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Carhaix/ Karaez, le 20 Juin : la Bretagne doit reprendre son destin en main !
Le 20 Juin prochain, à Carhaix / Karaez, plusieurs sensibilités politiques bretonnes se retrouveront pour débattre d’une question qui prend chaque année davantage d’importance : l’autonomie de la Bretagne.
Pendant longtemps, ce sujet est resté cantonné à quelques cercles militants ou universitaires.
Aujourd’hui, la situation est différente. De plus en plus de Bretonnes et de Bretons s’interrogent sur la capacité du système centralisé français à répondre aux défis de notre époque.
Dans le même temps, la France traverse une période de fortes turbulences.
La dette publique dépasse désormais les 3 500 milliards d’euros. Les déficits s’accumulent année après année. Par ailleurs, de nombreux services publics rencontrent des difficultés croissantes.
Face à cette situation, une question se pose naturellement : la Bretagne doit-elle continuer à attendre des solutions venues d’ailleurs ou commencer à construire les siennes ?
Pourquoi l’autonomie de la Bretagne progresse dans le débat public
Depuis plusieurs années, les certitudes d’hier vacillent. Les grands partis parisiens continuent certes d’alterner au pouvoir. Cependant, beaucoup de citoyens ont le sentiment que les problèmes demeurent.
Cette situation nourrit la défiance. Elle favorise également l’abstention et les votes de protestation. Plus profondément encore, elle alimente un sentiment d’éloignement entre les citoyens et les centres de décision.
Or la Bretagne dispose d’atouts considérables. Elle possède une identité forte. Elle bénéficie également d’une économie diversifiée et d’un tissu associatif particulièrement dynamique.
Dès lors, nombreux sont ceux qui estiment que davantage de décisions devraient être prises au niveau breton. L’idée n’apparaît plus comme une revendication marginale. Au contraire, elle s’inscrit désormais dans une réflexion démocratique beaucoup plus large.
Les Gallois et les Écossais montrent une autre voie
Pendant que la France reste fortement hyper centralisée, d’autres pays européens suivent une trajectoire différente.
Le Pays de Galles dispose aujourd’hui de son propre Parlement.
L’Écosse possède également des institutions capables de légiférer dans de nombreux domaines.
Ainsi, les décisions peuvent être adaptées plus facilement aux réalités locales.
Ces exemples démontrent qu’il existe d’autres manières d’organiser la Démocratie. Ils montrent surtout qu’un peuple peut disposer de davantage de responsabilités tout en participant à un ensemble politique plus vaste.
Pour beaucoup de Bretons, ces expériences constituent désormais des sources d’inspiration. Elles prouvent qu’il est possible de rapprocher le pouvoir des citoyens sans provoquer le chaos annoncé par certains opposants.
L’autonomie de la Bretagne comme réponse démocratique
Le véritable enjeu n’est pas seulement institutionnel. Il est avant tout démocratique.
Qui connaît le mieux les besoins de la Bretagne ?
Des administrations situées à plusieurs centaines de kilomètres ou les habitants eux-mêmes ?
Qui comprend le mieux les réalités des communes rurales, des entreprises locales, des agriculteurs, des pêcheurs ou des associations bretonnes ?
L’autonomie vise précisément à répondre à ces interrogations.
Elle ne constitue pas une fin en soi. Elle représente plutôt un outil permettant de prendre davantage de décisions au plus près du terrain. En conséquence, les citoyens peuvent mieux contrôler l’action publique. Ils peuvent également demander plus facilement des comptes à leurs élus.
Dans une époque marquée par la défiance envers les institutions, cette proximité démocratique apparaît de plus en plus nécessaire.
Rendez-vous à Carhaix / Karaez le 20 juin
Le débat organisé à Carhaix / Karaez s’inscrit pleinement dans cette réflexion.
Durant cette rencontre, différentes sensibilités politiques bretonnes confronteront leurs analyses et leurs propositions. Chacun pourra ainsi participer à une discussion essentielle pour l’avenir de la Bretagne.
Le monde évolue rapidement. Dans le même temps, les anciens modèles montrent leurs limites. Dès lors, la question n’est plus de savoir si le débat doit avoir lieu, mais comment construire les solutions de demain.
Le 20 Juin à Karaez, les Bretonnes et les Bretons auront l’occasion d’échanger sur cette perspective.
Car, plus que jamais, l’avenir de la Bretagne dépendra de sa capacité à réfléchir collectivement à son destin.
Trugarez ha degemer mat d’an holl.
D’après un communiqué de presse de Yvon Ollivier

13 commentaires
Faut-il sacrifier la Réunification pour l’autonomie ? Déjà que la Réunification avait été sacrifiée pour la régionalisation. Continuons dans l’erreur…
Il me paraît évident que la réunification en fait partie . Créer une force capable de l’exiger et l’obtenir en même temps que le reste des revendications …
En parler avec tout le monde et bien sûr avec ceux qui sont contre , est primordial !
Les gens qui sont pour l’autonomie ou les gens qui sont pour la langue ou la culture bretonne ne sont pas les mêmes que ceux qui sont vraiment pour la Réunification.
Ah bon ? C’est nouveau , ça vient de sortir !
N’importe quoi !
Je ne l’aurais pas cru, mais c’est bien ce qui est arrivé au moment de la pétition des 100 000, sacrifiée pour un plat de lentilles. On m’a dit que de toute façon la Réunification ne se ferait jamais, qu’il valait mieux accepter l’ouverture de classes bilingues, diverses subventions et autres strapontins.
« ON » c’est le « on » bête ? Il s’en trouvera toujours pour dire ce genre d’ineptie . Quant aux 100 000 , il serait temps de passer à autre chose … Et d’être un peu plus positive !
Il serait encore plus stupide de refuser des ouvertures de classes bilingues , des subventions … , quand tout se réduit comme peau de chagrin ! La pépé des PDL préfère essayer l’ignorance !
On peut trouver plus urgent de sauver la langue bretonne, plutôt que de réunifier la Bretagne. Mais les pétitionnaires n’avaient pas signé pour ouvrir des classes bilingues.
Il y a eu – admettons – une étude d’impact, mais à quoi sert une telle étude si on ne convoque pas les électeurs dans la foulée ?
Rien à voir avec le sujet . Il n’y a pas de « plutôt que … » On peut palabrer et manipuler pendant des décennies de façon stérile . Qui derrière ce « on » des plus bêtes ? Et combien ? Les motivations des signataires de la pétition étaient certainement très différentes .
Pas de hiérarchie dans l’urgence . Il est par ailleurs bien évident que la culture , linguistique etc … est un argument majeur pour la réunification .
Eh non ! La Réunification se justifie par l’Histoire de la Bretagne et par la volonté des habitants de la Loire-Atlantique. L’intérêt de la pétition a été de rencontrer des gens en dehors des cercles militants, des gens qui n’en n’ont rien à faire des binious et de la langue bretonne, mais qui veulent changer de région de rattachement.
Ben si , les amoureux du biniou et de la bombarde , comme vous dîtes , et aussi d’une musique traditionnelle moderne et dansable , par de grands musiciens ,et le kan a diskan sont « on » ne peut plus respectables .
Je connais beaucoup de gens hors militantisme qui aiment et respectent les deux .
Il en existe certainement qui sont trop peu cultivés pour connaître leur propre culture .
Quel qu’ait pu être l’intérêt de cette pétition , c’est du passé ! Il faut avancer …
Avançons donc. Demandons au Conseil départemental d’organiser une consultation en ligne sur la demande de changement de région, comme le département d’Alsace l’a fait.
Qu’attendez-vous ? Si BR est une réelle force convaincante , elle devrait pouvoir le négocier …
C’est de toutes façons en-dehors de la réunion politique de Carhaix .
Je vous laisse à vos certitudes absolues et votre entêtement …
Comme le mouvement breton laisse le Conseil départemental tranquille, la Bretagne ne risque pas d’être réunifiée.