Les départements doivent être supprimés : pour ou contre ?

Alors le département on le supprime ou pas ?

Actuellement, nos cinq départements bretons sont directement concernés par la Congrès de l’Assemblée des Départements qui vient de se tenir à Marseille (sud de la France). L’actuel locataire du Palais de l’Élysée à Paris a promis durant sa campagne électorale à ce sujet. Supprimer un quart des départements de l’Hexagone.
Ce découpage d’un autre temps est vieux de deux cents ans. Il n’est plus du tout adapté au monde dans lequel on vit. Le pouvoir centralisé français n’a cessé d’inventer des strates administratives. Toujours plus nombreuses. D’abord les communes, les inter-communalités et les cantons. Puis les départements et les régions. Viennent s’y ajouter les métropoles et le statut spécial de certaines d’entre elles. Autant de découpages, autant de pouvoirs de décisions, voire d’indécision. Et que dire des budgets pléthoriques et des luttes intestines paralysantes.
Face à un monde qui va vite, il est grand temps de couper dans le vif. Il faut dégraisser le mammouth !
Un quart de la centaine de départements de l’Hexagone, c’est vingt cinq départements.

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Capture d’écran d’une carte étrange de la Bretagne dans cette vidéo de l,INA : la Bretagne a cinq départements

Et si la Bretagne montrait l’exemple ?

Supprimons de suite cinq départements : les cinq départements de Bretagne.
Et construisons l’Assemblée de Bretagne.
Sortons du passéisme et d’une forme de repli sur soi que représente le département. Allons vers un territoire fort, adapté à son temps, et ouvert à l’autre. De Nantes à Saint Malo, et de Fougères à Enez Eussa. Sans pointillés. Ces pointillés des limites départementales.
Selon une enquête, ce que craindraient les Citoyens serait d’abord « de perdre leur identité ». Mais l’identité bretonne est pour la très grande majorité d’entre nous bien supérieure à celle d’être d’un département. Ce n’est sans doute pas le cas de bien des habitants de certaines régions hexagonales artificielles sans âme et sans Histoire.
L’autre raison invoquée serait « la privation de proximité avec les collectivités territoriales ». Cet argument ne tient pas. Sinon comme épouvantail absurde. Parce que supprimer le département entraînerait la suppression du Conseil Départemental et de la préfecture.
Vous y allez souvent, vous, dans ces bâtiments ?
Aujourd’hui déjà, et c’est chaque jour encore plus vrai, les formalités effectuées dans ces administrations se font, et se feront, par internet. Dans la plupart des démocraties modernes d’Europe, c’est déjà ainsi.

departement

Bretagne, tu es tellement plus belle sans pointillés. Les pointillés des limites départementales.

On va à la Mairie du bourg ou de sa ville

Cela fait des années qu’on en parle, régulièrement. Va t-on, enfin, prendre le problème, puisque c’en est un, à bras le corps ?
Évidemment, la suppression des départements, ou d’une (première) partie d’entre eux, entraînera des dommages collatéraux. Mais réfléchissons bien : pour qui ? D’abord et surtout, pour celles et ceux qui en vivent. Sur un département breton, d’environ 930000 habitants en moyenne, la suppression de cet archaïque découpage artificiel concernerait directement seulement quelques milliers de personnes. Nous ne disons pas que c’est insignifiant.

On se fait un petit sondage ?

Alors, vous qui lisez cet article, êtes-vous pour la suppression du département ? Ou pas ?

La Bretagne, elle est tellement plus belle sans pointillés.

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Rémy PENNEG
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"Essayer ou ne rien faire". Quand on aime la Bretagne corps et âme, à un moment, il faut essayer d'agir et de créer pour participer, même très modestement, à son rayonnement et à son avenir. Avec l'aide avisée d'une poignée de volontaires, nous créons NHU Bretagne.

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9 commentaires

  1. Jethro Ar C'horonal
    octobre 26, 15:44 Répondre
    Ah-ah-ah... le retour du serpent de mer ? Bien que les cinq départements Bretons aient été certainement, sinon manifestement, créés dans le but classique de diviser pour régner, bien que ceux-ci, créés suite à la révolution française de 1789, soient de ce fait très mal ressentis, par beaucoup de personnes, comme un relent de l'occupation de notre Bretagne par la france, je ne vois pas quel pourrait être l'avantage que Breizh pourrait bien retirer de leur suppression... ? Par contre, j'y vois très bien une tentative sournoise de plus, envisageant la fonte et la dilution de Breizh dans une future Région "Grand Ouest"... l'agglutinant avec la région actuelle de Pédélie qui en détient déjà le cinquième morceau, en l'espèce la Loire Atlantique ! Dans la persepective d'une réunification de la Bretagne en ses cinq entités historiques à plus ou moins long terme, dans la perspective d'une plus ou moins grande autonomie Bretonne, dans le cadre d'un fédéralisme Breton souhaité par beaucoup, cela ne présente strictement aucun intérêt pour notre Nation Bretonne ! Et de plus, clin d'œil de l'histoire ou non, je constate que nos cinq départements, qu'on le veuille ou non, représentent pratiquement les nuances ethniques de nos cinq peuples d'origine, à savoir : les Osismes, les Coriosolites, les Vénètes, les Namnètes et les Redones. Pour toutes ces raisons, je suis personnellement opposé à la suppression des cinq départements Bretons !
  2. Frankiz
    octobre 28, 12:23 Répondre
    Je suis totalement opposé à la suppression des départements. La Bretagne a échappé au ridicule redécoupage des régions françaises mais malheureusement aussi au retour de la Loire Atlantique au sein de la région. Comment peut-on alors défendre la suppression des départements ? Cette suppression anéantirait toute possibilité de reconstruction de la Bretagne historique. Les habitants de Loire Atlantique sont également partagés sur ce retour au sein de la région Bretonne, tout en revendiquant leur appartenance à la Bretagne historique. Beaucoup d'entre eux y sont favorables à la condition d'y associer d'autres départements limitrophes, pour des raisons souvent économiques. Ce ne serait donc plus la Bretagne, mais une sorte de région Grand Ouest dans laquelle l'identité Bretonne serait diluée. Plus une région est grande, plus le département est indispensable. Curieusement, le département reste, avec la commune, la seule division territoriale que ses habitants identifient clairement. Interrogeons les habitants sur les cantons, les communautés de communes, les pays, les circonscriptions législatives... la plupart des gens ne savent pas quels sont leurs domaines de compétences et leur étendue géographique. Alors, de grâce dans cet imbroglio territorial, gardons le département.
  3. Padrig
    octobre 29, 21:06 Répondre
    Il ne faut pas aller trop vite en besogne, si l'on supprime maintenant les départements qu'adviendra-t-il du territoire de la Loire-Atlantique ? Fondu dans celui de la Pédélie il lui sera encore plus difficile d'affirmer sa différence, d'obtenir des financements pour la culture bretonne ... déjà ignorée par les médias elle risque de disparaître complètement .
  4. François
    novembre 01, 19:36 Répondre
    Commentaires intéressants ! Effectivement on peut se méfier de la supression des départements si elle intervient avant la réunification de la Bretagne. Mais il faudrait rapidement procéder aux deux. La mondialisation favorise les communautés de la taille d'un bassin d'emploi, avec une identité forte et des citoyens impliqués. La Bretagne a la chance de correspondre parfaitement à ce portrait-robot (beaucoup d'autres régions françaises ne sont pas dans ce cas), et peut se faire une place de choix dans la communauté globale comme l'Irlande, l'Ecosse, Singapour, la Californie ou le Danemark (ou la Catalogne, mais avec une relation beaucoup plus naturelle avec le gouvernement central). Les départements sont un échelon inutile, auxquels les citoyens ne peuvent pas se rattacher, qui complique la reconnaissance et l'action de la région et dilue la relation des citoyens avec ses communautés (pas facile d'être breton, français, européen, rennais ou nantais, et aussi de s'occuper de son département, de son canton ou autres). Une Bretagne cohérente, unie et dotée de l'ensemble des moyens d'action locaux sera un atout important pour la France et pour l'Union, comme peut l'être un Land allemand. Les bretons sont prêts à s'investir dans leur communauté, pourquoi diable les freiner avec des bricolages territoriaux qui ne tiennent que par inertie ?
  5. autiens
    novembre 07, 11:36 Répondre
    moi c'est NON garder l'orige de la vraie bretagne en retirant l'ile et vilaine qui n'as pas de parler breton seul 3 departement on ce parler le bigoudin le tregor et le vannetais amicalement michel
    • La Rédaction
      novembre 07, 13:48 Répondre
      La vraie Bretagne n'est-elle pas l'historique Bretagne, celle des anciens neuf évêchés (les neuf bandes blanches et noires du drapeau de Bretagne ) ? Les quatre blanches illustrent les quatre territoires où l'on parle brezhoneg : Cornouaille, Leon, Trégor et Vannetais. Mais les cinq autres, de Nantes à Dol, sont tout autant bretons. Merci de votre commentaire.
  6. Thierry
    novembre 07, 13:11 Répondre
    Si je regarde dans ma commune, quasi tous les équipements dépendent peu ou prou de la Communauté des communes environnantes: déchetterie, pompiers, bâtiments culturels.... Tous ces services financièrement lourds ne sont plus à portée de ma petite mairie et fonctionnenent plutôt bien sous l'égide de "l'Aglo". Bien sûr il y a matière à critique et peut être faudrait il déjà que les responsables décisionnaires de ces structures soient directement élus à leurs fonctions et non pas simplement désignés voire cooptés comme aujourd'hui. De même pour le département qui est de plus en plus petit pour pouvoir efficacement répondre aux réels besoins de son territoire car ces besoins sont de plus en plus étroitement imbriqués avec ceux des voisins. On peut prendre pour exemple la récente prise en charge des transports maritimes des îles par la Région . Cela devrait induire une baisse des coûts par effet d'échelle et apporte des moyens supplémentaires à ce service publique, mais sans perdre pour autant le rapport de proximité existant avec la population. Donc, qu'on l'accepte ou non, cela est bien la réalité d'aujourd'hui: dilution des communes au sein des communautés de communes et dilution des départements au sein des régions. On peut imaginer le même devenir quant au pouvoir central parisien au sein de l'Europe, mais c'est une autre histoire... Et quoi ! La Bretagne n'a t elle pas justement le caractère assez fort pour ne pas imaginer intégrer dans son sein une entité "Pays de la Loire" à l'âme artificielle ?? Je l'ai toujours dit: les Bretons ne sont pas spécialement indépendantistes; ils sont surtout ... Expansionnistes ! La preuve ? Ils sont PARTOUT !!!!
  7. SEB
    janvier 18, 23:57 Répondre
    Personnellement pour !! MAIS ,oui il y a toujours un mais ! La question ne se pose pas car Paris ne le fera JAMAIS ! Le département est tout simplement l'echiquier politique de nos "grand " parti (nationaliste) français que sont le FN ,le PS ,LREM , ou Republicain.............
  8. Jakez Lhéritier
    janvier 09, 10:00 Répondre
    Réunification d'abord. Puis organisation en Bro/pays. Une assemblée Bretonne à élire sans demandé l'avis de l'état français .Puis des débats civils sur nos réformes. Surtout cibler les économies à réaliser sur le mille feuilles territorial et les dépenses militaires.

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