Le projet Breizh Sukr

Le projet Breizh Sukr

Breizh Sukr pour la production et transformation de la betterave sucrière bio en Bretagne.

Traduisant  l’émergence de valeurs sociétales progressistes, d’une prise de conscience des enjeux d’équilibres environnementaux fragilisés, le marché des produits bio croit de façon soutenue. A l’origine de la relance de la culture du sarrasin en 1988 avec mon associée Laurence TREHIN puis de la création à Janzé (35) de la première usine de l’Hexagone spécialisée en bio dans la nutrition et fabrication d’aliments bio pour animaux  en 1991, je travaille depuis trois ans sur le projet visant à développer la culture de la betterave sucrière bio en Bretagne afin de la transformer dans une micro sucrerie qui sera basée dans le pays de Pontivy/Pondi.

Ainsi, l’Europe importe 170 000 tonnes de sucre bio annuellement dont l’Hexagone 50 000 tonnes. La totalité des besoins sont couverts par l’importation de sucre de canne bio provenant d’Amérique Latine, d’Asie  et d’Indes. Ce marché croit à un rythme de 15 à 20 % annuellement !!.

L’agriculture bretonne actuelle  nécessite d’être pensée et aussi  pansée en terme d’alternatives

Le développement confirmé de l’agriculture biologique  permettra à la Bretagne d’en tirer de nombreux bienfaits. Notamment grâce à l’élargissement de la diversité des productions. Elles permettent aux agriculteurs de pratiquer leur métier sur la base de la vraie agronomie. Et de faire des choix économiques en fonction de marchés diversifiés. Ce qui n’est plus le cas depuis longtemps. Pour l’exemple, un producteur bio breton à le choix de pouvoir envisager douze types de cultures différentes. Alors qu’en conventionnel ne s’en présentent pas plus de cinq cultures différentes.

Le consortium Breizh Sukr réunit aujourd’hui des opérateurs crédibles tels Triballat. Mais également le gérant de Breizh Cola, CERECO, La centrale d’achat Biocoop, Milin Gentieg, l’université de Pontivy, un groupe d’agriculteurs bio.  Sept hectares ont été cultivé dans douze sites différents de Bretagne. Ils donnent déjà à voir de belles cultures dont les résultats seront très satisfaisants.

sukr

Une des premières parcelles de betterave à sucre en Bretagne

Le projet Breizh Sukr aura comme cadre géographique la Bretagne.

Et à l’horizon 2019 nous pensons qu’un mini sucrerie spécialisée basée dans le pays de Pontivy pourrait être opérationnelle. Pour transformer les productions de betterave sucrière bio cultivées dans l’ensemble de la Bretagne. Par ailleurs côté évolution, il sera mis  l’accent sur les techniques de désherbage et les techniques de guidage GPS ou par caméras colorimétriques qui permettent d’effectuer des passages de bineuses avec une précisions de deux centimètres de distance de la ligne de semis.

Car une agriculture innovante a besoin d’outils innovants !!
Un dernier chiffre : un hectare de betterave bio c’est environ 60 tonnes de betterave soit 8 à 10 tonnes de sukr …

Ne perdons pas de temps, devenons autonome et assurons nous qu’à l’avenir nous serons toujours sûrs de savourer du kouign amann

Retrouvez Bernard CANO sur le site breizhsucre.wordpress.com

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A propos de l'auteur

Bernard CANO
Bernard CANO 1 articles

Je suis responsable d'entreprise, à l'origine de la relance de la culture du sarrasin en Bretagne , création de la première usine spécialisée (Edou Breizh) pour la fabrication d'aliments biologiques pour animaux. Acteur pour une mutation vers une nouvelle agriculture diversifiée et surtout écologique en Bretagne. Initiateur du projet Breizh Sukr pour la production de sucre de betterave bio en Bretagne.

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4 commentaires

  1. Le Breton
    novembre 05, 06:45 Répondre
    Tout cela me rassure. ......concernant la bétrave sucrière. .il me semble si je me souviens bien la pulpe une fois pressée pour sortir le jus qui donnera du sucre par cuisson et séchage. ....etc si je me rappelle quand j'étais gamin on la donnait au vache comme aliment. ....donc dans le cas présent ALIMENT BIO. ....
  2. Annie
    juin 06, 10:02 Répondre
    Bonjour, le plus équitable, le plus logique, serait, lorsque je ne le produit pas moi- même,de trouver les produits basiques, le plus près de chez nous. Pour le sucre,comme le café, il n'en va pas ainsi. Pour ce dernier, je le remplace par un mélange torréfié de céréales et chicorée bio, plus cher que le café mais, savoureux d' être moins onéreux pour la communauté, puisque plus proche. Le sucre nécessaire à ma dégustation me pose plus de problème car, s'il est bio, il vient de loin et traverse, à coût de gazoline, les océans et les états. Équitable, puisqu'il permet la dignité à ceux qui le produisent. Équitable il serait...... si produit, encore une fois, proche de ses consommateurs. Je vous remercie d'y œuvrer enfin ! ! ! ! C' est avec une belle impatience que j' attends le sucre complet, semi complet de vos betteraves bretonnes. J' anticipe avec délice, la saveur d' un café, d' une pâtisserie, partagés avec petits enfants et amis et la certitude de participer, comme le colibri de l' histoire, à ma part dans une consommation responsable puisque équitable. Après tout, Le Poitou-Charentes, d' ou je suis, n' est plus si loin ! ! ! Je vous espère une suite heureuse dans ce projet et, aussi, une belle semaine. Annie.
  3. […] sucrière. Cette fois pas pour nos animaux de ferme, mais pour nous, humains. Et quitte à produire de la betterave sucrière en Bretagne, autant en produire de la bonne, et de la biologique. Les sols de Bretagne, dans l’intérieur […]
  4. […] sucrière. Cette fois pas pour nos animaux de ferme, mais pour nous, humains. Et quitte à produire de la betterave sucrière en Bretagne, autant en produire de la bonne, et de la biologique. Les sols de Bretagne, dans l’intérieur […]

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