Klez BRANDAR, un Photographe breton à Prague

Lusk Dizehan de Klez BRANDAR.

Si le nom vient d’une des langues parlées en Bretagne, le concept Lusk Dizehan est née ici, à Prague. D’où j’écris ces quelques lignes pendant ce confinement qui s’est imposé au monde depuis quelques semaines.
C’est en 2016 que je présentais l’édition 01 de ce qui allait par la suite devenir un travail photographique de longue haleine. La dernière édition (05) s’est tenue lors d’un vernissage dans un café-cinéma de Prague en février 2020.
Il y a donc eu cinq éditions et je travaille en ce moment sur l’édition 06. Mais avant d’évoquer le travail en cours, revenons sur l’origine de ce projet qui m’amènera un jour – je l’espère – à la publication d’un livre réunissant les meilleurs clichés de toutes les éditions existantes.

Amoureux des langues.

En effet amoureux des langues, j’en parle six dont le breton et j’en baragouine une assez correctement (le tchèque), ce qui fait un total 6.3 langues parlées pour reprendre cette boutade mathématique un peu douteuse que j’aime bien balancer à des inconnus. Vous. Lors de mon installation dans le pays de qui a vu naître et grandir Milan Kundera jusqu’à son émigration en France, j’avais dans ma besace des mots de langues non maternelles, de l’espagnol, de l’italien, de l’anglais, du portugais et bien sûr du breton.

Lusk Dizehan …  naturellement !

C’est assez naturellement que j’ai adopté le mot Lusk (Mouvement) et Dizehan (Perpétuel) pour la première édition qui réunissait alors un pot-pourri de photos de voyages (prises notamment en Ouzbékistan). Ainsi que des photos de nu et quelques photos prises en studio avec une danseuse de l’Opéra de Prague et un amateur de Kung-fu. L’édition 02 continuait sur cette lancée et, comme la première, toutes les photos furent réalisées avec un appareil numérique.

Retour à la lenteur …

Ensuite, un petit retour aux sources s’est imposé et comme lorsque j’avais quinze ans, j’ai acquis un appareil argentique de 1978 et j’ai re-commencé à apprécier la lenteur du processus de prise de vue sur pellicule. Dans un monde qui veut toujours aller plus vite et qui veut toujours montrer plus de choses, nous sommes souvent perdus dans le flot d’informations et d’images qui envahissent tous les écrans que nous “côtoyons“ au quotidien : portable, ordinateur, télévision, écran publicitaire et j’en passe. Ce fût donc un retour à une certaine lenteur. Les éditions 03, 04 et 05 ont donc été le fruit d’un travail uniquement réalisé grâce à cet appareil plus âgé que moi. C’est pour dire.

Noir et blanc.

Ces trois dernières éditions mélangent des photos d’architecture, des scènes de vies, des scènes de rue … Bref, une cristallisation d’un moment que l’on ne revivra jamais mais que l’on souhaite posséder sur un autre “support” que l’immatérielle mémoire. Des photos prises uniquement en noir et blanc, mon dada. Enfin, les choses sont évolutives et, si le noir et blanc permet d’aller à l’essentiel, il ne faut pas s’enfermer.

Lusk Dizehan 06 par Klez Brandar

Ainsi, Lusk Dizehan 06 est actuellement un work in progress et, puisque je souhaite m’inscrire et conserver cette notion de Lusk Dizehan (Mouvement perpétuel) à la fois dans l’élaboration de ce concept photographique mais aussi dans ma vie, je reviens donc à des photos digitales et en couleurs. J’y ajouterai du texte, à raison d’environ 15 lignes par photo sur un des thèmes qui me tient à coeur comme, par exemple, l’architecture, l’Humain en général, le tourisme de masse ou la publicité. Affaire à suivre.

Merci d’avoir pris le temps de lire cet article et à bientôt peut-être lors d’une exposition, celle-ci pouvant être classique, dans une galerie par exemple, ou numérique. Vous trouverez de quoi voir et écouter en mettant “ Lusk Dizehan” dans votre moteur de recherche.

Kenavo.

Klez Brandar,
Prague, 13/04/2020
Musique de Brieg Guerveno, album Vel ma Vin

✅ Pour aider NHU Bretagne ✅
c’est là, sur Tipeee

Previous Les fermes bio de Bretagne bien placées en Europe
Next Eugène Le Janne, pharmacien en centre Bretagne et promoteur des curares

Á propos de l'Auteur

Klez BRANDAR
Klez BRANDAR 1 posts

Né dans la même ville que Jules Verne, Klez Brandar aurait pu aussi choisir le pseudonyme de Phileas Fogg et parcourir le monde dans tous les sens, l’appareil photo en bandoulière. Après avoir vécu en Amérique du Sud, en Nouvelle-Zélande, en Italie ou en Espagne, il a fini par poser ses valises et ses pellicules à Prague. Quand il n’enregistre pas des morceaux de folk music teintée de world ou n’édite pas des fanzines photos, Klez se promène dans sa ville d’adoption, le skateboard dans une main et l’appareil analogique dans l’autre. Entre deux expositions praguoises de ses différents travaux de nus ou de portraits et après avoir sorti en 2019 avec Marko Luth le recueil poético-photographique Triste Mesure, le voilà qui attaque 2020 sur un tout autre registre avec l’EP «Rivage», entre slam et poésie sonore.

Lisez les autres articles de cet Auteur ...

Vous pourriez aussi aimer

BreizhScapes : Regards Croisés en Bretagne, le tome 2 est là !

Le collectif de Photographes bretons BreizhScapes est né il y a déjà 27 ans. Six Photographes se rassemblent autour d’un projet commun comme on les aime tant en Bretagne. Photographier

Découvrez le Calendrier de l’Avent de NHU Bretagne

Le Calendrier de l’Avent : ses origines Le Calendrier de l’Avent que nous connaissons aujourd’hui n’est pas tout à fait celui des origines. C’est en Allemagne qu’est né le Calendrier

Nalofoto, le Photo-marcheur du Cap Fréhel !

On peut magnifier la Bretagne par le mot, mais on peut aussi le faire par l’image. Loic GUILLET alias Nalofoto. J’habite au Cap Fréhel depuis une dizaine d’années. J’ai choisi

Commentaires

Pas encore de commentaires ?

Vous pouvez être le premier/la première à commenter ce post.

Laissez votre réponse