Coronavirus en Bretagne : plus de poisson frais bientôt ?
La pêche maritime à l’arrêt en Bretagne.
Donc plus de poisson frais ? …
La Bretagne est un des pays d’Europe qui pêche le plus. Loin derrière les millions de tonnes du Danemark, de l’Espagne, de l’Écosse et de l’Irlande.
L’Histoire de la Bretagne repose depuis le nuit des temps sur deux piliers : l’agriculture et la pêche. La position hautement stratégique de la Bretagne, au pas de la Mer Celtique très poissonneuse pour cause de Gulf Stream, en faisait d’évidence le pays de la pêche maritime. Malgré cela, une trop forte dépendance à des décisions terrestres prises trop loin de nos côtes, a considérablement réduit la pêche bretonne. Surtout depuis les années 70/80. Alors, doit-on le déplorer ? La protection de la biodiversité et de la ressource est essentielle. Par ailleurs, la capacité des Breton(ne)s à s’adapter est toujours intacte.
Le coronavirus met la pêche bretonne à l’arrêt.
Depuis quelques jours, les bateaux hauturiers rentrent dans leurs ports bretons respectifs … et ne repartent pas tous ! Ainsi, du Croisic dans le sud du pays jusqu’aux ports bigoudens et ceux du nord, les navires restent à quai. Les hommes d’équipages vivent à bord dans des espaces très confinés. Donc après une escale de deux ou trois jours, beaucoup d’hommes d’équipage préfèrent rester auprès de leurs familles en ces temps difficiles. Quant aux navires qui repartent en mer, la question est de savoir si la demande sera au rendez-vous au retour.
Plus de poisson frais breton sur les étals ?
En effet, quand les derniers navires encore en mer seront rentrés, il n’y aura plus d’apports sous criées. Alors, nous n’aurons plus de poissons frais sur les étals. D’autant que les restrictions se mettent en place dans les criées, et que nombre de poissonneries sont fermées.
Possiblement, les navires côtiers plus modestes, pourront encore sortir pour la journée pour nous approvisionner en poissons ultra-frais.
Ainsi, là aussi, le circuit-court va devenir la solution … à condition d’être autorisé à sortir de chez soi.
Il reste le poisson surgelé …
Pendant la période de confinement, les grandes surfaces alimentaires restent ouvertes, sous certaines conditions strictes.
Donc, nous allons être condamnés à ne manger bientôt que du poisson surgelé.
Plus globalement, cette disparition du poisson frais sur nos étals en Bretagne, pose le problème plus global de notre approvisionnement alimentaire durant la crise du coronavirus Covid-19. En effet, si la situation de crise devait se prolonger, on peut se demander si les pénuries ne s’étendraient pas.
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