mois en breton

Comment dire les mois en breton ?

de NHU Bretagne

Maintenant que savoir compter en breton et connaître l’alphabet en breton n’ont plus aucun secret pour vous, pour les non brittophones de Bretagne et d’ailleurs, nous allons vous apprendre comment on dit les mois de l’année en breton.

Le brezhoneg / breton est une langue souvent très imagée, et nous allons voir que ce sera également aussi un peu le cas dans certaines traductions des mois de l’année en breton.

Traduire les mois de l’année en breton …. c’est parti !

Comment dit-on le mois de Janvier en breton ?

Premier mois de l’année et aucune difficulté apparente pour traduire en breton Janvier. C’est Genver.
Les mois de l’année en breton s’expriment souvent précédés du mot Miz qui signifie Mois en langue française. Donc pour traduire Janvier en breton, on peut dire Genver ou Miz Genver.
A noter qu’en breton le G se prononce (gueu), même devant une voyelle comme c’est ici le cas dans la traduction de Janvier en breton.

Comment dire les mois en breton ?

Traduire Février en breton est déjà plus délicat pour les non brittophones!

En effet, et dès le deuxième mois de l’année, cela se complique en peu. La traduction de Février en breton est C’hwevrer.
Trois remarques ici :
– La lettre C’H : C’H en brezhoneg / breton, ce n’est pas deux lettres comme on pourrait l’imaginer, en pensant français (un C et un H séparé par une apostrophe) mais bien une seule lettre. Sa prononciation est très proche de la J (jota) espagnole que l’on trouve par exemple dans le prénom Javier ou le patronyme Jimenez (prononcés à l’espagnole bien sûr :))
– La prononciation du E : en brezhoneg / breton le E se prononce toujours É.
Allez, à vous … C’hwevrer ! Voilà, ce n’est pas si compliqué.
– Le pouvoir central de la « République des Droits de l’Homme » et des « Lumières » interdit, encore en ce début du XXIe siècle, certains prénoms bretons. Fañch est le plus connu pour cause de tildé sur le ñ, mais il y a aussi ce fameux C’H comme dans le prénom Derc’hen. Derchen est autorisé, mais pas Derc’hen!

Traduire Mars en breton est facile !

C’est Meurzh ou Miz Meurzh
Aucune remarque particulière à propos de la traduction en breton de Mars. Facile à écrire et à prononcer.
De Meurzh viendrait le nom de famille francisé Meurzec (Meurzeg e brezhoneg) que l’on trouve surtout vers Kastell Paol / Saint Pol du Léon, dans le nord du pays.

Comment traduire Avril en breton ?

Quatrième mois de l’année, et c’est de plus en plus facile. Pour traduire Avril en breton, c’est Ebrel ou Miz Ebrel
Cependant, rappelez vous de notre deuxième remarque à propos de la traduction de Février en breton.
Ebrel est également un patronyme breton.

Traduire en breton le mois de Mai

Dire Mai en breton c’est Mae ou Miz Mae.
Pour la prononciation, on va oublier le A : (Mé) ou Miz (Mé).

On rentre en été (il faudra qu’on vous parle bientôt des saisons en breton) et on va traduire Juin en breton.

Autant le Mae breton est proche du Mai de langue française à la prononciation, autant on en est loin pour la traduction de Juin en breton. En effet, la traduction de Juin en breton c’est Even (se prononce (évène) comme la marque très connue en Bretagne de produits laitiers).
Donc Even ou Miz Even … et rappelez vous de notre deuxième remarque de C’hwevrer à propos de la prononciation du E

Comment dire les mois en breton ?

Comment dit-on Juillet en breton ?

Traduire Juillet en breton va doublement faire appel à cette maintenant connue remarque de prononciation du E. Pour traduire Juillet en breton, on dit Gouere ou Miz Gouere pour Mois de Juillet.
Prononciation : (Gouéré)

Traduire Août en breton.

Pour traduire Août en breton, ce sera Eost.
On retrouve Eost en nom de famille breton, en particulier dans le patronyme breton Leost ou L’Éost (An Eost e brezhoneg)

C’est la rentrée scolaire … comment traduire Septembre en breton ?

Septembre est aussi souvent le mois des moissons. Et après la moisson, il reste dans les champs de la paille. Mais est-elle blanche ?
Au début de cet article consacré à comment dire les mois de l’année en breton, on vous disait que notre langue originelle est très souvent imagée. On peut traduire Septembre en breton par Gwengolo, ou Miz Gwengolo. Gwengolo qui signifie littéralement en langue française « blanche paille« . Gwenn pour « blanc » comme dans Gwenn ha Du, le nom de notre drapeau national contemporain, et Kolo pour « paille« . Oui Kolo et non Golo : on vous expliquera bientôt cette histoire des mutations en breton, ici du K vers G.

Comment dire les mois en breton ?

Traduire Octobre en breton en quatre lettres.

Pour la traduction de Octobre en breton, c’est Here ou Miz Here.
Comme pour Gouere, la traduction de Juillet en breton, la prononciation de Here sera (éré).

Les deux derniers mois de Comment dire les mois de l’année en breton sont nos préférés. Et vous allez vite comprendre pourquoi!

D’abord, traduire Novembre en breton.

Plus court serait difficile. Traduire Novembre en breton c’est … Du!
Oui, Du, c’est tout. Du ou Miz Du.
Du est cette non couleur que l’on retrouve dans le drapeau breton dont on vous a parlé pour Gwengolo (« Septembre » en langue française). Gwenn c’est blanc et Du c’est noir.
Le brezhoneg est une langue imagée …
Novembre en Bretagne est le mois sombre par excellence. Le 1er Novembre, les Celtes entrent dans la saison froide et sombre, et nous fêtons alors Kala-Goañv et le Nouvel An celtique. Le ciel est souvent bas, la pluie et le brouillard très présents.

Comment dire les mois en breton ?

Et enfin, le dernier mois de l’année!

Comment traduire Décembre en breton ?

En Bretagne, le mois de Décembre, même s’il est plutôt festif en fin de mois, est un mois également sombre. On vient de traverser Miz Du / Novembre, et les premiers beaux jours sont encore loin. Décembre est aussi sombre, aussi noir, que Novembre. Alors si on traduit Novembre en breton par Miz Du pour mois noir, on traduira Décembre en breton par « mois aussi noir », sous entendu que Novembre. C’est à dire Kerzu ou Miz Kerzu, littéralement « mois aussi noir ».
Ici le mot Du (« noir ») subit également une mutation et son D devient Z, pour Zu.

Il est des langues plus originales que d’autres!
Souvent, l’anglais et le français, parfois également le castillan sont proches. Ici pour Décembre, à une ou deux lettres près, c’est le même mot. En brezhoneg / breton, langue celtique, c’est autre chose !

Comment dire les mois en breton ?


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3 commentaires

Paotr 7 février 2024 - 7h35

Bonjour, c’est quand même dommage de ne pas avoir signaler la richesse dialectale des noms de mois en breton :

– Janvier = Miz-Genver, mais aussi Miz-Kenver
– Février = Miz-C’hwrevrer mais aussi Miz-Feur et Miz-Fever en Sud-Finistère
– Avril = Miz-Ebrel mais aussi souvent Miz-Avril/Abril en Sud-Finistère, Miz-Imbrel en pays vannetais.
– Juin = Miz-Even mais parfois Miz-Mezheven en pays vannetais.
– Juillet = Miz-Gouere mais encore Miz-Gouhereñv et Miz-Gourzheren en pays vannetais, ou le très joli Miz-Ar-Foenn(où) en Centre-Bretagne
– Octobre = Miz-Here ou Miz-Gouel-Mikael en pays vannetais
– Novembre = Miz-Du ou Miz-Kalañ-gouiañv en pays vannetais
– Décembre = Miz-Kerzu ou Miz-Kerdu, ou bien Miz-an-Avent en pays vannetais.

Voilà ! Et surtout ne pas oublier le « miz » avant le nom du mois !

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NHU Bretagne 7 février 2024 - 11h09

Demat Paotr et merci de votre commentaire. N’est-ce pas jouer le jeu des brittophobes qui prétendent que LE brezhoneg n’existe pas, que ce n’est pas UNE langue (sous entendue unifiée) mais des dialectes (dans l’Hexagone, pour la très grande majorité des personnes, dialecte = patois) ? D’un autre côté, ces pratiques dialectales sont une immense richesse.

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Paotr 7 février 2024 - 14h35

Je ne pense pas. Défendre la richesse dialectale du breton ne sous-entend pas à mon avis nier le fait qu’il s’agit d’une langue à part entière, en tous cas je ne l’ai jamais ressenti comme ça. Je trouve dommage au contraire que la nouvelle génération de « brittophones » ignore cette richesse et ne parle qu’un seul et unique breton unifié, plat et sans saveur. Finalement, l’uniformisation linguistique imposée par Paris se retrouve en Bretagne : on impose un même breton standard aux dépends du breton populaire, aujourd’hui condamné à disparaître.

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