Breizh-Coin, le nouveau paradigme marketing et fédérateur en Bretagne

Breizh-Coin, le nouveau paradigme marketing et fédérateur en Bretagne

NHU Bretagne vous présente en avant-première le projet Breizh-Coin 1/5, car il y aura cinq volets pour vous expliquer en quoi consiste ce projet tout à fait novateur pour l’économie en Bretagne.

Une des faiblesses majeures de nos sociétés réside dans l’absence de projets fédérateurs.

Cette absence, qui se conjugue toujours au pluriel est pourtant parfaitement identifiée par tous les acteurs économiques ou politiques. Ce sont les conflits d’intérêts.
C’est sur ces conflits d’intérêts qui traversent l’ensemble de nos activités professionnelles, nos activités domestiques et même nos heures de loisirs, lorsque tour à tour nous consommons ou nous produisons, nous dirigeons ou nous exécutons, nous dépensons ou nous épargnons pour investir, mais, toujours dans un rapport antagonique et sans articulation avec nos semblables, que le projet Breizh-Coin ambitionne de se développer.
Nouveau paradigme marketing et fédérateur pour financer les projets innovants créateurs d’emplois en Bretagne , basé sur le principe de la gratification différée- récompense investie et non dépensée-, il va répartir pour la première fois dans notre histoire l’effort et sa récompense entre tous les secteurs d’activité et les partenaires du projet.

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Breizh-Coin, le couteau suisse made in Bretagne

Frapper des Breizh-Coin …

Comme tout le monde le sait, battre monnaie est un privilège strictement régalien. Alors qu’a contrario frapper des Breizh-Coin sera l’affaire de toutes celles et de tous ceux, qui, en Bretagne veulent peser au quotidien sur les choix économiques à promouvoir pour l’avenir du territoire.
Cependant Breizh-Coin ne sera pas une nouvelle monnaie locale à périmètre de circulation plus étendu que les autres.
Forme alternative d’utilisation de l’épargne, la monnaie locale n’est que la contrepartie d’un dépôt en monnaie légale en un dépôt en monnaie locale. Elle ne créée pas de richesse supplémentaire que les partenaires pourraient investir sur leur territoire en récompense de son utilisation.
Bien que l’ambition territoriale affichée du projet Breizh-Coin soit régionale, ce n’est pas cette différence d’échelle qui le démarque fondamentalement des monnaies locales, mais son substrat de création monétaire permanente à travers un nouvel outil marketing : la Troncature-Marketing.

Conflits d’intérêts paroxystiques : les PGC (produits de grande consommation).

⦁ Six promotions sur dix de PGC ne sont pas rentables pour les industriels. But de ces promotions, conserver ou gagner des mètres linéaires sur la concurrence.
⦁ Coût de la promo dépendance en France : 4 milliards d’euros par an.
⦁ Coût du gaspillage alimentaire au foyer par les ménages : entre 8 et 20 milliards d’euros par an.
⦁ Pendant la même période, la guerre des prix n’aura restitué qu’un milliard d’euros de pouvoir d’achat.
⦁ Dégâts collatéraux hors pertes économiques. Surexploitation des ressources naturelles et conséquemment augmentation des prix sur les productions futures.

Pour parodier le célèbre théorème de Schmidt, nous pourrions dire que « Les promotions d’aujourd’hui sont les pertes garanties de demain et les catastrophes inévitables d’après-demain ».

Guerres commerciales …

Guerre entre producteurs ou sous-traitants sous la pression des industriels. Et guerre entre industriels sous la pression des distributeurs qui eux-mêmes commencent à subir la pression des mastodontes américains ou chinois (Amazon, Alibaba) avec lesquels ils s’allient pour ne pas disparaître. Ou seulement différer leur disparition.

Spéculations et guerres pour les matières premières, « eldorados » de main d’œuvre à bon marché sous le joug de mafias nationales ou transnationales, tous nos produits gratuits coûtent très cher, et le changement climatique que chacun commence à subir, n’est que le rendu en menue monnaie – pour l’instant- de notre dette écologique contractée au fil des années d’une exploitation sans limites d’un monde limité.

L’éthique sur l’étiquette.

Pour retrouver du crédit, certaines marques, enseignes ou entreprises sous surveillance des consommateurs se contentent de saupoudrer un peu d’éthique sur l’étiquette. Quand d’autres sous la contrainte de décisions politiques (loi mettant fin aux folles promotions) cherchent à réenchanter l’imaginaire des consommateurs qui se détournent d’elles.

Mais lassés d’être les colibris qui font leur part, sans que les responsables ne prennent la leur, de nombreux consommateurs s’organisent avec succès autour de nouveaux concepts. Où création de sens et partage des fruits du travail placent chacun face à ses responsabilités.

C’est qui le patron ?

Le plus gros succès commercial d’une nouvelle marque lancée ces trente dernières années, sans publicité ou commerciaux en magasins – tout cela en moins de deux ans- est une marque créée et gérée par les consommateurs, « C’est qui le patron ! ». Marque qui permet de rémunérer les producteurs au juste prix. Puis aux consommateurs de participer à l’élaboration du produit. Ainsi que de fixer le prix de vente au détail et dans un engagement bilatéral de veiller au respect du cahier des charges.
Ces réponses citoyennes et fédératrices pour remettre un peu de sens commun dans le quotidien sont amenées à se multiplier dans de nombreux secteurs ces prochaines années.

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Breizh-Coin ou construire sur les conflits d’intérêts

A suivre dans quelques jours le deuxième des cinq volets du projet Breizh-Coin : Déficit de capital social initial et projets innovants.

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A propos de l'auteur

Jacques Henri LESCOUËT
Jacques Henri LESCOUËT 5 articles

Editeur de produits touristiques durant une vingtaine d’années sur les principales destinations du bassin méditerranéen (Grèce, Espagne, Chypre, Portugal, Maroc) ainsi que la Hongrie, la Riviera Maya ou Puerto Rico. Philosophie de l’entreprise (dix personnes) : offrir aux touristes des souvenirs de qualité, en papier, utiles, et fabriqués en Europe.( Interview Economy Tribune sur profil LinkedIn). La mal nommée « crise grecque », espagnole, portugaise ou irlandaise aujourd’hui identifiée comme une crise financière transformée en crise économique avec des centaines de milliers d’entreprises qui firent faillite, mit fin à cette aventure en 2012. Retour en Bretagne en 2016 avec deux nouveaux projets.

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