Le radon, un risque naturellement breton.

Le radon, un risque naturellement breton.

Pas de panique, le radon est breton depuis des millénaires.

Le radon est un gaz radioactif descendant de l’uranium. Et naturellement présent dans les territoires fortement granitiques et volcaniques.
La Bretagne est dans sa totalité inscrite dans le Massif Armoricain. Ce massif est des plus anciens massifs géologqiues d’Europe.

La dose naturelle moyenne en Europe est de 2,4 milliSievert (mSv).
Nous recevons cette radioactivité naturelle essentiellement de quatre manières :
– Par notre alimentation pour 0,2 mSv.
– Par le rayonnement cosmique pour 0,4 mSv.
– La désintégration des radio isotopes primordiaux du sol nous bombarde de 0,6 mSV.
– Enfin, et pour 1,3 mSv, soit plus de la moitié, cette radioactivité naturelle nous vient de l’inhalation du radon de notre sous-sol breton.

L’étude qui confirme.

Récemment, la revue scientifique Environmental Health Perspectives a publié une étude suisse au sujet de sa présence et de ses risques. Ainsi, la Bretagne est avec l’Australie, la Nouvelle Zélande et quelques autres dont la Suisse, parmi les pays les plus intensément soumis au radon. Surtout aux risques liés à ce gaz naturel.
Car le radon est reconnu aujourd’hui comme étant un facteur important du risque de cancer du poumon. Cette étude suisse pense que le radon serait également un facteur aggravant du cancer de la peau. Ce dernier croisé avec l’intensité lumineuse. Également, le radon pourrait être aussi une des causes de leucémie. Enfin du cancer infantile du système nerveux.
En effet, les spécialistes ont remarqué des corrélations entre les cartes de ces cancers et les cartes de plus forte présence du gaz.
Ce gaz se respire, d’où les cancers internes. Le cancer de la peau lui est externe. Ce gaz irradie la peau par électrostatisme.

Cependant, pas d’inquiétude outre mesure.

Il faut tout relativiser. Les activités que nous avons développé depuis que nous sommes sur Terre sont des causes de mortalité bien plus importantes que ce gaz. On meurt plus en Bretagne des conséquences sur notre santé des gaz d’échappements de nos transports que des quelques Béquerels que notre sous-sol produit naturellement. Et que dire de notre alimentation si chargée en chimie, de nos sols pollués, de notre eau nitratée … Il vaut bien mieux vivre en compagnie du radon breton que d’une centrale au charbon ou nucléaire à son horizon.

Ventilez votre maison le plus possible, et respirez à pleins poumons l’air iodé du large. Celui-ci reste encore un des meilleurs d’Europe.

Une carte pour mieux savoir.

Retrouvez votre commune en vous rendant sur ce lien, pour mieux connaître l’intensité de ce gaz près de chez vous.

Carte d’exposition des communes sur www.irsn.fr/FR/connaissances/Environnement/expertises-radioactivite-naturelle/radon/Pages/4-cartographie-potentiel-radon-commune.aspx#.Wdjg-Wi0OM8

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Rémy PENNEG
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