Luce, une ex-Parisienne en terre bigoud’ : ça pique !

Luce, une ex-Parisienne en terre bigoud’ : ça pique !

En Février 2018, un médecin breton exerçant à Paris écrivait dans nos colonnes : Le Breton est … ou ma petite psychologie bretonne.
Une analyse toute personnelle des traits de caractère des Bretonnes et Bretons que ce médecin a rencontrés durant ses années de consultation.
Luce, une Parisienne venue il y a six ans s’installer en Bretagne, en Bigoudénie plus exactement, n’est pas du tout d’accord avec cette analyse et nous explique pourquoi.

Merci Jean-Christophe SEZNEC pour votre analyse.

Même si, en vous lisant, je retrouve certaines spécificités du caractère breton, j’y apporterais quelques nuances à l’issue de ces six dernières années passées en Bretagne. Dans le pays Bigouden plus précisément. Je comprends votre lissage plutôt flatteur compte tenu de votre statut de médecin. Mais mon expérience est nettement moins souriante. Dans les lignes qui vont suivre, je ne parle évidemment que d’une perception personnelle, sans tirer de généralités. Disons qu’il s’agit plutôt d’une couleur globale de mon ressenti.

L’ex-Parisienne …

Venant de Paris où j’ai vécu cinquante ans avec une vie sociale joyeuse et… simple, je pensais pouvoir aisément m’intégrer en Bretagne, me faire des amis, tisser des liens. J’applique depuis toujours la formule « on récolte ce que l’on sème » avec succès et sans efforts, tellement ça me paraît évident. En Bretagne, ça ne marche pas ! Les codes sont non seulement différents, ils sont aussi incompréhensibles quand on n’est pas du cru.

J’ai commencé par une bévue apparemment redoutable : inviter mes voisins à boire un verre chez moi. Pour faire connaissance, me présenter, échanger. Avec une intention bienveillante, évidemment. J’ai appris par la suite, et après moult déboires et problèmes de voisinages jusque là inconnus, que ça ne se faisait pas. Mes voisins ont vu là un signe de prétention de ma part, une volonté de montrer « mon standing », ma « richesse »… Je précise que mon intérieur et mon mode de vie n’ont rien d’ostentatoire, loin s’en faut. N’ayant jamais ressenti la moindre jalousie (ou autres sentiments/jugements du genre) suite à une invitation chez quelqu’un, je ne pouvais pas imaginer de telles réactions. Ou même envisager que quiconque puisse craindre ou éviter un rapprochement entre voisins.

Par ailleurs, j’ai découvert que les Bretons avaient (globalement) un sérieux problème de communication.

Pour faire court, chacun fait ce qu’il veut, quand il veut… et généralement en catimini. Sans concertations aucunes. Ou à l’inverse de ce qui avait été prévu, vous mettant devant le fait accompli. Petite remarque pour sourire : la célèbre Bretonne Bécassine n’a pas de… bouche !

Pas d’accord avec votre analyse sur l’accueil et la dite tolérance. Je découvre un monde âpre, dur comme la carapace du homard effectivement… mais je n’ai hélas perçu que très rarement le « tendre dedans » dont vous parlez. Plutôt granitique, dehors et dedans. Puis un manque d’ouverture pour tout ce qui n’est pas Breton se ressent dans de nombreux domaines, autant au niveau culturel qu’humain. Lors des fest-noz dont vous parlez, les locaux (et natifs !) semblent effectivement communiquer entre eux. Pour qui ne l’est pas, les contacts sont difficiles, voire inexistants. Je passe sur les réflexions glanées de-ci de-là, sexistes et machistes, voire racistes. Mais hélas, on ne peut pas parler ici d’une spécificité bretonne. Il y aurait cependant un roman à écrire sur l’attitude des artisans qui ont travaillé chez moi ! Une femme seule, parisienne de surcroit… nécessairement riche et un peu stupide, évidemment.

À mon arrivée, j’ai trouvé les Bretons (les Bigoudens pour être précise) discrets et retenus.

Ce que j’ai apprécié. Aujourd’hui – et au regard des multiples problèmes rencontrés – je dirais plutôt qu’ils sont globalement fermés, têtus (ce ne serait donc pas une légende ?) et bien peu généreux. Je ne parle pas seulement de leur rapport à l’argent (pas une légende non plus !), mais humainement aussi. Bretagne Terre d’accueil ? Euh… accueil de qui ?

Après six ans, mes efforts pour m’intégrer, positiver et m’adapter sont quasi sans effets (positifs j’entends !). Je me suis régulièrement remise en question, je n’ai pas fait l’économie de l’introspection non plus. Par chance, j’ai rencontré d’autres « émigrés », arrivés comme moi il y a 5-6 ans. Ils m’ont permis de faire l’économie, en revanche, d’aller consulter un psychiatre (!), histoire de vérifier si quelque chose ne tournait pas rond dans mon fonctionnement relationnel. Toutes ces personnes ont décidé de repartir, avec le même ressenti de rejet, les mêmes soucis d’incommunicabilité, les mêmes problèmes d’intégration. Les Bretons, si soucieux de se préserver (ce que je peux comprendre) ont donc gagnés. Nombre « d’étrangers », supposément envahisseurs, finissent par abandonner. Les Parisiens, si critiqués, ont bien des défauts… Je suis bien placée pour le dire. Cependant, les Bretons (et bien d’autres) sont accueillis depuis fort longtemps à Paris, peuvent y vivre sans être ostracisés, et participent à la diversité qui enrichit la vie de la cité.

Enfin, une dernière réflexion sur la parole.

Le côté qualifié de « taiseux » du caractère breton vient certainement d’une forme de pudeur. Mais il est aussi frappant d’observer qu’une simple remarque sur la Bretagne est le plus souvent perçue comme une insulte, ou une agression. Cette forme de susceptibilité excessive limite (quand elle n’interdit pas) toute spontanéité, humour, autodérision, ou même légèreté. Si on ajoute à cela la crainte de s’exposer en disant ce que l’on fait ou pense, sous peine de commérages ou interprétations toxiques, il reste peu d’espace pour la liberté de parole et de ton.

Avec une certaine dose de prise de risques et un sincère désir de vivre dans cette région, je me suis lancée très positivement dans cette nouvelle vie en Bretagne. Au fil du temps, je constate avec tristesse que mon optimisme perd ses couleurs, que mon énergie s’émousse, que mes pas vers les autres commencent à se faire plus prudents, que mon humour s’affadit…

Pour résumer mon ressenti : la Bretagne tu l’aimes dans sa globalité. Ou tu la quittes. Point.

Si certains peuvent se retrouver dans ma réflexion, ils sont les bienvenus pour me donner quelques clés ! Peut-être pouvons-nous espérer que ces quelques lignes seront utiles et constructives. C’était mon intention en partageant ici.

Luce, une ex-Parisienne en terre bigoud’

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21 commentaires

  1. Sedrik
    mai 26, 14:25 Répondre
    Il y a peut-être en vous beaucoup de choses qui font de vous une parisienne aux yeux de votre entourage bigouden dont vous ne vous rendez même pas compte tant le décalage peut être important entre votre vie, vos habitudes, et celles de votre voisinage...
  2. Iffic
    mai 26, 17:21 Répondre
    Elle aurait dû aller voir voir un psy effectivement! Cet article est hallucinant de bêtise !
  3. Seb.G
    mai 26, 17:50 Répondre
    Bonjour ;) Après lecture d'une tel lettre comment ne pas etre surpris , quand ont connais l'attachement et l'importante place que la Bretagne a dans ma vie ! Pour etre franc , je l'ai lu ce matin et je ne réagit que maintenant , car a chaud ma réaction n'aurait pas été bonne honnettement... Bien sur que la Bretagne est une terre d'accueil , bien sur aussi qu'il y a des trait de caractère commun aux Bretons , et bien sur aussi qu'ont a du mal avec les parisiens ( humour ) .....Personellement le mot Paris me donne des boutons car il represente l'etat français pour beaucoup d'entre nous ....Le raccourci est vite fait avec les parisiens .....je l'avoue ! Une question me tourmente quand même : Ont ne peut pas etre amis avec tout ces voisins c'est humains ....Par contre de ne pas réussir a s'integrer depuis 6 ans me parait tout de même énorme !! Je pourrait très bien etre au depart cette personne dont vous géneraliser d'ailleurs a tout les Breton (un peu gros) . Je peux me reconnaitre assez aisément ... En revanche quel sont les remises en question de votre part ? Avez vous appris un minimum de l'histoire societale du pays bigouden et de la Bretagne en génerale ? (un minimum bien sur ; société , economie , politique ....) ? Pourquoi alors nombre de Brittanique s'y plaise a venir sy'installer ? Enfin dire que le Breton est succeptible lorsque qu'une parisienne fait une remarque sur son pays ou ses homme : RIEN de plus normal quand on sait d'ou vient la bretagne depuis 70 ans ..... Si vous vous n'etes pas impregner un minimum de l'histroire , alors faites le ça vous servira ;) Sinon remmeter vous en question ??:) Voilà j'ai reussi a rester aimable ( humour )
  4. Lannick
    mai 27, 07:32 Répondre
    Tout ce que relate notre amie Luce est malheureusement trop souvent exact. Chauvinisme doit etre un mot breton. Mais pour temperiser ses dires, j'ajouterais que si l'on sait rester humble et respecter les "codes", a condition de se les faire dire bien sur, on se fera accepter. D'un autre cote, J'ai souvenir de camarades bretons dans la Marine a Toulon qui devaient faire profil bas tellement l'antagonisme Mocco / Mao etait fort! Mais tout cela ne tenait pas devant un bon coup a boire le soir apres le service! Par contre, hors de l'exagone, dans les ex colonies, le Breton domine l' Occitan...
  5. Arskoliad
    mai 27, 09:38 Répondre
    Je connais des gens, arrivés de Paris, qui n'ont pas eu de problème du tout, cependant : - vous n'auriez pas su dire qu'ils étaient parisiens parce qu'ils ne s'en vantaient pas (tellement le font que, ne vous en déplaise, aujourd'hui arriver en Bretagne et dire qu'on est parisien ne peut pas être perçu autrement que comme de la prétention) - ils ont fait de "vrais" efforts pour s'intégrer (je ne parle pas d'inviter ses voisins à boire un verre : c'est ce qu'on fait qu'on arrive dans une nouvelle ville. Je parle d'apprendre la culture, la langue, de s'investir dans la vie locale, d'être humble et de laisser le temps aux gens de vous accepter s'ils en ont envie : après tout ils sont chez eux... en somme, ce qu'on fait quand on arrive dans un nouveau pays) Si après 6 ans au Japon, vous ne parlez pas un mot de japonais et vous vous plaignez que la culture japonaise n'est pas ouverte sur le monde, n'allez pas reprocher aux japonais d'être refermés sur eux-mêmes au prétexte que vous ne vous sentez pas intégré alors que vous avez fait l'effort de les inviter à boire un verre chez vous.
  6. Luce
    mai 27, 17:31 Répondre
    Cher Arskoliad, Je ne vois pas pourquoi je me serais vantée d'être parisienne. Quand on me demande d'où je viens, il me semble assez naturel de répondre. J'ai aussi croisé des personnes qui savaient d'où je venais sans que j'ai à leur dire... Dans le village où je vis, j'ai vite compris que les infos pouvaient circuler sans avoir besoin de mon aide ! "Dire qu'on est parisien ne peut être que perçu autrement que comme de la prétention" dites-vous. C'est bien le problème ! Avec un tel à priori, j'ose espérer que vous pouvez convenir que les dés sont pipés dès le départ. Et je peux vous dire que quoi que vous fassiez, cette étiquette ne se décolle pas. Par ailleurs, que savez-vous de ce que j'ai fait et fait toujours pour m'intégrer à la vie locale ? Que savez-vous de mon implication, de mes activités ? Croyez-vous sérieusement que je me suis limitée à inviter mes voisins à boire un verre ? Voilà de quoi je souffre ici (et dont souffrent de nombreux "étrangers"), de ces interprétations infondées et de ces jugements à l'emporte-pièce. De ces gens qui vous font comprendre qu'ils sont chez eux (comme vous me le rappelez également ), qu'ils ont donc des droits que vous n'avez pas et n'aurez jamais. Et que vos problèmes d'intégrations ne peuvent venir que de vous. Quant à la langue, je pense que je devrais m'en sortir avec le français sans avoir besoin d'apprendre le breton, non ? Kenavo !
    • Arskoliad
      juin 22, 14:36 Répondre
      Vous continuez à ne pas vouloir entendre ce qu'on vous dit, préférant vous plaindre qu'on ne vous écoute pas. Continuez donc à penser que vous avez raison et que le problème vient des autres. Personnellement, je le vis bien.
  7. Luce
    mai 27, 18:30 Répondre
    Merci L'hostis Gilbert pour votre invitation à Brest ! J'ai effectivement entendu dire qu'il y faisait bon vivre. En tout cas, votre main tendue me semble déjà un bon signe ! Sedrik, je pense que vous avez probablement raison. Disons que j'avais sous-estimé ce "décalage". Iffic, pas besoin de psy, je vous assure. Un peu de tolérance et d'ouverture d'esprit me suffiraient. Seb.G, peut-être avez-vous lu trop rapidement mes lignes. Je dis bien, au début, qu'il ne s'agit pas d'une généralité mais d'une couleur globale de mon ressenti. Et bien évidemment qu'il existe des gens merveilleux et nuisibles partout.... Pour le reste, je vous renvoie à la réponse que j'ai faite à Arskoliad. Lannick, je ne pense pas que le fait d'être humble (pour reprendre votre terme) soit suffisant. J'ai aussi le cas, près de chez moi, d'une jeune femme vraiment charmante et très discrète qui n'arrive pas plus que moi à s'intégrer. Elle est arrivée du centre de la France il y a 5 ans, et vient de décider que quitter le pays Bigouden. À regret, car elle est tombée amoureuse (comme moi) de la région et pensait pouvoir être acceptée et accueillie sans problème (comme moi aussi !). Le pays Bigouden, à en croire certains Bretons eux-même, ne semble pas le plus facile à aborder ! Je ne sais pas si le chauvinisme est un mot breton, mais il est certainement plus fort dans certaines régions que dans d'autres.
  8. Michelle
    mai 27, 23:25 Répondre
    Elle aurait dû voir un psy effectivement........Je connais beaucoup de personnes installées en Bretagne venant de toute la France et de l'étranger qui n ont pas ce ressenti sur la population bretonne, un peu bizarre ?
  9. Fanch
    mai 29, 19:52 Répondre
    Salud deoc'h ! Dites, juste pour être sûr, ce témoignage, c'est extrait d'un article du Gorafi ? Sérieusement !? Si non, c'est du délire absolu. Je vais montrer ça à me femme parisienne, et ensuite, à ma belle-mère qui acheté une maison en Cornouailles, on va bien rire. Elle boit au moins toutes les semaines, chez elle, un coup avec sa voisine. Moi qui pensais que c'était totalement banal :-) Quant à moi, en fest-noz, je me fais toujours un plaisir d'accueillir les débutants, tout simplement parce que je suis content qu'ils s'y intéressent. Je ne dois pas être normal alors.
  10. Yves
    juin 19, 15:40 Répondre
    Luce...vous me faites penser à une personne... Celle-ci avait grandi et toujours vécu à Paris avant de venir, une fois adulte, s'installer en Pays Bigouden !! Je pourrais également faire toute une liste de ses propos envers les Bigoudens et les Bretons, souvent limites, et elle était même parfois limite avec la clientèle locale . A force, mes collègues et moi avions appris à la connaître et à découvrir, puisqu'elle nous parlait elle-même de son enfance et des carences affectives subies, que c'était une personne qui masquait un complexe d’infériorité par un complexe de supériorité. En clair, j'écrase les autres pour me sentir supérieure, donc les autres nous étions des idiots , des ignares (des "bécasines sans bouches"?), et à Paris tout était mieux bien sûr . Les amitiés sont juste difficiles à nouer ou à tenir en ce cas, au Pays Bigouden comme à Tataouine. Deux questions: le Pays bigouden était votre première expatriation ? Que connaissiez-vous au juste de la Bretagne et du Pays Bigouden avant d'y venir? Si vous ne lisez que des romans de terroir et polars, je vous suggère de laisser tomber pour plonger dans des livres d'histoire, et d'explorer la matière bretonne toute entière (il y a de quoi faire, et vous découvrirez même que la littérature française comporte quelques plagiats célèbres puisés et copiés dans la matière bretonne !) . Ensuite n'ayez pas peur de vous intéresser au breton, il peut être au contraire utile pour comprendre les tournures de phrases ou les expressions, de là vous prendrez soin ensuite de ne pas reprendre les indigènes sur leur façon de parler français, il n'y a pas plus désagréable voire humiliant selon le contexte dans lequel c'est fait... à moins que ne soit voulu et là c'est un autre problème aggravant vos traits de personnalité, mais vous n'êtes sans doute pas dans ce cas... Avez-vous aussi pensé à tenter une autre région ? En ce cas vous pourriez comparer et faire votre bilan ensuite, un bilan n'est pas chose évidente mais il est souvent libérateur. Voilà, au vu de vos écrits ici , ce que j'ai eu envie de vous répondre, ce qui est amusant c'est que votre prénom ici, Luce, ainsi que vos paroles et mots, ressemblent vraiment à cette ancienne collègue parisienne ...des traits communs sans doute (j'ironise un peu? J'ajoute pour finir que je connais aussi des régions où le ressenti du Parisien est le même que celui que vous nous sortez ici, de là à se dire que le Parisien(ne) connaît des difficultés d'adaptation dès lors qu'il n'est plus dans son environnement et que ses lunettes ne sont plus adaptées...Je ne saurais dire et c'est sans doute plus complexe, mais ce serait intéressant qu'un sociologue se penche sur la question, ça changerait un peu des études sociologiques sur les régions périphériques et Dom-Tom et permettrait peut-être aux Parisiens de se sentir être leur normalité universelle dans leurs bagages. Allez , bon vent et chañs vat !
  11. cosmos
    juillet 10, 23:08 Répondre
    Il est une réalité fondamentale quelque soit l'endroit. Si vous n'êtes pas respecté pour ce que vous êtes tout en apportant juste votre approche simple et humble, laissez ces êtres patauger dans leur auto-suffisance bien délétère dans le fond. Vous ne les changerez pas, gardez votre calme et votre équilibre : le respect à l'égard d'autrui implique respect à l'égard de soi, le combat est vain et ceci depuis des siècles. Pourquoi cette terre si naturellement sublime a-t-elle si longtemps été humainement au top de l'exode? Et le redeviendra avec la crise à venir...Communiquer avec un mur doué d'une lichette schizophrène peut coûter au "malendrain" qui s'y attache, n'y prêtez aucune attention pauvre bougre avec le sourire et grand respect. La vie avance tant qu'il n'y a pas de néfastes blocages, la prison est en soi : laissez vos ailes se déployer et vive la diversité! La beauté est multiple, c'est là qu'est la vie.
  12. Jasmin de Grasse
    juillet 28, 19:57 Répondre
    Je suis né dans cette contrée, j'y ai vécu. Je comprends tout à fait cette personne qui témoigne. Moi, le natif, n'ai jamais pu m'y faire vraiment, pour tout dire. J'en suis parti loin'il y a longtemps et n'y venais que pour y voir mes chers parents...1 fois l'an. Je ne pourrais y revivre, je pense,, il faut reconnaître que l'esprit reste spécifique, même si c'est mieux qu'il y a encore 10 ans, grâce aux apports extérieurs... Quand iceux ci restent ! Ceux qui restent une fois l'étape de quelques 2 ou 3 ans passés, prennent aussi les mauvais côtés des natifs ! Je l'ai vu, vécu... Les gens peuvent être envieux jusque là méchanceté et tout ce qui est en dehors du cadre est... Remis en place. Peu de tolérance, beaucoup d'orgueil mal placé, des rapports à l'argent bizarres, de la suffisance bête et béate., fiers d'êtres bretons à l'excès. Pathologique. Pas mal de mal être caché, un côté taiseux. On ne dit rien, on subit. On souffre en silence. Faut rien laisser transparaître, car peur du qu'en dira t on... Jusqu'aux excès en tous genres alcool, conduites à risques, drogues... Jusqu'au suicide.. Triste peuple.
  13. luigicat
    août 02, 13:06 Répondre
    Je suis parisienne et vis et travaille en Bretagne depuis deux ans. A peu de choses près, je vous rejoins. Lorsque je suis arrivée, je n'avais aucun préjugé ou a priori, je n'étais qu'amour... Mais une grosse déception m'attendait : la rudesse, le manque d'ouverture et de fantaisie, l'hypocrisie, la jalousie et les préjugés ont eu raison de mon enthousiasme (même si je reconnais que c'est une très belle région). Je n'ai jamais rencontré cela auparavant et n'ai plus qu'une envie, trouver une contrée plus accueillante car je n'ai pas envie que ma joie de vivre, mon humour et ma spontanéité s'affadissent à leur contact. La plupart des bretons sont très susceptibles mais n'épargnent pas les parisiens qui n'ont pas intérêt, eux, à l'être ! Quand un parisien fait ou dit quelque chose qui ne leur plaît pas, c'est parce qu'il est parisien (comme si l'individu n'existait pas). Vous me direz alors que je fais aussi une généralité en parlant d'eux ainsi, mais je le constate très souvent. A Paris, il y a tellement plus de diversité au niveau mentalités, c'est surement pourquoi je le remarque plus que les gens du cru. C'est dommage car à la longue ça finira par leur retomber dessus.
  14. Yves
    août 02, 19:05 Répondre
    @ Luigicat qui dit aussi: " A Paris, il y a tellement plus de diversité au niveau mentalités, c'est surement pourquoi je le remarque plus que les gens du cru. C'est dommage car à la longue ça finira par leur retomber dessus." Mais c'est exactement l'argument typique du Parisien qui cherche à se dédouaner de tout reproche ou critique. Les Bretons ne vous ont pas attendu pour voyager et rencontrer d'autres mondes, beaucoup même font toute leur carrière à l'export. Hé ho faut pas prendre les autres pour plus naïfs que soi : s'il y a beaucoup de diversité à Paris, cela s'explique aussi du fait que c'est la Capitale, d'un pays très centralisé et que tout s'y trouve... et que pour bien de candidats à la France , Paris c'est aussi la France! Comme pour bien de Parisiens! C'est quelque chose que les Parisiens, dont vous, ne semblez pas percevoir par contre, et qui vous retombe pourtant dessus à chaque fois! Faut même pas vous en parler car vous tombez dans la négation aussi sec, et ça vous rend susceptibles également. Je le répète , si vous voulez vous adapter, à un pays ou à une région, et ça vaut surtout pour la Bretagne qui a un passé , une Histoire, une langue et une culture propre à elle , plongez un peu votre nez dans les livres, en évitant de commencer par des romans de terroir. Chercher à comprendre un pays et un peuple, ça fait partie de l'ouverture d'esprit !! Enfin, si c'est mieux à Paris, vous pouvez toujours y retournez, personne n'est indispensable et les Bretons ne vous ont pas attendu à priori. Ou bien visez une grande ville, vous vous y adapterez-mieux. Kenavo comme on dit!
  15. cosmos
    août 15, 00:55 Répondre
    Très intéressant tous ces derniers divers témoignages : you-hou, la Terre ne se limite pas à Paris et les bretons (à différencier de la Bretagne, un espace naturel divers et sain comme toute contrée naturelle sur Terre, tant que l'humain ne la massacre pas trop en toute mauvaise foi et ne se massacre pas au passage - ce qu'il mérite forcément en conséquence). Cela fait du bien de voir qu'une DIVERSITE s'exprime, c'est si sain !!!! S'adapter n'est pas pas se dénigrer....l'acceptation est réciproque comme dans toute relation, un équilibre juste et épanouissant est à trouver. Je suis contente que l'abcès crève afin que tous et toutes dans ces différences laissent leurs émotions et leurs pensées s'exprimer : c'est là qu'est la VIE ! Sortir de conflits morbides, la haine est avant tout en soi...l'autre est forcément différent, ce qui fait que l'on est forcément soi-même différent et unique : avoir les couilles de l'admettre, le courage d'aller vers le respect et le positif est bien plus dur que de se lamenter sans bien sûr l'admettre, pis dans la violence. Sur ce, saviez-vous que la Terre qui n'en a que faire de votre égo noire et sombre comme un naufrage, fait tout pour que les êtres vivants survivent telle une mère ? Si vous continuez, forcément la raclée va sérieusement tomber. Elle tombe, et les cultures qui ne se préparent pas à ce qu'il faut mettre en oeuvre - des circuits locaux ouverts à diverses échelles en cohabitation avec le tout vivant - vont subir un sort désastreux. Nous ne sommes plus 400 ans avant JC, faut E-VO-LUER !!!! Anne de Bretagne, c'est FINIS ! Il y a un sympathique article sur les hirondelles qui disparaissent, à savoir que la Terre ne se limite pas à la Bretagne : la Nature est PARTOUT. Acceptez de pardonner, personne n'est parfait : nous n'avons qu'une Vie, soyons heureux et aimons la beauté en l'autre, en soi ! Comme je suis trop gentille de donner de tel "conseil", ça me permet de lâcher une lourdeur que jamais au préalable je n'avais croisé, car cette contrée est morbide à un point délétère affligeant. Les EMOTIONS, le COEUR = la VIE ! Arrêtez d'être dans la Haine et la Violence : cela permettra à des êtres sensibles et emplit de beauté de ne plus se suicider, s'alcooliser, déprimer. La mentalité est telle qu'on se demande si dans 10 vies, les êtres seront en paix avec eux-mêmes (s'aimer) et autrui...faut arrêter d'être bloqué, faut avancer positivement ! Bon courage (dans courage, y a coeur...), pas de peine pas de pitié comme ils aiment tant, malsain d'autant qu'aucun respect pour ce qui est BEAU. Ici on hésitera pas à détruire la beauté, alors aucune pitié. Juste des conseils des plus purs, pour ma part je les suis coûte que coûte avec INTEGRITE et EQUILIBRE car ils sont sains. On a qu'une vie et vous avez l'art et la manière de la gaspiller avec immense écoeurement. Gaspiller celle des autres est INADMISSIBLE, vive la Nature et la Campagne où qu'elle soit sur TERRE ! Et bon Amour-Paix, y a du boulot....et la rédaction ne " remercie pas pour ce beau commentaire ? Un peu de cohérence ne fera pas de mal sur une plateforme participative de plus. Bonne continuation à vous tous, et ayez le COURAGE de pardonner, de purifier, d'accepter, et d'aimer en toute sincérité. Ne savez-vous pas être en Paix et Harmonie avec vous et donc autrui ? Chacun son chemin de vie à créer, et ainsi de bien le vouloir en toute logique. Je m'en vais me centrer sur des choses tellement plus belles et importantes, la Lune sourit. Eclipses actuelles qui n'étaient pas arrivées depuis plus de 120 ans...ça bouge, ça remue, ça nettoie vraiment dans cette si courte vie. Vous reprochez à autrui ce que vous êtes vous-mêmes, LACHEZ et AIMEZ, l'amour n'est pas un défaut. Etre bien avec soi est avoir une bonne protection contre ceux qui développent mal-être et déséquilibre malsain, la loi de l'attraction est difficile dans des espaces où le positif est si refoulé. Bon Courage, VRAI Courage! Namasté
  16. Missworth
    septembre 01, 22:14 Répondre
    Je vis exactement la meme situation en morbihan donc je vous comprends parfaitement. Par contre je ne partirai pas j ai juste renoncé a les fréquenter.... Je dis maintenant c est la Bretagne que j aime ,pas les bretons. Dommage j ai essayé à plusieurs reprise invitant tout la rue ...sans retours . Donc nous fréquentations qques bretons, mais se sont ceux qui on passé leur vie à paris pour le travail.
  17. cosmos
    février 27, 23:04 Répondre
    Moi je pars. A mon grand et vital bonheur : je veux pas finir avec de l'uranium dans la cervelle, tout est lié ? VIE sous toutes ses formes. Et puis la crise à venir, ici ça va nettoyer sec : j'échappe à l'auto-carnage qui va épurer sec. Terre d'exode comme il se doit. Il n'y aura pas de mesures : soit c'est remise en question ACTEE soit c'est dans la continuité du cru version carabinée : il y a des cultures qui s'en sortiront mieux car plus honnêtes, plus saines, plus lumineuses. Et qui mérite la beauté...et la Vie. Bye les paumés pourris, bonjour tout le reste VIVANT.

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