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Convertissons-nous : mangeons à l’algue !

de Rémy PENNEG
Publié le Dernière mise à jour le

Une fabuleuse richesse à bien gérer pour faire de la Bretagne une des références internationales en la matière..
Les Bretons et Bretonnes, comme nombre d’européens, s’éloignent de plus en plus des produits carnés. Trop de viandes ou de produits carnés de transformation sont malsains. Sauf à se les procurer en bio, et particulièrement en circuit-court, les viandes industrielles peuvent parfois se transformer en véritable poison. L’élevage animal est également décrié de plus en plus à cause la sur-consommation d’eau.

La Bretagne possède le plus vaste champ d’algue d’Europe.

Directement ou indirectement pour les productions fourragères. Une des autres raisons de cette désaffection envers les viandes animales, c’est le respect de l’animal. Une association très militante comme L214 défraye régulièrement les chroniques avec des images d’élevage intensif industriel, pour beaucoup insupportables.
Pour le poisson, surtout d’élevage, les problématiques sont analogues.

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La Bretagne, le pays de l’algue

La tendance alimentaire actuelle est au vegan. Alors, inventons le vegalg en Bretagne

La Bretagne est un pays majeur d’élevage en Europe, et le fut il n’y a pas encore si longtemps, également pour la pêche.
Cette tendance forte et durable du rejet progressif de la consommation de viandes animales, poissons inclus, touchent donc directement notre économie bretonne.

Il est donc urgent d’en tenir compte et d’agir.

Comme cela est déjà le cas en Irlande, à quelques encablures de notre côte nord, mettons-nous au vert. Il n’est pas actuellement envisageable d’arrêter de produire des viandes en Bretagne, mais produisons de la qualité. Le consommateur l’exige aujourd’hui de plus en plus. Les producteurs bretons doivent écouter les Citoyens consommateurs. C’est devenu une relative urgence.

La Bretagne est aussi un territoire européen de grande production légumière. Dans ce domaine aussi, nous devons rester leader en écoutant plus encore les consommateurs européens. Différencions-nous des productions de masse en cultivant plus varié, plus original, plus sain. Et communiquons avec force au-delà de nos frontières pour le faire savoir.

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Ile de Kemenez, mélange trois algues : nori, laitue et dulce – www.iledequemenez.fr

Manger à l’algue.

Mais au-delà de ces ressources quotidiennement consommées en Bretagne, il en est une sur laquelle nous devons miser. Plus encore que maintenant. Il existe déjà des précurseurs un peu isolés, comme Scarlette LE CORRE en Pays Bigouden ou la Ferme Insulaire de Kemenez dans l’archipel de Molenez. Il existe déjà des leaders internationaux de l’algue en Bretagne comme OLMIX ou les exploitants et laboratoire de Pleubian sur notre côte nord. Très peu des algues élevées sur nos côtes bretonnes sont destinées à la consommation humaine.

Parce que ce qui n’existe pas encore suffisamment, c’est l’habitude des Bretons et des Bretonnes à consommer des algues au quotidien.
Manger vegan ou végétarien devient commun.

Il faut manger vegalg.

Varions notre alimentation en mixant les végétaux de nos terres avec ceux de nos mers.
La Bretagne possède quelques 2700 kilomètres de côtes fraîches et c’est un véritable jardin.
Cultivons-le !

Raisonnablement bien sûr. Ne commettons pas en mer les erreurs que nous commettons sur terre : surexploitation, utilisation de produits nocifs …
Déjà la réchauffement climatique mondial commence à altérer nos algues et la limite de survie, et donc de culture éventuelle, de certaines algues bretonnes, remonte vers le nord.

Pour notre santé et notre mieux-être, mais aussi pour la santé de l’économie de la Bretagne, les algues représentent une fabuleuse ressource d’avenir pour notre pays.
Un signe parmi tant d’autres : Globe Export de Rosporden rejoint le groupe Henaff. L’expertise d’un spécialiste breton de l’algue alimentaire pour actualiser les produits Henaff. Le mariage de la terre et de la mer. N’est-ce pas aussi cela la Bretagne ?

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