Ces Bretons qui demandent la Lune … ou leurs droits fondamentaux ?

Ces Bretons qui demandent la Lune … ou leurs droits fondamentaux ?

Aborder dans une discussion la question des droits de la Bretagne à disposer d’elle-même, entraîne inévitablement la qualification de « passéiste » au pertinent Breton. Quand ce n’est pas le terme « anarchiste » qui lui est jeté à la figure pour éluder tout débat. S’il dit souhaiter son indépendance, il est affublé d’utopiste et cesse d’être écouté. En parlant d’autonomie, un dialogue peut naître. Mais trop de fausses certitudes habitent son contradicteur pour que l’argumentaire avancé trouve une réelle écoute. Le Breton osant espérer un sort autre que celui de tout français reste a minima un doux rêveur.
Telles sont, de cet ordre, les attitudes d’autrui auxquelles sont confrontés bon nombre de Bretons parlant d’émancipation pour leur pays.

lune

Est-ce demander la Lune ?

Est-ce demander la lune ?

Rien est pourtant plus naturel et légitime pour quiconque. Et où qu’il soit, de vouloir vivre en toute quiétude en son pays. D’être respecté pour ce qu’il est, et disposer des mêmes droits qu’autrui.
Ne se basant que sur des droits fondamentaux, lesquels droits sont portés et défendus dans de nombreux textes internationaux, les Bretons (mais aussi Alsaciens, Catalans, Corses etc.) se retrouvent à réclamer leurs droits d’existence audit pays des Droits de l’Homme, la France. Ce qui ne pose aucun problème pour la majorité des pays au monde, reçoit une fin de non-recevoir systématique des autorités françaises.

Qu’importent les déclarations officielles,

Et qu’importent les signatures de textes internationaux à force contraigante pour les parties signataires. Qu’importent les avertissements et autres rappels d’institutions européennes ou internationales: la République Française est au-dessus de tout. Elle prime sur les droits fondamentaux des peuples comme sur la liberté individuelle. Cette sacro-sainte unicité est méprisante pour une grande partie des ressortissants qu’elle dit vouloir protéger. Et fait exception dans le concert des Nations.

La Charte Européenne des langues, l’exception confimant la règle jacobine

Adoptée en 1992 par l’Union Européenne, la France signa la Charte européenne des langues régionales ou minoritaire (1) le 7 mai 1999. Mais est l’un des derniers pays à ne l’avoir toujours pas ratifiée : problème d’anticonstitutionalité (2) oblige ! Malgré les recommandations de l’ECOSOC (3), le Sénat rejeta en octobre 2015 l’amendement constitutionnel de l’Assemblée nationale…
L’adaptation de la Constitution reste du domaine du possible mais la volonté jacobine est ailleurs: ne surtout pas ouvrir la boîte de Pandore! Les langues dites régionales bénéficient déjà d’un soutien. Et l’existence des écoles bilingues en immersion en Bretagne, Pays Basque et Occitanie l’attestant. Mais pour ces gens-là, ratifier la Charte attesterait d’une reconnaissance de ces langues autochtones. Et amenuiserait les efforts consentis depuis des siècles pour que la langue de Molière soit la seule ayant droit d’expression officiel dans l’Hexagone.

Suprémacisme de la langue française.

Très loin d’admettre une quelconque utilité à défendre des langues autochtones dont la disparition est inéluctable, notre voisin français n’est pas prêt à consentir des efforts supplémentaires pour permettre à une partie de ses habitants d’accéder à l’apprentissage de leurs langues maternelles.
Aux esprits jacobins étriqués, je ne cesse de répondre que la diversité des langues ne constitue en rien une barrière entre les gens. Preuve en est que bon nombre de personnes sont multilingues. Et bon nombre de pays accordent une co-officialité à plusieurs langues!
Nonobstant ces considérations linguistiques, la France s’impose en Europe comme étant le plus centraliste des pays. Bon nombre de ses voisins ont choisi de décentraliser en accordant plus d’autonomie à leurs régions. Lorsque ce choix était incompatible avec leur Constitution, ils la modifiaient ou s’adaptaient en conséquence. Côté France, le texte constitutif devant garantir les préceptes de la République est aussi celui qui maintient tout un pays dans une situation figée. La vision est tournée vers la protection et non sur l’adaptation ou l’évolution. Le monde continue pourtant d’évoluer…

L’impossible est français!

Qu’ils soient Royaumes (Belgique, Espagne, Royaume-Uni), Républiques fédérales (Allemagne, Autriche) ou confédérales (Suisse), déléguer le plus de compétences aux régions est dans l’ordre des choses. L’autonomie accordée, qu’elle soit législative ou fiscale, s’est normalisée au sein de l’Europe. En Écosse, Flandres, Pays Basque sud et en Sardaigne, des gouvernements régionaux gèrent les impôts depuis la source. Également en Allemagne où les seize lander disposent de plus de moyens que l’Etat central… Pendant que des Etats se satisfont de la puissance de leurs régions, à l’Ouest du Rhin, il en est un qui craint que les siennes viennent à nuire à son intégrité. Et donc préfère se priver des bénéfices qu’il pourrait en tirer. Le prix de l’Unicité…
Pour bien des pays, qu’ils soient républiques, fédérations ou royaumes, l’autonomie des régions est compatible avec la souveraineté d’un Etat. Et n’entraîne aucune instabilité quant à leurs frontières.
Pour Paris, non!

Une Constitution à géométrie variable?

L’idée d’autonomie n’est pourtant pas totalement étrangère pour Paris.
Certains de ses territoires d’Outre-Mer bénéficient de statuts particuliers : Nouvelle-Calédonie (4), Polynésie française (5). Bien que leur population soit française, l’unicité peut être oubliée…
Ce qui vaut pour des Français d’outre-mer ne vaut-il pas pour ceux de la métropole? Au nom de l’égalité, le commun des mortels aurait tendance à répondre par l’affirmative. Pourtant, des particularités régionales font que le régime français est capable d’accepter des exceptions.
L’Alsace-Moselle en est une: reliquat de l’histoire, le droit local (6) en vigueur conserve des dispositions mises en place par les autorités allemandes. Parce qu’estimées plus favorables aux habitants. Ainsi que des dispositions modifiées par la législation française. Preuve que l’unicité permet l’exception…
Celle-ci peut naître également d’une volonté démocratique: les Corses dispose d’un Parlement. Et les dernières législatives confirmèrent leur volonté, a minima autonomistes.

Mais ce qui devrait constituer un mot d’ordre dans toute démocratie, n’est qu’un coup d’épée dans l’eau dès lors qu’il s’agit de la Bretagne.

Malgré la volonté populaire (sondages et rassemblements pour la Réunification), la Bretagne reste privée de son pays nantais ; aucune des réformes territoriales, pas même un des programmes de décentralisation ne vînt remettre en cause la partition ou consentir de compensation. Aucun des ténors bretons de la politique, y compris ceux qui parvinrent aux postes stratégiques du gouvernement français (question de volonté?), ne put faire infléchir la position jacobine destructrice et le pire s’installa: la débretonisation se poursuit naturellement, le nombre de brittophones décroît inexorablement, chaque jour passant, la Bretagne perd de son identité.

Volonté et budget.

Quant à ceux qui seraient tentés d’argumenter que la Bretagne administrative existe et qu’elle dispose de moyens suffisants pour protéger sa culture, son identité, il suffit de comparer le budget alloué à à la culture et à la langue avec ceux de nos cousins Celtes – lesquels disposent, entre autres, de médias télévisuels aux programmes dispensés en leurs langues autochtones – pour admettre que même avec les meilleures volontés, le processus d’ethnocide, aussi pacifique soit-il, est inéluctable.
La situation est si absconse, que les enfants nés en Bretagne regardent avec de grands yeux hagards leurs parents quand ils leur comtent la vraie Bretagne (à condition que leurs parents soient en mesure de connaître leur histoire)…

L’autonomie, ce gros mot!

Gros mot, parce qu’elle constitue pour les esprits jacobins, une porte ouverte qui mettrait fin à l’unicité, car mettrait en péril son intégrité territoriale. La peur de réveiller des vélléités indépendantistes est préférée au consentement des droits du peuple, et plus curieux, Paris fait le choix de priver ses régions administratives de pouvoirs qui les rendraient plus fortes économiquement et dont la France tirerait profit…
Pourtant, malgré ce principe de l’unicité et malgré les préceptes de l’Egalité, la France ne tarie pas d’exceptions: l’Alsace-Lorraine et la Corse (Une Assemblée) mais aussi les territoires d’Outre-Mer (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française etc.) bénéficient de statuts particuliers. Ce qui vaut pour ces territoires, ne vaut pas pour notre Bretagne… Pourquoi, et au nom de quoi?
Le peuple Breton n’a t-il pas les mêmes droits que le peuple Corse ou Calédonien? Force est de constater que dans les faits, non! Existe t-il un autre terme que « discrimination » pour désigner une différences de droits entre différentes parties du territoire français?

L’inégalité des peuples de France.

Qu’importe la contradiction, l’unicité de la République française prévaut sur le précepte de l’égalité. Les particularités des territoires tels que l’Alsace, la Bretagne, la Corse, le Pays Basque ou la Savoie doivent s’effacer dès lors qu’elles sortent du registre folkloriste. Sous-jacents, leurs identités sont niées et leurs droits d’exister passés sous silence. Au mépris du droits des peuples et de la liberté individuelle. C’est ainsi que s’est construite la France. Et dès la naissance de la première république, elle n’a cessé de spolier les droits de tous les peuples qu’elle dit vouloir réunir en ses frontières. Au prix du sang puis de mensonges…
Non-satisfaite de brider l’expansion des langues autochtones, la France se permet même le luxe d’ajouter des disparités dans les traitements des agréments accordés aux écoles bilingues. La période de probation de cinq années pour une école Diwan alors qu’elle n’est que d’une année pour une école Ikastola. Quatre années supplémentaires côté breton, au cours desquelles le financement reposera sur les bonnes volontés locales…

Les alliés d’un État jacobin.

Ainsi le recours au révisionnisme, au formatage des enfants de la République et à l’acculturation par médias interposés, permet au jacobinisme de prospérer. Ses pourfendeurs disposent d’un allié de taille: la conjoncture économique dans un contexte international. Elle seule est présentée comme la cause de tous nos maux.

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« C’est dans le vide de la pensée que s’inscrit le mal » (Hannah Arendt)

Baignée par des informations où seul l’émotionnel prévaut afin d’atténuer des informations essentielles pour tout citoyen, la majorité de la population semble indifférente, apathique. Tout étant fait afin d’empêcher le peuple de penser. Une réaction serait létale pour la système politique en place. Politiciens et acteurs économiques influents feront tout pour protéger leur pré carré et préserver leurs avantages. Ceux qui dénoncent ce système sont naturellement montrés du doigt par la population comme étant des complotistes anarchistes dignes de rejoindre les fameux fichiers S de la sûreté de l’État.

L’art de la désunion.

Malheureusement pour elle, la Bretagne pousse sa singularité en cultivant, contrairement à ses consoeurs Catalogne, Corse ou Écosse, l’art de la désunion. Les partis politiques bretons refusent toute alliance ou tout front commun. Les clans ou groupes de militants agissent en ordre dispersé. Au point d’être inaudible pour la majorité des habitants. Récemment, deux tentatives d’union eurent lieu. La dernière, la Grande Charte de Bretagne, n’eût aucun effet escompté…
Bien que leurs intérêts soient communs, ils préfèrent se chamailler pour la couleur de la voilure alors que les plans de la charpente du navire Bretagne ne sont pas tracés. Revendiquant leur fierté d’être Breton, les marées continuent de se succéder. Des Bretons partent pour le Tir na Nog et Breizh se francise chaque jour un peu plus…

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Fiers d’être Bretons?

Difficile d’être fier pour quelque chose que l’on a pas fait!
Car être né Breton, né au pays ou né de famille bretonne, n’est qu’une chance que d’autres n’ont pas eu. Mais que cette chance ne devienne pas une fierté mal placée, sous peine de faire sombrer le navire.
Deux choix s’offrent aux Bretons qui souhaitent être libres. Se recoucher pour reprendre leurs rêves d’une Bretagne émancipée. Ou se lever et tenter de les réaliser.
Toute avancée en ce sens, ne pourra se faire sans union…

Références

(1) Charte Européenne des langues régionales ou minoritaires (Traité n°148):
https://www.coe.int/fr/web/european-charter-regional-or-minority-languages/text-of-the-charter
(2) Réserves & Déclarations déposées par les pays pour la Charte européenne des langues: https://www.coe.int/fr/web/conventions/full-list/-/conventions/treaty/148/declarations?p_auth=zNJSD0k1
(3) ECOSOC: Conseil Economique & Social des Nations Unies. Recommandations des 28/04-16/05, 40ème session.
(4) Nouvelle-Calédonie: le 4 novembre 2018, les Calédoniens seront consultés par voie référendaire sur l’accession de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté (accords de Nouméa du 5 mai 1998); s’en est suivie une révision constitutionnelle le 20/07/1998.
(5) Polynésie française: depuis la révision constitutionnelle du 28/03/2003, la Nouvelle-Calédonie n’est plus un TOM (Territoire d’Outre-Mer) mais un COM (Collectivité d’Outre-Mer). Depuis la loi n°2004-192 DU 27/02/2004, elle bénéficie d’une autonomie administrative.
(6) Alsace-Moselle: le droit local est constitué de:
1- de lois françaises d’avant 1870 maintenues par l’administration allemande mais abrogées par la France avant leur retour en
2- de lois allemandes adoptées par l’Empire allemand entre 1871
3- de dispositions propres adoptées par les organes locaux de l’époque.
4- de lois françaises de l’après 1918, applicables uniquement aux trois départements constituant cette « région ».

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A propos de l'auteur

Yann Varc'h FURON
Yann Varc'h FURON 2 articles

Né à Naoned en 1965 mais expatrié à Paris, je n'ai jamais oublié mon pays natal. En 2011, je créais Ambasad Vreizh, une OING pour rassembler les Bretons expatriés dans le but de les intéresser au sort de la Bretagne. Déculturation continue, débretonisation de la Loire-Atlantique, disparition programmée de nos langues etc. Autant de combats à mener, tous ensemble, pour que Breizh retrouve son identité et ses valeurs. En 2013, je rejoignais le collectif des Bonnets Rouges (fondant un Comité en Ile-de-France), un ver tué dans l'oeuf bien tôt. En 2016, élu parlementaire à Dael Breizh (Parlement de Bretagne), je continue de cultiver l'espoir d'un réveil breton et d'une unité retrouvée en Bretagne pour qu'elle soit écoutée et comprise... Devise: "Servir Breizh et non s'en servir"

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4 commentaires

  1. juhela
    septembre 13, 08:07 Répondre
    A lire et à méditer ... Nous sommes plusieurs à dire tout ça depuis des décennies. Nous nous répéterons autant qu'il le faudra, pacifiquement, pour nous libérer d'une tutelle jacobine qui nous rend hargneux et parfois débiles. Et nous fraterniserons avec les autres pays de France et d'Europe. Nous ferons l'Europe fédérale ! Chacun y aura sa place. C'est en train de mûrir dans les esprits parce que c'est logique au regard de l'histoire et de la mondialisation.
  2. Iffig
    septembre 13, 15:20 Répondre
    Tout est dit, mais j'aurai seulement quelques commentaires à exprimer. On ne peut laisser croire que l'union totale est la panacée ni qu'il n'y a que les Bretons qui n'en soient pas capable. Deux exemples : combien de temps il aura fallu aux Corses pour arriver a cette "union" pour prendre le pouvoir, quand on sait que pendant des décennies , leur vie politique nationale était régie par plus de dix partis , et qu'aujourd'hui tout ne tient que par la présence de deux personnalités d'exception à la tête du pays; en Catalogne ou le pays fonctionne politiquement comme un état indépendant ( sur le plan des idéologies) , on se rend compte que lorsqu'un problème se pose , on est très loin de l'euphorie du "grand jour". En ce qui nous concerne, l'union totale des forces bretonnes , n'a pas de sens, cela voudrait dire comme certains le prônent , une union de l'extrême gauche à l'extrême droite : cela n'a aucune chance de se réaliser. L'Ecosse a réussi déjà a créer un mouvement modéré, très représentatif de la population, mais en excluant tous les extrêmes, je pense que c'est la seule voie qui sortirait la Bretagne de son inefficacité politique, mais sans un leader charismatique on aura du mal a constituer cette force qui nous manque ! Quand arriverons -nous à combler ce vide qui nous fait défaut ?
  3. Yann-Varc'h
    septembre 14, 17:46 Répondre
    @Iffigle Il est effectivement logique qu'une Union passe par le rassemblement de la majorité des opinions, extrêmes exclues. Et, désolé pour cette comparaison, c'est ce que fit ce mouvement "En Marche", livrer des paroles attendues par une grande majorité, sans livrer de programmes précis.... pour la politique appliquée, elle s'éloigne de beaucoup des espérances de ceux qui ont cru aux poudres de perlimpimpin. Il n'en reste pas moins que lorsque l'on doit faire face à un ennemi commun, un front commun est envisageable, même avec plusieurs colonnes...
  4. Penn kalet
    septembre 15, 12:13 Répondre
    @Juhela Vous dites C'est en train de mûrir dans les esprits parce que c'est logique au regard de l'histoire et de la mondialisation. Je vous trouve excessivement optimiste ,c'est un discours que l'on entend depuis des lustres .En ce qui concerne la mondialisation ,si vous consultez les économistes ,elle est de plus en plus remise en question et pas seulement par le controversé Trump ..Cependant la Bretagne doit se tourner vers l'océan pour des échanges dans un espace plus restreint notamment avec la grande Bretagne ,dans ce sens une certaine conception de l'interceltisme nous a détourné de l'allié de toujours de la Bretagne à savoir l'Angleterre ,ce n'est pas pour autant que je suis fan, des anglais et encore moins du libéralisme anglo saxon ,mais je considère mon point de vue comme pragmatique et stratégique ,d'autant aussi que l'existence même de l'union européenne peut être remise en question ,vu la montée des populismes .

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