La découverte ou l’ignorance : être Breton(ne).

La découverte ou l’ignorance : être Breton(ne).

Être Breton(ne), la Découverte ou l’Ignorance, une exposition photographique XXL de Gaël Dupret.

Un texte de Morvan Lebesque, une chanson de Tri yann,

Du 15 Juillet au 20 Septembre 2020 dans les rues de Noyal-Muzillac /Noal Muzilheg
Et du 26 juillet au 3 août 2020 dans la Chapelle de Benguë.

Le breton est-il ma langue maternelle ?
Non, je suis né à Nantes où l’on ne le parle pas.
Suis-je même Breton ?
Vraiment, je le crois.
Mais de pure race.
Qu’en sais-je et qu’importe ?
Séparatiste ?
Autonomiste ?
Régionaliste ?
Oui et non, différent.
Mais alors, vous n’comprenez plus.

Qu’appelons-nous être Bretons.

Et d’abord, pourquoi l’être ?
Français d’état civil, je suis nommé Français.
J’assume à chaque instant ma situation de Français.
Mon appartenance à la Bretagne
N’est en revanche qu’une qualité facultative.
Que je puis parfaitement renier ou méconnaître.
Je l’ai d’ailleurs fait.
J’ai longtemps ignoré que j’étais Breton.
Français sans problème
Il me faut donc vivre la Bretagne en surplus.
Ou pour mieux dire en conscience
Si je perds cette conscience
La Bretagne cesse d’être en moi
Si tous les Bretons la perdent
Elle cesse absolument d’être.

La Bretagne n’a pas de papiers.

Elle n’existe que si à chaque génération,
Des hommes se reconnaissent Bretons.
À cette heure, des enfants naissent en Bretagne.
Seront-ils Bretons?
Nul ne le sait
À chacun, l’âge venu, la découverte ou l’ignorance

« La Découverte ou l’Ignorance » Chanson du groupe Tri Yann in « Comment peut-on être breton » ? Essai sur la démocratie française, Morvan Lebesque, « L’histoire immédiate », © Editions du Seuil, 1970, «Points Documents», 2001

« Nul ne le sait A chacun, l’âge venu, la découverte ou l’ignorance »

« Cet enfant né en Bretagne et habillé en breton par ses parents, sera-t-il pour autant breton demain ?
Donc, Breton vivant en France, je décide, comme tous les ans de passer du temps dans mon pays. Ainsi en Août 2017, je reviens sur mes terres, dans le pays du haut-vannetais, à Gwened. Puis je prends deux semaines pour découvrir des lieux de vie qui me sont encore inconnus. Photographe humaniste, en quête d’un travail sur le patrimoine, je découvre la 35ème édition des noces traditionnelles bretonnes à Noyal-Muzillac. D’ailleurs, le maire et les habitant-e-s en costumes en sont les acteurs et actrices pour le plus grand plaisir des touristes.
De ces photos est née une interrogation sur la transmission d’Être Breton.
La chanson éponyme de Tri Yann « La découverte ou l’Ignorance » resurgit dans mon esprit,
Mon fils Elaïc né en France sera-t-il breton demain ? »

#EtreBreton

Être Breton se vit en conscience, au quotidien, et partout où les bretons sont. Le Gwen Ha Du est le seul drapeau à être présent dans tous les grands évènements sportifs et culturels internationaux et qui ne soit pas le drapeau d’une nation officielle. Également d’autres symboles bretons, comme le Triskel, l’hermine, le bol à oreille sont présents dans le quotidien d’un grand nombre de personnes.
Le travail photographique La découverte ou l’Ignorance est la traduction du regard de l’artiste sur l’interrogation de se reconnaître ou pas Breton. C’est un travail engagé pour le patrimoine culturel breton avec la volonté de le partager auprès du plus grand nombre. Par l’itinérance de l’exposition en Bretagne, en France et à l’international. Ce travail a la particularité d’être ouvert ainsi les deux premières parties sont présentées aujourd’hui et la troisième partie le sera au fil du temps.

Nouvelle écriture photographique.

Ce travail marque un virage dans l’écriture photographique de l’artiste. Habituellement issue d’un style emprunté au reportage de presse il écrit une histoire avec des faits, soit les photos du reportage.
L’histoire de La découverte ou l’Ignorance est écrite avec des photos issues de la 35ème Noce Bretonne de Noyal-Muzillac (genèse du projet). Ainsi que des photos qui sortent les Bretons du traditionnel pour les montrer dans la vie quotidienne afin de mieux les ramener dans la tradition.
Cette écriture photographique amène le visiteur à découvrir la Bretagne sous le prisme de la culture et de la tradition mais aussi une Bretagne actuelle, proche de la nature et ancrée dans le 21ème siècle.

etre-breton

Être Breton (ne) la découverte ou l’ignorance de Gaël Dupret, Photographe en Bretagne

 

L’exposition photographique.

Le travail photographique La Découverte ou l’Ignorance est un triptyque vivant dont les 2 premières parties sont présentées en avant-première à Noyal-Muzillac pendant l’été 2020. Ces parties correspondent à l’évolution de mon écriture photographique qui est passée d’une écriture photographique journalistique à une écriture photographique d’auteur.

La Découverte ou l’Ignorance – Partie 1

Ce sont des photos qui sont exclusivement issues de la 35ème édition de la Noce Bretonne déroulée en 2017 et qui sont la fondation, la genèse du projet. Les photos sont imprimées sur des bâches et elles sont accrochées sur les murs des bâtiments et maisons de Noyal-Muzillac par les services techniques de la ville. Véritable parcours découverte dans la ville, les visiteurs commencent leur immersion dans l’exposition par de grandes bâches. Le noir et blanc est un choix artistique assumé qui, en plus d’ancrer dans l’histoire les personnages, permet de contraster avec les couleurs de la nature urbaine et rurale. Cette différence chromatique accroche encore plus le regard des visiteurs.
Pourquoi 9 bâches photo ?
Le chiffre 9 est un clin d’œil assumé aux 9 bandes du Gwenn ha Du, symboles des 9 provinces historiques de la bretagne, souvent assimilés aux anciens évêchés. La Découverte ou l’Ignorance – La

Découverte ou l’Ignorance – Partie 2.

Représentation de ma nouvelle écriture photographique en vingt sept photos noir et blanc. Les tirages sont exposés dans la Chapelle de Bengüe.
Selon les sources de Wikipédia, cette chapelle est désignée au XVIIIe siècle comme Notre-Dame-de-la-Bénédiction. Édifice rectangulaire agrémenté d’une sacristie à trois pans accolés au sud et datée de 1768. Puis incendiée en 1793 par le républicain Le Batteux lors d’une expédition punitive contre des actes de chouannerie. La chapelle conserve un retable en pierre blanche caractéristique du XVIIIe.

Une scénographie digne des plus grandes galeries d’art.

La scénographie est l’art de mettre en scène des photographies d’une exposition afin de raconter une histoire tout en prenant en considération le lieu de l’exposition, sa configuration, ses contraintes et ses forces. La scénographie de mon exposition a été réalisée par l’une des références dans le domaine qui a pour habitude de travailler pour de grands photographes.

Gaël Dupret

L’Humain est la source de mon travail photographique. Car pour moi la photo est un acte militant qui permet de faire évoluer les consciences.
D’abord, le 2 Juin 1982, à cinq ans et demi, je fais ma première pellicule photo et prend alors conscience de la force de l’image. Alors j’annonce à mes parents vouloir devenir reporter photographe de guerre afin d’en dénoncer les atrocités dans l’espoir d’une prise de conscience collective.
Puis à huit ans je veux travailler à l’AFP, car c’est la première agence de presse mondiale. Plus tard, à douze ans mon père m’apprend à tirer mes photos Noir et Blanc et m’emmène en reportage ainsi qu’à Paris pour faire des scènes de rue. Alors adolescent, je travaille au service sport de La République du Centre. Et François Guillot, grand reporter à l’AFP, m’apprend à dynamiser le cadrage de mes photographies.

Dès mes débuts, bien que favorisant mon travail de photographe de presse,  j’alterne avec des commandes pour des clients.

C’est en 2007 que je fais le choix de prioriser la photographie pour les entreprises.
Ainsi, en 2018 la photographie pour les entreprises (portrait de dirigeant-e-s et évènementiels) représente 80% de mon chiffre d’affaire et la presse 20%.
2017 marque un tournant dans ma carrière : TUNIS, The Wind of Change, mon travail sur les femmes tunisiennes est sélectionné au SNAP (Salon National d’Art Photographique de Vernouillet).
Le 25 septembre mon travail sur la vie en Côte d’Ivoire est récompensé par le Prix Photo Les papillons décerné par le Concours International de la Photographie de Carpentras. Le 5 octobre je crée RED for Executive Women® – 100 photos pour l’Égalité Femmes-Hommes.

Après deux années de travail, ce projet m’amène à une réflexion sur son travail d’auteur.

En 2018, la ville de Gennevilliers me donne carte blanche pour questionner en photo La place des femmes dans l’espace urbain que je produis en argentique avec mon Leica M6. Par ailleurs, je deviens le parrain du festival international de la photographie de Carpentras : Images d’Ici et d’Ailleurs.
Puis en 2019 je suis élu pour une année comme Président de l’UPP Ile de France (Union des Photographes Professionnels & Auteurs). Et m’investis pour la défense du droit d’auteur. Didier de Faÿs de la Bourse du Talent – BnF m’accompagne dans la rédaction de ma démarche artistique.
C’est en novembre, sous le haut patronage de Muriel Pénicaud, Ministre du travail, que j’inaugure mon travail RED for Executive Women®. Et je suis invité aux Grandes Rencontres du Salon de la photo pour le présenter. Les Photographes qui ont influencé mon regard sont Gilles CARON, Robert CAPA, Sebastião SALGADO, Marc GARANGER, Henri CARTIER-BRESSON, Sabine WEISS.

Et bien sûr mon père Jean-Jacques DUPRET.

L’histoire La découverte ou l’Ignorance est un texte écrit en 1970 par l’essayiste breton Morvan Lebesque, issu du livre Comment peut-on être breton ? paru aux Éditions du Seuil.
En 1976 Tri Yann sort, l’année de la naissance de Gaël Dupret, son quatrième album au nom éponyme chez Universal/Polygram. La dernière piste est le texte de Morvan Lebesque mis en musique. Il devient disque d’or. En 2017 Gaël Dupret réalise un reportage photographique à Noyal-Muzillac sur la 35ème noce Bretonne.
Janvier 2020, il trouve le sens qu’il veut donner à son travail et prend alors contact avec Tri Yann qui aime la qualité de ses photographies. Sous le mandat de Patrick Beillon, la ville de Noyal-Muzillac a fait le choix de soutenir le travail artistique de Gaël Dupret en finançant l’exposition pour l’été 2020. La pandémie mondiale impose un confinement qui met en question la faisabilité de l’exposition. Gaël Dupret imagine alors de sortir les photos dans la rue en format XXL. L’idée est validée par la ville de Noyal-Muzillac qui, avec les 9 bâches extérieures complémentaires, maintient l’exposition dans la chapelle de Benguë.

Contacts

Le Responsable Relations Presse : Jean-Baptiste Galland – jbgalland@garpcommunications.com – +33 6 89 26 65 81
Le Photographe : Gaël Dupret – g.dupret@gaeldupret.com – +33 6 77 18 14 70
Avec Coop Breizh, Breizh 5/5, etc …

 

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