Environnement et protection des côtes bretonnes

Connectée à la mer

Par son environnement, avec quelques 2700 kilomètres de côtes maritimes, la Bretagne est un des territoires européens continentaux parmi les plus connectés à la mer.
Car nous sommes la première péninsule d’Europe. Précisément là où commence le vieux continent. Au large, des milliers de kilomètres d’eau salée nous séparent de l’Amérique, le nouveau continent.
D’un côté l’Hexagone a six faces dont trois maritimes. D’un autre côté, la Bretagne, elle, a trois de ses quatre façades baignées par l’océan. Comme le Danemark , l’Italie et l’Écosse.
En outre, nos côtes sont extrêmement découpées et les biotopes naturels, très variés, sont très fragiles.
Depuis la nuit des temps, les populations humaines se sont établies sur nos côtes. Pour pêcher et commercer avec le reste du monde. A notre époque, ces côtes superbes attirent un tourisme important. Certes plutôt familial, mais cependant concentré sur des périodes courtes. Par contre cette occupation importante des ces espaces côtiers ne vont pas sans nuisance. Et la Bretagne est de fait soumise à des contraintes environnementales fortes toute l’année, et depuis déjà longtemps.

Notre environnement côtier et portuaire est fragile, protégeons-le

Protégeons notre environnement marin

La protection de l’environnement en Bretagne doit être une cause territoriale permanente et de premier ordre.

Nous avons reçu de nos ancêtres une Bretagne dont sa nature et son environnement sont encore relativement préservés. Et il est de notre devoir de la léguer ainsi aux générations futures. Ce sont les jeunes d’aujourd’hui qui feront la Bretagne de demain,. Et tout doit être mis en oeuvre pour protéger nos terres et nos rivages.
Bien sûr, des actions sont menées pour que notre empreinte environnementale soit le plus légère possible, et il faut continuer en ce sens. Mais le plus souvent on nous présente des plans d’actions coûteux, à plus ou moins long terme, parfois compliqués, et presque toujours venant du « haut ».

Le « haut » !

Pour nous, ce « haut » est représenté par les administrations. Qui à coup d’études longues et onéreuses, nous proposent, voire nous imposent, des mesures rigides et parfois incompréhensibles.
NHU Ni Hon-Unan (qui signifie Nous-Mêmes en français) veut croire plus à l’inventivité, à la réactivité, à la simplicité et à la solidarité du « bas ».
Le « bas » c’est vous, c’est nous, c’est tout un chacun. C’est chaque citoyen vivant en Bretagne.
Ainsi qu’ailleurs qu’en Bretagne, dans le reste du monde. L’inventivité de l’être humain, pour le meilleur et malheureusement aussi, pour le pire, est sans limite.
Donc de notre péninsule bretonne de début du monde, soyons attentifs aux autres. Et profitons chez nous de ce que les autres inventent de bien et nous offrent.

La Bretagne possède une multitude de ports tout au long de son littoral, de Nantes jusqu’à la baie du Mont Saint Michel.

Des ports de commerce, des ports de pêche et des ports de plaisance par dizaines. Des centaines de milliers de navires de toutes tailles sillonnent en permanence nos eaux bretonnes. Et des millions de bretons et de visiteurs vivent et foulent nos côtes. Il y a donc immanquablement des centaines de tonnes de déchets qui flottent dans nos ports, vers les pontons, au fond des criques.
Toutefois ils ne sont pas bretons mais australiens, les deux gars du « bas » fans de surf, qui ont inventé une poubelle qui nettoie les eaux côtières.
Andrew TURTON et Pete CEGLINSKI, fatigués de voir toutes sortes de détritus souiller les eaux de leurs spots de surf et des ports australiens qu’ils fréquentaient, ont inventé une poubelle écologique permettant très simplement de collecter les déchets flottants. Comme les sachets plastiques, les débris naturels, les emballages de toutes sortes dont le verre, les résidus de carburant et d’huile, et bien d’autres choses encore.

La préservation de notre environnement est une préoccupation majeure

Pete CEGLINSKI et Andrew TURTON de Seabin Project

En Australie comme en Bretagne, le « bas » est plus réactif que le « haut ».

« Nous n’avons pas sollicité ou approché les institutions, nous voulons juste concrétiser ce projet et ne voulons pas attendre les complications liées aux démarches politiques lors d’une demande d’aides ou de garanties« .
Pete et Andrew ont lancé une campagne de crowdfunding internationale sur le site Indiegogo pour collecter les fonds financiers nécessaires au développement de ce système écologique de nettoyage des eaux côtières et portuaires.

Préserver notre environnement en Bretagne et nettoyer nos eaux littorales et portuaires sont des enjeux majeurs pour notre qualité de vie quotidienne et pour l’avenir des générations futures.

Il n’est plus nécessaire d’attendre les grands projets du « haut » avec fonds venant de capitales trop lointaines.
Comptons d’abord sur Nous-Mêmes, soyons créatifs ici et curieux d’ailleurs.

Pete CEGLINSKI et Andrew TURTON et leur Seabin Project sont exactement dans cette démarche, et même si la Bretagne est aux antipodes géographiques de l’Australie, nous devons les aider à mener à bien leur beau projet.
Seabin Project concerne directement chaque citoyen du monde. Et d’autant plus les bretons que nous vivons entourés d’une mer et d’un océan.
« Un pays n’est pas petit s’il touche à la mer »

Retrouvez Pete et Andrew sur leur site internet seabinprojetc.com.

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A propos de l'auteur

Rémy PENNEG
Rémy PENNEG 220 articles

"Essayer ou ne rien faire". Quand on aime la Bretagne corps et âme, à un moment, il faut essayer d'agir et de créer pour participer, même très modestement, à son rayonnement et à son avenir. Avec l'aide avisée d'une poignée de volontaires, nous créons NHU Bretagne.

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1 commentaire

  1. Steven
    décembre 21, 22:22 Répondre
    Du lowtech... j'adore ! Une idée simple et efficace, tout l'inverse de ce qu'on nous pond généralement, à savoir compliqué et inutile.

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