coronavirus et épidémies en Bretagne

Coronavirus et autres épidémies en Bretagne

de NHU Bretagne
Publié le Dernière mise à jour le

Le coronavirus Covid-19 n’est pas encore déclaré en Bretagne.

En suivant les informations sérieuses, on constate que la pandémie de coronavirus Covid-19 se propage rapidement sur l’ensemble de la planète. Chaque jour apporte son lot de pays nouvellement atteints. Mais à ce jour, 26 Février 2020, aucun cas n’a encore été signalé en Bretagne.

Notre position stratégique, que certains préfèrent nommer « excentrée » nous en protège d’une certaine manière. Comme très souvent, ce qui est mauvais pour la Bretagne nous arrive globalement de l’est. Et comme depuis la nuit des temps, ce coronavirus Covid-19 infectera sans doute la Bretagne en venant de l’est. Ainsi la peste noire de 1348 débarqua à Marseille en Novembre 1347 d’un navire marchand en provenance de Crimée.

La peste noire.

Parmi les épidémies qui ravagèrent la Bretagne, il y avait les dysenteries, typhus, tuberculose, variole … et autres. Mais la plus redoutée des populations était sans conteste la peste noire. Encore appelée peste bubonique. Dont celle de 1348 qui causa de grands ravages parmi la population bretonne.

Elle débutera ses ravages en Chine en 1337 et mettra onze ans à gagner la Bretagne. Il lui faudra encore deux à trois années de plus pour aller infester l’Irlande, l’Écosse et les pays scandinaves.

Cette peste noire s’était déclarée une dizaine d’années auparavant dans l’est de la Chine. A cette époque, la mondialisation n’existe pas encore. Ainsi les transports, vecteurs principaux de contamination et de dispersion des maladies transmissibles, sont encore limités. Par voie maritime, et de port en port, la peste noire gagna lentement l’Europe méditerranéenne. Puis par voie terrestre, sur les routes de la soie, les caravanes transportaient ce virus avec les marchandises et les hommes. Ainsi, au rythme lent des marchands à pied, la peste noire arriva en Bretagne.

Cette peste de 1348 emportera avec elle environ un tiers de la population européenne de l’époque. Soit environ quelques vingt cinq millions de personnes.

coronavirus

Progression de la peste noire de 1348 entre la Chine et Nantes en Bretagne

Autres épidémies en Bretagne.

La peste reviendra trop souvent décimer les populations en Bretagne. Ainsi plusieurs fois toute la Bretagne ou seulement quelques régions seront durement touchées. Ainsi en 1412, 1422, 1480, 1501 (4000 morts à Nantes), 1522, 1533 … Jusqu’en 1758.
La dysenterie sera elle aussi trop présente, et celle de 1741 causera la mort d’environ 45 000 personnes en Bretagne.
Également notons le choléra en 1832, le typhus en 1757 et la variole en 1870 – 1871.

La mondialisation.

Déjà en 1348, lors de la peste noire, on était dans les premières formes de mondialisation. Même si on n’utilisait pas ce terme, mais celui de commerce. Des navires marchands faisaient du commerce déjà international en transportant des produits entre les continents. Et les marins de ces navires, eux, transportaient des maladies contagieuses. Ces maladies ont quasiment et fort heureusement disparues d’Europe occidentale. Mais nos transports sont autrement plus efficaces que ceux de l’époque.
Aujourd’hui, vous quittez la Chine le matin après votre petit déjeuner et vous êtes à Londres dans la soirée après avoir dîner dans l’avion. Une pandémie qui prenait des années à s’étendre met aujourd’hui quelques semaines tout au plus.

Le coronavirus en Bretagne.

Aujourd’hui les foyers les plus importants de ce virus sont en Asie, donc loin de la Bretagne. Mais ils sont maintenant également en Italie, donc plus proches.
On voit très bien l’épidémie se diriger vers l’ouest, et la Bretagne sera atteinte d’ici quelques jours. Au mieux quelques semaines.
Plus de six siècles après la peste noire de 1348, le coronavirus prend globalement la même route.
Espérons qu’il ne produira pas les mêmes effets.

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3 commentaires

Donnard 16 mars 2020 - 9h20

Vivifiantes que ces danses bretonnes au son du biniou et de la bombarde , une fierté et une belle élégance lorsque le groupe de danseurs ( euses)
S’elancent avec une énergie contagieuse.
Sourire aux lèvres chacun est heureux de faire vivre les danses anciennes, le folklore est très ancré en Bretagne et très apprécié des visiteurs, touristes français ou étrangers.
J ai fait partie du groupe des Korollerien EN AOD
Dans cette équipe très enjouée et sympathique.
Nous participions à toutes les fêtes folkloriques alentour et autres départements. Joie immense
De faire connaître notre patrimoine régional bigouden.
Je suis fière de voir 60 ans après cela perdurer avec vigueur et gaieté et assiduité.
Tous les beaux costumes brodés par des hommes,
Les brodeurs de Pont L ‘Abbé aux doigts agiles ont fait des merveilles dans la  » couture bigoudene aux couleurs jaunes et oranges  » . Le port de la coiffe si belle d’une grande élégance en dentelle rehaussait
Tout l ensemble du costume.
Une bretonne chauvine , française et européenne.

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44 in Breizh 26 mars 2020 - 23h05

euh vous aviez de la famille dans la Bezenn Perrot ?

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NHU Bretagne 27 mars 2020 - 10h35

Euh non ! Qu’est-ce qui vous fait penser à cela à la lecture de cet article ? Merci

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