Paul Molac faisons Bretagne autonomie

Paul Molac lance «Faisons Bretagne»

de NHU Bretagne
Publié le Dernière mise à jour le

Paul Molac lance «Faisons Bretagne» : un parti pour l’autonomie de la Bretagne ?

Le député autonomiste breton Paul Molac lance Faisons Bretagne : une annonce politique qui change la donne en Bretagne
Dans une interview accordée au magazine Bretons, Paul Molac franchit un cap. Désormais, il ne se contente plus de défendre des idées. Au contraire, il évoque clairement la structuration d’un mouvement politique : Faisons Bretagne.

Ainsi, cette initiative pourrait déboucher sur la création d’un parti. Et, très concrètement, ce parti viserait à peser lors des prochaines élections régionales.
Dès lors, une question se pose : la Bretagne est-elle en train d’entrer dans une nouvelle phase politique ?

Faisons Bretagne : un projet pour transformer les idées en action

Jusqu’à présent, les idées autonomistes existaient déjà. Cependant, elles restaient dispersées. Or, avec Faisons Bretagne, l’objectif est différent.
En effet, Paul Molac souhaite rassembler. D’un côté, les élus favorables à plus de responsabilités locales. De l’autre, les citoyens qui veulent voir évoluer les institutions.

Par conséquent, ce projet se veut structurant. Il ne s’agit plus seulement de débattre. Il s’agit désormais d’agir.

L’autonomie de la Bretagne comme réponse concrète

Avant tout, le député breton insiste sur un point fondamental. L’autonomie n’est pas une idée théorique. Bien au contraire, elle constitue une réponse pratique aux blocages actuels.
Aujourd’hui, les décisions sont trop majoritairement prises par le pouvoir central à Paris. Pourtant, les réalités locales sont souvent ignorées. En conséquence, certaines politiques deviennent inefficaces.
Par exemple, la question des déserts médicaux illustre parfaitement ce décalage. Si les régions disposaient de plus de compétences, des solutions auraient pu être mises en place plus rapidement.

Ainsi, l’autonomie permettrait :

  • D’adapter les politiques publiques
  • D’accélérer les décisions
  • De mieux répondre aux besoins locaux

Autrement dit, il s’agit de rapprocher le pouvoir du terrain.

La Bretagne devrait décider elle-même
La Bretagne devrait décider elle-même

Trois leviers essentiels pour une autonomie réelle

Cependant, pour fonctionner, cette autonomie doit reposer sur des bases solides.

• D’abord, un pouvoir réglementaire est nécessaire. Cela permettrait d’adapter les règles aux spécificités bretonnes.
• Ensuite, une autonomie fiscale devient indispensable. Sans ressources propres, aucune politique cohérente n’est possible.
• Enfin, il faut un véritable pouvoir politique local. Les élus doivent pouvoir appliquer leurs décisions sans blocage systématique.

Or, aujourd’hui, ces trois leviers restent limités et contraints par l’État central. Par conséquent, les régions ne disposent pas d’une réelle capacité d’action.

Une France en retard face à ses voisins européens

Par ailleurs, Paul Molac souligne une réalité souvent oubliée. La France fait figure d’exception en Europe.

En effet, de nombreux pays ont déjà adopté des systèmes plus décentralisés. C’est le cas de l’Espagne, de l’Italie ou encore de l’Allemagne.
De plus, le Royaume-Uni a mis en place des formes avancées de dévolution. Dans ces modèles, les régions disposent de compétences importantes.

À l’inverse, la France reste fortement centralisée. Dès lors, cette rigidité limite les adaptations nécessaires.

Une identité bretonne revendiquée et assumée

Cependant, la question dépasse le cadre institutionnel. Elle touche également à l’identité.
Paul Molac affirme clairement une double appartenance. Il se dit citoyen français, mais aussi de nationalité bretonne.

Pour lui, cette réalité est évidente. Pourtant, elle reste difficilement reconnue par l’État central.

Ainsi, la Bretagne possède une culture, une Histoire et des langues spécifiques. Dès lors, une organisation adaptée apparaît légitime.

Autonomie et indépendance : ne pas confondre

Souvent, le débat est brouillé. Certains assimilent autonomie et indépendance. Pourtant, ces deux notions sont différentes.

Dans le projet porté par Faisons Bretagne, il ne s’agit pas de sortir de l’Hexagone. Au contraire, il s’agit de rééquilibrer les pouvoirs.
D’ailleurs, ce modèle existe déjà partout ailleurs en Europe. Il permet de concilier unité nationale et diversité régionale.

Ainsi, l’autonomie apparaît comme une solution pragmatique et réaliste.

Une crise démocratique silencieuse

Ensuite, Paul Molac met en lumière un problème plus profond. Aujourd’hui, les citoyens votent pour des programmes régionaux. Cependant, les élus ne peuvent pas toujours les appliquer.

En conséquence, une frustration s’installe. Peu à peu, la confiance dans les institutions diminue.

Dès lors, renforcer l’autonomie permettrait de redonner du sens au vote local. Et, surtout, de reconnecter les citoyens à la décision politique.

Des inégalités territoriales qui interrogent

Par ailleurs, certaines inégalités deviennent difficiles à ignorer.

Par exemple, une grande partie du budget du ministère de la Culture est concentrée en région parisienne. Pendant ce temps, les autres régions disposent de moyens bien plus faibles.
Ainsi, ce déséquilibre alimente un sentiment d’injustice. Et, progressivement, il renforce la demande d’un rééquilibrage.

Dans ce contexte, l’autonomie apparaît aussi comme une question d’équité.

Budget du ministère français de la culture et du patrimoine
Budget du ministère français de la culture et du patrimoine

Un parti politique pour peser aux régionales ?

L’un des éléments clés de cette démarche réside dans la stratégie électorale.
En effet, Paul Molac évoque clairement la création d’un parti politique. L’objectif est simple : peser dans les institutions.

Ainsi, Faisons Bretagne pourrait devenir un acteur majeur lors des prochaines élections régionales en Bretagne.
Cependant, cette étape est décisive. Car, sans structuration politique, les idées restent sans impact.

Un rapport de force encore à construire

Pour autant, la situation actuelle reste fragile.
Les autonomistes sont de plus en plus nombreux, mais manquent de visibilité et de coordination.

Dès lors, la création d’un mouvement structuré devient essentielle. Elle permettrait de rassembler et de renforcer le poids politique.
Sans cela, les idées autonomistes risquent de rester marginales.

Une dynamique qui doit partir de Bretagne

Enfin, Paul Molac insiste sur un point clé. Le changement ne viendra pas de Paris. Là-bas, ils ont tant promis, et si peu tenu.
Au contraire, il dépendra des acteurs locaux. Élus, citoyens et réseaux devront s’impliquer.
Ainsi, l’avenir de la Bretagne se joue d’abord en Bretagne.

Si une dynamique forte émerge, alors une évolution institutionnelle deviendra possible.

Le précédent Daniel Cueff : un avertissement politique

Cependant, cette stratégie n’est pas sans risque.

Avant les dernières élections régionales, un précédent existe. Daniel Cueff avait lancé son propre parti, avec une ambition un peu similaire.
L’objectif était clair : capter un vote autonomiste et écologiste.

Mais, dès le soir du premier tour, il a bassement rejoint Loïg Chesnais-Girard, président socialiste macrompatible. Ce ralliement, que d’aucuns appellent « trahison » a brouillé son positionnement initial.
Ainsi, une partie des électeurs s’est retrouvée sans véritable alternative.

Dès lors, ce précédent constitue un avertissement. Un mouvement autonomiste doit rester cohérent et indépendant pour être crédible.

Une opportunité historique pour la Bretagne

Aujourd’hui, le contexte semble différent. Les attentes évoluent. Les tensions territoriales s’accentuent.
Dans ce cadre, la démarche de Paul Molac pourrait marquer un tournant.
Cependant, tout dépendra de la capacité à structurer un projet solide. Car, au-delà des discours, c’est bien sur le terrain électoral que tout se jouera.

A retrouver sur Bretons

Yes Breizh, autre signe d’un réveil breton

Paul Molac n’est pas seul à constater qu’un nouveau cadre politique devient nécessaire en Bretagne.

Depuis peu, Yes Breizh s’est également lancé avec une ambition différente mais complémentaire. Toutefois, contrairement au projet évoqué autour de « Faisons Bretagne », Yes Breizh n’est pas un parti politique.

Le mouvement se positionne plutôt comme un acteur de fond. Il cherche à remettre la Bretagne au centre du débat public, à populariser l’idée de dévolution et à construire, dans la durée, un véritable rapport de force intellectuel, citoyen et politique.

Ainsi, là où certains envisagent une traduction électorale rapide, Yes Breizh travaille en amont. L’objectif est de faire évoluer les idées, de structurer la réflexion et de préparer le terrain.

Cette initiative n’a donc rien d’anecdotique. Elle confirme qu’en Bretagne, de plus en plus d’acteurs considèrent que le cadre centralisé français ne répond plus aux réalités du pays.

👉 Découvrir Yes Breizh : www.yes.bzh

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6 commentaires

Anne Merrien 27 mars 2026 - 21h06

L’autonomie différenciée de la Bretagne ne peut se justifier qu’au regard de l’Histoire. Or l’Histoire de la Bretagne, c’est celle de la B5. Sans réunification préalable, on aurait l’autonomie de la B4, un type d’autonomie valable pour toutes les régions, donc pour les PDL, ce qui éloignerait encore plus+ la Réunification.

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Emilie Le Berre 30 mars 2026 - 10h01

Un confetti de plus dans le Breizh Karnaval

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Burban 30 mars 2026 - 17h52

Faisons la Bretagne unie et historique c’est le préalable à toute désir d’autonomie pour la Bretagne , mais la question de la décentralisation du pouvoir de décision est soulevée .

La Loire Atlantique doit rejoindre la Bretagne pour l’autonomie et un statut pour la langue bretonne doit être évoquée pour celle-ci d’emblée .

Paul Molac est sérieux et décidé à faire ce que les autres partis PB (récent et peu audible ) et UDB ( d’abord de gauche) et après 62 ans d’existence n’a pas réussi à mettre sur le métier hélas .

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Anne Merrien 30 mars 2026 - 19h00

Il faut déjà partir du constat que nos élus sont opposés à la Réunification. N’incriminer que l’Etat est une fausse piste qui évite de se poser les bonnes questions.

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Marc 4 avril 2026 - 18h55

Ce qui est important ce n’est pas lui.
C’est d’abord la Bretagne…
Non?

Lui, il brasse du vent, joue les pourfendeurs de portes ouvertes, mais depuis des décennies ce n’est pas la Bretagne qu’il sert, mais la soupe de la France.

Il est payé quand même 24.000€/Mois ( 8 760 000€/an ) en tant que député(hors autres fonctions dans l’administration française), pour nous faire avaler la couleuvre d’une autonomie, qu’on aura de toutes façons jamais avec Paris.

Qu’a t’il fait concrètement pour la Bretagne?

A t’il signé quelques Conventions Internationales, Traités ou Décisions impliquant les Droits des Bretons a décider par eux même?
A t’il protégé nos Drapeaux?
Car qui possède le Drapeau, possède le Pays…
A t’il peut être ouvert des relations internationales avec divers pays, comme le Royaume Uni, la Suisse, le Portugal, la Russie, le Venezuela, le Pakistan ou l’Afrique du Sud?

Il n’a rien fait de tout çà.
Il travaille d’abord pour l’état français et bien le servir.

L’écouter et le suivre, c’est suivre la politique de Macron et de sa clique de bras cassés.
C’est cautionner une politique du va t’en guerre et qui met notre avenir en danger, et va ranger l’Enfer de Dante au niveau d’un séjour au Club Med.

Alors qu’on est déjà un État souverains, indépendants et reconnus, avec nos Ambassades et nos Consulats.
https://www.legi-breizh.bzh

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Kreizteiz Breizh 16 juillet 2026 - 18h02

Il est légitimiste certes , il n’y a rien à attendre de ce type de démarche trop fidèle à une république sans concession .

Il faut reconnaître que nous sommes à la botte de Paris avec nos représentants politiques Breton(ne)s .

C’est de la convenance polie à la matrice du régime parisien hélas .

Je n’y crois pas un instant à Paul Molac et ce qu’il propose  » c’est brasse bouillon des idées  » .

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