La Bretagne serait-elle à vendre à la découpe ?

La Bretagne serait-elle à vendre à la découpe ?

Ma plage n’est pas à vendre !

Vendre tout ?
La pression de la finance privée se fait de plus en plus précise. En Bretagne comme ailleurs en Europe occidentale.
D’un côté, et parmi les entreprises du CAC40 il y a le groupe Véolia. Des milliards d’euros de chiffres d’affaires et des dizaines de milliers de salariés dans le monde entier.
De l’autre côté il y a l’état français. A moins que ce ne soit du même côté finalement !
Et ces deux-là sont un peu … comment dire, cul et chemise. Mais on ne sait pas qui fait la chemise !
Et c’est l’état central siégeant à Paris qui est propriétaire du domaine maritime breton.
Et pour faire du fric, avec tout et n’importe quoi, le cul et la chemise s’entendent à merveille.
L’état central vend des portions de notre sous-sol de Bretagne à une compagnie minière australienne pour extraire des minerais et des métaux précieux. Alors pourquoi ne pas continuer ?

Maintenant, ils vont plus loin, encore plus loin …

L’état vient de concéder à Véolia plus de cinq kilomètres de plage de la Baule en Loire Atlantique, dans le sud de la Bretagne. Les procédures ont bien entendu été respectées. Un appel d’offre a été lancé fin 2016, et au final, il ne s’est trouvé qu’une seule société en course, Véolia. Ce monde est décidément bien fait. La chemise et …
Pour les douze prochaines années, ces cinq kilomètres de plage bretonne vont être « exploitées » au sens le plus mercantile du terme, par une société privée. Entrée privée donc et tarif non concurrentiel affiché : sans doute dix euros le parasol à la journée, plus cinq euros le fauteuil. Pique nique familial interdit. Raison invocable : nuisance olfactive et pollution du sable. Raison vraie : si tu veux manger c’est dix euros le sandwich au stand Véolia. Sandwich certifié sans odeur et emballage non polluant, celui-là.
Actuellement plusieurs restaurateurs exercent sur ces cinq kilomètres de plage bretonne. A terme, ils devront certainement plier bagages pour laisser place au monopole du concessionnaire.

vendre

Plage privée standardisée

Environnement standardisé.

Jusqu’à maintenant, en Bretagne, aucune plage ne ressemble à une autre.
Avec la concession privative de nos plages jusqu’à présent publiques, celles-ci commenceront à toutes se ressembler. Parasols, fauteuils et bains de soleil en rang d’oignons. Une seule ligne, une seule couleur. Des emplacements tous strictement identiques, tous numérotés.
Est-ce bien cela que nous voulons voir sur nos plages de Bretagne ?
Les entreprises privées existent pour créer de la richesse. Pour leurs personnels comme pour leur actionnaires. Mais elles ne doivent pas le faire à n’importe quelles conditions. Nous proposer un produit est une chose, nous contraindre à l’acheter en est une autre. Et privatiser une plage jusqu’alors publique est une contrainte. Inacceptable.

C’est la première fois qu’une plage est ainsi privatisée en Bretagne.

D’autres pays connaissent déjà ce phénomène, en particulier méditerranéens comme l’Italie, la France ou l’Espagne. Il s’agit donc d’un précédent en Bretagne et nous pouvons craindre que ce mal progresse le long de nos côtes.

C’est très simple en fait. Si nous laissons faire, dans quelques années, vous devrez payer pour vous rendre sur votre plage familiale préférée. Ils continueront par les plages les plus fréquentées et donc les plus rémunératrices. Sans doute vers Saint Malo. Et ces marchands du temple ne s’arrêteront sûrement pas là ?

La Bretagne n’est pas à vendre.

 

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7 Comments

  1. Superbigou
    juin 13, 07:07 Reply

    Réveillez-vous Bretons ! Avec Macron cela ne va pas s’arranger. Réagissez vite, dans 5 jours il sera trop tard, vous en aurez pris pour 5 ans sans Marche arrière possible….

  2. A-M
    août 08, 14:31 Reply

    Que fait-on de la loi littorale ? Que fait -on du chemin de douaniers ? Que la Bretagne est belle quand elle reste « sauvage » : les petites plages « sans surveillance » , les vaches dans les prés , les cailloux où s’écrasent les vagues avant de venir mourir sur la plage, les hameaux de granit…. RESPECTONS LA BRETAGNE.

  3. Arskoliad
    avril 13, 10:17 Reply

    Je découvre cet article (et cette histoire de privatisation des plages) un peu tard et très inquiet.
    Quoi qu’il en soit, ne nous laissons pas faire ! L’article de loi (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006053761) stipule clairement (pour le moment…) que « l’exploitation de la plage (doit) être compatibles avec le maintien de l’usage libre et gratuit des plages « . Donc si vous vous trouvez sur une plage « privée » et qu’on vous demande de payer quelque chose, n’oubliez pas de citer cet article !

  4. Erwanito
    mai 24, 21:43 Reply

    L’article omet de dire que cette plage était déjà sous contrôle municipale. La mairie de La Baule a cessé sa gestion au prétexte que cela lui coûtait trop cher. L’état a alors tranché et filé la concession à Véolia. Du côté de Pornichet, c’est toujours géré par la municipalité.
    Mais restons vigilant et continuons de nous battre pour les chemins côtiers, qui sont trop souvent squatté par des résidences secondaires.

  5. MORIAUX
    mai 25, 12:31 Reply

    JE NE SUIS PAS d4 ACCORD AVEC LA PRIVATIASTION !

  6. Sylvie
    mai 26, 07:34 Reply

    Bretons protégez vos libertés , votre intégrité et ne vous agenouillez pas devant le dieu ARGENT
    Vous n’êtes pas à vendre ..!!
    .

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