Y’a bon Banania vs Bécassine : racisme pour l’un et « humour » pour l’autre ?

Y’a bon Banania vs Bécassine : racisme pour l’un et « humour » pour l’autre ?

 Le brûlot raciste est réapparut sur nos grands écrans, et la presse officielle donc parisienne, s’en est délecté.

Florilèges de commentaires de la bienveillante presse parisienne :
« Bécassine pas si bécasse » – Le Parisien
« Comment Bruno Podalydès et Émeline Bayart ont ressuscité Bécassine » – BFM TV
 » Ni idiote, ni cruche : Bécassine réenchantée au cinéma » – Le Nouvel Obs
« Bécassine, la Mary Poppins paysanne, replonge la presse en enfance« . Le Figaro
 » On aime …. adapte à sa manière drôle et poétique les aventures de la célèbre héroïne de papier » – TF1
« Petit joyau de sensibilité, de tact et d’intelligence » – Atlantico

Incompréhension.

Cette presse trop lointaine, n’évoluant quasiment que dans un entre-soi parisianiste, ne voit pas de racisme en Bécassine. On ne peut pas trop lui en vouloir pour cela. En veut-on à un aveugle de ne rien voir ? Ces femmes et ces hommes oeuvrant dans ces outils de communication (de propagande disent certains) sont conditionnés. Ils ont été plus ou moins formatés dans une école pour diffuser une pensée uniforme et dictée. Dictée par celui qui contribue en permanence à leur survie. Cette survie économique soutenue à grands coups de virements d’argent public.
Ces journalistes sont trop parisiens, trop conditionnés. La pensée officielle dit qu’il faut condamner, et à juste titre, le racisme de Y’a bon Banania. La bonne presse acquiesce et diffuse « l’information ». Cette même pensée « républicaine » dit que Bécassine, par contre, n’est pas du racisme, mais de l’humour. Acquiesçons et diffusons également.

Y’a bon Banania interdit en France pour racisme.

Bécassine encouragée en France pour humour, et auto-dérision.

«A force de tout voir l’on finit par tout supporter… Et à force de tout supporter l’on finit par tout tolérer… A force de tout tolérer l’on finit par tout accepter… Enfin à force de tout accepter l’on finit par tout approuver!» disait Saint Augustin
Le MRAP et le Collectif OutreMer ont obtenu le retrait d’une « marque jugée contraire à l’ordre public en raison de son caractère raciste« .

Définition du racisme.

La racisme est le « fait de distinguer et de traiter différemment (le plus souvent plus mal) quelqu’un ou un groupe par rapport au reste de la collectivité ou par rapport à une autre personne. Par exemple le sexisme est une discrimination fondée sur le sexe »
Selon le Ministère français de la Justice,
« Sont interdits toute distinction ou tout traitement inégal fondés sur : l’origine géographique, le nom de famille, le lieu de résidence, l’appartenance ou non-appartenance, réelle ou supposée, à une ethnie ou à une nation déterminée, la langue parlée (autre que le français), le sexe, l’identité de genre la situation de famille, la grossesse ou la maternité,l’orientation sexuelle, les mœurs, l’apparence physique, l’âge, l’état de santé, le handicap, la perte d’autonomie, les caractéristiques génétiques, la religion, les convictions politiques ou activités syndicales, la précarité de sa situation économique. »

Le défenseur des Droits liste vingt critères de discrimination.

Dont, très clairement, celui d’ethnie. En définissant cette discrimination. Le terme « ethnie » désigne un ensemble d’individus réunis par une communauté de langue ou de culture : il désigne des ensembles humains pouvant dépasser le cadre des nations ou, au contraire, correspondre à des minorités nationales. »
Donc, oui, promouvoir Bécassine est une forme avérée de racisme.

Et si Paridio avait existé ?

Imaginons un instant la sortie d’un film du réalisateur Grumo PAOTRALUTES (à ne pas confondre avec Bruno PODALYDES)
(NHUmour : * Paotr, mot breton signifiant « mec » en langue française, et Lutèce est le vieux nom de Pariz.)
Le personnage principal est un jeune parisien appelé Paridio. Contrairement à Bécassine, Paridio a une bouche mais pas de nez. En effet, dans la ville qui selon certains fut « lumière », plus rien n’éclaire depuis longtemps. Paridio est un peu naïf et accumule bêtises et sottises qui nous font bien rire. Les rues sont sales, la pollution partout présente. Pollution sonore, mais surtout olfactive. D’où cette mutation et ce manque de nez au milieu du visage. Paridio survit tant bien que mal dans un environnement insalubre où les rats envahissent de plus en plus les espaces. Mais Paridio est comme dirait Atlantico un « petit joyau de sensibilité, de tact et d’intelligence ». « Paridio pas si idiot » pourrait titrer Le Parisien. Et puis son Père lui a donné espoir : « si tu te débrouilles bien, tu iras en Bretagne« . Beaucoup d’habitants de cette ville tentaculaire, impersonnelle et délaissée ne rêvent que de cela d’ailleurs : fuir en « province ». Fuir vers le grand air, retrouver des gens plus humains et un environnement plus sain.

Le titre du chef d’oeuvre : « Paridio paotr à tout faire« .

Voilà donc le pitch de ce premier film que pourrait écrire Grumo PAOTRALUTES.
Si le ministère français de la Culture trouve encore du financement sur fonds publics, un second film pourrait voir le jour. Paridio est arrivé en Bretagne, dans une famille d’Agriculteurs où il est paotr à tout faire. Il y sera rejoint par une jeune fille, Paridiote. Pour de nouvelles aventures qui nous feront bien rire, tant ces deux personnages sont ici décalés. C’est si « drôle et poétique » !

https://formulaire.defenseurdesdroits.fr

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2 Comments

  1. ARGO
    janvier 21, 15:25 Reply

    La Bretagne est un morceau de la France, avec des traditions, un passé formidable, des légendes et des paysages à vous couper le souffle! Les Bretons sont des gens courageux et estimables! Bécassine, moi non plus, je n’irai pas visionner ce film! Vous savez, au plus loin que l’on remonte dans le temps, il y a des relents d’ostracisme dans la littérature. Je n’emploierai jamais le vocable racisme, car pour moi il n’y a qu’une race d’humains, avec quelques différences morphologiques et physiologiques. Un peu comme il y a des bruns, des blonds ou des roux. Et c’est tout! Il n’y a pas de race supérieure, ni de classe sociale supérieure. Et la bêtise et la méchanceté n’ont pas de frontières!

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