loi Molac

Loi MOLAC adoptée mais où étaient les députés de Bretagne ?

de Rémy PENNEG
Publié le Dernière mise à jour le

Loi Molac : 30 députés de Bretagne, sur 37, n’ont pas voté cette loi essentielle.

La loi Molac est en effet essentielle pour la Bretagne, sa langue et sa toponymie. Grâce au courage et à la ténacité du député breton du Morbihan Paul MOLAC, des avancées ont été arraché au pouvoir central.

Voici le communiqué de presse de Paul MOLAC :

« Ma proposition de loi relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion vient d’être adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale ce jeudi 13 février. C’est évidemment une satisfaction, même si je regrette qu’aucun article relatif à l’enseignement n’ait été adopté, notamment celui reconnaissant l’enseignement immersif qui a été rejeté à deux voix près. L’enseignement était pourtant bien le cœur de la loi tant il représente le moyen principal pour assurer la transmission des langues.

Je me réjouis de l’adoption de l’article concernant la possibilité d’utiliser les signes diacritiques pour les noms et prénoms tel que Fañch. Le décret promis par la ministre de la Justice sur le sujet comportait trop d’incertitudes, il convenait de sécuriser cette liberté dès à présent dans la loi.

Loi Toubon.

Par ailleurs, mon amendement excluant les langues régionales du ressort de la loi Toubon qui visait à protéger la langue française vis-à-vis de l’hégémonie de la langue anglaise, a été adopté. En effet dans de trop nombreux cas, cette loi a surtout servi à faire obstacle à l’usage des langues régionales dans la vie publique.

Enfin, un article permet de sécuriser la signalétique bilingue publique et nous sommes parvenus à rétablir dans le Code du patrimoine la reconnaissance de l’existence d’un patrimoine linguistique, constitué de la langue française et des langues régionales. Il reconnaît le rôle conjoint de l’État et des collectivités territoriales dans l’enseignement, la diffusion et la promotion de ces langues. Il s’agit d’une première pierre en faveur d’un véritable statut protecteur pour les langues régionales.

L’adoption en première lecture de cette proposition de loi est aussi le résultat de l’investissement de longue date de l’ensemble des associations et des élus impliqués dans ce combat. Nos regards sont désormais tournés vers le Sénat, afin que ce texte puisse disposer d’une issue favorable. »

Les sept députés bretons qui ont voté la loi.

Yannick KERLOGOT, Erwan BALANANT, Marc LE FUR, Thierry BENOÎT, Liliane TANGUY, Gilles LURTON et  Paul MOLAC eveljust.
Madame, Messieurs, merci à vous.

Et les trente députés exerçant en Bretagne qui n’ont pas voté la loi Molac.

Je suis député(e) en Bretagne. Je me fous complètement de la langue bretonne, et faute de courage, j’obéis aux ordres de mon parti politique ayant siège social à Paris.
Nous nous en souviendrons, au plus tard, en 2022 …

BOTHOREL Éric
BERVILLE Hervé
JONCOUR Bruno
FERRAND Richard
LARSONNEUR Jean Charles
LE FEUR Sandrine
LE GAC Didier
LE MEUR Annaïg
MELCHIOR Graziella
BACHELIER Florian
CLOAREC-LE NABOUR Christine
LAABID Mustapha
LE BOHEC Gaël
MAILLART-MÉHAIGNERIE Laurence
ROUAUX Claudia
JACQUES Jean Michel
LE PEIH Nicole
PAHUN Jimmy
PELLOIS Hervé
ROUILLARD Gwendal
AMADOU Aude
BRUNET Anne France
EL HAÏRY Sarah
DANIEL Yves
JOSSO Sandrine soutient le loi Molac, mais absente de l’hémicycle, n’a pu participer au vote.
DUFEU-SCHUBERT Audrey
HAURY Yannick
ERRANTE Sophie
OPPELT Valérie
DE RUGY François

En Bretagne, plus rien à attendre …

Ni des partis politiques ayant son siège social à Paris, ni de leurs service après-vente dans les « provinces ».
La grande majorité de ces trente personnes sont députés en Bretagne, comme elles le seraient dans le Limousin ou le Grand Est. Pour la plupart, sans réaliser toutes les spécificités de la Bretagne, Au pire, pour les combattre. Elles ne sont que le service après-vente de quelques partis hexagonaux avant tout parisiens et profondément jacobins et centralisateurs.

Ces partis et leurs représentants locaux ont déjà tous prouvé leur incapacité et leur refus de prendre en considération le besoin démocratique des Bretonnes et des Bretons pour une certaine différenciation. Nous avons perdu trop de temps à espérer de ces gens-là un changement d’attitude, une meilleure compréhension.
Le temps est venu de nous organiser Nous-Mêmes.

yvon ollivier, loi molac

Bretagne, mon pays avant mon parti

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11 commentaires

GC COPPEL 15 février 2020 - 12h01

Bravo pour cet article , Remy. Lister ceux qui font qq chose et ceux qui sont assis sur leurs mains est essentiel bien que cela ne soit pas une revelation.

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NHU Bretagne 15 février 2020 - 12h28

Bonjour Guy Christopher, ha trugarez dit.

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Pleiber 15 février 2020 - 14h04

C’est bien de faire connaître les gens qui oeuvrent dans le travail constructif, et c’est aussi indispensable, de faire connaître ceux qui ne sont là que par des circonstances opportunistes, le dernier étant bien connu, mais il a des circonstances peut être atténuantes, il n’aime pas le homard!!!!!!

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Dummy 16 février 2020 - 7h04

L’immobilisme est la plaie pour la Bretagne.

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NHU Bretagne 16 février 2020 - 11h18

Alors bougeons !

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Penn kalet 16 février 2020 - 10h32

D’accord avec votre diagnostic ,mais le problème ce sont les Bretons combien ,quelle proportion vont entendre votre déploration ? En fait, ils ont les élus qu’ils méritent par rapport à la matière bretonne vu qu’il n’y a pas de pression de masse à ce sujet .Je crains encore pour l’avenir vu le peu de jeunes présents dans les organisations bretonnes .Malgré toutes les critiques qu’on peu lui faire parfois à juste titre ,le conseil régional B4 est encore presque correct par rapport aux députés et autre élus ,disons moins mauvais .

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NHU Bretagne 16 février 2020 - 11h18

Demat Penn Kalet. Ne jamais se contenter du « moins mauvais » et #CroirePlusEnNous. Nous avons tous les atouts pour faire mieux. Mais en effet les premiers fautifs de cette situation de dépendance, ce sont les Breton(ne)s eux-mêmes. Donc nous. La pression dont vous parlez, c’est à nous de la mettre sur les politiques en place. Un média comme NHU Bretagne est évidemment très/trop modeste pour être entendu, mais nous avons les réseaux sociaux qui sont une extraordinaire caisse de résonance. Faute de mieux, usons et abusons-en.
Merci/Trugarez

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Atchoum 9 juin 2020 - 8h00

« Le temps est venu de nous organiser Nous-Mêmes. »
Super conclusion, faire, et laisser les autres sur le bord de la route. Nous avons une route.

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Bernard Grua 17 mars 2021 - 21h52

Comment n’ai-je pas vu cet article avant? Il est excellent, merci.

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Soaz Jolivet 9 avril 2021 - 4h27

Je trouve qu’il faudrait la mettre sur une ligne à part « JOSSO Sandrine soutient le loi Molac, mais absente de l’hémicycle, n’a pu participer au vote » puisqu’on ne peut pas dire qu’elle se fout de la langue bretonne comme les autres. Est-ce qu’en tant que journaliste vous pourriez demandé à certains de cette liste pourquoi ils n’ont pas voté la loi Molac ? Bon l’avis de Ferrand on s’en contrefiche mais certains autres qui font leur beurre sur l’image de la Bretagne comme Annaig Le Meur qui avait mis 3 mots bretons sur sa dernière affiche aux municipales de Kemper. Une autre question où trouver la liste de tous les députés qui ont voté car cette loi ne concerne pas seulement notre langue, elles concerne toutes les langues dites « de région ».

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Yves Eugenson le Scour 4 septembre 2021 - 12h23

« Les peuples vaincus votent pour leurs maitres »…

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