en moyenne.
Environ 14% des résidences bretonnes sont secondaires. Avec le Morbihan au plus haut vers 20% et l’Ile et Vilaine au plus bas vers 7%.
Un tiers des résidences secondaires bretonnes sont morbihannaises. Dans le Morbihan le taux de résidences secondaires atteint des sommets avec près de 70% vers Carnac et 80% vers Arzon.
26% à Plougerneau en Finistère/Penn ar Bed. Bréhat affiche 74,8%, Enez Tudi/île Tudy 76,6%, Damgan 81,3%, Piriac sur Mer 76,2. Même Sant Brieg/Saint Brieuc a un taux élevé avec 60,8% de résidences secondaires sur la commune.
Et vous, connaissez-vous le taux dans votre commune ?

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Résidences secondaires : le classement de cent communes de Bretagne.

L’attractivité de la Bretagne.

On a déjà évoqué la beauté toute naturelle de nos côtes et de nos paysages. Il y a aussi notre climat. Tant moqué par certains, mais qui va devenir idéal et très recherché dans les prochaines décennies. On viendra de plus en plus s’y mettre au vert et au frais. Un autre avantage de la Bretagne est également de plus en plus recherché : une relative sécurité pour les personnes et les biens.
Mais l’augmentation des résidences secondaires apportent aussi des contraintes. Nos communes ont un besoin vital de vie et d’activités tout au long de l’année. Et non seulement durant quelques trop rares et trop courtes périodes. Il vaut mieux des volets clos onze mois de l’année que clos pour toujours.

(1) Centre Bretagne (2) Ile de Groix
Source : www.notairesdelouest.com

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Rémy PENNEG
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"Essayer ou ne rien faire". Quand on aime la Bretagne corps et âme, à un moment, il faut essayer d'agir et de créer pour participer, même très modestement, à son rayonnement et à son avenir. Avec l'aide avisée d'une poignée de volontaires, nous créons NHU Bretagne.

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5 commentaires

  1. Carlos
    juin 27, 12:58 Répondre
    Et que proposons-nous ? Rien. Si il y a autant de résidences secondaires, c'est que nous n'avons plus d'emplois.
  2. lilian
    juillet 10, 10:20 Répondre
    bonjour Les résidences secondaires attirent les touristes et leurs porte feuilles. Nous serions complètement retirés sur monde si nous n'avions pas les anglais, les allemands, le belges et .....les parisiens. Je ne vois pas ou est le pb exactement....à part le prix au M2 pour les locaux peut-être. ça ne va pas s'arranger avec les années et la population qui augmente. Maintenant si les locaux souhaitent rester dans leur commune très prisées, il faut anticipé je pense..non
  3. lilian
    décembre 18, 16:55 Répondre
    anticiper en achetant avant que le M2 augmente encore....si possible et surtout voir moins grand dans les biens immobiliers. En Bretagne nous étions encore très largement dotés au niveau m2 que ce soit pour les logements et les biens immo (appart et maison). ça va se réduire avant les années, surtout dans les coins côtés. voilà c'est dit. bcp d'autres régions sont déjà dans cette mouvance....
  4. Boc'hig ruz
    avril 14, 20:58 Répondre
    La problématique est complexe et varie selon la dynamique économique de la région considérée. Les résidences secondaires et locations saisonnières ( qui souvent s'en suivent) deviennent trop nombreuses quand des gens se voient obligés de refuser un emploi parce qu'il ne trouvent pas de logement à un prix qu'ils peuvent payer. La ville de Berlin qui a un sérieux deficit de logements a mis un frein aux locations par Air B&B . En Suisse, il faut être résident pour avoir le droit d'acheter une maison. Ces lois ne peuvent pas résoudre en elles-même les problèmes de logement, mais empêchent dans l'immédiat certains débordements.

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