L’immobilier se porte très bien en Bretagne.

L’immobilier se porte très bien en Bretagne.

C’est le Conseil des Notaires de la Cour d’Appel de Rennes qui l’affirme.

Il vient de publier son baromètre de l’immobilier pour le premier semestre 2017 qui s’achève. Et les chiffres sont sans appel, si on les compare à la même période de 2016.
Selon cette étude « la hausse de l’activité immobilière en Bretagne a concerné tous les segments du marché« . Que ce soit les appartements neufs avec une hausse de +13,4% ou les appartements anciens avec une explosion de +30,1%. Puis les résidences principales. Également les maisons anciennes avec +18,4% et les résidences secondaires. Enfin les terrains à bâtir avec une envolée de +34,5% sur l’ensemble du pays.
Les acquéreurs de biens immobiliers en Bretagne sont en très grande majorité des Bretons et des actifs. L’acheteur type d’un bien a 45 ans, tous types de biens confondus. Les Notaires de Bretagne constatent une présence grandissantes de retraités bretons dans cet immobilier qui bouge. Essentiellement sur les côtes. Ce sont souvent des Bretons et des Bretonnes qui ont eu leur vie active en dehors de Bretagne qui y reviennent pour leur retraite.

Les disparités sont nombreuses dans ce marché immobilier breton.

En termes de niveau social on retrouve plutôt les CSP+ en centres des agglomérations et les classes dites « moyennes » en périphérie des villes. Nos deux plus grandes agglomérations que sont Nantes et Rennes accumulent à elles seules plus de 75% des ventes immobilières d’appartements neufs.
La surface médiane d’un appartement neuf est de cinquante mètres carrés en Bretagne et son coût d’acquisition de 182 000 euros.
Pour les appartements anciens les trois agglomérations de Nantes, Rennes et Brest totalisent 45% des transactions. Essentiellement de l’investissement avec un deux ou trois pièces vers 75 000 euros à Brest jusqu’à 130 000 euros à Nantes. En passant par un coût moyen de 120 000 euros à Rennes.
En ce qui concerne les résidences secondaires il existe aussi de fortes disparités. On a un mètre carré qui coûte en moyenne 4200 euros à La Baule et « seulement » 1710 euros à Roscoff.

Vous souhaitez acquérir une maison ancienne ?

Il vous en coûtera en moyenne 165 000 euros en Bretagne.
L’année 2016 avait déjà été exceptionnelle pour l’acquisition de l’ancien. Cette progression à deux chiffres continue de plus belle en début 2017. Le volume d’acquisition de l’immobilier ancien est en hausse, les prix moyens également. Mais ils restent encore en-deça de leur niveau d’avant crise. Pour seuls exemples, entre 2017 et 2017, voici quelques données.
Pour notre grand sud, La Baule était à 465 000 euros en 2007 contre 379 000 euros aujourd’hui. Karnag affiche 367 000 euros contre 465 000 euros. Au nord, Saint Malo respectivement 247 000 euros contre 301 000 euros. En Finistère, Fouesnant propose 206 000 euros contre 258 000 euros. Et en Cotes d’Armor, Pleneuf Val André est à 215 000 euros quand 2007 était à 289 000 euros.

Enfin les terrains à bâtir.

Ce sont les jeunes ménages bretons qui sont les plus acquéreurs de terrains à bâtir en Bretagne. La hausse est fulgurante dès le premier trimestre 2017 avec une progression de +34,5%. Il s’agit essentiellement de lotissements péri-urbains avec une surface moyenne de 510 mètres carrés pour un prix médian du mètre carré vers cent euros. Mais là aussi ces données médianes cachent bien des écarts. A Arradon en Morbihan ce terrain se paye vers 200 000 euros, à Nantes 123 000 euros, à Benodet et Saint Malo vers 98 000 euros et à Saint Jacut de la Mer 77 000 euros.

Nous vous recommandons de retrouver toutes ces données et analyses pour la Bretagne et par département, dans la Baromètre de l’Immobilier du Conseil des Notaires de la Cour d’Appel de Rennes, qui officie sur nos cinq départements bretons : Loire Atlantique, Morbihan, Ille et Vilaine, Côtes d’Armor et Finistère.

Note de l’Auteur : contrairement à d’autres médias exerçant, entres autres en Bretagne, nous n’amputons pas intentionnellement la carte de Bretagne originale du Conseil des Notaires de la Cour d’Appel de Rennes, du département de Loire Atlantique. Quand on cite un organisme et se sert de ses données, la moindre des choses est de respecter l’intégrité et l’originalité de celles-ci.

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Rémy PENNEG
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"Essayer ou ne rien faire". Quand on aime la Bretagne corps et âme, à un moment, il faut essayer d'agir et de créer pour participer, même très modestement, à son rayonnement et à son avenir. Avec l'aide avisée d'une poignée de volontaires, nous créons NHU Bretagne.

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