Les ardoises de nos toits pour notre électricité

Et si les ardoises de nos nouvelles toitures devenaient source d’énergie ?

Ardoises de nos toitures …
Selon certains échos, la fermeture temporaire d’une partie significative du parc nucléaire producteur d’énergie électrique qui alimente la Bretagne pourrait bientôt entraîner des délestages. Comme gérer c’est prévoir, le fournisseur quasi monopolistique du secteur va arrêter 36% du parc productif pendant trois des mois … les plus froids de l’année. Justement ceux où la consommation d’électricité est à son niveau le plus élevé.
La Bretagne a fait le choix de ne pas disposer sur son territoire de centrale nucléaire. Les tentatives d’implantation ont toutes échouées et celle du refus musclé des populations du Cap Sizun vers Plogoff en Cornouaille, au début du monde (Penn ar Bed) resteront encore longtemps dans notre mémoire collective.

La Bretagne est trop dépendante, là aussi !

Aujourd’hui, la Bretagne produit environ un tiers de ce qu’elle consomme en électricité, et 80% de cette énergie est produite en Loire Atlantique. Nous sommes donc en état de dépendance d’apports extérieurs pour près de 70% de notre consommation électrique.
Alors, nous dépendons très majoritairement de la production électrique d’origine nucléaire d’un réseau européen interconnecté. Mais l’arrêt temporaire d’une partie du parc des centrales nucléaires les plus proches de la Bretagne ne devrait pas avoir de répercutions néfastes sur notre alimentation. Ceci grâce à l’apport possible d’électricité produite par d’autres centrales, encore plus à l’est. Sauf si un hiver rigoureux survenait sur toute l’Europe. Alors, chacun garderait pour lui sa propre production et nous devrions peut-être nous organiser différemment en Bretagne.

énergies

Les centrales nucléaires en Europe

A propos de s’organiser différemment …

Oui, nous disposons d’un incroyable potentiel d’énergies renouvelables, propres et gratuites.
Savez-vous que la Bretagne possède 2700 kilomètres de côtes maritimes, autant que l’Afrique du sud et plus que l’Allemagne ou le Portugal ? Soit une ligne continue de 2700 kilomètres de façade océanique bourrée d’énergie, que nous n’utilisons pratiquement pas.
La Bretagne à une météorologie venteuse et nos vents, même interdits, sont une source sans limite d’énergie propre.
Et que dire de notre ensoleillement ?
Pour ne pas heurter celles et ceux qui ne sont jamais venus en Bretagne, ou qui par malchance n’y sont venus que lors d’une de nos averses passagères, nous parlerons plutôt de luminosité.

ardoises

Toits de Bretagne

Connaissez-vous Élon MUSK, le patron de Tesla ?

Cette entreprise américaine fabrique déjà des voitures électriques et des PowerWall. Ce sont de superbes batteries capables de stocker l’énergie solaire que vous produisez vous-mêmes. Au lieu de cela, nous avons des chaudières à fioul !

Oui, la Bretagne doit se réveiller, ouvrir les yeux encore plus grand et s’adapter encore plus vite.

Regardez nos toitures d’ardoises !
Ce sont des milliers de kilomètres carrés de pierre bleue, essentiellement naturelle, mais aussi parfois synthétique. Et sur certains toits d’ardoises, on vient parfois greffer d’inesthétiques panneaux solaires.
Rien ne vous choque ?
Élon MUSK et ses équipes de chercheurs viennent de mettre au point l’ardoise solaire. L’ardoise est le panneau solaire. Et si le toit de votre maison, de votre garage, de votre grange, de votre hangar, de votre entrepise toute entière, devenait un gigantesque panneau solaire ? Aussi esthétique et discret dans nos paysages bretons que nos toitures bleues d’aujourd’hui.

Le vent, le soleil et l’océan.
Nous avons en Bretagne ces trois énergies renouvelables, gratuites et propres pour notre santé et le respect de notre environnement.
Et nous les avons à profusion chez nous. En totale indépendance.
Des chercheurs innovent dans le monde entier et proposent des solutions d’avenir.
Et nous continuons à subir le fioul, les centrales nucléaires et les lignes à haute tension.
Mesdames, Messieurs, changeons de monde pour construire un autre avenir énergétique à la Bretagne.

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Rémy PENNEG
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