✅ 488 ans déjà que la Bretagne attend. Devons-nous continuer ?

✅ 488 ans déjà que la Bretagne attend. Devons-nous continuer ?

En 1532, il y a 488 ans, un traité dit d’union de la Bretagne à la France mit fin à la Souveraineté de la Bretagne, à son indépendance,

488 ans qu’un Roi de France s’autorisa un vol flagrant du droit international.

Pourtant, Paris et les États-Nations d’aujourd’hui continuent d’ignorer ce fait, une injustice pour la Bretagne et pour son peuple. Ce viol du droit international appartient à un passé lointain… Remettre en question cette bévue bouleverserait bien des données. Accorder à la Bretagne, le droit de figurer parmi les États-Nations des temps modernes, remettrait en question des frontières européennes. Une Bretagne indépendante susciterait sans nul doute d’autres velléités indépendantistes, en toute légitimité.
Dès lors que l’on est considéré comme un peuple et que des textes internationaux leur attribuent des droits fondamentaux, ce dont tout peuple peut prétendre, alors deviennent légitimes leurs revendications.

Existerait-il des Nations supérieures à d’autres pour que les mêmes droits ne soient pas accordés à leurs peuples ?

Problème : comment donner aux uns ce dont ils ont droit sans modifier l’ordre établi ?
Il suffit de constater les difficultés qu’ont les autorités européennes pour faire respecter accords internationaux entre États (pourtant à force contraignante pour tous les signataires) et droit à la démocratie, droit des peuples autochtones etc.
Catalans, Écossais, Corses, pour ne citer que ceux-là, ont des droits, le revendiquent, luttent pour obtenir le droit légitime pour tout peuple de décider par lui-même; fleurissent dans les médias leurs difficultés à obtenir gain de cause face aux États puissants partisans du status quo car ayant beaucoup à perdre…
Pour que cessent ces difficultés et ces contradictions, il suffirait d’une chose: que l’Union Européenne actuelle soit celle des Nations et non celle des États, qu’elle soit celle des Peuples et non celle de dirigeants politiques asservis aux lobbies ou groupes d’intérêts…

488 ans

Cela fait 488 ans qu’on vous le crie !

488 ans que le droit de la Nation Bretagne sont spoliés!

Un pseudo traité qui n’est qu’un Édit royal ouvrit ainsi la voie royale de l’asservissement définitif des Bretons. La fin de leurs droits fondamentaux sonna au lendemain de la Révolution française (nuit du 4 août 1790).
Des coupeurs de têtes royales qui ordonnèrent l’ethnocide Britto-vendéen à tous ces Républicains qui imposèrent le nouvel ordre français dans le sang, : des douze colonnes infernales de Tusseau à Carrier. Avec fierté, les Républicains s’autorisèrent un génocide (les écrits sont nombreux tellement ils étaient fiers de leurs actes), Qu’ils furent novateurs ces Carrier et autres chefs militaires pour rayer de la carte ces paysans et leurs familles (baignoire verticale, récupération de graisse humaine, fabrication de manteaux en peau humaine, femmes enceintes clouées sur les portes et étripées, population enfermée dans des églises avant de les incendier etc. – cela ne vous rappelle rien ?)

488 ans d’une politique française ethnocidaire!

Retirer à un peuple le droit de décider seul ce qui est bon pour lui, permet d’imposer pacifiquement des lois dont la vertu n’a d’autres finalités que d’effacer purement et simplement une identité, pourtant séculaire. La récente langue française naquit sur deux langues mortes, s’est enrichie de l’italien et d’autres langues, alors que les langues de Bretagne furent interdites… Aujourd’hui, la langue bretonne est classée parmi les langues en voie d’extinction. Or, chacun sait que pour éteindre une identité, il suffit de s’en prendre à la langue. Le linguicide se poursuit…

« Le moyen le plus efficace pour détruire les gens est de nier et d’effacer leur propre compréhension de leur histoire »
– George Orwell, 1984 –

488 ans de mensonges!

Et pourtant, ceux-là même qui luttent pour retrouver leurs droits fondamentaux pour vivre leurs langues, leur identité, sont décriés. Affublés de sobriquets tels que « rigolos », « passéistes », « utopistes », « conspirateurs » ou « anarchistes », l’État français bénéficie de siècles de mensonges et de formatage de ses concitoyens. Ces derniers se croyant vivre libres dans la patrie des droits de l’Homme les écoutent à peine. L’ordre des choses établies, même s’il paraît injuste ou inégal pour certains, est plus rassurant que la violence à faire à soi-même pour que dans le meilleur des mondes, chacun ait sa place, disposant des mêmes droits.

« Il est incroyable de voir comme le peuple, dès qu’il est assujetti, tombe soudain dans un si profond oubli de sa liberté qu’il lui est impossible de se réveiller pour la reconquérir : il sert si bien, et si volontiers, qu’on dirait à le voir qu’il n’a pas seulement perdu sa liberté mais gagné sa servitude … »
– La Boétie, Discours de la servitude volontaire, 1576 –

La forfaiture est si grande …

… que le commun des mortels peine à croire aujourd’hui que la patrie se réclamant être celle des Droits de l’Homme puisse avoir été aussi ignoble envers un peuple qui est à l’image de son pays : neutre ! Bien qu’elle ait laissé de nombreuses traces, dans les écrits, dans les Musées, bien que soient diffusés sur la toile bien des témoignages, doléances et autres remontrances, les militants bretons restent très insuffisamment audibles auprès des populations. Leur division n’est pas la seule cause.

Mais conjuguée à cette facilité consistant à rester dans les clous de la République en se persuadant que tout va bien dans le meilleur des mondes. L’eau coule sous les ponts. L’Ankou emporte avec lui des brittophones et des érudits de notre histoire…
Ajoutez-y une période d’insécurité qui s’éternise, et la majorité cultivera conformisme et cessera de raisonner par elle-même. Obéissance passive ou lâcheté, appelons cela comme on veut, les valeurs dont pouvaient être fiers nos Anciens ne sont plus portées.

Alors que le contexte exigerait que le peuple breton adopte la Résistance.

Ne pas le faire, c’est accepter, c’est se soumettre, et revient à cracher sur les tombes de nos aïeux.
Et ne pas le faire, devrait interdire aux uns de citer les paroles de Millig.
Ne pas le faire, interdit de chanter le Bro gozh.
Et ne pas le faire, est un choix qui doit s’accompagner du droit de se taire sur la question bretonne.
Ne pas le faire, c’est refuser à nos enfants la chance de connaître leur identité et de la vivre.
Enfin, ne rien faire est criminel…

488 ans d’ignorance cultivée, privant des générations de repères essentiels.

En 1488, les Bretons perdirent une bataille. Saint-Aubin du Cormier n’aurait dûe être qu’une bataille de perdue. Les générations suivantes sont excusables. Mais que dire des dernières qui auront laissé perdre bien des chances à la Bretagne de se relever ?

1488, les Bretons perdent logiquement une bataille.
1532, la Bretagne perd illégalement sa Souveraineté.
1790, le Peuple breton perd ses droits fondamentaux.
2020, les Bretons ont-ils perdu définitivement leur âme ?

Comment peut-on laisser plus longtemps cette France qui occupe illégalement la Bretagne, nous spolier de nos droits les plus fondamentaux et nous intimer de chanter la Marseillaise ?
Comment peut-on laisser encore Paris décider de ce qui est bon pour notre avenir, alors que celui-ci se détériore, hypothéquant gravement celui de nos enfants ?

Il n’y a pas d’argent magique !

Du soulèvement des Bonnets Rouges en 2011 aux Gilets Jaunes en 2018, chacun peut attester que non seulement la situation s’aggrave. Pour la population comme pour son cadre de vie. Et Paris fait toujours la sourde oreille… Ses décisions reposent toujours sur des impératifs économiques. « Il n’y a pas d’argent magique » dit un jour le Président Macron). Excepté pour éteindre une révolte ou pour financer sa politique. Chacun sait qu’au final, c’est le Citoyen de base qui paie, celui qui produit…

« Il vient un moment où nos paroles doivent correspondre à nos actions.
Il vient une heure où protester ne suffit plus : après la philosophie, il faut l’action. »
– Victor Hugo –

Lorsque le budget de la Bretagne est de 1606 millions d’€uros alors que son PIB est de 120 milliards d’€uros, nous sommes en droit de faire cesser ce détournement de l’énergie bretonne pour un « retour sur investissement » largement en deçà de ce qui est nécessaire pour protéger et promouvoir notre culture. Parce que les États voisins sont bien plus généreux avec leurs « provinces ». Ainsi l’Irlande, l’Écosse disposent de budgets bien supérieurs au nôtre. Le budget alloué à la Bretagne par la France traduit le rang auquel elle veut réduire notre culture : au folklore ! 10€uros par habitant ! Alors que celui de la Collectivité de Corse est de … 78€uros !!!
Ce dictat doit cesser, et un terme y sera mis quand nous aurons tous dit non à ce système jacobin etnocidaire.

La France, une Démocratie ?

Cessez de la définir en tant que telle par comparaison aux régimes autoritaires existant ou ayant existé ! Quand elle n’est pas ignorée par l’État, la parole du citoyen est cooptée par un élu… qui en fera à sa guise, préférant voter selon les consignes du bureau politique de son parti.

Pour que la parole des Bretons soit entendue, elle doit être portée par ceux qui ne la vendront pas. Elle doit être dénuée de tout intérêt partisan ou personnel et permettre de prendre les décisions adéquates et pertinentes, dans le seul intérêt commun.

Dael Breizh.

Est née en décembre 2016, une initiative plaçant le Peuple au centre des décisions : Dael Breizh / Parlement de Bretagne (daelbreizh.bzh). Loin de proposer une consultation référendaire ponctuelle pour calmer des exigences démocratiques, Dael Breizh promet une démocratie participative de chaque instant en rendant possible à tous d’intervenir dans le processus législatif. Depuis la proposition de loi jusqu’à son adoption finale, grâce à des antennes locales dites Kevrennoù.

Car tout est question de volonté !

Celle des gouvernements français est clairement affichée depuis des lustres. Alors, pour donner une chance à la Bretagne, devenez électeurs et participez à cet outil démocratique qui attend que les Bretons disent « NANN » à Paris en dotant la Bretagne d’un réel espoir pour notre population.

Quiconque tient à sa culture comme à sa liberté, quiconque éprouve de la responsabilité quant à l’avenir de ses enfants, ne peut nier que le Parlement de Bretagne est la seule alternative qui vaille pour changer réellement notre destin. Ainsi, pour qu’il y ait un retour de la démocratie en Bretagne, il appartient donc au peuple breton de prendre ses responsabilités, de le vouloir et de s’approprier le Parlement de Bretagne pour décider aujourd’hui de ce que sera demain, la Bretagne de nos enfants.

Devise (incomprise) de la Bretagne :

« Kentoc’h mervel eget bezañ saotret » « Plutôt la mort que la souillure »

 

✅ Pour aider NHU Bretagne ✅
c’est là, sur Tipeee

 

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Charité bien ordonnée commence par soi-même : le génocide oublié

Le Breton serait-il donc devenu néoniste ?

Vu de Bretagne : la Révolution macroniste du Royaume de France …

 

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Á propos de l'Auteur

Yann Varc'h FURON
Yann Varc'h FURON 7 posts

Né à Naoned en 1965 mais expatrié à Paris, je n'ai jamais oublié mon pays natal. En 2011, je créais Ambasad Vreizh, une OING pour rassembler les Bretons expatriés dans le but de les intéresser au sort de la Bretagne. Déculturation continue, débretonisation de la Loire-Atlantique, disparition programmée de nos langues etc. Autant de combats à mener, tous ensemble, pour que Breizh retrouve son identité et ses valeurs. En 2013, je rejoignais le collectif des Bonnets Rouges (fondant un Comité en Ile-de-France), un ver tué dans l'oeuf bien tôt. En 2016, élu parlementaire à Dael Breizh (Parlement de Bretagne), je continue de cultiver l'espoir d'un réveil breton et d'une unité retrouvée en Bretagne pour qu'elle soit écoutée et comprise... Devise: "Servir Breizh et non s'en servir"

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