Sommaire
Deux cartes. Deux visions de l’Hexagone. Deux conceptions de ce qu’est une région.
La première est portée par le politicien français Jean Luc Mélenchon.
Dans son projet d’« écorégions », les régions actuelles laisseraient place à de grands ensembles dessinés selon les principaux bassins versants.
L’objectif est clair : adapter l’organisation administrative aux grands défis écologiques, en particulier à la gestion de l’eau.
La proposition a sa logique. Elle répond à une préoccupation bien réelle. Pourtant, elle soulève aussi une question essentielle.
La seconde carte est celle que NHU Bretagne défend depuis de nombreuses années.
Elle ne repose ni sur les fleuves, ni sur les reliefs, ni sur des considérations administratives. Elle s’appuie sur une réalité historique, culturelle et humaine vieille de plus de quinze siècles : celle de la Bretagne dans ses cinq départements.
À première vue, il ne s’agit que de deux découpages différents.
Cependant, cette impression est trompeuse. En réalité, ces cartes traduisent deux philosophies profondément opposées. Pour l’une, une région est avant tout un outil de gestion que l’État central peut redessiner selon les priorités du moment.
Pour l’autre, une région est une construction humaine, façonnée au fil des siècles par une Histoire, une culture, une langue, des institutions et une population, un peuple, qui s’y reconnaît.
La question dépasse donc largement le cas de la Bretagne.
Elle concerne toutes les régions de l’Hexagone.
Une région est-elle un simple espace administratif, dont les frontières peuvent évoluer au gré des politiques publiques ?
Ou bien représente-t-elle une réalité plus profonde, que les réformes successives ne suffisent pas à effacer ?
À travers ces deux cartes, c’est finalement une interrogation fondamentale qui se dessine : qu’est-ce qui fonde réellement une région ?
C’est à cette question que nous proposons de réfléchir.
Le projet de Jean Luc Mélenchon : penser l’Hexagone à partir de l’eau
Les « écorégions », une nouvelle lecture des régions administratives
Depuis plusieurs années, la jacobin Jean Luc Mélenchon défend une idée qui peut surprendre au premier abord : redessiner les régions de l’Hexagone en s’appuyant sur les grands bassins versants.
Son projet d’« écorégions » part d’un constat simple. Le changement climatique modifie déjà le cycle de l’eau. Les épisodes de sécheresse se multiplient. Les inondations gagnent en intensité. Par conséquent, l’organisation administrative devrait, selon lui, mieux correspondre aux réalités naturelles plutôt qu’aux frontières héritées de l’histoire.
Dans cette logique, les régions actuelles laisseraient place à de vastes ensembles structurés autour des grands fleuves et de leurs affluents. La Loire, la Seine, le Rhône, la Garonne ou encore le Rhin deviendraient ainsi les principaux repères de cette nouvelle carte hexagonale. L’objectif affiché n’est pas de nier les identités locales. Il consiste avant tout à faciliter la gestion de l’eau, des ressources naturelles et des politiques environnementales à une échelle jugée plus cohérente.
Cette approche repose sur une idée forte : puisque les défis écologiques ignorent les frontières administratives, les institutions devraient elles aussi s’adapter aux réalités physiques du territoire.
Vue sous cet angle, la proposition présente une certaine cohérence intellectuelle.
Une logique pertinente… mais limitée à un objectif précis
Il serait injuste de balayer cette proposition d’un revers de main.
En effet, les bassins versants constituent depuis longtemps la référence des hydrologues, des agences de l’eau et de nombreux spécialistes de l’environnement. Lorsqu’il s’agit de prévenir les inondations, de préserver la qualité des rivières ou de partager une ressource devenue plus rare, raisonner à l’échelle d’un bassin hydrographique est souvent la solution la plus efficace.
D’ailleurs, l’Heaxagone fonctionne déjà en partie selon cette logique.
Les agences de l’eau couvrent chacune un grand bassin versant et coordonnent depuis plusieurs décennies des politiques publiques dépassant largement les limites des régions administratives. Personne ne conteste aujourd’hui la pertinence de cette organisation pour gérer les milieux aquatiques.
Cependant, une question apparaît rapidement.
Une région, qu’elle soit historique ou artificiellement administrative, a t-elle pour seule vocation de faciliter l’action administrative ?
Ou bien remplit-elle également une fonction historique, culturelle, économique et démocratique ?
Autrement dit, ce qui constitue une excellente échelle pour gérer une rivière est-il nécessairement le meilleur cadre pour organiser la vie de plusieurs millions d’habitants ?
C’est précisément à partir de cette interrogation que les chemins se séparent.
Car une région ne se résume pas forcément à un espace dessiné sur une carte. Surtout quand c’est le pouvoir central qui a dessiné à la va-vite cette carte sur un coin de bureau parisien sans concertation avec les principaux intéressés.
Elle peut aussi être le reflet d’une Histoire commune millénaire, d’une culture partagée et d’un sentiment d’appartenance construit au fil des siècles.
C’est cette autre conception qu’il convient maintenant d’examiner.
Une région est-elle seulement un outil administratif ?
Les frontières administratives changent. Les réalités humaines demeurent.
L’Histoire de la France et l’Histoire de Bretagne montrent que les découpages administratifs évoluent régulièrement.
Les provinces de l’Ancien Régime ont disparu en 1790 avec la création des départements. Puis les régions administratives sont apparues au XXᵉ siècle avant d’être profondément remaniées en 2016.
Rien n’interdit donc, sur le plan juridique, d’imaginer une nouvelle réforme demain.
Pour l’État central, une région administrative reste avant tout une circonscription dont les contours peuvent être modifiés lorsque les priorités politiques changent.

Cette vision répond à une seule et pure logique administrative.
Un gouvernement peut souhaiter réduire le nombre de régions, renforcer certaines compétences ou adapter les frontières à de nouveaux enjeux économiques ou environnementaux. Dans cette perspective, le découpage territorial devient un outil au service de l’action publique. Il n’a pas vocation à être figé.
Pourtant, une carte administrative ne crée pas à elle seule un sentiment d’appartenance.
Les habitants ne commencent pas à partager une histoire commune parce qu’un décret a déplacé une frontière. Les institutions peuvent évoluer rapidement. On le voit bien avec cette région sans âme et sans Histoire que sont les Pays de la Loire.
En revanche, les identités collectives se construisent lentement, parfois sur plusieurs siècles. Elles résistent souvent aux réformes administratives successives.
Une région est d’abord une construction humaine
Une région ne se résume pas à un périmètre de gestion.
Elle est aussi le fruit d’une Histoire, d’une mémoire et d’une culture partagées. Les paysages comptent, bien sûr. Cependant, ce sont surtout les femmes et les hommes qui donnent un sens à un espace. Les échanges, les traditions, les institutions, les langues ou encore les références communes façonnent progressivement une communauté, un peuple, qui dépasse largement les limites d’une simple administration.
L’Europe offre de nombreux exemples.
L’Écosse, le Pays de Galles / Cymru, la Catalogne, le Pays Basque / Euskadi, la Flandre ou encore la Bretagne ne doivent pas leur existence à un découpage récent. Leur identité s’est construite au fil des générations. Les frontières ont parfois évolué. Les régimes politiques se sont succédé. Malgré cela, ces réalités historiques continuent d’exister dans la conscience de leurs habitants. Et souvent au grand regret du pouvoir central qui a tout fait pour les faire disparaître, mais sans succès.
C’est précisément sur ce point que les deux approches divergent.
La version toujours jacobine du leader français d’extrême gauche considère que les régions administratives peuvent être redessinées selon les besoins du moment.
La version que nous défendons estime qu’elles représentent d’abord et surtout des communautés humaines, des peuples et des nations vraies, dont les racines plongent profondément dans l’Histoire.
Dès lors, une question s’impose : que devient la Bretagne si l’on applique une logique fondée uniquement sur les bassins versants ?
C’est ce que révèle de manière particulièrement frappante la comparaison des deux cartes.

Le cas breton : deux cartes, deux visions de la Bretagne
Une Bretagne effacée dans un immense ensemble hydrographique
C’est probablement en Bretagne que la proposition des « écorégions » révèle le plus clairement ses conséquences.
En effet, la majeure partie de la Bretagne (que d’aucuns qualifient d' »historique« ) appartient au bassin Loire-Bretagne. Cette réalité hydrologique est parfaitement connue des spécialistes de l’eau. Toutefois, appliquée à l’organisation politique du pays, elle aboutit à un résultat surprenant : la Bretagne cesse d’exister comme région identifiable.
De la part de Jean Luc Mélenchon, souvent brittophobe notoire, n’est-ce pas l’occasion, « enfin« , de faire disparaître cette nation et ce peuple tant réfractaire à ce qui est imposé par Paris ?
Sur la carte proposée par Jean Luc Mélenchon, la Bretagne ne constitue plus un ensemble distinct et a purement et simplement disparu.
Elle devient une partie d’une vaste écorégion qui s’étend bien au-delà de ses frontières historiques. Celle-ci regroupe des espaces aux histoires, aux cultures et aux réalités économiques très différentes.
Ainsi, les villes bretonnes de Brest, Rennes / Roazhon et Nantes / Naoned, se retrouveraient avec des villes françaises comme Tours, Orléans ou encore Nevers.
A part des tronçons de Loire, qu’est ce que les rivières et fleuves de Bretagne ont de commun avec les rivières qui coulent vers ces agglomérations du centre de l’Hexagone ?
Cette représentation traduit une priorité.
Ce qui unit ces espaces n’est plus une Histoire commune, mais un fonctionnement naturel partagé. La logique est écologique avant d’être humaine. Aucune Bretonne, aucun Breton, sans doute, ne se reconnaît dans un tel découpage. Car, si l’eau suit les reliefs, les peuples, eux, suivent rarement le cours des rivières.

Une autre conception portée par NHU Bretagne
À l’inverse, la carte défendue par NHU Bretagne repose sur un principe très différent.
Elle ne cherche pas à dessiner à tous prix d’autres découpages administratifs pour gérer une ressource naturelle. Elle reconnaît une réalité historique qui s’est construite au fil des siècles et qui demeure largement présente dans la mémoire collective.
La Bretagne dite historique rassemble cinq départements.
Notre pays possède une Histoire politique propre, des institutions anciennes, une culture reconnue, des langues, un patrimoine exceptionnel et une ouverture maritime qui a profondément façonné son développement.
Bien entendu, cette Bretagne n’est pas uniforme.
Le Léon du nord ouest ne ressemble pas au pays de Retz du sud est. Le Trégor diffère du pays de Redon.
Pourtant, ces diversités s’inscrivent dans une Histoire bretonne commune qui donne une cohérence à l’ensemble.
Cette approche ne prétend pas que l’Histoire doit empêcher toute évolution.
En revanche, elle considère qu’une réforme administrative imposée par le pouvoir central ne peut ignorer ce qui fait l’identité d’une nation, d’un peuple originel de son Hexagone.
Redessiner une carte est toujours possible. En revanche, créer ou effacer plusieurs siècles d’Histoire ne l’est pas.
Sauf, semble t-il, pour celui qui rêve d’une « nouvelle France ». Et pour imposer une nouvelle France, quoi de mieux de supprimer des cartes ces peuples et nations qui furent annexés pour forger l’ancienne ?
C’est pourquoi les deux cartes ne proposent pas seulement deux découpages différents.
Elles expriment deux manières opposées de regarder la Bretagne.
Pour l’une, elle devient un espace parmi d’autres au sein d’un grand bassin hydrographique.
Pour l’autre, elle demeure une réalité historique, humaine et culturelle qui mérite d’être reconnue comme telle. Cette différence de regard dépasse largement la seule question des frontières administratives.

Deux philosophies irréconciliables de l’organisation d’un grand ensemble.
Un ensemble pensé par un volet géographique ou par son Histoire ?
Au fond, le débat dépasse largement la seule question de la Bretagne.
Il oppose deux conceptions de l’organisation d’un pays. D’un côté, la proposition des écorégions considère que les limites administratives doivent s’adapter aux grands enjeux contemporains. Les bassins versants deviennent alors le critère principal, car ils offrent un cadre cohérent pour gérer l’eau, prévenir les sécheresses ou anticiper les effets du changement climatique. Dans cette logique, les frontières historiques passent au second plan. Elles peuvent être redessinées si une autre organisation apparaît plus efficace.
De l’autre côté, une région n’est pas seulement un instrument de gestion.
Elle représente une continuité humaine, forgée par les siècles d’Histoire commune. Son existence ne dépend pas d’un fleuve, d’une autoroute ou d’un découpage ministériel trop lointain. Elle s’appuie sur une mémoire collective, des références communes, parfois une langue, souvent une culture et toujours une Histoire. Dès lors, modifier profondément ses contours ne revient pas simplement à déplacer un trait sur une carte. C’est aussi transformer les repères auxquels une population s’identifie.
Ces deux approches ne sont pas seulement différentes.
Elles répondent à deux questions distinctes.
La première cherche à savoir comment administrer un espace.
La seconde s’appuie sur ce qui fait qu’un pays, qu’une région existe aux yeux de ses habitants.
Une opposition qui dépasse les clivages politiques
Cette réflexion ne concerne d’ailleurs pas uniquement Jean Luc Mélenchon ou La France insoumise.
Elle touche une tradition ancienne de l’État français. Depuis plus de deux siècles, les gouvernements successifs ont régulièrement redessiné les cartes administratives afin de répondre à des objectifs politiques, économiques ou administratifs. Les départements ont remplacé les anciennes provinces.
Plus récemment, le pouvoir central a fusionné plusieurs régions au nom d’une prétendue plus grande efficacité.
À chaque réforme, la logique reste sensiblement la même : l’organisation du territoire peut évoluer selon les besoins définis et imposés par le pouvoir central.
À l’inverse, les grandes régions historiques européennes ont traversé les siècles sans disparaître.
La Bretagne, l’Alsace, la Corse, l’Écosse, le Pays de Galles / Cymru ou encore la Catalogne continuent d’exister dans les esprits, même lorsque leurs institutions changent ou que leurs frontières administratives évoluent. Leur force ne vient pas d’un texte de loi. Elle repose sur une histoire partagée et sur le sentiment d’appartenir à une même communauté.
C’est peut-être là que réside la véritable différence entre les deux cartes présentées au début de cet article.
L’une considère qu’une région est avant tout un espace que l’on peut adapter aux priorités du moment. L’autre estime qu’une région est d’abord une réalité humaine, dont l’administration devrait reconnaître l’existence plutôt que la redéfinir. Cette distinction, en apparence théorique, éclaire pourtant une question essentielle : l’État central doit-il façonner les régions ou reconnaître celles que l’histoire a façonnées ?

Peut-on protéger l’eau sans effacer les régions historiques ?
Gérer un bassin versant ne nécessite pas de redessiner la carte d’ensemble.
Le principal argument avancé en faveur des écorégions repose sur une idée simple : les fleuves ignorent les frontières administratives. C’est exact. Une rivière traverse souvent plusieurs départements et plusieurs régions avant de rejoindre la mer. Dès lors, sa gestion exige une coopération qui dépasse les limites institutionnelles. Cependant, cette réalité ne signifie pas qu’il faille supprimer ou redessiner les régions historiques.
En pratique, cette coopération existe déjà.
Depuis plusieurs décennies, les agences de l’eau travaillent précisément à l’échelle des grands bassins hydrographiques. Elles réunissent collectivités, entreprises, agriculteurs, associations et services de l’État central afin de préserver la ressource, d’améliorer la qualité des cours d’eau et de prévenir les risques liés aux inondations ou aux sécheresses. Cette organisation démontre qu’il est parfaitement possible de gérer un bassin versant sans remettre en cause les identités régionales.
L’Histoire fournit d’ailleurs de nombreux exemples comparables.
Les États européens coopèrent pour protéger des fleuves comme le Rhin ou le Danube sans pour autant modifier leurs frontières nationales. De la même manière, les régions peuvent coordonner leurs politiques environnementales sans disparaître dans un nouvel ensemble administratif.

L’écologie et les identités régionales ne sont pas incompatibles
Présenter le débat comme un choix entre l’écologie et les régions historiques revient donc à poser une fausse alternative. Les défis environnementaux sont bien réels. Ils imposent davantage de coopération, davantage de coordination et une vision de long terme. En revanche, rien n’oblige à considérer que l’Histoire, la culture ou les identités régionales constituent un obstacle à cette évolution.
La Bretagne illustre parfaitement cette possibilité.
Son climat océanique, son vaste littoral, son réseau de petits fleuves côtiers et les caractéristiques géologiques du Massif armoricain lui confèrent des enjeux spécifiques. La qualité de l’eau, les marées vertes, l’alimentation en eau potable, les retenues, les zones humides ou encore la protection des estuaires sont des questions qui concernent directement les Bretonnes et les Bretons.
Qui mieux qu’eux peut définir les priorités et assumer les choix nécessaires ?
Dans une Bretagne dotée d’une large autonomie, la politique de l’eau relèvera naturellement des institutions bretonnes.
Les décisions seront prises en Bretagne, pour la Bretagne, tout en maintenant les coopérations indispensables avec les régions voisines lorsque les bassins hydrographiques l’exigent.
L’autonomie ne signifie pas l’isolement.
Elle implique simplement que les responsabilités soient exercées au plus près des réalités locales.
Au fond, les deux cartes présentées dans cet article ne répondent pas à la même question.
L’une affirme chercher un meilleur cadre pour administrer une ressource naturelle depuis un nouveau découpage imaginé et imposé par le pouvoir central.
L’autre considère que la gestion de cette ressource doit relever d’une Bretagne reconnue dans sa continuité historique et capable d’exercer pleinement ses responsabilités.
Autrement dit, la véritable alternative n’est peut-être pas entre les bassins versants et les régions historiques. Elle est entre une organisation décidée d’en haut et une gouvernance assumée par les habitants eux-mêmes.

7 commentaires
La carte de « Mélenchon » : le réseau du tout à l’égout français.
La Normandie est à nouveau coupée en deux.
La Bretagne est enfin réunifiée (on se calme, je blague)
Connait-on les noms donnés à ces nouvelles « bio-régions » qu’on se marre un peu ?
Si je partage votre avis, il y a une dimension essentielle que vous n’avez pas abordée, comment n’avez vous pas pris en compte la réalité géographique péninsulaire de la Bretagne avec de nouvelles approches géopolitiques? Bien que à l’est la frontière a été, et est potentiellement un peu mouvante, ce qui est le cas de beaucoup de pays. Au moment, où hélas du fait de l’importance des migrations d’où qu’elles viennent, l’identité bretonne risque en partie de s’effacer, l’histoire vu qu’elle n’est pas enseignée est ignorée par le plus grand nombre, la culture bretonne ne concerne qu’une partie de la population. Alors pour l’avenir de la Bretagne, c’est cette réalité géographique qui d’ailleurs sur long terme influence l’identité et contribue à en faire pays différent, cette configuration nous projette si l’on s’en donne les moyens vers l’espace atlantique, ce qui détourne le regard vers l’est, et cela vaut pour les nouveaux arrivants. Quant au projet Mélenchon il est tout simplement ridicule à moins que ce serait un prétexte pour lui pour annexer les régions de la rive droite du Rhin, voir celles de la Meuse en aval tant qu’à faire!!! Pour la gestion de l’eau, le bassin Loire Bretagne existe déjà, bien que la Bretagne jusqu’à la Loire ne fasse pas partie de ce bassin.
Sous ce lien une carte Mélenchon des éco régions qui diffère de la vôtre, apparemment la Bretagne administrative est préservée, voire légèrement agrandie!!! Par ailleurs je crains que malheureusement que son projet puisse être adopté par d’autres forces politiques, je pense évidemment aux écologistes mais d’autres également.
https://www.msn.com/fr-fr/finance/g%C3%A9n%C3%A9ral/pr%C3%A9sidentielle-2027-m%C3%A9lenchon-veut-bousculer-la-carte-des-r%C3%A9gions-en-s-appuyant-sur-les-fleuves-et-l-%C3%A9cologie/ar-AA278rgp
Il est faux d’affirmer que le pouvoir central aurait dessiné à la va-vite la B4 et les PDL sur un coin de bureau parisien sans concertation avec les principaux intéressés. En 1972, par exemple, le Conseil général de la Loire-Atlantique avait demandé la fusion B4+PDL. L’Etat ne l’avait pas suivi, mais s’il l’avait fait, on n’aurait pas eu la B5 pour autant. Ce n’était guère mieux pour la plupart des autres conseils généraux bretons, mais nos élus ont réussi, avec la complicité du mouvement breton, à faire porter sur l’Etat l’unique responsabilité de l’amputation de la Bretagne. Les principaux intéressés pourraient être aussi les citoyens, mais le mouvement breton, toujours aussi mal inspiré, a préféré se rallier au référendum fantaisiste de Grosvalet-Mareschal plutôt qu’à la pétition réaliste de Bretagne Réunie.
Ce n’est pas toujours clair au fil de l’article : la langue bretonne ne fait pas l’unité de la Bretagne. La B5, c’est surtout une mémoire institutionnelle qui fait sens.
Petite erreur de coloriage : il manque la frange extrême-orientale du bassin de la Loire.
Anne,
Pour l’erreur de coloriage, il faut en parler à Jean Luc 🙂
Autre erreur de coloriage : la Basse-Normandie semble plutôt rattachée au bassin de la Seine (voir le liseré noir).
Nous voilà nous Bretons et Bretonnes devenus Ligériens ! Merci Jean Luc et dire qu’il y a des gens chez nous pour soutenir le leader Maximo Méluche !
çà promet !