Kercado Vannes et Saint Brieuc dérangent les brittophobes

Kercado Vannes et Saint Brieuc dérangent les brittophobes

Cachez-moi ce saint que je ne saurais voir !

Avant Kercado Vannes il y a Saint Brieuc.
Parmi les pires jacobins et brittophobes du moment, il y a un parti politique ayant siège social social à Paris. Ce dernier, la France Insoumise, voudrait soumettre la Bretagne.
Ainsi, ils viennent d’émettre l’idée de débaptiser Saint Brieuc dans les Côtes d’Armor, pour Port Brieuc.
Compte tenu de leur ligne politique et de leur brittophobie affichée, la référence à un saint breton devient tout un emblème.
Faisant fi de l’Histoire, ou souhaitant la ré-écrire peut-être, ce parti jacobin s’imagine encore dans une colonie. En effet, les colons avaient un certain plaisir à renommer les noms de villes des territoires qu’ils annexaient.

Détruire une culture …

Alors, après Saint Brieuc renommé Port Brieuc, que se passerait-il ? Saint Malo deviendrait Port Malo ? Puis ce sera Port Nazaire en Loire Atlantique ?
Et que ferait-on de la Vallée des Saints ? Faudra t-il renommer toutes les statues des saints celtiques qui s’y trouvent ? En les renommant Kamarade Ronan, Citoyen Corentin …
Ou alors peut-être, comme l’ont fait d’autres extrémistes en Orient, les détruire à l’explosif ?

kercado

Ne touche pas à ma toponymie en Bretagne.

 

Et Kercado ?

Kercado est un vieux quartier de Vannes/Gwened, dans le Morbihan. Désolé pour les insoumis, mais ce nom ancestral vient de Saint Kado, qui fut ermite au VIe siècle sur l’île du même nom dans la rivière d’Étel.
Kercado est un des quartiers dits « sensibles » que compte la Bretagne.
Le quartier a très mauvaise réputation. Du coup, certains esprits peu éclairés ont imaginé changer le nom du quartier. Comme si le fait de ne plus s’appeler Kercado mais par exemple Paradis sur Golfe allait régler les problèmes.
Ici ce ne sont plus les brittophobes de la France Insoumise mais des militants d’En Marche.
Il est à remarquer qu’il y a comme une ébauche de convergence des luttes entre ces partis jacobins. Lutte contre la langue bretonne, lutte contre l’Histoire et le patrimoine de Bretagne.

Destruction du patrimoine.

Ces représentants locaux de partis lointains ayant leurs sièges sociaux à cinq ou six cent kilomètres dans les pays de l’est, n’ont en fait aucune conscience, réelle, de ce qui fait la Bretagne. Ils s’affichent en Bretagne comme ils le feraient dans n’importe quelle autre partie de l’Hexagone. Sans tenir aucun compte des spécificités culturelles, ethniques et sociologiques du territoire.
Mesdames et Messieurs de ces formations politiques déconnectées, recevant vos programmes, subsides et consignes de Paris, commencez par respecter les populations.

D’abord, respectez notre Histoire.

Nos chemins, nos moindres rochers en mer, nos fermes, villages et villes ont une histoire. Parfois millénaire. Que vous le vouliez ou non, les Saints fondateurs de la Bretagne sont venus d’Irlande, de Galles et des Cornouailles. Ils ont donné leur nom à des centaines de lieux en Bretagne. Des générations et des générations ont respecté ces noms. Ainsi respectant la mémoire de celles et ceux qui ont construit avant nous.
Et vous voudriez aujourd’hui nous imposer vos Port Brieuc et Kerenmarche ?

Puis respectez notre patrimoine et notre culture.

De quel droit souhaitez-vous détruire la langue originelle parlée depuis des siècles en Bretagne occidentale ?
C’est cette langue qui fait que Kercado/Kerkado s’appelle ainsi aujourd’hui.
Les maires de Telgruc/Terrug et Pleiben essayent, encore en ce moment, de franciser les lieux-dits des communes où ils exercent, sous la pression de La Poste. Celle-là même qui tue le breton en Bretagne d’une main mais promeut l’anglais en France de l’autre

La solution…

Chaque semaine amène le même genre de constat en Bretagne, comme en Corse également, et bien ailleurs. Des partis politiques, et leurs représentants, des extrêmes aux plus modérés, s’attaquent à l’Histoire des régions constituantes de cet Hexagone rapiécé. Ainsi qu’à leur patrimoine et leur culture.
Toutes ces tentatives de destruction ont en général au moin un point commun. Elles viennent d’individus militant pour, ou sympathisants de, partis politiques ayant leur sièges sociaux dans une île : l’île de France. Certains tentent bien parfois, surtout dans les mois précédents les scrutins électoraux, de se teindre quelques mèches en gwenn ha du, ils n’en demeurent pas moins des partis parisiens. Donc hyper centralisateurs. Et on n’est pas sympathisant d’un de ces partis si on n’est pas un peu jacobin soi-même.
Il semble donc qu’en définitive, la Bretagne n’ait plus rien à attendre de bon de ces organisations là.
Les intérêts vrais de la Bretagne et des Breton(ne)s ne peuvent être valablement et durablement défendus que par des organisations qui ont, et auront, leur sièges sociaux en Bretagne.

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Lire aussi :

La brittophobie existe t-elle, et comment la définir ?

Francisation des toponymes en Bretagne : qui ment ?

La Poste française tue le breton et se met à parler anglais

Le jacobinisme français a vécu !

Annie Le Vaillant : la maire de Pleiben en Bretagne devient proprio de la commune ?

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Rémy PENNEG
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5 Comments

  1. Atchoum
    février 19, 23:19 Reply

    C’est quoi cette affaire? Pouvez-vous détailler ?

  2. Laquittant Jean-Luc
    février 21, 12:49 Reply

    Encore un très bon article de NHU,
    Très bien le trilinguisme, mais de grâce , ce n’est pas parce que vous connaissez l’anglais et pas le gallo qu’il faille nous faire croire que l’anglais est la troisième langue de Bretagne « TOUCH’ PAS AW NOM D’CEZ NOUS EN BËRTEGN » aurait été plus judicieux et montré à tous que le « jacobinisme breton » n’existe plus. ( Ne pas oublier que le pays gallo a aussi sa propre langue depuis 2000 ans, peut on renier 2000 ans d’histoire ?)

  3. Atchoum
    février 21, 21:52 Reply

    Je propose que tous les prénoms ayant un saint dans le calendrier soient supprimés.

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