minerais précieux de Bretagne

La Bretagne minée sur 3% de son territoire, par des Australiens.

de Patrick REGNAULT
Publié le Dernière mise à jour le

La compagnie Variscan Mines est une petite compagnie minière australienne.
Sa capitalisation boursière a l’ASX (Australian Stock Exchange) de 13,49 millions de dollars australiens soit seulement 9,76 millions d’euros. Le prix de l’action a l’ASX au 3 Mars 2017 est de A$ 0,025 soit deux centimes d’euro.

Jusque dans la première décennie de l’an 2000 c’était principalement une compagnie dédiée à l’exploration. Depuis 2010 la compagnie a pour objectif de devenir un producteur.

Des mines sur plus de 3% du territoire de la Bretagne.

Ainsi en Juin 2013 Variscan a reçu son premier Permis Exclusif de Recherche (PER) pour Tennie dans la Sarthe (France). La Bretagne semble être un terrain privilégié pour Variscan.

Car il faut voir les PER suivants. Le PER Beaulieu près de Guemene Penfao sur 278 km2 pour l’Etain et le Tungstène. Aussi le PER Loc Envel sur 336 km2 pour les Tungstène et Cuivre. Également celui de Silfiac sur 173 km2 pour les Zinc, Plomb, Argent et Germaniu. Enfin Merleac sur une surface de 411 km2 pour les Zinc, Plomb, Argent, Cuivre et Or et Penlan pour 66 km2 en Penn ar Bed.

Donc 1264 km2 au total. C’est pratiquement la même superficie que le Parc Naturel d’Armorique.

variscan

Localisation des minerais et métaux précieux en Bretagne. Et PER de Variscan.

Variscan : engagement non contractuel.

Sur leur site internet www.variscan.com.au  Variscan déclare que les PER « reflètent clairement la capacité de Variscan de travailler avec le code minier français. Et qu’elle a reçu un bon support de la communauté, des autorités locales, des préfets et des autorités Fédérales » – fin de citation.

Il est évident que ceci s’adresse à un public néophyte d’actionnaires australiens et semble loin de la réalité sur le terrain et des structures politiques françaises.

Des promesses d’emplois toujours sans lendemain.

Jusqu’à présent cette petite compagnie minière s’était contentée d’avoir des intérêts non opérationnels dans les exploitations minières. Donc pas de responsabilités directes dans les possibles accidents miniers.

La présence des mines peut complètement transformer l’utilisation des terres et des paysages. Ainsi que les infrastructures et la population active. Souvent au détriment de l’économie locale existante.

L’impact socio-économique n’est pas négligeable.

Car les promesses d’emplois qui viennent avec les opérations minières en Australie sont en général grossièrement exagérés et les coûts sur l’environnement, le tourisme et les exploitations agricoles à court et long termes ignorés. La majorité des emplois créés sont pris par les Fly In Fly Out ou Drive In Drive Out Workers ou travailleurs extérieurs travaillant en rotation. Ceci a une influence sur le coût des logements qui devient trop cher pour les communautés locales, due à la disparité des salaires qui engendre ce qui en Australie est appelé une « économie a deux vitesses ».

Danger : mines.

De plus, quand les ressources minérales sont épuisées l’économie locale prend du temps à se relever. Sans parler des changements environnementaux qui sont parfois trop sévères pour s’en remettre à l’échelle humaine.

Pour la Bretagne, il s’agit avec les permis existants dont nous parlons au début de cet article d’une superficie totale de 1264 km2 ou 119800 hectares de terres comprenant des zones humides, de bonnes terres agricoles et des villages.

Pour comprendre l’immensité de cette surface que Variscan veut à terme exploiter, nous pouvons la comparer aux 1250 km2 du Parc Naturel d’Armorique.

Il faut aussi comprendre que Variscan a été le premier à mettre un pied dans la porte en Bretagne. Et qu’une autre compagnie minière d’origine australienne, ScotGold, au travers de sa filiale française, veut aussi entreprendre des explorations d’or et d’argent dans les Monts d’Arrée.

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3 commentaires

Ministère de l'Industrie et du Commerce du Duché de Bretagne 15 novembre 2017 - 9h58

Bonjour

Ils sont à la recherche de Thorium.
Car nous avons en Bretagne l’un des 3 plus grand gisements au monde.
Ce minerai va remplacer a terme l’Uranium, de part son risque moindre de pollution par les déchets radioactifs, tout en offrant les mêmes propriétés que l’Uranium de centrales.
Rappelons que la demi vie du Thorium est de 130 ans, à comparer aux 100.000 ans de l’Uranium.

Nous rappelons enfin que tous les contrats pour des recherches ou des exploitations minières, signés par l’État français, n’ont absolument aucune légalité ni valeur.
La Bretagne étant un pays souverain.
Cordialement
Le Bureau de communication

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La Rédaction 15 novembre 2017 - 21h25

Bonjour et merci de votre commentaire. S’il vous plaît, êtes-vous certain que notre pays détienne dans son sous-sol le troisième plus important gisement de Thorium du monde, et pouvez-vous nous en dire plus sur ce minerai ? Trugarez. A galon

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Bibillo 4 juillet 2018 - 23h31

Il ne faut faire aucune confiance sur toute garantie avancée ( et jamais honorée ni honorable au sens étymologie du terme ) pour la non pollution , jamais certifiée du reste , mais seulement parfois avancée par sa minimisation et celle de ses conséquences et silence pour le très long terme . Exemple : en Nouvelle Calédonie , les gens s’éloignent à plusieurs dizaines de kilomètres des lieux de chargement en minerai nickel des cargos minéraliers , pour pouvoir se baigner dans une mer pas trop dégradée .
Je ne vois vraiment pas pourquoi l’uranium serait abandonné s’il se trouve avec par exemple du Thorium . Voilà une nouvelle histoire que l’on ne pourrait même pas vérifier car entre secret d’état , de l’armée , ou et industriel pour l’exploitant , etc… déjà pas mal de problèmes pour le droit de savoir , droit si souvent refusé socialement . Si vous en doutez , allez consulter les dossiers des sites anti nucléaires , au lieu de vous cantonner aux confortables annonces des médiatisés habituels .

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